{"id":3244,"date":"2017-01-01T19:02:56","date_gmt":"2017-01-01T18:02:56","guid":{"rendered":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?p=3244"},"modified":"2020-05-07T19:04:23","modified_gmt":"2020-05-07T17:04:23","slug":"centenaire-de-la-mort-de-ludwik-zamenhof-le-createur-de-lesperanto","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2017\/01\/01\/centenaire-de-la-mort-de-ludwik-zamenhof-le-createur-de-lesperanto\/","title":{"rendered":"Centenaire de la mort de Ludwik ZAMENHOF, le cr\u00e9ateur de l&#8217;esperanto"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"desc\" style=\"margin-right: 0px;margin-bottom: 5px;margin-left: 0px;padding: 0px;font-size: 12px;line-height: 21.6px;color: #000000;font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif\"><strong style=\"line-height: 19.2px\">Ludwik<\/strong>\u00a0<strong style=\"line-height: 19.2px\">ZAMENHOF\u00a0<\/strong>nous quittait il y a 100 ans. Pour comm\u00e9morer la disparition de cet id\u00e9aliste dont l&#8217;oeuvre continue d&#8217;influencer la vie quotidienne de plusieurs centaines de milliers de personnes dans le monde entier, locuteurs ou amateur de la langue esperanto, nous avons demand\u00e9 \u00e0 une historienne sp\u00e9cialiste de ZAMENHOF,\u00a0<strong style=\"line-height: 19.2px\">Agnieszka KAJDANOWSKA\u00a0<\/strong>(Centre Zamenhof de Bia\u0142ystok) de revenir bri\u00e8vement sur la vie et l&#8217;\u0153uvre de cet homme m\u00fb par l&#8217;id\u00e9e d&#8217;union universelle.<br style=\"line-height: 19.2px\" \/><br style=\"line-height: 19.2px\" \/><em style=\"line-height: 19.2px\">Tous nos remerciements vont au Centre Zamenhof de Bia\u0142ystok (et principalement \u00e0 sa directrice, Gra\u017cyna Dworakowska) qui nous a gr\u00e2cieusement fourni les photographies<\/em><br style=\"line-height: 19.2px\" \/><hr style=\"line-height: 19.2px\" \/>\n<p style=\"font-size: 12px;line-height: 19.2px\">\u00a0<\/p>\n<h2 style=\"margin-top: 0px;margin-bottom: 0px;padding: 0px;font-size: 12px;line-height: 19.2px\">Ludwik Zamenhof.\u00a0<br style=\"line-height: 19.2px\" \/>L&#8217;id\u00e9alisme par la langue universelle<\/h2>\n<p style=\"font-size: 12px;line-height: 19.2px\">Par\u00a0<strong style=\"line-height: 19.2px\">Agnieszka KAJDANOWSKA\u00a0<br style=\"line-height: 19.2px\" \/><\/strong>(traduction :\u00a0<strong style=\"line-height: 19.2px\">Jeremy LAMBERT<\/strong>)<br style=\"line-height: 19.2px\" \/><br style=\"line-height: 19.2px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-size: 12px;line-height: 19.2px\">Le 14 avril 2017 nous f\u00eaterons le centi\u00e8me anniversaire de la mort de Ludwik Zamenhof, le cr\u00e9ateur de l\u2019esp\u00e9ranto, ce grand id\u00e9aliste qui n\u2019avait qu\u2019un espoir, celui que la langue qu\u2019il avait invent\u00e9e soit le moyen d\u2019unir l\u2019humanit\u00e9 toute enti\u00e8re. Ludwik, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment Lejzer \u0141azarz Zamenhof, est n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1859 dans une famille juive de Bia\u0142ystok. Ils habitaient au num\u00e9ro 6 de la rue Zielona, dans l\u2019un des quartiers les plus pauvres de la ville. La m\u00e8re de Ludwik, Rozalia Sofer, \u00e9tait une femme profond\u00e9ment religieuse, tandis que son p\u00e8re, Marek, professeur de langues \u00e9trang\u00e8res de son \u00e9tat, poss\u00e9dait de nombreux traits du lib\u00e9ral et du libre-penseur du XIXe si\u00e8cle. Les divergences de vue des parents eut une grande importance dans le d\u00e9veloppement intellectuel de leur fils a\u00een\u00e9. Bia\u0142ystok, la ville natale de Zamenhof, joua \u00e9galement un r\u00f4le non n\u00e9gligeable dans le fa\u00e7onnement de sa vision du monde. Bien plus tard, dans une lettre \u00e0 Nikolaj Afrikanovi\u010d, un esperantiste russe, il \u00e9crivait au sujet de sa ville : &#8222;La ville o\u00f9 je suis n\u00e9 a d\u00e9termin\u00e9 toute ma vie future. [\u2026] On m\u2019a \u00e9duqu\u00e9 pour \u00eatre un id\u00e9aliste, on m\u2019a appris que tous les hommes sont fr\u00e8res. Mais moi, dans chaque cour int\u00e9rieure, \u00e0 chaque pas, je sentais que ce n\u2019\u00e9tait pas des fr\u00e8res que j\u2019y voyais, mais des Russes, des Polonais, des Allemands, des Juifs, d\u2019autres encore. Cette pens\u00e9e \u00e0 rebours traversait mon \u00e2me d\u2019enfant [\u2026]. Il me semblait \u00e0 l\u2019\u00e9poque que les adultes pourraient faire ce qu\u2019ils voudraient, je me r\u00e9p\u00e9tais que c\u2019\u00e9tait moi qui, lorsque je serai devenu grand, changerai tout \u00e7a.&#8221; En 1857, Bia\u0142ystok comptait plus de 14 000 habitants, l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 \u00e9tait de confession h\u00e9bra\u00efque (69%), les catholiques composaient 22% de l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9, ensuite venaient les protestants (5%), les gens de confession orthodoxe \u00e9taient les moins nombreux, on les estime \u00e0 un peu moins de 4%. La ville \u00e9tait domin\u00e9e par la tour de l\u2019H\u00f4tel de ville, au centre de la place du March\u00e9 qui jouait un r\u00f4le principalement commercial. C\u2019est l\u00e0 que se rencontraient tous les habitants de la ville et des environs. Aux quatre coins, on entendait les langues se m\u00ealer : le yiddish, le polonais, l\u2019allemand, le russe. Pour Ludwik, la ville ressemblait \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 la Tour de Babel. Les gens qui d\u00e9ambulaient autour de l\u2019H\u00f4tel de ville se comprenaient parfois avec peine, s\u2019exprimaient dans diff\u00e9rentes langues, cela lui rappelait la construction de la Tour, lorsque Dieu m\u00e9langea les langues pour punir les hommes de leur arrogance. A l\u2019\u00e2ge de 10 ans il d\u00e9crivit ses contemporains dans une \u0153uvre intitul\u00e9e\u00a0<em style=\"line-height: 19.2px\">La Tour de Babel. Ou trag\u00e9die \u00e0 Bia\u0142ystok en cinq actes<\/em>. Lorsqu\u2019en 1873, il d\u00e9m\u00e9nagea \u00e0 Varsovie avec ses parents et un grands nombre de membres de sa famille, il emporta avec lui ce tableau, ainsi que l\u2019id\u00e9e qui le taraudait de cr\u00e9er une langue internationale. Les Zamenhof \u00e9taient partis pour trouver un futur plus favorable. Ludwik continua au Coll\u00e8ge pour gar\u00e7ons no II, au profil philologique, son \u00e9ducation commenc\u00e9e au