{"id":8152,"date":"2022-01-24T16:29:52","date_gmt":"2022-01-24T15:29:52","guid":{"rendered":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?p=8152"},"modified":"2023-02-23T12:39:43","modified_gmt":"2023-02-23T11:39:43","slug":"journee-internationale-dediee-a-la-memoire-des-victimes-de-lholocauste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2022\/01\/24\/journee-internationale-dediee-a-la-memoire-des-victimes-de-lholocauste\/","title":{"rendered":"Journ\u00e9e internationale d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire des victimes de l&#8217;Holocauste"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c0 l&#8217;occasion de la comm\u00e9moration de l&#8217;anniversaire de la lib\u00e9ration du camp de concentration d&#8217;Auschwitz le 27 janvier 1945, l&#8217;Institut polonais et le festival Traces vous invitent \u00e0 un concert pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&#8217;une conf\u00e9rence.<\/p>\n<p><br>Le Quatuor Karski et Raphael Wallfisch interpr\u00e9teront le Quatuor \u00e0 cordes n\u00b0 3 de Szymon Laks, dont la composition fait suite aux exp\u00e9riences tragiques du compositeur dans les camps de concentration et les prisons nazies, et le c\u00e9l\u00e8bre quintette \u00e0 cordes de Schubert. L&#8217;interpr\u00e9tation du quatuor \u00e0 cordes de Laks sera encadr\u00e9e par une br\u00e8ve conf\u00e9rence et une s\u00e9ance de questions-r\u00e9ponses, dirig\u00e9es par Katarzyna Naliwajek &#8211; ma\u00eetre de conf\u00e9rences au d\u00e9partement de th\u00e9orie et d&#8217;esth\u00e9tique musicale de l&#8217;Institut de musicologie de l&#8217;Universit\u00e9 de Varsovie, et chercheuse de renomm\u00e9e internationale s&#8217;int\u00e9ressant particuli\u00e8rement \u00e0 la musique du XXe si\u00e8cle et de la p\u00e9riode de la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Jeudi 27 janvier 2022 \u00e0 19:30 <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>@ Chapelle Protestante <\/strong>(Museumplein 2, 1000 Brussels)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Plus de d\u00e9tails sur l&#8217;\u00e9v\u00e8nement <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/events\/260555929377951\/?ref=newsfeed\">Facebook<\/a>. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">R\u00e9servations <a href=\"https:\/\/www.eventbrite.com\/e\/international-holocaust-remembrance-day-tickets-243625920687\">ici<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>L\u2019orchestre de prisonniers \u00e0 Birkenau (1942-1944)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">par Jacek Lachendro<\/p>\n\n\n\n<p>Le Konzentrationslager (en allemand : camp de concentration, \u2018KL\u2019) Auschwitz a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au printemps 1940. Au cours des ann\u00e9es suivantes, il a \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matiquement agrandi, de sorte qu&#8217;il a fini par comprendre trois parties principales &#8211; Auschwitz 1 (le camp principal), Auschwitz II (Birkenau) et Auschwitz III (Monowitz), ainsi que plus de 40 sous-camps.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait quatre orchestres de prisonniers dans le complexe d&#8217;Auschwitz, dont la t\u00e2che principale \u00e9tait de jouer des m\u00e9lodies de marche pour faciliter le d\u00e9part des prisonniers pour le travail et leur retour au camp. Leurs t\u00e2ches consistaient \u00e9galement \u00e0 donner des concerts pour les SS, g\u00e9n\u00e9ralement le dimanche apr\u00e8s-midi, et, avec l&#8217;autorisation de l&#8217;administration du camp, pour les autres prisonniers. Le premier orchestre a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 en mars 1941 \u00e0 Auschwitz I. Avec le temps, il comptait environ 120 musiciens et a fonctionn\u00e9 avec une courte pause jusqu&#8217;\u00e0 la fin du camp (\u00e0 la fin de 1944, il comptait environ 80 prisonniers). Les autres orchestres ont jou\u00e9 \u00e0 Birkenau dans les camps pour hommes et dans ceux pour femmes et \u00e0 Monowitz. Les ensembles masculins comptaient de 30 \u00e0 40 hommes, les ensembles f\u00e9minins plus de 40. En outre, il y avait quatre petits ensembles musicaux dans diff\u00e9rents secteurs de Birkenau, qui jouaient pour le divertissement des SS et des prisonniers de fonction, et parfois pour les autres prisonniers. De m\u00eame, dans les sept plus grands sous-camps, il y avait plusieurs ensembles comptant plusieurs dizaines de membres. Leur t\u00e2che principale consistait \u00e0 jouer, g\u00e9n\u00e9ralement le dimanche, pour les prisonniers SS, hommes et femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;orchestre du camp d&#8217;hommes de Birkenau a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en ao\u00fbt 1942 \u00e0 la demande du Lagerf\u00fchrer (directeur du camp) Johann Schwarzhuber. Il \u00e9tait initialement compos\u00e9 de 16 prisonniers transf\u00e9r\u00e9s de l&#8217;orchestre du camp principal. Comme les autres orchestres, sa t\u00e2che principale consistait \u00e0 jouer des marches anim\u00e9es pour maintenir le rythme rapide suivant lequel les prisonniers passaient la porte du camp. L&#8217;orchestre s&#8217;agrandit progressivement et, \u00e0 l&#8217;\u00e9t\u00e9 1944, il compte plus de 30 musiciens. Au d\u00e9part, il ne comprenait que des Polonais, mais leur nombre n&#8217;\u00e9tait pas important. Par cons\u00e9quent, avec le consentement du directeur du camp, les Juifs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 accept\u00e9s dans l&#8217;orchestre et ils ont bient\u00f4t forme la plus grande partie du groupe. Parmi eux se trouvaient d&#8217;excellents musiciens tels que Szymon Laks et Louis Bannet (le musicien de jazz connu sous le nom d&#8217;Armstrong n\u00e9erlandais), ce qui a \u00e9lev\u00e9 le niveau de jeu et am\u00e9lior\u00e9 le son.