{"id":2360,"date":"2018-12-12T07:50:00","date_gmt":"2018-12-12T06:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?p=2360"},"modified":"2020-04-24T11:53:57","modified_gmt":"2020-04-24T09:53:57","slug":"jacek-dehnel-et-lheritage-spirituel-des-habsbourg-en-europe-centrale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2018\/12\/12\/jacek-dehnel-et-lheritage-spirituel-des-habsbourg-en-europe-centrale\/","title":{"rendered":"Jacek DEHNEL et l&#8217;h\u00e9ritage spirituel des Habsbourg en Europe centrale"},"content":{"rendered":"\n<p>&#8222;Tout \u00e9tait, par exemple, kaiserlich-k\u00f6niglich (imp\u00e9rial-royal) et aussi bien kaiserlich und k\u00f6niglich (imp\u00e9rial et royal) [&#8230;]. Elle s\u2019appelait, par \u00e9crit, Monarchie austro-hongroise, et se faisait appeler, oralement, l\u2019Autriche : nom qu\u2019elle avait officiellement et solennellement abjur\u00e9, mais conservait dans les affaires de c\u0153ur, comme pour prouver que les sentiments ont autant de importance que le droit public, et que les prescriptions n&#8217;ont rien \u00e0 voir avec le s\u00e9rieux de la vie.&#8221; Ce passage de&nbsp;<em>L\u2019Homme sans Qualit\u00e9s<\/em>&nbsp;de Robert MUSIL montre \u00e0 quel point les habitants des terres de l\u2019ancien empire des Habsbourg cherchaient en vain leur identit\u00e9. M\u00eame si Allemands, Croates, Hongrois, Italiens, Juifs, Polonais, Roms, Roumains, Ruth\u00e8nes, Slovaques, Slov\u00e8nes, Tch\u00e8ques se trouvaient r\u00e9unis sous une m\u00eame couronne, ils ne connaissaient pas l\u2019unit\u00e9. Cette asym\u00e9trie, on la trouve dans les livres de Franz KAFKA, de Stefan ZWEIG , dans ceux d\u2019Andrzej KU\u015aNIEWICZ, ou plus r\u00e9cemment ceux de Atila BARTIS ou de Arno GEIGER, par exemple. Cette tension entre humour et m\u00e9lancolie, entre grandeur et petitesse, entre nostalgie et oubli, entre la loi et l\u2019individu, on la retrouve \u00e9galement durant la Guerre froide. D\u2019o\u00f9 une s\u00e9rie de questions&nbsp;: &#8222;Y a-t-il un esprit Habsbourg en Europe centrale&nbsp;?&#8221;, &#8222;Y a-t-il une litt\u00e9rature du Rideau de fer&nbsp;?&#8221; Ce sont ces questions qui seront explor\u00e9es le mercredi 12 d\u00e9cembre lors d\u2019une rencontre avec trois auteurs d\u2019Europe centrale&nbsp;:&nbsp;<strong>Jacek DEHNEL<\/strong>&nbsp;(Pologne), Jaroslav RUDIS (R\u00e9publique tch\u00e8que) et un auteur slovaque \u00e0 confirmer.<br><br>Cette discussion a lieu dans le contexte du programme culturel de la Pr\u00e9sidence autrichienne de l\u2019Union europ\u00e9enne et plus particuli\u00e8rement en lien avec l\u2019exposition Beyond Klimt qui se tient au Palais des Beaux-Arts du 21 septembre 2018 au 20 janvier 2019<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong>INFORMATIONS PRATIQUES<br><\/strong>&gt;&gt;&gt; Palais des Beaux-Arts&nbsp;<strong>BOZAR<\/strong>&nbsp;(Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles) &#8211;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/3,4,840,fr,Jacek_DEHNEL_et_lheritage_spirituel_des_Habsbourg_en_Europe_centrale?y=2018#map\">voir la carte<\/a>&nbsp;<br>&gt;&gt;&gt; mercredi&nbsp;<strong>12 d\u00e9cembre&nbsp;<\/strong>2018 &#8211;&nbsp;<strong>20h<br><\/strong>&gt;&gt;&gt;&nbsp;<strong>7\u20ac<\/strong>&nbsp;|<strong>&nbsp;5\u20ac<\/strong>&nbsp;(<a href=\"https:\/\/brussel.iticketsro.com\/Bozar\/nl-NL\/events\/jacek%20dehnel%20-%20jaroslav%20rudi%C5%A1\/2018-12-12_20.00\/ter%20arken?culture=fr-FR&amp;back=2&amp;area=5ca28156-c104-440c-b99a-d8988f91316d&amp;type=ga\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">acheter son billet en ligne<\/a>)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><br><strong>Jacek DEHNEL&nbsp;<\/strong>(1980) est po\u00eate, romancier, traducteur, sp\u00e9cialiste de la po\u00e9sie anglaise, peintre, laur\u00e9at de nombreux prix. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;un des cr\u00e9ateurs les plus int\u00e9ressants de la jeune g\u00e9n\u00e9ration en Pologne.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Saturne&nbsp;<\/strong><\/em>est une \u0153uvre p\u00e9tillante, de grande envergure th\u00e9matique et qui int\u00e8gre plusieurs mod\u00e8les de r\u00e9cits. Au premier chef, nous sommes en pr\u00e9sence d&#8217;un roman biographique consacr\u00e9 \u00e0 la personne et \u00e0 l&#8217;\u0153uvre de&nbsp;<strong>Francisco Goya<\/strong>. Vient ensuite l&#8217;histoire d&#8217;un h\u00e9ros, tout aussi important dans le livre, mais dont les contemporains du peintre de g\u00e9nie ne savaient rien, c&#8217;est celle de Javier, son fils unique. Enfin, appara\u00eet une troisi\u00e8me figure masculine, celle de Mariano, le fils de Javier et le petit-fils de Francisco. La fiction litt\u00e9raire domine dans Sature, elle est librement reli\u00e9e aux faits r\u00e9els tels que pr\u00e9sent\u00e9s dans le biographies du grand Espagnol et dans le travaux consacr\u00e9s \u00e0 son \u00e9poque. Une autre trame romanesque s&#8217;attaque au complexe d&#8217;\u0152dipe et au drame que peut \u00eatre une paternit\u00e9 non assouvie. Par ailleurs, le livre rappelle une pr\u00e9sentation d&#8217;artistes qui, par endroits, se transforme en essai sur l&#8217;art. Des descriptions de tableaux s&#8217;immiscent dans la narration tant\u00f4t en contrepoint tant\u00f4t en commentaire des \u00e9v\u00e9nements fictionnels ou anecdotiques du roman. Ces faisceaux de trames s\u00e9mantiques et de conventions d&#8217;\u00e9criture se rejoignent pour autoriser une tentative d&#8217;interpr\u00e9tation de l&#8217;\u0152uvre myst\u00e9rieuse que sont les d\u00e9corations murales de Goya, connues sous le nom de Peintures noires. Dans sa postface, Jacek Dehnel explique qu&#8217;il est parti du principe que l&#8217;auteur authentique des \u0153uvres de Goya, \u00e9tait son fils. Apr\u00e8s la mort de Francisco, Javier aurait encod\u00e9 l&#8217;histoire de la famille dans les Peintures noires, et trouv\u00e9 ainsi le moyen d&#8217;exprimer la relations extr\u00eament difficile qu&#8217;il avait eue avec un p\u00e8re monstrueux, \u00e0 la fois despote, lascif et mythomane. Autrement dit, dans l&#8217;une des repr\u00e9sentations picturales dudit cycle, appel\u00e9e \u00ab Saturne d\u00e9vorant l&#8217;un de ses fils \u00bb, ce serait lui, Javier, qui serait l&#8217;enfant. La raison pour laquelle il aurait \u00e9t\u00e9 \u00ab d\u00e9vor\u00e9 \u00bb par ce p\u00e8re imposant et tyrannique, n&#8217;est pas du tout claire. Elle est ce sur quoi Dehnel enqu\u00eate. La d\u00e9couverte du caract\u00e8re homosexuel des amours tapageuses de Goya serait l&#8217;une des pistes les plus int\u00e9ressantes. Il se peut que le fils rat\u00e9, m\u00e9lancolique, coup\u00e9 des joies de l&#8217;existence, ne permettait pas au peintre de rompre d\u00e9finitivement avec son identit\u00e9 homosexuelle. Ce n&#8217;est que l&#8217;une des nombreuses hypoth\u00e8ses. Pareilles apories sont nombreuses, l&#8217;auteur est loin de donner des r\u00e9ponses tranch\u00e9es : dans la maison de l&#8217;artiste, l&#8217;enfer familial n&#8217;\u00e9tait pas, pour le moins, le seul prix \u00e0 payer pour se r\u00e9aliser en tant qu&#8217;artiste. Le portrait de Goya, \u00e0 la fois g\u00e9nie et monstre, est complexe, nous pouvons tenir cela pour l&#8217;une des grandes qualit\u00e9s de ce roman.<br>(Dariusz Nowacki, dans &#8222;Nouveaux livres de Pologne&#8221;, Institut du Livre de Cracovie, 2011)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8222;Tout \u00e9tait, par exemple, kaiserlich-k\u00f6niglich (imp\u00e9rial-royal) et aussi bien kaiserlich und k\u00f6niglich (imp\u00e9rial et royal) [&#8230;]. 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Il est consid\u00e9r\u00e9 comme l'un des cr\u00e9ateurs les plus int\u00e9ressants de la jeune g\u00e9n\u00e9ration en Pologne.