Coll\u00e8ge g\u00e9n\u00e9raliste de Bia\u0142ystok. A Varsovie, il perfectionna sa connaissance de langues telles que le polonais, l\u2019allemand et le russe. Il connaissait \u00e9galement le yiddish, le fran\u00e7ais, l\u2019h\u00e9breux et le latin ; au Coll\u00e8ge de Varsovie, il commen\u00e7a \u00e9galement l\u2019apprentissage de l\u2019anglais. Dans son entourage, la plupart consid\u00e9rait comme irraisonnable et impossible l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er artificiellement une langue, mais un cercle \u00e9troit de ses amis suivaient de plus en plus attentivement les efforts et les r\u00e9sultats de ses travaux. C\u2019est probablement en 1878, l\u2019ann\u00e9e qui pr\u00e9c\u00e9da l\u2019obtention de son baccalaur\u00e9at, qu\u2019il termina son travail sur le doctionnaire et la grammaire de sa nouvelle langue. En juin 1879, Ludwik commen\u00e7a des \u00e9tudes de m\u00e9decine \u00e0 Moscou, conform\u00e9ment \u00e0 la volont\u00e9 de son p\u00e8re. Toutefois, suite \u00e0 l\u2019assassinat \u00e0 Moscou de l\u2019empereur Alexandre II, il quitta la ville \u00e0 cause du regain d\u2019antis\u00e9mitisme qui y s\u00e9vissait et de la menace grandissante de pogrom. L\u2019histoire, pas tout \u00e0 fait confirm\u00e9e, raconte qu\u2019apr\u00e8s son retour \u00e0 Varsovie il ne retrouva plus ses manuscrits de jeunesse, notamment le premier jet du dictionnaire et de la grammaire qu\u2019il avait compos\u00e9. Ils avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits par son p\u00e8re. Contrairement \u00e0 sa m\u00e8re et \u00e0 ses fr\u00e8res et s\u0153urs, ce dernier \u00e9tait contre la passion de jeunesse de son fils. Il la consid\u00e9rait comme une perte de temps pr\u00e9cieux que son fils premier-n\u00e9 devait consacrer \u00e0 sa m\u00e9decine. Heureusement pour la future langue internationale, Ludwik ne se d\u00e9couragea pas, avec ce qu\u2019il en retrouva, et riche de sa propre exp\u00e9rience et de celle des autres cr\u00e9ateurs de langues internationales, il reprit et am\u00e9liora encore ses deux ouvrages dans les ann\u00e9es 1882-1887.<br style=\"line-height: 19.2px\" \/>Le 18 janvier 1885, il pr\u00eata serment comme m\u00e9decin. Sur les conseils de son p\u00e8re, il d\u00e9cida de se sp\u00e9cialiser en ophtalmologie, ce qui devait lui garantir une carri\u00e8re rapide. Le jeune Zamenhof ne s\u2019engagea pas outre mesure dans son stage dans une clinique ophtalmologique de Vienne et passa tout son temps libre au perfectionnement de la langue qu\u2019il avait invent\u00e9e. La m\u00e9decine n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 un sacerdoce pour Ludwik, et il ne sera jamais un m\u00e9decin accompli. De retour \u00e0 Varsovie, sacrifiant aux d\u00e9cisions de sa famille, il accepta un poste dans un h\u00f4pital. Derri\u00e8re cette d\u00e9cision se cachait un autre but : il voulait gagner de l\u2019argent pour publier un manuel d\u2019apprentissage de sa nouvelle langue. Le manuscrit fut sign\u00e9 du pseudonyme Dr Esperanto, ce qui, dans sa langue, signifiait &#8222;le docteur qui a espoir&#8221;. L\u2019espoir dans le succ\u00e8s de ses r\u00eaves, l\u2019espoir que les hommes pourront \u00eatre unis gr\u00e2ce \u00e0 lui. C\u2019est de ce pseudonyme que vient le nom ult\u00e9rieur de cette langue.<br style=\"line-height: 19.2px\" \/>1887 fut pour lui une ann\u00e9e heureuse \u00e0 double titre, il \u00e9pousa Klara Silbernik, la fille d\u2019un riche marchand de Kowno, et gr\u00e2ce au soutien financier de son beau-p\u00e8re il fit para\u00eetre son ouvrage. Le 14 juillet, l\u2019impression de la version russe de son manuel est termin\u00e9e, une semaine plus tard sort le m\u00eame manuel dans sa version polonaise. Le titre complet en est J\u0119zyk mi\u0119dzynarodowy. Przedmowa i podr\u0119cznik kompletny (La Langue internationale. Pr\u00e9face et manuel complet). En esp\u00e9ranto, il porte le titre Lingvo internacia. Anta\u01d4parol kaj plena lernolibro. A c\u00f4t\u00e9 de son travail sur la langue internationale, Ludwik devait travailler pour faire vivre sa famille, d\u2019autant plus qu\u2019en 1888 naquit son premier enfant, Adam. Les d\u00e9m\u00e9nagements successifs, n\u00e9cessit\u00e9s par la recherche de travail, d\u2019abord \u00e0 Kherson, dans la Russie profonde, ensuite \u00e0 Grodno en 1893, ne s\u2019av\u00e9r\u00e8rent pas payants. A Grodno, les Zamenhof passent quatre ann\u00e9es proches de la pauvret\u00e9, aid\u00e9s par les dotations syst\u00e9matiques de son beau-p\u00e8re, comme il l\u2019\u00e9crira lui-m\u00eame. Ce fut avec son soutien que la famille Zamenhof revint finalement \u00e0 Varsovie. Aleksander Silbernik acheta \u00e0 son beau-fils deux locaux, l\u2019un destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre un lieu d\u2019habitation, le second devant \u00eatre un cabinet priv\u00e9 d\u2019ophtalmologie.<br style=\"line-height: 19.2px\" \/>Lorsque la vie de Ludwik se stabilisa, il put se consacrer pleinement \u00e0 la passion de sa vie. Quasiment d\u00e8s les premiers jours qui suivirent la parution des deux premi\u00e8res versions de son manuel commen\u00e7a \u00e0 se former le cercle des futurs propagateurs de l\u2019esp\u00e9ranto, admirateurs de son cr\u00e9ateur. Le premier succ\u00e8s marquant eut lieu en 1905. A Boulogne-sur-Mer, en France, eut lieu le premier Congr\u00e8s mondial d\u2019esp\u00e9ranto. 688 esp\u00e9rantistes y prirent part. En chemin, Zamenhof re\u00e7ut la L\u00e9gion d\u2019Honneur \u00e0 Paris et la tour Eiffel fut illumin\u00e9e en son honneur. Durant le congr\u00e8s, le cr\u00e9ateur de l\u2019esp\u00e9ranto renon\u00e7a \u00e0 les droits d\u2019auteur sur sa propre \u0153uvre. Les congr\u00e8s suivants renforc\u00e8rent et propag\u00e8rent l\u2019esp\u00e9ranto. En 1907, 756 organisations esp\u00e9rantistes fonctionnaient \u00e0 travers le monde, dont 123 hors d\u2019Europe. L\u2019ann\u00e9e suivante, lors du IV Congr\u00e8s mondial \u00e0 Dresden, le nombre d\u2019organisations esp\u00e9rantistes atteignit 1266, et ce n\u2019est pas moins de 1393 esp\u00e9rantites qui y particip\u00e8rent. En 1908 fut cr\u00e9e l\u2019Union mondiale esp\u00e9rantiste.