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier Kapellmeister et chef d&#8217;orchestre \u00e9tait un Polonais, Jan Zaborski, qui jouait \u00e9galement du tuba. Jan Zaborski (num\u00e9ro de prisonnier 19848) \u00e9tait un Polonais. Apr\u00e8s sa mort en novembre 1942, ces fonctions ont \u00e9t\u00e9 reprises par le percussioniste \u00e9galement polonais, Franciszek Kopka (n\u00b0 11099). Il dirige l&#8217;orchestre jusqu&#8217;en juin 1944, date \u00e0 laquelle, en tant que Reichsdeutsche (citoyen allemand), il est renvoy\u00e9 du camp. Cependant, Szymon Laks (n\u00b0 42543), musicien polonais d&#8217;origine juive d\u00e9port\u00e9 de<\/p>\n\n\n\n<p>France en juillet 1942, avait d\u00e9j\u00e0 eu une influence significative sur le fonctionnement de l&#8217;orchestre. Il a sans doute \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par sa grande \u00e9ducation et ses comp\u00e9tences. Il a \u00e9tudi\u00e9 la composition et la direction d&#8217;orchestre aux conservatoires de Varsovie et de Paris, gr\u00e2ce auxquels il \u00e9tait non seulement un grand chef d&#8217;orchestre, mais aussi un excellent orchestrateur, \u00e9crivant habilement des notes pour tout l&#8217;ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>Les musiciens changaient plusieurs fois de caserne, ils y vivaient et r\u00e9p\u00e8taient. Cependant, ils ont pass\u00e9 le plus de temps dans la baraque 5 du secteur Blb et dans la baraque portant le m\u00eame num\u00e9ro du secteur BIId. Dans les deux secteurs, ils ont jou\u00e9 pour les comit\u00e9s de travail install\u00e9s pr\u00e8s des portes du camp. Habituellement, dans les m\u00eames lieux, ils donnaient des concerts le dimanche pour les s\u00e9minaristes et les co-d\u00e9tenus.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9pertoire quotidien se composait principalement de marches allemandes. Le dimanche, en revanche, les membres de l&#8217;orchestre jouaient des morceaux de musique savante, principalement de compositeurs allemands et autrichiens, ainsi que des succ\u00e8s populaires de l&#8217;\u00e9poque. Il y a \u00e9galement eu des repr\u00e9sentations informelles pour les SS et les prisonniers privil\u00e9gi\u00e9s, au cours desquelles les musiciens ont \u00e9galement jou\u00e9 des airs de jazz am\u00e9ricain. Bien que cette musique soit consid\u00e9r\u00e9e comme &#8222;d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e&#8221; dans le Troisi\u00e8me Reich et qu&#8217;il soit interdit de la jouer \u00e0 la radio ou dans les clubs, certains musiciens l&#8217;ont jou\u00e9e \u00e0 la demande de certains hommes SS lors de leurs r\u00e9unions sociales. Les musiciens du Nauminst n&#8217;ont pas jou\u00e9 d&#8217;\u0153uvres de compositeurs polonais, comme Chopin, ou de compositeurs juifs, car ceux-ci \u00e9taient interdits dans le camp. S&#8217;ils le faisaient, c&#8217;\u00e9tait uniquement de mani\u00e8re officieuse, dans un petit cercle de personnes de confiance.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;orchestre d&#8217;hommes de Birkenau a exist\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 la fin du mois d&#8217;octobre 1944, lorsque ses membres ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9port\u00e9s principalement au camp de Sachsenhausen.<\/p>\n\n\n\n<p>Jacek Lachendro, Les orchestres du KL Auschwitz, Auschwitz. 27, 2015, p. 7-148<\/p>\n\n\n\n<p>Szymon Laks, Music of Another World, Evanston, IL : Northwestern University Press, 1989<\/p>\n\n\n\n<p>Ken Shuldman, Jazz Survivor, The Story of Louis Bannet, Horn Ployer of Auschwitz, Londres, Portland 2005<\/p>\n\n\n\n<p>Site web de <a href=\"https:\/\/forbiddenmusic.inf\">Forbidden Music<\/a> <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>La musique comme souvenir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">par Katarzyna Naliwajek<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me quatuor de Szymon Laks et le c\u00e9l\u00e8bre quintette \u00e0 cordes de Schubert sont interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la Chapelle Protestante de Bruxelles par le Quatuor Karski et le violoncelliste Raphael Wallfisch pour comm\u00e9morer la lib\u00e9ration du camp de concentration d&#8217;Auschwitz le 27 janvier 1945 et la journ\u00e9e de comm\u00e9moration de l&#8217;Holocauste.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Szymon Laks &#8211; compositeur, violoniste, auteur, publiciste et traducteur &#8211; est n\u00e9 \u00e0 Varsovie dans une famille juive le 1er novembre 1901. Apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 les math\u00e9matiques, la philosophie, la composition et la direction d&#8217;orchestre \u00e0 Varsovie, il s&#8217;installe \u00e0 Paris, comme tant d&#8217;autres jeunes compositeurs polonais. L\u00e0, sa cr\u00e9ativit\u00e9 musicale est violemment interrompue le 14 mai 1941, lorsqu&#8217;il est arr\u00eat\u00e9, d\u00e9tenu dans le camp de transit de Pithivier et, le 19 juillet 1942, transport\u00e9 \u00e0 Auschwitz II Birkenau, o\u00f9 il re\u00e7oit le num\u00e9ro 49543. Il r\u00e9ussit \u00e0 survivre aux conditions tragiques qui y r\u00e8gnent en tant que musicien et chef de l&#8217;orchestre du camp. En octobre 1944, il est transport\u00e9 d&#8217;abord \u00e0 Oranienburg-Sachsenhausen, puis en novembre au sous-camp Landsberg\/Kaufering de Dachau, o\u00f9 il travaille sur le chantier de construction d&#8217;une usine d&#8217;avions militaires.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 son retour \u00e0 Paris, le 18 mai 1945, il commence \u00e0 d\u00e9crire ses exp\u00e9riences dans les camps. L&#8217;\u00e9dition polonaise de ce livre (Gry o\u015bwi\u0119cimskie, 1979 ; publi\u00e9 \u00e0 l&#8217;origine sous le titre <em>Musiques d&#8217;un autre monde<\/em> en 1948) est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 ses amis, qui l&#8217;ont aid\u00e9 \u00e0 survivre au camp &#8211; Ludwik \u017buk-Skarszewski, Tadeusz Jaworo et Jan Stojakowski. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, il compose son troisi\u00e8me quatuor \u00e0 cordes &#8222;sur des motifs populaires polonais&#8221;, interpr\u00e9t\u00e9 par le Quatuor Lespine le 25 novembre 1945 \u00e0 la Sorbonne. Ce quatuor est le credo du compositeur, dont l&#8217;exceptionnelle production d&#8217;avant-guerre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite lors de cette arrestation (parmi lesquels les deux premiers quatuors \u00e0 cordes et le Blues symphonique pour saxophone et orchestre), et qui s&#8217;efforce de retrouver son identit\u00e9 artistique et de retrouver son \u00e9nergie vitale en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 plusieurs m\u00e9lodies populaires de son pays natal. Vingt ans plus tard, \u00e0 nouveau accabl\u00e9 par la situation politique mondiale et l&#8217;antis\u00e9mitisme r\u00e9current, il revient \u00e0 ce quatuor et y construit son superbe Quintette avec piano (1967).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La musique de Szymon Laks, effac\u00e9e des sc\u00e8nes musicales pendant l&#8217;Holocauste, n&#8217;a retrouv\u00e9 sa place qu&#8217;au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, gr\u00e2ce aux efforts de musiciens tels que le l\u00e9gendaire Quatuor \u00e0 cordes de Sil\u00e9sie, le Canadian ARC Ensemble, le Quatuor Szymanowski et le chef d&#8217;orchestre Szymon Bywalec, des musicologues et des organisateurs visionnaires, comme Frank Harders-Wuthenow, qui a r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie &#8222;Poland Abroad&#8221; avec des musiques de musiciens polonais victimes de la pers\u00e9cution des national-socialistes, et Renata Koszyk, fondatrice du site <a href=\"http:\/\/www.forbiddenmusic. info\">Forbidden Music<\/a> (Zakazana muzyka) et productrice d&#8217;enregistrements de musique jou\u00e9e par les prisonniers du camp d&#8217;Auschwitz-Birkenau (orchestres de femmes et d&#8217;hommes qui y fonctionnaient).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le Quintette \u00e0 cordes en do majeur est la derni\u00e8re \u0153uvre de chambre \u00e9crite par Franz Schubert, achev\u00e9e deux mois seulement avant sa mort pr\u00e9matur\u00e9e en 1828. Il est souvent appel\u00e9 le &#8222;quintette pour violoncelle&#8221; en raison de sa composition inhabituelle, o\u00f9 un violoncelle est ajout\u00e9 au quatuor \u00e0 cordes au lieu d&#8217;une composition plus standard avec un second alto. L&#8217;intensification du registre grave cr\u00e9e ainsi des couleurs et des effets plus poignants. C&#8217;est le deuxi\u00e8me de ses quatre mouvements, l&#8217;Adagio intens\u00e9ment \u00e9mouvant, qui est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;expression la plus \u00e9lev\u00e9e du deuil.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le Quatuor Karski &#8211; les violonistes Kaja Nowak et Natalia Kotarba, la violoniste et altiste Diede Verpoest et la violoncelliste Julia Kotarba &#8211; fond\u00e9 en Belgique en 2018, gagne en reconnaissance pour son approche passionn\u00e9e dans leurs interpr\u00e9tations de la musique allant du 18e au 21e si\u00e8cle. Le quatuor tire son nom et ses id\u00e9aux de Jan Karski (1914-2000), h\u00e9ros l\u00e9gendaire de la r\u00e9sistance, qui a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re de diplomate polonais avant la guerre et dont la mission \u00e9tait de d\u00e9couvrir et de r\u00e9v\u00e9ler la v\u00e9rit\u00e9 sur l&#8217;Holocauste dans la Pologne occup\u00e9e aux politiciens des Alli\u00e9s en 1942 et 1943, et dont la voix et le t\u00e9moignage n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9cout\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Raphael Wallfisch est un violoncelliste c\u00e9l\u00e8bre, dont la m\u00e8re, Anita Lasker-Wallfisch, \u00e9galement violoncelliste exceptionnelle, jouait du violoncelle dans l&#8217;orchestre de femmes \u00e0 Birkenau, et \u00e9tait l&#8217;amie de feu Helena Dunicz-Niwi\u0144ska, qui jouait du violon l\u00e0-bas, et gr\u00e2ce \u00e0 laquelle une reconstitution de l&#8217;\u00c9tude en mi majeur de Chopin dans la partition d&#8217;Alma Ros\u00e9, qui dirigeait l&#8217;orchestre de femmes et prot\u00e9geait ainsi les femmes l\u00e0-bas, et leur donnait cette partition \u00e0 jouer pour elles-m\u00eames en secret, a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e et enregistr\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son livre publi\u00e9 deux ans avant sa mort, en 1983, \u00e0 Paris, Szymon Laks \u00e9crivait que si les souvenirs du camp n&#8217;ont pas disparu, la col\u00e8re, la piti\u00e9, la fureur, la r\u00e9volte et l&#8217;appel \u00e0 la vengeance &#8222;ont progressivement perdu leur force, pour finalement p\u00e9rir, comme la brume matinale apr\u00e8s le lever du soleil&#8221;. Et dans l&#8217;Avertissement obligatoire, l&#8217;introduction de son dernier livre, publi\u00e9 \u00e0 titre posthume en 1984, il d\u00e9crivait la notion de culture comme &#8211; entre autres &#8211; &#8222;l&#8217;amour fraternel&#8221; et &#8222;le respect des opinions des autres &#8211; racistes except\u00e9s&#8221;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Que ces id\u00e9es r\u00e9sonnent non seulement lors de ce concert et en ce jour sp\u00e9cial, mais aussi dans nos soci\u00e9t\u00e9s et dans le c\u0153ur des hommes gr\u00e2ce aux musiciens, aux artistes et aux diff\u00e9rentes actions favorisant une meilleure compr\u00e9hension entre les individus, les nations et les \u00c9tats.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\" \/>\n\n\n\n<p>Katarzyna Naliwajek, docteur, Institut de musicologie de l&#8217;universit\u00e9 de Varsovie<\/p>\n\n\n\n<p>Auteur de l&#8217;exposition acclam\u00e9e Music in Occupied Poland, co-auteur de deux volumes de Warsaw Musicians 1939-1945 et du site Forbidden Music.<\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l&#8217;occasion de la comm\u00e9moration de l&#8217;anniversaire de la lib\u00e9ration du camp de concentration d&#8217;Auschwitz le 27 janvier 1945, l&#8217;Institut polonais et le festival Traces vous invitent \u00e0 un concert pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&#8217;une conf\u00e9rence. 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L'interpr\u00e9tation du quatuor \u00e0 cordes de Laks sera encadr\u00e9e par une br\u00e8ve conf\u00e9rence et une s\u00e9ance de questions-r\u00e9ponses, dirig\u00e9es par Katarzyna Naliwajek - ma\u00eetre de conf\u00e9rences au d\u00e9partement de th\u00e9orie et d'esth\u00e9tique musicale de l'Institut de musicologie de l'Universit\u00e9 de Varsovie, et chercheuse de renomm\u00e9e internationale s'int\u00e9ressant particuli\u00e8rement \u00e0 la musique du XXe si\u00e8cle et de la p\u00e9riode de la Seconde Guerre mondiale.\\nJeudi 27 janvier 2022 \u00e0 19:30 \\n@ Chapelle Protestante (Museumplein 2, 1000 Brussels)\\nPlus de d\u00e9tails sur l'\u00e9v\u00e8nement Facebook. \\nR\u00e9servations ici.\\nL\u2019orchestre de prisonniers \u00e0 Birkenau (1942-1944)\\npar Jacek Lachendro\\nLe Konzentrationslager (en allemand : camp de concentration, \u2018KL\u2019) Auschwitz a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au printemps 1940. Au cours des ann\u00e9es suivantes, il a \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matiquement agrandi, de sorte qu'il a fini par comprendre trois parties principales - Auschwitz 1 (le camp principal), Auschwitz II (Birkenau) et Auschwitz III (Monowitz), ainsi que plus de 40 sous-camps.\\nIl y avait quatre orchestres de prisonniers dans le complexe d'Auschwitz, dont la t\u00e2che principale \u00e9tait de jouer des m\u00e9lodies de marche pour faciliter le d\u00e9part des prisonniers pour le travail et leur retour au camp. Leurs t\u00e2ches consistaient \u00e9galement \u00e0 donner des concerts pour les SS, g\u00e9n\u00e9ralement le dimanche apr\u00e8s-midi, et, avec l'autorisation de l'administration du camp, pour les autres prisonniers. Le premier orchestre a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 en mars 1941 \u00e0 Auschwitz I. Avec le temps, il comptait environ 120 musiciens et a fonctionn\u00e9 avec une courte pause jusqu'\u00e0 la fin du camp (\u00e0 la fin de 1944, il comptait environ 80 prisonniers). Les autres orchestres ont jou\u00e9 \u00e0 Birkenau dans les camps pour hommes et dans ceux pour femmes et \u00e0 Monowitz. Les ensembles masculins comptaient de 30 \u00e0 40 hommes, les ensembles f\u00e9minins plus de 40. En outre, il y avait quatre petits ensembles musicaux dans diff\u00e9rents secteurs de Birkenau, qui jouaient pour le divertissement des SS et des prisonniers de fonction, et parfois pour les autres prisonniers. De m\u00eame, dans les sept plus grands sous-camps, il y avait plusieurs ensembles comptant plusieurs dizaines de membres. Leur t\u00e2che principale consistait \u00e0 jouer, g\u00e9n\u00e9ralement le dimanche, pour les prisonniers SS, hommes et femmes.\\nL'orchestre du camp d'hommes de Birkenau a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en ao\u00fbt 1942 \u00e0 la demande du Lagerf\u00fchrer (directeur du camp) Johann Schwarzhuber. Il \u00e9tait initialement compos\u00e9 de 16 prisonniers transf\u00e9r\u00e9s de l'orchestre du camp principal. Comme les autres orchestres, sa t\u00e2che principale consistait \u00e0 jouer des marches anim\u00e9es pour maintenir le rythme rapide suivant lequel les prisonniers passaient la porte du camp. L'orchestre s'agrandit progressivement et, \u00e0 l'\u00e9t\u00e9 1944, il compte plus de 30 musiciens. Au d\u00e9part, il ne comprenait que des Polonais, mais leur nombre n'\u00e9tait pas important. Par cons\u00e9quent, avec le consentement du directeur du camp, les Juifs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 accept\u00e9s dans l'orchestre et ils ont bient\u00f4t forme la plus grande partie du groupe. Parmi eux se trouvaient d'excellents musiciens tels que Szymon Laks et Louis Bannet (le musicien de jazz connu sous le nom d'Armstrong n\u00e9erlandais), ce qui a \u00e9lev\u00e9 le niveau de jeu et am\u00e9lior\u00e9 le son.\\nLe premier Kapellmeister et chef d'orchestre \u00e9tait un Polonais, Jan Zaborski, qui jouait \u00e9galement du tuba. Jan Zaborski (num\u00e9ro de prisonnier 19848) \u00e9tait un Polonais. Apr\u00e8s sa mort en novembre 1942, ces fonctions ont \u00e9t\u00e9 reprises par le percussioniste \u00e9galement polonais, Franciszek Kopka (n\u00b0 11099). Il dirige l'orchestre jusqu'en juin 1944, date \u00e0 laquelle, en tant que Reichsdeutsche (citoyen allemand), il est renvoy\u00e9 du camp. Cependant, Szymon Laks (n\u00b0 42543), musicien polonais d'origine juive d\u00e9port\u00e9 de\\nFrance en juillet 1942, avait d\u00e9j\u00e0 eu une influence significative sur le fonctionnement de l'orchestre. Il a sans doute \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par sa grande \u00e9ducation et ses comp\u00e9tences. Il a \u00e9tudi\u00e9 la composition et la direction d'orchestre aux conservatoires de Varsovie et de Paris, gr\u00e2ce auxquels il \u00e9tait non seulement un grand chef d'orchestre, mais aussi un excellent orchestrateur, \u00e9crivant habilement des notes pour tout l'ensemble.\\nLes musiciens changaient plusieurs fois de caserne, ils y vivaient et r\u00e9p\u00e8taient. Cependant, ils ont pass\u00e9 le plus de temps dans la baraque 5 du secteur Blb et dans la baraque portant le m\u00eame num\u00e9ro du secteur BIId. Dans les deux secteurs, ils ont jou\u00e9 pour les comit\u00e9s de travail install\u00e9s pr\u00e8s des portes du camp. Habituellement, dans les m\u00eames lieux, ils donnaient des concerts le dimanche pour les s\u00e9minaristes et les co-d\u00e9tenus.\\nLe r\u00e9pertoire quotidien se composait principalement de marches allemandes. Le dimanche, en revanche, les membres de l'orchestre jouaient des morceaux de musique savante, principalement de compositeurs allemands et autrichiens, ainsi que des succ\u00e8s populaires de l'\u00e9poque. Il y a \u00e9galement eu des repr\u00e9sentations informelles pour les SS et les prisonniers privil\u00e9gi\u00e9s, au cours desquelles les musiciens ont \u00e9galement jou\u00e9 des airs de jazz am\u00e9ricain. Bien que cette musique soit consid\u00e9r\u00e9e comme \\\"d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e\\\" dans le Troisi\u00e8me Reich et qu'il soit interdit de la jouer \u00e0 la radio ou dans les clubs, certains musiciens l'ont jou\u00e9e \u00e0 la demande de certains hommes SS lors de leurs r\u00e9unions sociales. Les musiciens du Nauminst n'ont pas jou\u00e9 d'\u0153uvres de compositeurs polonais, comme Chopin, ou de compositeurs juifs, car ceux-ci \u00e9taient interdits dans le camp. S'ils le faisaient, c'\u00e9tait uniquement de mani\u00e8re officieuse, dans un petit cercle de personnes de confiance.\\nL'orchestre d'hommes de Birkenau a exist\u00e9 jusqu'\u00e0 la fin du mois d'octobre 1944, lorsque ses membres ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9port\u00e9s principalement au camp de Sachsenhausen.\\nJacek Lachendro, Les orchestres du KL Auschwitz, Auschwitz. 27, 2015, p. 7-148\\nSzymon Laks, Music of Another World, Evanston, IL : Northwestern University Press, 1989\\nKen Shuldman, Jazz Survivor, The Story of Louis Bannet, Horn Ployer of Auschwitz, Londres, Portland 2005\\nSite web de Forbidden Music \\nLa musique comme souvenir\\npar Katarzyna Naliwajek\\nLe troisi\u00e8me quatuor de Szymon Laks et le c\u00e9l\u00e8bre quintette \u00e0 cordes de Schubert sont interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la Chapelle Protestante de Bruxelles par le Quatuor Karski et le violoncelliste Raphael Wallfisch pour comm\u00e9morer la lib\u00e9ration du camp de concentration d'Auschwitz le 27 janvier 1945 et la journ\u00e9e de comm\u00e9moration de l'Holocauste. \\nSzymon Laks - compositeur, violoniste, auteur, publiciste et traducteur - est n\u00e9 \u00e0 Varsovie dans une famille juive le 1er novembre 1901. Apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 les math\u00e9matiques, la philosophie, la composition et la direction d'orchestre \u00e0 Varsovie, il s'installe \u00e0 Paris, comme tant d'autres jeunes compositeurs polonais. L\u00e0, sa cr\u00e9ativit\u00e9 musicale est violemment interrompue le 14 mai 1941, lorsqu'il est arr\u00eat\u00e9, d\u00e9tenu dans le camp de transit de Pithivier et, le 19 juillet 1942, transport\u00e9 \u00e0 Auschwitz II Birkenau, o\u00f9 il re\u00e7oit le num\u00e9ro 49543. Il r\u00e9ussit \u00e0 survivre aux conditions tragiques qui y r\u00e8gnent en tant que musicien et chef de l'orchestre du camp. En octobre 1944, il est transport\u00e9 d'abord \u00e0 Oranienburg-Sachsenhausen, puis en novembre au sous-camp Landsberg\/Kaufering de Dachau, o\u00f9 il travaille sur le chantier de construction d'une usine d'avions militaires. \\n\u00c0 son retour \u00e0 Paris, le 18 mai 1945, il commence \u00e0 d\u00e9crire ses exp\u00e9riences dans les camps. L'\u00e9dition polonaise de ce livre (Gry o\u015bwi\u0119cimskie, 1979 ; publi\u00e9 \u00e0 l'origine sous le titre Musiques d'un autre monde en 1948) est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 ses amis, qui l'ont aid\u00e9 \u00e0 survivre au camp - Ludwik \u017buk-Skarszewski, Tadeusz Jaworo et Jan Stojakowski. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, il compose son troisi\u00e8me quatuor \u00e0 cordes \\\"sur des motifs populaires polonais\\\", interpr\u00e9t\u00e9 par le Quatuor Lespine le 25 novembre 1945 \u00e0 la Sorbonne. Ce quatuor est le credo du compositeur, dont l'exceptionnelle production d'avant-guerre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite lors de cette arrestation (parmi lesquels les deux premiers quatuors \u00e0 cordes et le Blues symphonique pour saxophone et orchestre), et qui s'efforce de retrouver son identit\u00e9 artistique et de retrouver son \u00e9nergie vitale en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 plusieurs m\u00e9lodies populaires de son pays natal. Vingt ans plus tard, \u00e0 nouveau accabl\u00e9 par la situation politique mondiale et l'antis\u00e9mitisme r\u00e9current, il revient \u00e0 ce quatuor et y construit son superbe Quintette avec piano (1967). \\nLa musique de Szymon Laks, effac\u00e9e des sc\u00e8nes musicales pendant l'Holocauste, n'a retrouv\u00e9 sa place qu'au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, gr\u00e2ce aux efforts de musiciens tels que le l\u00e9gendaire Quatuor \u00e0 cordes de Sil\u00e9sie, le Canadian ARC Ensemble, le Quatuor Szymanowski et le chef d'orchestre Szymon Bywalec, des musicologues et des organisateurs visionnaires, comme Frank Harders-Wuthenow, qui a r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie \\\"Poland Abroad\\\" avec des musiques de musiciens polonais victimes de la pers\u00e9cution des national-socialistes, et Renata Koszyk, fondatrice du site Forbidden Music (Zakazana muzyka) et productrice d'enregistrements de musique jou\u00e9e par les prisonniers du camp d'Auschwitz-Birkenau (orchestres de femmes et d'hommes qui y fonctionnaient). \\nLe Quintette \u00e0 cordes en do majeur est la derni\u00e8re \u0153uvre de chambre \u00e9crite par Franz Schubert, achev\u00e9e deux mois seulement avant sa mort pr\u00e9matur\u00e9e en 1828. Il est souvent appel\u00e9 le \\\"quintette pour violoncelle\\\" en raison de sa composition inhabituelle, o\u00f9 un violoncelle est ajout\u00e9 au quatuor \u00e0 cordes au lieu d'une composition plus standard avec un second alto. L'intensification du registre grave cr\u00e9e ainsi des couleurs et des effets plus poignants. C'est le deuxi\u00e8me de ses quatre mouvements, l'Adagio intens\u00e9ment \u00e9mouvant, qui est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme l'expression la plus \u00e9lev\u00e9e du deuil. \\nLe Quatuor Karski - les violonistes Kaja Nowak et Natalia Kotarba, la violoniste et altiste Diede Verpoest et la violoncelliste Julia Kotarba - fond\u00e9 en Belgique en 2018, gagne en reconnaissance pour son approche passionn\u00e9e dans leurs interpr\u00e9tations de la musique allant du 18e au 21e si\u00e8cle. Le quatuor tire son nom et ses id\u00e9aux de Jan Karski (1914-2000), h\u00e9ros l\u00e9gendaire de la r\u00e9sistance, qui a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re de diplomate polonais avant la guerre et dont la mission \u00e9tait de d\u00e9couvrir et de r\u00e9v\u00e9ler la v\u00e9rit\u00e9 sur l'Holocauste dans la Pologne occup\u00e9e aux politiciens des Alli\u00e9s en 1942 et 1943, et dont la voix et le t\u00e9moignage n'ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9cout\u00e9s. \\nRaphael Wallfisch est un violoncelliste c\u00e9l\u00e8bre, dont la m\u00e8re, Anita Lasker-Wallfisch, \u00e9galement violoncelliste exceptionnelle, jouait du violoncelle dans l'orchestre de femmes \u00e0 Birkenau, et \u00e9tait l'amie de feu Helena Dunicz-Niwi\u0144ska, qui jouait du violon l\u00e0-bas, et gr\u00e2ce \u00e0 laquelle une reconstitution de l'\u00c9tude en mi majeur de Chopin dans la partition d'Alma Ros\u00e9, qui dirigeait l'orchestre de femmes et prot\u00e9geait ainsi les femmes l\u00e0-bas, et leur donnait cette partition \u00e0 jouer pour elles-m\u00eames en secret, a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e et enregistr\u00e9e. \\nDans son livre publi\u00e9 deux ans avant sa mort, en 1983, \u00e0 Paris, Szymon Laks \u00e9crivait que si les souvenirs du camp n'ont pas disparu, la col\u00e8re, la piti\u00e9, la fureur, la r\u00e9volte et l'appel \u00e0 la vengeance \\\"ont progressivement perdu leur force, pour finalement p\u00e9rir, comme la brume matinale apr\u00e8s le lever du soleil\\\". Et dans l'Avertissement obligatoire, l'introduction de son dernier livre, publi\u00e9 \u00e0 titre posthume en 1984, il d\u00e9crivait la notion de culture comme - entre autres - \\\"l'amour fraternel\\\" et \\\"le respect des opinions des autres - racistes except\u00e9s\\\". \\nQue ces id\u00e9es r\u00e9sonnent non seulement lors de ce concert et en ce jour sp\u00e9cial, mais aussi dans nos soci\u00e9t\u00e9s et dans le c\u0153ur des hommes gr\u00e2ce aux musiciens, aux artistes et aux diff\u00e9rentes actions favorisant une meilleure compr\u00e9hension entre les individus, les nations et les \u00c9tats. \\nKatarzyna Naliwajek, docteur, Institut de musicologie de l'universit\u00e9 de Varsovie\\nAuteur de l'exposition acclam\u00e9e Music in Occupied Poland, co-auteur de deux volumes de Warsaw Musicians 1939-1945 et du site Forbidden Music.\"},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2022\/01\/24\/journee-internationale-dediee-a-la-memoire-des-victimes-de-lholocauste\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271935540_3068224150110355_5165462562792370757_n-scaled.jpeg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271935540_3068224150110355_5165462562792370757_n-scaled.jpeg\",\"width\":2560,\"height\":1280},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2022\/01\/24\/journee-internationale-dediee-a-la-memoire-des-victimes-de-lholocauste\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Journ\u00e9e internationale d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire des victimes de l&#8217;Holocauste\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#website\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/\",\"name\":\"Instytut Polski w Brukseli\",\"description\":\"Instytuty Polskie\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"pl-PL\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/a9511bd38216ede5326c1c43526fa9d8\",\"name\":\"debruchev\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/219e7982d83aec3f4ce66c1c3219fe98?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/219e7982d83aec3f4ce66c1c3219fe98?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"debruchev\"},\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/author\/debruchev\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Journ\u00e9e internationale d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire des victimes de l'Holocauste - Instytut Polski w Brukseli","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2022\/01\/24\/journee-internationale-dediee-a-la-memoire-des-victimes-de-lholocauste\/","og_locale":"pl_PL","og_type":"article","og_title":"Journ\u00e9e internationale d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire des victimes de l'Holocauste - Instytut Polski w Brukseli","og_description":"\u00c0 l&#8217;occasion de la comm\u00e9moration de l&#8217;anniversaire de la lib\u00e9ration du camp de concentration d&#8217;Auschwitz le 27 janvier 1945, l&#8217;Institut polonais et le festival Traces vous invitent \u00e0 un concert pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&#8217;une conf\u00e9rence. 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L'interpr\u00e9tation du quatuor \u00e0 cordes de Laks sera encadr\u00e9e par une br\u00e8ve conf\u00e9rence et une s\u00e9ance de questions-r\u00e9ponses, dirig\u00e9es par Katarzyna Naliwajek - ma\u00eetre de conf\u00e9rences au d\u00e9partement de th\u00e9orie et d'esth\u00e9tique musicale de l'Institut de musicologie de l'Universit\u00e9 de Varsovie, et chercheuse de renomm\u00e9e internationale s'int\u00e9ressant particuli\u00e8rement \u00e0 la musique du XXe si\u00e8cle et de la p\u00e9riode de la Seconde Guerre mondiale.\nJeudi 27 janvier 2022 \u00e0 19:30 \n@ Chapelle Protestante (Museumplein 2, 1000 Brussels)\nPlus de d\u00e9tails sur l'\u00e9v\u00e8nement Facebook. \nR\u00e9servations ici.\nL\u2019orchestre de prisonniers \u00e0 Birkenau (1942-1944)\npar Jacek Lachendro\nLe Konzentrationslager (en allemand : camp de concentration, \u2018KL\u2019) Auschwitz a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au printemps 1940. Au cours des ann\u00e9es suivantes, il a \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matiquement agrandi, de sorte qu'il a fini par comprendre trois parties principales - Auschwitz 1 (le camp principal), Auschwitz II (Birkenau) et Auschwitz III (Monowitz), ainsi que plus de 40 sous-camps.\nIl y avait quatre orchestres de prisonniers dans le complexe d'Auschwitz, dont la t\u00e2che principale \u00e9tait de jouer des m\u00e9lodies de marche pour faciliter le d\u00e9part des prisonniers pour le travail et leur retour au camp. Leurs t\u00e2ches consistaient \u00e9galement \u00e0 donner des concerts pour les SS, g\u00e9n\u00e9ralement le dimanche apr\u00e8s-midi, et, avec l'autorisation de l'administration du camp, pour les autres prisonniers. Le premier orchestre a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 en mars 1941 \u00e0 Auschwitz I. Avec le temps, il comptait environ 120 musiciens et a fonctionn\u00e9 avec une courte pause jusqu'\u00e0 la fin du camp (\u00e0 la fin de 1944, il comptait environ 80 prisonniers). Les autres orchestres ont jou\u00e9 \u00e0 Birkenau dans les camps pour hommes et dans ceux pour femmes et \u00e0 Monowitz. Les ensembles masculins comptaient de 30 \u00e0 40 hommes, les ensembles f\u00e9minins plus de 40. En outre, il y avait quatre petits ensembles musicaux dans diff\u00e9rents secteurs de Birkenau, qui jouaient pour le divertissement des SS et des prisonniers de fonction, et parfois pour les autres prisonniers. De m\u00eame, dans les sept plus grands sous-camps, il y avait plusieurs ensembles comptant plusieurs dizaines de membres. Leur t\u00e2che principale consistait \u00e0 jouer, g\u00e9n\u00e9ralement le dimanche, pour les prisonniers SS, hommes et femmes.\nL'orchestre du camp d'hommes de Birkenau a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en ao\u00fbt 1942 \u00e0 la demande du Lagerf\u00fchrer (directeur du camp) Johann Schwarzhuber. Il \u00e9tait initialement compos\u00e9 de 16 prisonniers transf\u00e9r\u00e9s de l'orchestre du camp principal. Comme les autres orchestres, sa t\u00e2che principale consistait \u00e0 jouer des marches anim\u00e9es pour maintenir le rythme rapide suivant lequel les prisonniers passaient la porte du camp. L'orchestre s'agrandit progressivement et, \u00e0 l'\u00e9t\u00e9 1944, il compte plus de 30 musiciens. Au d\u00e9part, il ne comprenait que des Polonais, mais leur nombre n'\u00e9tait pas important. Par cons\u00e9quent, avec le consentement du directeur du camp, les Juifs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 accept\u00e9s dans l'orchestre et ils ont bient\u00f4t forme la plus grande partie du groupe. Parmi eux se trouvaient d'excellents musiciens tels que Szymon Laks et Louis Bannet (le musicien de jazz connu sous le nom d'Armstrong n\u00e9erlandais), ce qui a \u00e9lev\u00e9 le niveau de jeu et am\u00e9lior\u00e9 le son.