{"id":5699,"date":"2024-01-14T15:26:18","date_gmt":"2024-01-14T14:26:18","guid":{"rendered":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/?p=5699"},"modified":"2024-04-18T10:50:44","modified_gmt":"2024-04-18T08:50:44","slug":"hlasko","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2024\/01\/14\/hlasko\/","title":{"rendered":"Portrait d&#8217;\u00e9crivains polonais &#8211; Marek H\u0142asko"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"454\" height=\"594\" src=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko4.jpg\" alt=\"Marek H\u0142asko, Berlin, 1960, photo: Friedrich \/ Interfoto \/ Forum\" class=\"wp-image-5700\" style=\"width:840px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko4.jpg 454w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko4-229x300.jpg 229w\" sizes=\"auto, (max-width: 454px) 100vw, 454px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Marek H\u0142asko, Berlin, 1960, photo: Friedrich \/ Interfoto \/ Forum<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La biographie de H\u0142asko est fortement mythifi\u00e9e, et beaucoup de l\u00e9gendes sur sa vie se sont r\u00e9pandues elles-m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>Marek est n\u00e9 \u00e0 Varsovie, fils unique de Maciej H\u0142asko et de Maria \u0141ucja, n\u00e9e Rosiak. Il vit d&#8217;abord avec ses parents \u00e0 Z\u0142otok\u0142os, puis ils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Varsovie. Dans la famille H\u0142asko, les enfants \u00e9taient baptis\u00e9s relativement tard, c&#8217;est pourquoi le futur \u00e9crivain n\u2019est baptis\u00e9 que le 26 d\u00e9cembre 1935. On raconte que lors de la c\u00e9r\u00e9monie de bapt\u00eame, lorsqu&#8217;on lui a demand\u00e9 s&#8217;il renon\u00e7ait aux mauvais esprits, Marek aurait r\u00e9pondu \u00ab Non&nbsp;\u00bb, signifiant d\u00e9j\u00e0 sa force de caract\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>H\u0142asko a trois ans lorsque ses parents divorcent en 1937. Maciej se remarie un an plus tard mais meurt le 13 septembre 1939, alors que son fils unique n\u2019a que cinq ans. La guerre a laiss\u00e9 son empreinte sur le psychisme de Marek : plus tard, il \u00e9crira &#8222;il est \u00e9vident pour moi que je suis un produit de la guerre, de la famine et de la terreur ; c&#8217;est la raison de la pauvret\u00e9 intellectuelle de mes nouvelles. Simplement, je n&#8217;arrive pas \u00e0 imaginer une histoire qui ne se termine pas par une mort, une catastrophe, un suicide ou un emprisonnement. Certains m&#8217;accusent de faire semblant d&#8217;\u00eatre un homme fort. Ils ont tort. Au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale, la m\u00e8re de H\u0142asko travaillait au secr\u00e9tariat de direction de la centrale \u00e9lectrique de Varsovie. Pendant l&#8217;occupation, elle a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e et a tenu un stand de nourriture jusqu&#8217;au d\u00e9but de l&#8217;insurrection de Varsovie. La situation financi\u00e8re de la famille s&#8217;est alors d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e. C&#8217;est \u00e0 cette \u00e9poque que Marek a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes ; cependant, tous les documents susceptibles de fournir des informations sur ses \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits pendant l&#8217;insurrection de Varsovie. Parmi les \u00e9coles qu&#8217;il a fr\u00e9quent\u00e9es, il y en avait une pr\u00e8s de l&#8217;usine St. Kazimierz, dans la rue Tamka. Pendant l&#8217;insurrection de Varsovie, Marek est rest\u00e9 avec sa m\u00e8re \u00e0 Varsovie et, \u00e0 la fin de l&#8217;insurrection, ils ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Cz\u0119stochowa dans la maison d&#8217;un ami. En mars 1945, Maria et son fils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Chorz\u00f3w et deux mois plus tard \u00e0 Bia\u0142ystok, o\u00f9 elle s&#8217;installe chez Kazimierz Gryczkiewicz. D\u00e9but 1946, Gryczkiewicz, Maria H\u0142asko et Marek s&#8217;installent \u00e0 Wroc\u0142aw.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de l&#8217;\u00e9t\u00e9 1946, Marek H\u0142asko rejoint les scouts de Wroc\u0142aw. Pour devenir membre de la troupe, Marek, avec l&#8217;accord de sa famille, a menti sur sa date de naissance en indiquant 1933. Plus tard, il est renvoy\u00e9 des scouts en raison de son manque d&#8217;assiduit\u00e9 aux r\u00e9unions. Marek travaille comme messager au Congr\u00e8s mondial des intellectuels pour la paix, qui se tient en ao\u00fbt 1948 \u00e0 Wroc\u0142aw.