\\nSaturne est une \u0153uvre p\u00e9tillante, de grande envergure th\u00e9matique et qui int\u00e8gre plusieurs mod\u00e8les de r\u00e9cits. Au premier chef, nous sommes en pr\u00e9sence d'un roman biographique consacr\u00e9 \u00e0 la personne et \u00e0 l'\u0153uvre de Francisco Goya. Vient ensuite l'histoire d'un h\u00e9ros, tout aussi important dans le livre, mais dont les contemporains du peintre de g\u00e9nie ne savaient rien, c'est celle de Javier, son fils unique. Enfin, appara\u00eet une troisi\u00e8me figure masculine, celle de Mariano, le fils de Javier et le petit-fils de Francisco. La fiction litt\u00e9raire domine dans Sature, elle est librement reli\u00e9e aux faits r\u00e9els tels que pr\u00e9sent\u00e9s dans le biographies du grand Espagnol et dans le travaux consacr\u00e9s \u00e0 son \u00e9poque. 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Apr\u00e8s la mort de Francisco, Javier aurait encod\u00e9 l'histoire de la famille dans les Peintures noires, et trouv\u00e9 ainsi le moyen d'exprimer la relations extr\u00eament difficile qu'il avait eue avec un p\u00e8re monstrueux, \u00e0 la fois despote, lascif et mythomane. Autrement dit, dans l'une des repr\u00e9sentations picturales dudit cycle, appel\u00e9e \u00ab Saturne d\u00e9vorant l'un de ses fils \u00bb, ce serait lui, Javier, qui serait l'enfant. La raison pour laquelle il aurait \u00e9t\u00e9 \u00ab d\u00e9vor\u00e9 \u00bb par ce p\u00e8re imposant et tyrannique, n'est pas du tout claire. Elle est ce sur quoi Dehnel enqu\u00eate. La d\u00e9couverte du caract\u00e8re homosexuel des amours tapageuses de Goya serait l'une des pistes les plus int\u00e9ressantes. Il se peut que le fils rat\u00e9, m\u00e9lancolique, coup\u00e9 des joies de l'existence, ne permettait pas au peintre de rompre d\u00e9finitivement avec son identit\u00e9 homosexuelle. Ce n'est que l'une des nombreuses hypoth\u00e8ses. Pareilles apories sont nombreuses, l'auteur est loin de donner des r\u00e9ponses tranch\u00e9es : dans la maison de l'artiste, l'enfer familial n'\u00e9tait pas, pour le moins, le seul prix \u00e0 payer pour se r\u00e9aliser en tant qu'artiste. Le portrait de Goya, \u00e0 la fois g\u00e9nie et monstre, est complexe, nous pouvons tenir cela pour l'une des grandes qualit\u00e9s de ce roman.(Dariusz Nowacki, dans \\\"Nouveaux livres de Pologne\\\", Institut du Livre de Cracovie, 2011)\"},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2018\/12\/12\/jacek-dehnel-et-lheritage-spirituel-des-habsbourg-en-europe-centrale\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/04\/99990fr.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/04\/99990fr.jpg\",\"width\":572,\"height\":356,\"caption\":\"Jacek Dehnel (c) Cezary Rucki\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2018\/12\/12\/jacek-dehnel-et-lheritage-spirituel-des-habsbourg-en-europe-centrale\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jacek DEHNEL et l&rsquo;h\u00e9ritage spirituel des Habsbourg en Europe centrale\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#website\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/\",\"name\":\"Instytut Polski w Brukseli\",\"description\":\"Instytuty Polskie\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"pl-PL\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/ccb27e6f37dc023e9a8d394b9bc37c18\",\"name\":\"dyjakn\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"dyjakn\"},\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/author\/dyjakn\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Jacek DEHNEL et l'h\u00e9ritage spirituel des Habsbourg en Europe centrale - Instytut Polski w Brukseli","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2018\/12\/12\/jacek-dehnel-et-lheritage-spirituel-des-habsbourg-en-europe-centrale\/","og_locale":"pl_PL","og_type":"article","og_title":"Jacek DEHNEL et l'h\u00e9ritage spirituel des Habsbourg en Europe centrale - Instytut Polski w Brukseli","og_description":"&#8222;Tout \u00e9tait, par exemple, kaiserlich-k\u00f6niglich (imp\u00e9rial-royal) et aussi bien kaiserlich und k\u00f6niglich (imp\u00e9rial et royal) [&#8230;]. 