\nLe premier Kapellmeister et chef d'orchestre \u00e9tait un Polonais, Jan Zaborski, qui jouait \u00e9galement du tuba. Jan Zaborski (num\u00e9ro de prisonnier 19848) \u00e9tait un Polonais. Apr\u00e8s sa mort en novembre 1942, ces fonctions ont \u00e9t\u00e9 reprises par le percussioniste \u00e9galement polonais, Franciszek Kopka (n\u00b0 11099). Il dirige l'orchestre jusqu'en juin 1944, date \u00e0 laquelle, en tant que Reichsdeutsche (citoyen allemand), il est renvoy\u00e9 du camp. Cependant, Szymon Laks (n\u00b0 42543), musicien polonais d'origine juive d\u00e9port\u00e9 de\nFrance en juillet 1942, avait d\u00e9j\u00e0 eu une influence significative sur le fonctionnement de l'orchestre. Il a sans doute \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par sa grande \u00e9ducation et ses comp\u00e9tences. Il a \u00e9tudi\u00e9 la composition et la direction d'orchestre aux conservatoires de Varsovie et de Paris, gr\u00e2ce auxquels il \u00e9tait non seulement un grand chef d'orchestre, mais aussi un excellent orchestrateur, \u00e9crivant habilement des notes pour tout l'ensemble.\nLes musiciens changaient plusieurs fois de caserne, ils y vivaient et r\u00e9p\u00e8taient. Cependant, ils ont pass\u00e9 le plus de temps dans la baraque 5 du secteur Blb et dans la baraque portant le m\u00eame num\u00e9ro du secteur BIId. Dans les deux secteurs, ils ont jou\u00e9 pour les comit\u00e9s de travail install\u00e9s pr\u00e8s des portes du camp. Habituellement, dans les m\u00eames lieux, ils donnaient des concerts le dimanche pour les s\u00e9minaristes et les co-d\u00e9tenus.\nLe r\u00e9pertoire quotidien se composait principalement de marches allemandes. Le dimanche, en revanche, les membres de l'orchestre jouaient des morceaux de musique savante, principalement de compositeurs allemands et autrichiens, ainsi que des succ\u00e8s populaires de l'\u00e9poque. Il y a \u00e9galement eu des repr\u00e9sentations informelles pour les SS et les prisonniers privil\u00e9gi\u00e9s, au cours desquelles les musiciens ont \u00e9galement jou\u00e9 des airs de jazz am\u00e9ricain. Bien que cette musique soit consid\u00e9r\u00e9e comme \"d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e\" dans le Troisi\u00e8me Reich et qu'il soit interdit de la jouer \u00e0 la radio ou dans les clubs, certains musiciens l'ont jou\u00e9e \u00e0 la demande de certains hommes SS lors de leurs r\u00e9unions sociales. Les musiciens du Nauminst n'ont pas jou\u00e9 d'\u0153uvres de compositeurs polonais, comme Chopin, ou de compositeurs juifs, car ceux-ci \u00e9taient interdits dans le camp. S'ils le faisaient, c'\u00e9tait uniquement de mani\u00e8re officieuse, dans un petit cercle de personnes de confiance.\nL'orchestre d'hommes de Birkenau a exist\u00e9 jusqu'\u00e0 la fin du mois d'octobre 1944, lorsque ses membres ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9port\u00e9s principalement au camp de Sachsenhausen.\nJacek Lachendro, Les orchestres du KL Auschwitz, Auschwitz. 27, 2015, p. 7-148\nSzymon Laks, Music of Another World, Evanston, IL : Northwestern University Press, 1989\nKen Shuldman, Jazz Survivor, The Story of Louis Bannet, Horn Ployer of Auschwitz, Londres, Portland 2005\nSite web de Forbidden Music \nLa musique comme souvenir\npar Katarzyna Naliwajek\nLe troisi\u00e8me quatuor de Szymon Laks et le c\u00e9l\u00e8bre quintette \u00e0 cordes de Schubert sont interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la Chapelle Protestante de Bruxelles par le Quatuor Karski et le violoncelliste Raphael Wallfisch pour comm\u00e9morer la lib\u00e9ration du camp de concentration d'Auschwitz le 27 janvier 1945 et la journ\u00e9e de comm\u00e9moration de l'Holocauste. \nSzymon Laks - compositeur, violoniste, auteur, publiciste et traducteur - est n\u00e9 \u00e0 Varsovie dans une famille juive le 1er novembre 1901. Apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 les math\u00e9matiques, la philosophie, la composition et la direction d'orchestre \u00e0 Varsovie, il s'installe \u00e0 Paris, comme tant d'autres jeunes compositeurs polonais. L\u00e0, sa cr\u00e9ativit\u00e9 musicale est violemment interrompue le 14 mai 1941, lorsqu'il est arr\u00eat\u00e9, d\u00e9tenu dans le camp de transit de Pithivier et, le 19 juillet 1942, transport\u00e9 \u00e0 Auschwitz II Birkenau, o\u00f9 il re\u00e7oit le num\u00e9ro 49543. Il r\u00e9ussit \u00e0 survivre aux conditions tragiques qui y r\u00e8gnent en tant que musicien et chef de l'orchestre du camp. En octobre 1944, il est transport\u00e9 d'abord \u00e0 Oranienburg-Sachsenhausen, puis en novembre au sous-camp Landsberg\/Kaufering de Dachau, o\u00f9 il travaille sur le chantier de construction d'une usine d'avions militaires. \n\u00c0 son retour \u00e0 Paris, le 18 mai 1945, il commence \u00e0 d\u00e9crire ses exp\u00e9riences dans les camps. L'\u00e9dition polonaise de ce livre (Gry o\u015bwi\u0119cimskie, 1979 ; publi\u00e9 \u00e0 l'origine sous le titre Musiques d'un autre monde en 1948) est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 ses amis, qui l'ont aid\u00e9 \u00e0 survivre au camp - Ludwik \u017buk-Skarszewski, Tadeusz Jaworo et Jan Stojakowski. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, il compose son troisi\u00e8me quatuor \u00e0 cordes \"sur des motifs populaires polonais\", interpr\u00e9t\u00e9 par le Quatuor Lespine le 25 novembre 1945 \u00e0 la Sorbonne. Ce quatuor est le credo du compositeur, dont l'exceptionnelle production d'avant-guerre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite lors de cette arrestation (parmi lesquels les deux premiers quatuors \u00e0 cordes et le Blues symphonique pour saxophone et orchestre), et qui s'efforce de retrouver son identit\u00e9 artistique et de retrouver son \u00e9nergie vitale en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 plusieurs m\u00e9lodies populaires de son pays natal. Vingt ans plus tard, \u00e0 nouveau accabl\u00e9 par la situation politique mondiale et l'antis\u00e9mitisme r\u00e9current, il revient \u00e0 ce quatuor et y construit son superbe Quintette avec piano (1967). \nLa musique de Szymon Laks, effac\u00e9e des sc\u00e8nes musicales pendant l'Holocauste, n'a retrouv\u00e9 sa place qu'au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, gr\u00e2ce aux efforts de musiciens tels que le l\u00e9gendaire Quatuor \u00e0 cordes de Sil\u00e9sie, le Canadian ARC Ensemble, le Quatuor Szymanowski et le chef d'orchestre Szymon Bywalec, des musicologues et des organisateurs visionnaires, comme Frank Harders-Wuthenow, qui a r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie \"Poland Abroad\" avec des musiques de musiciens polonais victimes de la pers\u00e9cution des national-socialistes, et Renata Koszyk, fondatrice du site Forbidden Music (Zakazana muzyka) et productrice d'enregistrements de musique jou\u00e9e par les prisonniers du camp d'Auschwitz-Birkenau (orchestres de femmes et d'hommes qui y fonctionnaient). \nLe Quintette \u00e0 cordes en do majeur est la derni\u00e8re \u0153uvre de chambre \u00e9crite par Franz Schubert, achev\u00e9e deux mois seulement avant sa mort pr\u00e9matur\u00e9e en 1828. Il est souvent appel\u00e9 le \"quintette pour violoncelle\" en raison de sa composition inhabituelle, o\u00f9 un violoncelle est ajout\u00e9 au quatuor \u00e0 cordes au lieu d'une composition plus standard avec un second alto. L'intensification du registre grave cr\u00e9e ainsi des couleurs et des effets plus poignants. C'est le deuxi\u00e8me de ses quatre mouvements, l'Adagio intens\u00e9ment \u00e9mouvant, qui est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme l'expression la plus \u00e9lev\u00e9e du deuil. \nLe Quatuor Karski - les violonistes Kaja Nowak et Natalia Kotarba, la violoniste et altiste Diede Verpoest et la violoncelliste Julia Kotarba - fond\u00e9 en Belgique en 2018, gagne en reconnaissance pour son approche passionn\u00e9e dans leurs interpr\u00e9tations de la musique allant du 18e au 21e si\u00e8cle. Le quatuor tire son nom et ses id\u00e9aux de Jan Karski (1914-2000), h\u00e9ros l\u00e9gendaire de la r\u00e9sistance, qui a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re de diplomate polonais avant la guerre et dont la mission \u00e9tait de d\u00e9couvrir et de r\u00e9v\u00e9ler la v\u00e9rit\u00e9 sur l'Holocauste dans la Pologne occup\u00e9e aux politiciens des Alli\u00e9s en 1942 et 1943, et dont la voix et le t\u00e9moignage n'ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9cout\u00e9s. \nRaphael Wallfisch est un violoncelliste c\u00e9l\u00e8bre, dont la m\u00e8re, Anita Lasker-Wallfisch, \u00e9galement violoncelliste exceptionnelle, jouait du violoncelle dans l'orchestre de femmes \u00e0 Birkenau, et \u00e9tait l'amie de feu Helena Dunicz-Niwi\u0144ska, qui jouait du violon l\u00e0-bas, et gr\u00e2ce \u00e0 laquelle une reconstitution de l'\u00c9tude en mi majeur de Chopin dans la partition d'Alma Ros\u00e9, qui dirigeait l'orchestre de femmes et prot\u00e9geait ainsi les femmes l\u00e0-bas, et leur donnait cette partition \u00e0 jouer pour elles-m\u00eames en secret, a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e et enregistr\u00e9e. \nDans son livre publi\u00e9 deux ans avant sa mort, en 1983, \u00e0 Paris, Szymon Laks \u00e9crivait que si les souvenirs du camp n'ont pas disparu, la col\u00e8re, la piti\u00e9, la fureur, la r\u00e9volte et l'appel \u00e0 la vengeance \"ont progressivement perdu leur force, pour finalement p\u00e9rir, comme la brume matinale apr\u00e8s le lever du soleil\". Et dans l'Avertissement obligatoire, l'introduction de son dernier livre, publi\u00e9 \u00e0 titre posthume en 1984, il d\u00e9crivait la notion de culture comme - entre autres - \"l'amour fraternel\" et \"le respect des opinions des autres - racistes except\u00e9s\". \nQue ces id\u00e9es r\u00e9sonnent non seulement lors de ce concert et en ce jour sp\u00e9cial, mais aussi dans nos soci\u00e9t\u00e9s et dans le c\u0153ur des hommes gr\u00e2ce aux musiciens, aux artistes et aux diff\u00e9rentes actions favorisant une meilleure compr\u00e9hension entre les individus, les nations et les \u00c9tats. \nKatarzyna Naliwajek, docteur, Institut de musicologie de l'universit\u00e9 de Varsovie\nAuteur de l'exposition acclam\u00e9e Music in Occupied Poland, co-auteur de deux volumes de Warsaw Musicians 1939-1945 et du site Forbidden Music."},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2022\/01\/24\/journee-internationale-dediee-a-la-memoire-des-victimes-de-lholocauste\/#primaryimage","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271935540_3068224150110355_5165462562792370757_n-scaled.jpeg","contentUrl":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271935540_3068224150110355_5165462562792370757_n-scaled.jpeg","width":2560,"height":1280},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/2022\/01\/24\/journee-internationale-dediee-a-la-memoire-des-victimes-de-lholocauste\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Journ\u00e9e internationale d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire des victimes de l&#8217;Holocauste"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#website","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/","name":"Instytut Polski w Brukseli","description":"Instytuty Polskie","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"pl-PL"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/a9511bd38216ede5326c1c43526fa9d8","name":"debruchev","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/219e7982d83aec3f4ce66c1c3219fe98?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/219e7982d83aec3f4ce66c1c3219fe98?s=96&d=mm&r=g","caption":"debruchev"},"url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/author\/debruchev\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8152","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/users\/147"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8152"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8152\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10521,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8152\/revisions\/10521"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8152"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8152"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/brussels\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}