<br style=\"line-height: 19.2px\" \/>Pour Ludwik Zamenhof, l\u2019esp\u00e9ranto \u00e9tait un moyen de r\u00e9aliser son r\u00eave de voir l\u2019amiti\u00e9 unir les citoyens du monde entier. Il avait d\u2019abord appel\u00e9 son id\u00e9e l\u2019<em style=\"line-height: 19.2px\">hilelisme<\/em>. Il puisait son inspiration des ouvrages d\u2019un penseur juif, Hillel Hazaken, qui v\u00e9cut au premier si\u00e8cle avant notre \u00e8re. L\u2019id\u00e9e principale qui guidait Zamenhof \u00e9tait l\u2019union des nations, mais \u00e9galement, par corollaire, les changements qui devaient s\u2019op\u00e9rer dans les domaines de la religion et des m\u0153urs. Ses conceptions ne furent pas bien accept\u00e9es, ni par les Juifs qui devaient jouer le r\u00f4le principal dans ce processus, ni par les esp\u00e9rantistes eux-m\u00eames. La majorit\u00e9 consid\u00e9rait cela comme la cause priv\u00e9e de Ludwik Zamenhof. Entretemps, le Dr Esperanto appela son id\u00e9e\u00a0<em style=\"line-height: 19.2px\">homaranisme<\/em>, du mot esp\u00e9ranto &#8222;homaro&#8221;, l\u2019humanit\u00e9, ce qui devait souligner que c\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 dans son ensemble qu\u2019elle s\u2019adressait. Zamenhof proposait une religion et une \u00e9thique universelles. Le principe de base de cette \u00e9thique \u00e9tait l\u2019amour des gens. Mais les opposants de Zamenhof comme ses amis critiquaient son mysticisme. La propagation de l\u2019homaranisme prit fin apr\u00e8s le schisme des tenants de la langue internationale et la cr\u00e9ation du projet d\u2019une nouvelle langue, l\u2019<em style=\"line-height: 19.2px\">ido<\/em>. En 1912, durant le Congr\u00e8s Mondial de l\u2019esperanto de Cracovie, Zamenhof se d\u00e9mit publiquement de ses fonctions officielles dans le mouvement esp\u00e9rantiste. Lorsqu\u2019\u00e9clata la Premi\u00e8re Guerre mondiale, \u00e2g\u00e9 d\u2019\u00e0 peine 55 ans, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un homme fatigu\u00e9, dans l\u2019impossibilit\u00e9 presque totale d\u2019accomplir sa profession. Pour ce grand id\u00e9aliste, la guerre fut une exp\u00e9rience terrible. Ludwik Zamenhof mourut le 14 avril 1917, il ne vit pas la fin de la guerre. Il fut inhum\u00e9 \u00e0 Varsovie, dans le cimeti\u00e8re juif de la rue Okopowa.<br style=\"line-height: 19.2px\" \/>Ni l\u2019esp\u00e9ranto ni la vision soci\u00e9tale de Zamenhof ne chang\u00e8rent le monde, mais ils cr\u00e9\u00e8rent le mouvement esp\u00e9rantiste auquel adh\u00e8rent de nombreuses personnes \u00e0 travers le monde. Les estimations du nombre de personnes qui parlent l\u2019esp\u00e9ranto dans le monde sont tr\u00e8s disparates, elles vont de quelques dizaines de millers \u00e0 quelques millions. Dans la pr\u00e9face de son manuel paru en 1887, Ludwik Zamenhof reconnaissait qu\u2019il lui semblait important que &#8222;cette langue soit incroyablement facile, de mani\u00e8re \u00e0 ce que son \u00e9tude soit un jeu&#8221;. L\u2019esp\u00e9ranto combine des \u00e9l\u00e9ments de nombreuses langues utilis\u00e9es dans toute l\u2019Europe. 75% de son vocabulaire provident des langues romanes, 10% des langues germaniques (dont le yiddish), 13% du grec et 1% des langues slaves, le pourcent restant est compos\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui ne proviennent d\u2019aucune langue, ce sont des mots imagin\u00e9s par Zamenhof lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/div>\n<h3 class=\"boxTitle\" style=\"margin-top: 20px;margin-bottom: 10px;padding: 0px 0px 0px 5px;font-size: 12px;line-height: 19.2px;clear: both;width: 275px;background-color: #000000;color: #ffffff;font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif\">Galerie d\u2019images<\/h3>\n<div id=\"gallery\" class=\"thumbs\" style=\"margin-top: 0px;margin-right: 0px;margin-left: 0px;padding: 0px;font-size: 12px;line-height: 19.2px;color: #000000;font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif\"><a style=\"color: #bdc0c2;line-height: 19.2px;cursor: pointer\" title=\"Ludwik Zamenhof (c) BOK\" href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=411___Zamenhof853536232096&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=587&amp;height=587\"><img decoding=\"async\" style=\"line-height: 19.2px;margin: 0px 15px 15px 0px\" src=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=411___Zamenhof853536232096&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=550&amp;height=120\" alt=\"Ludwik Zamenhof (c) BOK\" \/><\/a>\u00a0<a style=\"color: #bdc0c2;line-height: 19.2px;cursor: pointer\" title=\"Dom rodzinny Ludwika Zamenhofa, ul. Zielona 6, lata mi\u0119dzywojenne, Bia\u0142ystok\" href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=1944747&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=587&amp;height=587\"><img decoding=\"async\" style=\"line-height: 19.2px;margin: 0px 15px 15px 0px\" src=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=1944747&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=550&amp;height=120\" alt=\"Dom rodzinny Ludwika Zamenhofa, ul. Zielona 6, lata mi\u0119dzywojenne, Bia\u0142ystok\" \/><\/a>\u00a0<a style=\"color: #bdc0c2;line-height: 19.2px;cursor: pointer\" title=\"Dom rodzinny Ludwika Zamenhofa, ul. Zielona 6, pocz. XX w.\" href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=2_003772033&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=587&amp;height=587\"><img decoding=\"async\" style=\"line-height: 19.2px;margin: 0px 15px 15px 0px\" src=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=2_003772033&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=550&amp;height=120\" alt=\"Dom rodzinny Ludwika Zamenhofa, ul. Zielona 6, pocz. XX w.