<\/p>\n\n\n\n<p>La scolarit\u00e9 de Marek se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre difficile. Dans sa biographie de H\u0142asko, Andrzej Czy\u017cewski \u00e9crit : \u00ab&nbsp;Marek a commenc\u00e9 son \u00e9ducation \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de six ans et demi. Pendant ses ann\u00e9es d&#8217;\u00e9cole, il a toujours \u00e9t\u00e9 l&#8217;un des plus jeunes \u00e9l\u00e8ves de la classe. Pour ne rien arranger, il avait une apparence enfantine. Il ne pouvait donc pas faire \u00e9talage de ce qu&#8217;un gar\u00e7on de l&#8217;\u00e9cole primaire fait pour impressionner les autres : la force, l&#8217;adresse et la maturit\u00e9. Il compensait cela par de l&#8217;audace, de la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 et de l&#8217;agressivit\u00e9, m\u00eame \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de ses professeurs. En cons\u00e9quence, il n&#8217;a eu que tr\u00e8s peu de camarades de classe et a toujours \u00e9t\u00e9 un \u00e9tranger&nbsp;\u00bb. En juin 1948, il obtient son dipl\u00f4me \u00e0 l&#8217;\u00e9cole primaire Maria Konopnicka de Wroc\u0142aw.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&#8217;\u00e2ge de 16 ans, il obtient son permis de conduire et commence \u00e0 travailler comme chauffeur de camionnette. Le 28 septembre 1950, il est condamn\u00e9 par le tribunal \u00e0 deux mois de travail pour indiscipline. Apr\u00e8s avoir purg\u00e9 sa peine, il change d&#8217;emploi.<\/p>\n\n\n\n<p>Du 15 novembre 1950 au 1er janvier 1951, il travaille dans un d\u00e9p\u00f4t de transport. Les exp\u00e9riences qu&#8217;il y a v\u00e9cues l&#8217;ont inspir\u00e9 plus tard pour \u00e9crire un roman, <em>Nast\u0119pny do raju<\/em> (Prochain au paradis). En janvier 1951, il s&#8217;installe \u00e0 Varsovie avec sa m\u00e8re et son beau-p\u00e8re. H\u0142asko encha\u00eene les petits boulots et c\u2019est l&#8217;\u00e9criture qui lui permet d&#8217;\u00e9chapper \u00e0 cette activit\u00e9 abrutissante. Sa carri\u00e8re litt\u00e9raire d\u00e9bute en 1951, lorsqu&#8217;il \u00e9crit <em>Baza Soko\u0142owska<\/em>, son premier recueil de nouvelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette publication lui permet de faire son entr\u00e9e au Sztandar M\u0142odych, un quotidien publi\u00e9 en Pologne, en 1954. Il est rapidement reconnu comme l&#8217;un des \u00e9crivains les plus talentueux de la jeune g\u00e9n\u00e9ration. Cependant, l&#8217;entr\u00e9e dans le cercle litt\u00e9raire s\u2019accompagne d\u2019un d\u00e9veloppement de son alcoolisme, qui devient de plus en plus prononc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il gagne en notori\u00e9t\u00e9 et en popularit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 son style de travail original ainsi qu&#8217;\u00e0 son comportement et \u00e0 ses v\u00eatements non conventionnels. Il est devenu une figure l\u00e9gendaire de la jeune g\u00e9n\u00e9ration, un symbole de non-conformisme. Derri\u00e8re son profil de beau gar\u00e7on, se dissimulait une sensibilit\u00e9 excessive et des incertitudes. Il \u00e9tait enclin \u00e0 la d\u00e9pression et n&#8217;arrivait pas \u00e0 s&#8217;adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du quotidien. La tendance de Marek \u00e0 se quereller contraste avec l&#8217;opinion positive que ses amis ont de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1958, il se rend \u00e0 Paris, et s&#8217;installe \u00e0 la maison de \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/kulturaparyska.com\/fr\/index\">Kultura<\/a>&nbsp;\u00bb de Maisons-Laffitte. La presse le qualifie alors de James Dean d&#8217;Europe de l&#8217;Est, car H\u0142asko lui ressemble \u00e9trangement. H\u0142asko se pr\u00eate au jeu : il vandalise des pubs et des restaurants. \u00c0 cette \u00e9poque, il connait un succ\u00e8s international. N\u00e9anmoins, pr\u00e9f\u00e9rant la vie de vagabond, il quitte pour se rendre en Allemagne, puis en Italie.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"454\" height=\"300\" src=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko3.jpg\" alt=\"Zofia Hertz, Jerzy Giedroyc et Marek H\u0142asko, Maisons-Laffitte, 1958, photo: Henryk Giedroy\u0107\/Instytut Literacki\" class=\"wp-image-5701\" style=\"width:841px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko3.jpg 454w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko3-300x198.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 454px) 100vw, 454px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Zofia Hertz, Jerzy Giedroyc et Marek H\u0142asko, Maisons-Laffitte, 1958, photo: Henryk Giedroy\u0107\/Instytut Literacki<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La publication de <em>Cmentarze<\/em> (<em>Les Cimeti\u00e8res<\/em>), un roman critique \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du socialisme d&#8217;\u00c9tat, dans le mensuel parisien de langue polonaise Kultura, provoque une campagne de presse n\u00e9gative contre lui en Pologne. Sa demande de renouvellement de passeport ayant \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, H\u0142asko demande l&#8217;asile politique en Allemagne de l&#8217;Ouest. