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SUMMARY:À fleur de peau - exposition
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DESCRIPTION:du 13 juin au 11 octobre 2026Vernissage 12 juin, 19hMO.CO. PANACÉE,
Montpellier
Une exposition collective explore la monstruosité, les formes monstrueuses
et mutantes dans l’art contemporain. Comme le disait Antonio Gramsci,
nous vivons à une époque de monstres. Gramsci réfléchissait peut-être
à l’interrègne, un moment d’entre-deux juridique et politique où la
légalité est suspendue et qui, dans son cas, a précédé la montée du
fascisme au XXe siècle. Notre présent ne semble pas non plus être à
l’abri de ce que l’on ne saurait désigner comme autre que monstrueux,
sans toutefois pouvoir lui donner plus de précision. Selon le tératologue
Jeffrey Jerome Cohen, le monstre représente tout ce qu’une société
tente de rejeter. Il est une erreur, une différence, une déviance, un
excès. 
Si ces qualificatifs se limitaient dans un premier temps à la
monstruosité en tant qu’anomalie du développement biologique, sous un
angle scientifique et médical, ils s’étendent désormais à la notion
du monstre social : un être, une idée, qui reflètent l’état actuel
d’une société et de son imaginaire. À travers près de quatre-vingt
oeuvres d’une vingtaine d’artistes, datant des années 1970 à nos
jours, l’exposition À fleur de peau ne prétend pas diagnostiquer la
monstruosité, mais elle plonge dans la boîte de Pandore afin de révéler
que le monstrueux n’est souvent pas aussi loin que l’on pourrait
l’imaginer. Il se trouve autant d’un côté de l’épiderme que de
l’autre.
Rapprochable de l’abject, le monstrueux perturbe l’identité, les
systèmes, l’ordre établi. Il n’a aucun respect pour les frontières,
les positions ou les normes.
Dans une scénographie immersive et labyrinthique, À fleur de peau joue
avec l’inconscient de nos peurs et nos désirs. L’exposition est une
nouvelle occasion pour le MO.CO. d’affirmer son soutien aux artistes en
produisant de nouvelles œuvres, en particulier celles d'artistes de
Montpellier récemment diplômés du MO.CO. Esba, Nuria Mokhtar et Arthur
Monteillet, ou dans le cas de Dorota Gawęda et Eglė Kulbokaitė,
d’imaginer des adaptations ambitieuses d'œuvres existantes. Certains
artistes seront présentés pour la première fois dans une institution en
France, dont Sue Coe, Keunmin Lee, Dorota Gawęda et Eglė Kulbokaitė,
Brilant Milazimi, Sibylle Ruppert ou encore Michelle Uckotter.
En partenariat avec l’Institut Polonais de Paris. 
Plus d'informations : https://www.moco.art/fr/exposition/fleur-de-peau 
Photo: Dorota GAWĘDA &amp; Eglė KULBOKAITĖ Spit and Image 1, 2025
(capture video still). Vidéo 4K avec son 4K video with sound, 15 min.
Courtesy Dorota Gawęda &amp; Eglė Kulbokaitė
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