\" \/><\/a>\u00a0<a style=\"color: #bdc0c2;line-height: 19.2px;cursor: pointer\" title=\"Ratusz, Bia\u0142ystok, prze\u0142om XIX\/XX w. (fot. J\u00f3zef So\u0142owiejczyk)\" href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=3_003101494&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=587&amp;height=587\"><img decoding=\"async\" style=\"line-height: 19.2px;margin: 0px 15px 15px 0px\" src=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=3_003101494&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=550&amp;height=120\" alt=\"Ratusz, Bia\u0142ystok, prze\u0142om XIX\/XX w. (fot. J\u00f3zef So\u0142owiejczyk)\" \/><\/a>\u00a0<a style=\"color: #bdc0c2;line-height: 19.2px;cursor: pointer\" title=\"Rozalia Zamenhof z domu Sofer (matka Ludwika)\" href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=4_003122386&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=587&amp;height=587\"><img decoding=\"async\" style=\"line-height: 19.2px;margin: 0px 15px 15px 0px\" src=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=4_003122386&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=550&amp;height=120\" alt=\"Rozalia Zamenhof z domu Sofer (matka Ludwika)\" \/><\/a>\u00a0<a style=\"color: #bdc0c2;line-height: 19.2px;cursor: pointer\" title=\"Marek Zamenhof (ojciec Ludwika)\" href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=5_003501881&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=587&amp;height=587\"><img decoding=\"async\" style=\"line-height: 19.2px;margin: 0px 15px 15px 0px\" src=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=5_003501881&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=550&amp;height=120\" alt=\"Marek Zamenhof (ojciec Ludwika)\" \/><\/a>\u00a0<a style=\"color: #bdc0c2;line-height: 19.2px;cursor: pointer\" title=\"Ludwik Zamenhof, oko\u0142o 1879 roku\" href=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=6642906&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=587&amp;height=587\"><img decoding=\"async\" style=\"line-height: 19.2px;margin: 0px 15px 15px 0px\" src=\"http:\/\/www.culturepolonaise.eu\/99,99,0,fr?bn=6642906&amp;ex=jpg&amp;t=image&amp;mt=image%2Fjpeg&amp;width=550&amp;height=120\" alt=\"Ludwik Zamenhof, oko\u0142o 1879 roku\" \/><\/a><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ludwik\u00a0ZAMENHOF\u00a0nous quittait il y a 100 ans. 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Pour comm\u00e9morer la disparition de cet id\u00e9aliste dont l'oeuvre continue d'influencer la vie quotidienne de plusieurs centaines de milliers de personnes dans le monde entier, locuteurs ou amateur de la langue esperanto, nous avons demand\u00e9 \u00e0 une historienne sp\u00e9cialiste de ZAMENHOF,\u00a0Agnieszka KAJDANOWSKA\u00a0(Centre Zamenhof de Bia\u0142ystok) de revenir bri\u00e8vement sur la vie et l'\u0153uvre de cet homme m\u00fb par l'id\u00e9e d'union universelle.Tous nos remerciements vont au Centre Zamenhof de Bia\u0142ystok (et principalement \u00e0 sa directrice, Gra\u017cyna Dworakowska) qui nous a gr\u00e2cieusement fourni les photographies\\n\u00a0\\nLudwik Zamenhof.\u00a0L'id\u00e9alisme par la langue universelle\\nPar\u00a0Agnieszka KAJDANOWSKA\u00a0(traduction :\u00a0Jeremy LAMBERT)\\nLe 14 avril 2017 nous f\u00eaterons le centi\u00e8me anniversaire de la mort de Ludwik Zamenhof, le cr\u00e9ateur de l\u2019esp\u00e9ranto, ce grand id\u00e9aliste qui n\u2019avait qu\u2019un espoir, celui que la langue qu\u2019il avait invent\u00e9e soit le moyen d\u2019unir l\u2019humanit\u00e9 toute enti\u00e8re. Ludwik, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment Lejzer \u0141azarz Zamenhof, est n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1859 dans une famille juive de Bia\u0142ystok. Ils habitaient au num\u00e9ro 6 de la rue Zielona, dans l\u2019un des quartiers les plus pauvres de la ville. La m\u00e8re de Ludwik, Rozalia Sofer, \u00e9tait une femme profond\u00e9ment religieuse, tandis que son p\u00e8re, Marek, professeur de langues \u00e9trang\u00e8res de son \u00e9tat, poss\u00e9dait de nombreux traits du lib\u00e9ral et du libre-penseur du XIXe si\u00e8cle. Les divergences de vue des parents eut une grande importance dans le d\u00e9veloppement intellectuel de leur fils a\u00een\u00e9. Bia\u0142ystok, la ville natale de Zamenhof, joua \u00e9galement un r\u00f4le non n\u00e9gligeable dans le fa\u00e7onnement de sa vision du monde. Bien plus tard, dans une lettre \u00e0 Nikolaj Afrikanovi\u010d, un esperantiste russe, il \u00e9crivait au sujet de sa ville : \\\"La ville o\u00f9 je suis n\u00e9 a d\u00e9termin\u00e9 toute ma vie future. [\u2026] On m\u2019a \u00e9duqu\u00e9 pour \u00eatre un id\u00e9aliste, on m\u2019a appris que tous les hommes sont fr\u00e8res. Mais moi, dans chaque cour int\u00e9rieure, \u00e0 chaque pas, je sentais que ce n\u2019\u00e9tait pas des fr\u00e8res que j\u2019y voyais, mais des Russes, des Polonais, des Allemands, des Juifs, d\u2019autres encore. Cette pens\u00e9e \u00e0 rebours traversait mon \u00e2me d\u2019enfant [\u2026]. Il me semblait \u00e0 l\u2019\u00e9poque que les adultes pourraient faire ce qu\u2019ils voudraient, je me r\u00e9p\u00e9tais que c\u2019\u00e9tait moi qui, lorsque je serai devenu grand, changerai tout \u00e7a.\\\" En 1857, Bia\u0142ystok comptait plus de 14 000 habitants, l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 \u00e9tait de confession h\u00e9bra\u00efque (69%), les catholiques composaient 22% de l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9, ensuite venaient les protestants (5%), les gens de confession orthodoxe \u00e9taient les moins nombreux, on les estime \u00e0 un peu moins de 4%. La ville \u00e9tait domin\u00e9e par la tour de l\u2019H\u00f4tel de ville, au centre de la place du March\u00e9 qui jouait un r\u00f4le principalement commercial. C\u2019est l\u00e0 que se rencontraient tous les habitants de la ville et des environs. Aux quatre coins, on entendait les langues se m\u00ealer : le yiddish, le polonais, l\u2019allemand, le russe. Pour Ludwik, la ville ressemblait \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 la Tour de Babel. Les gens qui d\u00e9ambulaient autour de l\u2019H\u00f4tel de ville se comprenaient parfois avec peine, s\u2019exprimaient dans diff\u00e9rentes langues, cela lui rappelait la construction de la Tour, lorsque Dieu m\u00e9langea les langues pour punir les hommes de leur arrogance. A l\u2019\u00e2ge de 10 ans il d\u00e9crivit ses contemporains dans une \u0153uvre intitul\u00e9e\u00a0La Tour de Babel. Ou trag\u00e9die \u00e0 Bia\u0142ystok en cinq actes. Lorsqu\u2019en 1873, il d\u00e9m\u00e9nagea \u00e0 Varsovie avec ses parents et un grands nombre de membres de sa famille, il emporta avec lui ce tableau, ainsi que l\u2019id\u00e9e qui le taraudait de cr\u00e9er une langue internationale. Les Zamenhof \u00e9taient partis pour trouver un futur plus favorable. Ludwik continua au Coll\u00e8ge pour gar\u00e7ons no II, au profil philologique, son \u00e9ducation commenc\u00e9e au Coll\u00e8ge g\u00e9n\u00e9raliste de Bia\u0142ystok. A Varsovie, il perfectionna sa connaissance de langues telles que le polonais, l\u2019allemand et le russe. Il connaissait \u00e9galement le yiddish, le fran\u00e7ais, l\u2019h\u00e9breux et le latin ; au Coll\u00e8ge de Varsovie, il commen\u00e7a \u00e9galement l\u2019apprentissage de l\u2019anglais. Dans son entourage, la plupart consid\u00e9rait comme irraisonnable et impossible l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er artificiellement une langue, mais un cercle \u00e9troit de ses amis suivaient de plus en plus attentivement les efforts et les r\u00e9sultats de ses travaux. C\u2019est probablement en 1878, l\u2019ann\u00e9e qui pr\u00e9c\u00e9da l\u2019obtention de son baccalaur\u00e9at, qu\u2019il termina son travail sur le doctionnaire et la grammaire de sa nouvelle langue. En juin 1879, Ludwik commen\u00e7a des \u00e9tudes de m\u00e9decine \u00e0 Moscou, conform\u00e9ment \u00e0 la volont\u00e9 de son p\u00e8re. Toutefois, suite \u00e0 l\u2019assassinat \u00e0 Moscou de l\u2019empereur Alexandre II, il quitta la ville \u00e0 cause du regain d\u2019antis\u00e9mitisme qui y s\u00e9vissait et de la menace grandissante de pogrom. L\u2019histoire, pas tout \u00e0 fait confirm\u00e9e, raconte qu\u2019apr\u00e8s son retour \u00e0 Varsovie il ne retrouva plus ses manuscrits de jeunesse, notamment le premier jet du dictionnaire et de la grammaire qu\u2019il avait compos\u00e9. Ils avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits par son p\u00e8re. Contrairement \u00e0 sa m\u00e8re et \u00e0 ses fr\u00e8res et s\u0153urs, ce dernier \u00e9tait contre la passion de jeunesse de son fils. Il la consid\u00e9rait comme une perte de temps pr\u00e9cieux que son fils premier-n\u00e9 devait consacrer \u00e0 sa m\u00e9decine. Heureusement pour la future langue internationale, Ludwik ne se d\u00e9couragea pas, avec ce qu\u2019il en retrouva, et riche de sa propre exp\u00e9rience et de celle des autres cr\u00e9ateurs de langues internationales, il reprit et am\u00e9liora encore ses deux ouvrages dans les ann\u00e9es 1882-1887.Le 18 janvier 1885, il pr\u00eata serment comme m\u00e9decin. Sur les conseils de son p\u00e8re, il d\u00e9cida de se sp\u00e9cialiser en ophtalmologie, ce qui devait lui garantir une carri\u00e8re rapide. Le jeune Zamenhof ne s\u2019engagea pas outre mesure dans son stage dans une clinique ophtalmologique de Vienne et passa tout son temps libre au perfectionnement de la langue qu\u2019il avait invent\u00e9e. La m\u00e9decine n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 un sacerdoce pour Ludwik, et il ne sera jamais un m\u00e9decin accompli. De retour \u00e0 Varsovie, sacrifiant aux d\u00e9cisions de sa famille, il accepta un poste dans un h\u00f4pital. Derri\u00e8re cette d\u00e9cision se cachait un autre but : il voulait gagner de l\u2019argent pour publier un manuel d\u2019apprentissage de sa nouvelle langue. Le manuscrit fut sign\u00e9 du pseudonyme Dr Esperanto, ce qui, dans sa langue, signifiait \\\"le docteur qui a espoir\\\". L\u2019espoir dans le succ\u00e8s de ses r\u00eaves, l\u2019espoir que les hommes pourront \u00eatre unis gr\u00e2ce \u00e0 lui. C\u2019est de ce pseudonyme que vient le nom ult\u00e9rieur de cette langue.1887 fut pour lui une ann\u00e9e heureuse \u00e0 double titre, il \u00e9pousa Klara Silbernik, la fille d\u2019un riche marchand de Kowno, et gr\u00e2ce au soutien financier de son beau-p\u00e8re il fit para\u00eetre son ouvrage. Le 14 juillet, l\u2019impression de la version russe de son manuel est termin\u00e9e, une semaine plus tard sort le m\u00eame manuel dans sa version polonaise. Le titre complet en est J\u0119zyk mi\u0119dzynarodowy. Przedmowa i podr\u0119cznik kompletny (La Langue internationale. Pr\u00e9face et manuel complet). En esp\u00e9ranto, il porte le titre Lingvo internacia. Anta\u01d4parol kaj plena lernolibro. A c\u00f4t\u00e9 de son travail sur la langue internationale, Ludwik devait travailler pour faire vivre sa famille, d\u2019autant plus qu\u2019en 1888 naquit son premier enfant, Adam. Les d\u00e9m\u00e9nagements successifs, n\u00e9cessit\u00e9s par la recherche de travail, d\u2019abord \u00e0 Kherson, dans la Russie profonde, ensuite \u00e0 Grodno en 1893, ne s\u2019av\u00e9r\u00e8rent pas payants. A Grodno, les Zamenhof passent quatre ann\u00e9es proches de la pauvret\u00e9, aid\u00e9s par les dotations syst\u00e9matiques de son beau-p\u00e8re, comme il l\u2019\u00e9crira lui-m\u00eame. Ce fut avec son soutien que la famille Zamenhof revint finalement \u00e0 Varsovie. Aleksander Silbernik acheta \u00e0 son beau-fils deux locaux, l\u2019un destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre un lieu d\u2019habitation, le second devant \u00eatre un cabinet priv\u00e9 d\u2019ophtalmologie.Lorsque la vie de Ludwik se stabilisa, il put se consacrer pleinement \u00e0 la passion de sa vie. Quasiment d\u00e8s les premiers jours qui suivirent la parution des deux premi\u00e8res versions de son manuel commen\u00e7a \u00e0 se former le cercle des futurs propagateurs de l\u2019esp\u00e9ranto, admirateurs de son cr\u00e9ateur. Le premier succ\u00e8s marquant eut lieu en 1905. A Boulogne-sur-Mer, en France, eut lieu le premier Congr\u00e8s mondial d\u2019esp\u00e9ranto. 688 esp\u00e9rantistes y prirent part. En chemin, Zamenhof re\u00e7ut la L\u00e9gion d\u2019Honneur \u00e0 Paris et la tour Eiffel fut illumin\u00e9e en son honneur. Durant le congr\u00e8s, le cr\u00e9ateur de l\u2019esp\u00e9ranto renon\u00e7a \u00e0 les droits d\u2019auteur sur sa propre \u0153uvre. Les congr\u00e8s suivants renforc\u00e8rent et propag\u00e8rent l\u2019esp\u00e9ranto. En 1907, 756 organisations esp\u00e9rantistes fonctionnaient \u00e0 travers le monde, dont 123 hors d\u2019Europe. L\u2019ann\u00e9e suivante, lors du IV Congr\u00e8s mondial \u00e0 Dresden, le nombre d\u2019organisations esp\u00e9rantistes atteignit 1266, et ce n\u2019est pas moins de 1393 esp\u00e9rantites qui y particip\u00e8rent. En 1908 fut cr\u00e9e l\u2019Union mondiale esp\u00e9rantiste.Pour Ludwik Zamenhof, l\u2019esp\u00e9ranto \u00e9tait un moyen de r\u00e9aliser son r\u00eave de voir l\u2019amiti\u00e9 unir les citoyens du monde entier. Il avait d\u2019abord appel\u00e9 son id\u00e9e l\u2019hilelisme. Il puisait son inspiration des ouvrages d\u2019un penseur juif, Hillel Hazaken, qui v\u00e9cut au premier si\u00e8cle avant notre \u00e8re. L\u2019id\u00e9e principale qui guidait Zamenhof \u00e9tait l\u2019union des nations, mais \u00e9galement, par corollaire, les changements qui devaient s\u2019op\u00e9rer