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Elle s\u2019appelait, par \u00e9crit, Monarchie austro-hongroise, et se faisait appeler, oralement, l\u2019Autriche : nom qu\u2019elle avait officiellement et solennellement abjur\u00e9, mais conservait dans les affaires de c\u0153ur, comme pour prouver que les sentiments ont autant de importance que le droit public, et que les prescriptions n'ont rien \u00e0 voir avec le s\u00e9rieux de la vie.\" Ce passage de L\u2019Homme sans Qualit\u00e9s de Robert MUSIL montre \u00e0 quel point les habitants des terres de l\u2019ancien empire des Habsbourg cherchaient en vain leur identit\u00e9. M\u00eame si Allemands, Croates, Hongrois, Italiens, Juifs, Polonais, Roms, Roumains, Ruth\u00e8nes, Slovaques, Slov\u00e8nes, Tch\u00e8ques se trouvaient r\u00e9unis sous une m\u00eame couronne, ils ne connaissaient pas l\u2019unit\u00e9. Cette asym\u00e9trie, on la trouve dans les livres de Franz KAFKA, de Stefan ZWEIG , dans ceux d\u2019Andrzej KU\u015aNIEWICZ, ou plus r\u00e9cemment ceux de Atila BARTIS ou de Arno GEIGER, par exemple. Cette tension entre humour et m\u00e9lancolie, entre grandeur et petitesse, entre nostalgie et oubli, entre la loi et l\u2019individu, on la retrouve \u00e9galement durant la Guerre froide. D\u2019o\u00f9 une s\u00e9rie de questions : \"Y a-t-il un esprit Habsbourg en Europe centrale ?\", \"Y a-t-il une litt\u00e9rature du Rideau de fer ?\" Ce sont ces questions qui seront explor\u00e9es le mercredi 12 d\u00e9cembre lors d\u2019une rencontre avec trois auteurs d\u2019Europe centrale : Jacek DEHNEL (Pologne), Jaroslav RUDIS (R\u00e9publique tch\u00e8que) et un auteur slovaque \u00e0 confirmer.Cette discussion a lieu dans le contexte du programme culturel de la Pr\u00e9sidence autrichienne de l\u2019Union europ\u00e9enne et plus particuli\u00e8rement en lien avec l\u2019exposition Beyond Klimt qui se tient au Palais des Beaux-Arts du 21 septembre 2018 au 20 janvier 2019\n INFORMATIONS PRATIQUES&gt;&gt;&gt; Palais des Beaux-Arts BOZAR (Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles) - voir la carte &gt;&gt;&gt; mercredi 12 d\u00e9cembre 2018 - 20h&gt;&gt;&gt; 7\u20ac | 5\u20ac (acheter son billet en ligne)\nJacek DEHNEL (1980) est po\u00eate, romancier, traducteur, sp\u00e9cialiste de la po\u00e9sie anglaise, peintre, laur\u00e9at de nombreux prix. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme l'un des cr\u00e9ateurs les plus int\u00e9ressants de la jeune g\u00e9n\u00e9ration en Pologne.\nSaturne est une \u0153uvre p\u00e9tillante, de grande envergure th\u00e9matique et qui int\u00e8gre plusieurs mod\u00e8les de r\u00e9cits. Au premier chef, nous sommes en pr\u00e9sence d'un roman biographique consacr\u00e9 \u00e0 la personne et \u00e0 l'\u0153uvre de Francisco Goya. Vient ensuite l'histoire d'un h\u00e9ros, tout aussi important dans le livre, mais dont les contemporains du peintre de g\u00e9nie ne savaient rien, c'est celle de Javier, son fils unique. Enfin, appara\u00eet une troisi\u00e8me figure masculine, celle de Mariano, le fils de Javier et le petit-fils de Francisco. La fiction litt\u00e9raire domine dans Sature, elle est librement reli\u00e9e aux faits r\u00e9els tels que pr\u00e9sent\u00e9s dans le biographies du grand Espagnol et dans le travaux consacr\u00e9s \u00e0 son \u00e9poque. Une autre trame romanesque s'attaque au complexe d'\u0152dipe et au drame que peut \u00eatre une paternit\u00e9 non assouvie. Par ailleurs, le livre rappelle une pr\u00e9sentation d'artistes qui, par endroits, se transforme en essai sur