dans les domaines de la religion et des m\u0153urs. Ses conceptions ne furent pas bien accept\u00e9es, ni par les Juifs qui devaient jouer le r\u00f4le principal dans ce processus, ni par les esp\u00e9rantistes eux-m\u00eames. La majorit\u00e9 consid\u00e9rait cela comme la cause priv\u00e9e de Ludwik Zamenhof. Entretemps, le Dr Esperanto appela son id\u00e9e\u00a0homaranisme, du mot esp\u00e9ranto \\\"homaro\\\", l\u2019humanit\u00e9, ce qui devait souligner que c\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 dans son ensemble qu\u2019elle s\u2019adressait. Zamenhof proposait une religion et une \u00e9thique universelles. Le principe de base de cette \u00e9thique \u00e9tait l\u2019amour des gens. Mais les opposants de Zamenhof comme ses amis critiquaient son mysticisme. La propagation de l\u2019homaranisme prit fin apr\u00e8s le schisme des tenants de la langue internationale et la cr\u00e9ation du projet d\u2019une nouvelle langue, l\u2019ido. En 1912, durant le Congr\u00e8s Mondial de l\u2019esperanto de Cracovie, Zamenhof se d\u00e9mit publiquement de ses fonctions officielles dans le mouvement esp\u00e9rantiste. Lorsqu\u2019\u00e9clata la Premi\u00e8re Guerre mondiale, \u00e2g\u00e9 d\u2019\u00e0 peine 55 ans, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un homme fatigu\u00e9, dans l\u2019impossibilit\u00e9 presque totale d\u2019accomplir sa profession. Pour ce grand id\u00e9aliste, la guerre fut une exp\u00e9rience terrible. Ludwik Zamenhof mourut le 14 avril 1917, il ne vit pas la fin de la guerre. Il fut inhum\u00e9 \u00e0 Varsovie, dans le cimeti\u00e8re juif de la rue Okopowa.Ni l\u2019esp\u00e9ranto ni la vision soci\u00e9tale de Zamenhof ne chang\u00e8rent le monde, mais ils cr\u00e9\u00e8rent le mouvement esp\u00e9rantiste auquel adh\u00e8rent de nombreuses personnes \u00e0 travers le monde. Les estimations du nombre de personnes qui parlent l\u2019esp\u00e9ranto dans le monde sont tr\u00e8s disparates, elles vont de quelques dizaines de millers \u00e0 quelques millions. Dans la pr\u00e9face de son manuel paru en 1887, Ludwik Zamenhof reconnaissait qu\u2019il lui semblait important que \\\"cette langue soit incroyablement facile, de mani\u00e8re \u00e0 ce que son \u00e9tude soit un jeu\\\". L\u2019esp\u00e9ranto combine des \u00e9l\u00e9ments de nombreuses langues utilis\u00e9es dans toute l\u2019Europe. 75% de son vocabulaire provident des langues romanes, 10% des langues germaniques (dont le yiddish), 13% du grec et 1% des langues slaves, le pourcent restant est compos\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui ne proviennent d\u2019aucune langue, ce sont des mots imagin\u00e9s par Zamenhof lui-m\u00eame.\\nGalerie d\u2019images\\n\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\\n\u00a0\"},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2017\/01\/01\/centenaire-de-la-mort-de-ludwik-zamenhof-le-createur-de-lesperanto\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/05\/99990fr-7-1.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/05\/99990fr-7-1.jpg\",\"width\":572,\"height\":359,\"caption\":\"Ludwik Zamenhof (c) BOK\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2017\/01\/01\/centenaire-de-la-mort-de-ludwik-zamenhof-le-createur-de-lesperanto\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Centenaire de la mort de Ludwik ZAMENHOF, le cr\u00e9ateur de l&rsquo;esperanto\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#website\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/\",\"name\":\"Instytut Polski w Brukseli\",\"description\":\"Instytuty Polskie\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"pl-PL\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/ccb27e6f37dc023e9a8d394b9bc37c18\",\"name\":\"dyjakn\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"dyjakn\"},\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/author\/dyjakn\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Centenaire de la mort de Ludwik ZAMENHOF, le cr\u00e9ateur de l'esperanto - Instytut Polski w Brukseli","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2017\/01\/01\/centenaire-de-la-mort-de-ludwik-zamenhof-le-createur-de-lesperanto\/","og_locale":"pl_PL","og_type":"article","og_title":"Centenaire de la mort de Ludwik ZAMENHOF, le cr\u00e9ateur de l'esperanto - Instytut Polski w Brukseli","og_description":"Ludwik\u00a0ZAMENHOF\u00a0nous quittait il y a 100 ans. 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Ludwik, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment Lejzer \u0141azarz Zamenhof, est n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1859 dans une famille juive de Bia\u0142ystok. Ils habitaient au num\u00e9ro 6 de la rue Zielona, dans l\u2019un des quartiers les plus pauvres de la ville. La m\u00e8re de Ludwik, Rozalia Sofer, \u00e9tait une femme profond\u00e9ment religieuse, tandis que son p\u00e8re, Marek, professeur de langues \u00e9trang\u00e8res de son \u00e9tat, poss\u00e9dait de nombreux traits du lib\u00e9ral et du libre-penseur du XIXe si\u00e8cle. Les divergences de vue des parents eut une grande importance dans le d\u00e9veloppement intellectuel de leur fils a\u00een\u00e9. Bia\u0142ystok, la ville natale de Zamenhof, joua \u00e9galement un r\u00f4le non n\u00e9gligeable dans le fa\u00e7onnement de sa vision du monde. Bien plus tard, dans une lettre \u00e0 Nikolaj Afrikanovi\u010d, un esperantiste russe, il \u00e9crivait au sujet de sa ville : \"La ville o\u00f9 je suis n\u00e9 a d\u00e9termin\u00e9 toute ma vie future. [\u2026] On m\u2019a \u00e9duqu\u00e9 pour \u00eatre un id\u00e9aliste, on m\u2019a appris que tous les hommes sont fr\u00e8res. Mais moi, dans chaque cour int\u00e9rieure, \u00e0 chaque pas, je sentais que ce n\u2019\u00e9tait pas des fr\u00e8res que j\u2019y voyais, mais des Russes, des Polonais, des Allemands, des Juifs, d\u2019autres encore. Cette pens\u00e9e \u00e0 rebours traversait mon \u00e2me d\u2019enfant [\u2026]. Il me semblait \u00e0 l\u2019\u00e9poque que les adultes pourraient faire ce qu\u2019ils voudraient, je me r\u00e9p\u00e9tais que c\u2019\u00e9tait moi qui, lorsque je serai devenu grand, changerai tout \u00e7a.\" En 1857, Bia\u0142ystok comptait plus de 14 000 habitants, l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 \u00e9tait de confession h\u00e9bra\u00efque (69%), les catholiques composaient 22% de l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9, ensuite venaient les protestants (5%), les gens de confession orthodoxe \u00e9taient les moins nombreux, on les estime \u00e0 un peu moins de 4%. La ville \u00e9tait domin\u00e9e par la tour de l\u2019H\u00f4tel de ville, au centre de la place du March\u00e9 qui jouait un r\u00f4le principalement commercial. C\u2019est l\u00e0 que se rencontraient tous les habitants de la ville et des environs. Aux quatre coins, on entendait les langues se m\u00ealer : le yiddish, le polonais, l\u2019allemand, le russe. Pour Ludwik, la ville ressemblait \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 la Tour de Babel. Les gens qui d\u00e9ambulaient autour de l\u2019H\u00f4tel de ville se comprenaient parfois avec peine, s\u2019exprimaient dans diff\u00e9rentes langues, cela lui rappelait la construction de la Tour, lorsque Dieu m\u00e9langea les langues pour punir les hommes de leur arrogance. A l\u2019\u00e2ge de 10 ans il d\u00e9crivit ses contemporains dans une \u0153uvre intitul\u00e9e\u00a0La Tour de Babel. Ou trag\u00e9die \u00e0 Bia\u0142ystok en cinq actes. Lorsqu\u2019en 1873, il d\u00e9m\u00e9nagea \u00e0 Varsovie avec ses parents et un grands nombre de membres de sa famille, il emporta avec lui ce tableau, ainsi que l\u2019id\u00e9e qui le taraudait de cr\u00e9er une langue internationale. Les Zamenhof \u00e9taient partis pour trouver un futur plus favorable. Ludwik continua au Coll\u00e8ge pour gar\u00e7ons no II, au profil philologique, son \u00e9ducation commenc\u00e9e au Coll\u00e8ge g\u00e9n\u00e9raliste de Bia\u0142ystok. A Varsovie, il perfectionna sa connaissance de langues telles que le polonais, l\u2019allemand et le russe. Il connaissait \u00e9galement le yiddish, le fran\u00e7ais, l\u2019h\u00e9breux et le latin ; au Coll\u00e8ge de Varsovie, il commen\u00e7a \u00e9galement l\u2019apprentissage de l\u2019anglais. Dans son entourage, la plupart consid\u00e9rait comme irraisonnable et impossible l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er artificiellement une langue, mais un cercle \u00e9troit de ses amis suivaient de plus en plus attentivement les efforts et les r\u00e9sultats de ses travaux. C\u2019est probablement en 1878, l\u2019ann\u00e9e qui pr\u00e9c\u00e9da l\u2019obtention de son baccalaur\u00e9at, qu\u2019il termina son travail sur le doctionnaire et la grammaire de sa nouvelle langue. En juin 1879, Ludwik commen\u00e7a des \u00e9tudes de m\u00e9decine \u00e0 Moscou, conform\u00e9ment \u00e0 la volont\u00e9 de son p\u00e8re. Toutefois, suite \u00e0 l\u2019assassinat \u00e0 Moscou de l\u2019empereur Alexandre II, il quitta la ville \u00e0 cause du regain d\u2019antis\u00e9mitisme qui y s\u00e9vissait et de la menace grandissante de pogrom. L\u2019histoire, pas tout \u00e0 fait confirm\u00e9e, raconte qu\u2019apr\u00e8s son retour \u00e0 Varsovie il ne retrouva plus ses manuscrits de jeunesse, notamment le premier jet du dictionnaire et de la grammaire qu\u2019il avait compos\u00e9. Ils avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits par son p\u00e8re. Contrairement \u00e0 sa m\u00e8re et \u00e0 ses fr\u00e8res et s\u0153urs, ce dernier \u00e9tait contre la passion de jeunesse de son fils. Il la consid\u00e9rait comme une perte de temps pr\u00e9cieux que son fils premier-n\u00e9 devait consacrer \u00e0 sa m\u00e9decine. Heureusement pour la future langue internationale, Ludwik ne se d\u00e9couragea pas, avec ce qu\u2019il en retrouva, et riche de sa propre exp\u00e9rience et de celle des autres cr\u00e9ateurs de langues internationales, il reprit et am\u00e9liora encore ses deux ouvrages dans les ann\u00e9es 1882-1887.Le 18 janvier 1885, il pr\u00eata serment comme m\u00e9decin. Sur les conseils de son p\u00e8re, il d\u00e9cida de se sp\u00e9cialiser en ophtalmologie, ce qui devait lui garantir une carri\u00e8re rapide. Le jeune Zamenhof ne s\u2019engagea pas outre mesure dans son stage dans une clinique ophtalmologique de Vienne et passa tout son temps libre au perfectionnement de la langue qu\u2019il avait invent\u00e9e. La m\u00e9decine n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 un sacerdoce pour Ludwik, et il ne sera jamais un m\u00e9decin accompli. De retour \u00e0 Varsovie, sacrifiant aux d\u00e9cisions de sa famille, il accepta un poste dans un h\u00f4pital. Derri\u00e8re cette d\u00e9cision se cachait un autre but : il voulait gagner de l\u2019argent pour publier un manuel d\u2019apprentissage de sa nouvelle langue. Le manuscrit fut sign\u00e9 du pseudonyme Dr Esperanto, ce qui, dans sa langue, signifiait \"le docteur qui a espoir\". L\u2019espoir dans le succ\u00e8s de ses r\u00eaves, l\u2019espoir que les hommes pourront \u00eatre unis gr\u00e2ce \u00e0 lui. C\u2019est de ce pseudonyme que vient le nom ult\u00e9rieur de cette langue.1887 fut pour lui une ann\u00e9e heureuse \u00e0 double titre, il \u00e9pousa Klara Silbernik, la fille d\u2019un riche marchand de Kowno, et gr\u00e2ce au soutien financier de son beau-p\u00e8re il fit para\u00eetre son ouvrage. Le 14 juillet, l\u2019impression de la version russe de son manuel est termin\u00e9e, une semaine plus tard sort le m\u00eame manuel dans sa version polonaise. Le titre complet en est J\u0119zyk mi\u0119dzynarodowy. Przedmowa i podr\u0119cznik kompletny (La Langue internationale. Pr\u00e9face et manuel complet). En esp\u00e9ranto, il porte le titre Lingvo internacia. Anta\u01d4parol kaj plena lernolibro. A c\u00f4t\u00e9 de son travail sur la langue internationale, Ludwik devait travailler pour faire vivre sa famille, d\u2019autant plus qu\u2019en 1888 naquit son premier enfant, Adam. Les d\u00e9m\u00e9nagements successifs, n\u00e9cessit\u00e9s par la recherche de travail, d\u2019abord \u00e0 Kherson, dans la Russie profonde, ensuite \u00e0 Grodno en 1893, ne s\u2019av\u00e9r\u00e8rent pas payants. A Grodno, les Zamenhof passent quatre ann\u00e9es proches de la pauvret\u00e9, aid\u00e9s par les dotations syst\u00e9matiques de son beau-p\u00e8re, comme il l\u2019\u00e9crira lui-m\u00eame. Ce fut avec son soutien que la famille Zamenhof revint finalement \u00e0 Varsovie. Aleksander Silbernik acheta \u00e0 son beau-fils deux locaux, l\u2019un destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre un lieu d\u2019habitation, le second devant \u00eatre un cabinet priv\u00e9 d\u2019ophtalmologie.Lorsque la vie de Ludwik se stabilisa, il put se consacrer pleinement \u00e0 la passion de sa vie. Quasiment d\u00e8s les premiers jours qui suivirent la parution des deux premi\u00e8res versions de son manuel commen\u00e7a \u00e0 se former le cercle des futurs propagateurs de l\u2019esp\u00e9ranto, admirateurs de son cr\u00e9ateur. Le premier succ\u00e8s marquant eut lieu en 1905. A Boulogne-sur-Mer, en France, eut lieu le premier Congr\u00e8s mondial d\u2019esp\u00e9ranto. 