l'art. Des descriptions de tableaux s'immiscent dans la narration tant\u00f4t en contrepoint tant\u00f4t en commentaire des \u00e9v\u00e9nements fictionnels ou anecdotiques du roman. Ces faisceaux de trames s\u00e9mantiques et de conventions d'\u00e9criture se rejoignent pour autoriser une tentative d'interpr\u00e9tation de l'\u0152uvre myst\u00e9rieuse que sont les d\u00e9corations murales de Goya, connues sous le nom de Peintures noires. Dans sa postface, Jacek Dehnel explique qu'il est parti du principe que l'auteur authentique des \u0153uvres de Goya, \u00e9tait son fils. Apr\u00e8s la mort de Francisco, Javier aurait encod\u00e9 l'histoire de la famille dans les Peintures noires, et trouv\u00e9 ainsi le moyen d'exprimer la relations extr\u00eament difficile qu'il avait eue avec un p\u00e8re monstrueux, \u00e0 la fois despote, lascif et mythomane. Autrement dit, dans l'une des repr\u00e9sentations picturales dudit cycle, appel\u00e9e \u00ab Saturne d\u00e9vorant l'un de ses fils \u00bb, ce serait lui, Javier, qui serait l'enfant. La raison pour laquelle il aurait \u00e9t\u00e9 \u00ab d\u00e9vor\u00e9 \u00bb par ce p\u00e8re imposant et tyrannique, n'est pas du tout claire. Elle est ce sur quoi Dehnel enqu\u00eate. La d\u00e9couverte du caract\u00e8re homosexuel des amours tapageuses de Goya serait l'une des pistes les plus int\u00e9ressantes. Il se peut que le fils rat\u00e9, m\u00e9lancolique, coup\u00e9 des joies de l'existence, ne permettait pas au peintre de rompre d\u00e9finitivement avec son identit\u00e9 homosexuelle. Ce n'est que l'une des nombreuses hypoth\u00e8ses. Pareilles apories sont nombreuses, l'auteur est loin de donner des r\u00e9ponses tranch\u00e9es : dans la maison de l'artiste, l'enfer familial n'\u00e9tait pas, pour le moins, le seul prix \u00e0 payer pour se r\u00e9aliser en tant qu'artiste. Le portrait de Goya, \u00e0 la fois g\u00e9nie et monstre, est complexe, nous pouvons tenir cela pour l'une des grandes qualit\u00e9s de ce roman.(Dariusz Nowacki, dans \"Nouveaux livres de Pologne\", Institut du Livre de Cracovie, 2011)"},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2018\/12\/12\/jacek-dehnel-et-lheritage-spirituel-des-habsbourg-en-europe-centrale\/#primaryimage","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/04\/99990fr.jpg","contentUrl":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/04\/99990fr.jpg","width":572,"height":356,"caption":"Jacek Dehnel (c) Cezary Rucki"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2018\/12\/12\/jacek-dehnel-et-lheritage-spirituel-des-habsbourg-en-europe-centrale\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jacek DEHNEL et l&rsquo;h\u00e9ritage spirituel des Habsbourg en Europe centrale"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#website","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/","name":"Instytut Polski w Brukseli","description":"Instytuty Polskie","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"pl-PL"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/ccb27e6f37dc023e9a8d394b9bc37c18","name":"dyjakn","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g","caption":"dyjakn"},"url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/author\/dyjakn\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2360","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/users\/127"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2360"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2360\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2362,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2360\/revisions\/2362"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2361"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2360"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2360"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2360"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}