688 esp\u00e9rantistes y prirent part. En chemin, Zamenhof re\u00e7ut la L\u00e9gion d\u2019Honneur \u00e0 Paris et la tour Eiffel fut illumin\u00e9e en son honneur. Durant le congr\u00e8s, le cr\u00e9ateur de l\u2019esp\u00e9ranto renon\u00e7a \u00e0 les droits d\u2019auteur sur sa propre \u0153uvre. Les congr\u00e8s suivants renforc\u00e8rent et propag\u00e8rent l\u2019esp\u00e9ranto. En 1907, 756 organisations esp\u00e9rantistes fonctionnaient \u00e0 travers le monde, dont 123 hors d\u2019Europe. L\u2019ann\u00e9e suivante, lors du IV Congr\u00e8s mondial \u00e0 Dresden, le nombre d\u2019organisations esp\u00e9rantistes atteignit 1266, et ce n\u2019est pas moins de 1393 esp\u00e9rantites qui y particip\u00e8rent. En 1908 fut cr\u00e9e l\u2019Union mondiale esp\u00e9rantiste.Pour Ludwik Zamenhof, l\u2019esp\u00e9ranto \u00e9tait un moyen de r\u00e9aliser son r\u00eave de voir l\u2019amiti\u00e9 unir les citoyens du monde entier. Il avait d\u2019abord appel\u00e9 son id\u00e9e l\u2019hilelisme. Il puisait son inspiration des ouvrages d\u2019un penseur juif, Hillel Hazaken, qui v\u00e9cut au premier si\u00e8cle avant notre \u00e8re. L\u2019id\u00e9e principale qui guidait Zamenhof \u00e9tait l\u2019union des nations, mais \u00e9galement, par corollaire, les changements qui devaient s\u2019op\u00e9rer dans les domaines de la religion et des m\u0153urs. Ses conceptions ne furent pas bien accept\u00e9es, ni par les Juifs qui devaient jouer le r\u00f4le principal dans ce processus, ni par les esp\u00e9rantistes eux-m\u00eames. La majorit\u00e9 consid\u00e9rait cela comme la cause priv\u00e9e de Ludwik Zamenhof. Entretemps, le Dr Esperanto appela son id\u00e9e\u00a0homaranisme, du mot esp\u00e9ranto \"homaro\", l\u2019humanit\u00e9, ce qui devait souligner que c\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 dans son ensemble qu\u2019elle s\u2019adressait. Zamenhof proposait une religion et une \u00e9thique universelles. Le principe de base de cette \u00e9thique \u00e9tait l\u2019amour des gens. Mais les opposants de Zamenhof comme ses amis critiquaient son mysticisme. La propagation de l\u2019homaranisme prit fin apr\u00e8s le schisme des tenants de la langue internationale et la cr\u00e9ation du projet d\u2019une nouvelle langue, l\u2019ido. En 1912, durant le Congr\u00e8s Mondial de l\u2019esperanto de Cracovie, Zamenhof se d\u00e9mit publiquement de ses fonctions officielles dans le mouvement esp\u00e9rantiste. Lorsqu\u2019\u00e9clata la Premi\u00e8re Guerre mondiale, \u00e2g\u00e9 d\u2019\u00e0 peine 55 ans, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un homme fatigu\u00e9, dans l\u2019impossibilit\u00e9 presque totale d\u2019accomplir sa profession. Pour ce grand id\u00e9aliste, la guerre fut une exp\u00e9rience terrible. Ludwik Zamenhof mourut le 14 avril 1917, il ne vit pas la fin de la guerre. Il fut inhum\u00e9 \u00e0 Varsovie, dans le cimeti\u00e8re juif de la rue Okopowa.Ni l\u2019esp\u00e9ranto ni la vision soci\u00e9tale de Zamenhof ne chang\u00e8rent le monde, mais ils cr\u00e9\u00e8rent le mouvement esp\u00e9rantiste auquel adh\u00e8rent de nombreuses personnes \u00e0 travers le monde. Les estimations du nombre de personnes qui parlent l\u2019esp\u00e9ranto dans le monde sont tr\u00e8s disparates, elles vont de quelques dizaines de millers \u00e0 quelques millions. Dans la pr\u00e9face de son manuel paru en 1887, Ludwik Zamenhof reconnaissait qu\u2019il lui semblait important que \"cette langue soit incroyablement facile, de mani\u00e8re \u00e0 ce que son \u00e9tude soit un jeu\". L\u2019esp\u00e9ranto combine des \u00e9l\u00e9ments de nombreuses langues utilis\u00e9es dans toute l\u2019Europe. 75% de son vocabulaire provident des langues romanes, 10% des langues germaniques (dont le yiddish), 13% du grec et 1% des langues slaves, le pourcent restant est compos\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui ne proviennent d\u2019aucune langue, ce sont des mots imagin\u00e9s par Zamenhof lui-m\u00eame.\nGalerie d\u2019images\n\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\n\u00a0"},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2017\/01\/01\/centenaire-de-la-mort-de-ludwik-zamenhof-le-createur-de-lesperanto\/#primaryimage","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/05\/99990fr-7-1.jpg","contentUrl":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/05\/99990fr-7-1.jpg","width":572,"height":359,"caption":"Ludwik Zamenhof (c) BOK"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2017\/01\/01\/centenaire-de-la-mort-de-ludwik-zamenhof-le-createur-de-lesperanto\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Centenaire de la mort de Ludwik ZAMENHOF, le cr\u00e9ateur de l&rsquo;esperanto"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#website","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/","name":"Instytut Polski w Brukseli","description":"Instytuty Polskie","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"pl-PL"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/ccb27e6f37dc023e9a8d394b9bc37c18","name":"dyjakn","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8275a451988be0ae9a525d2a55b644f7?s=96&d=mm&r=g","caption":"dyjakn"},"url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/author\/dyjakn\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3244","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/users\/127"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3244"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3244\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3246,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3244\/revisions\/3246"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3245"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3244"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3244"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3244"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}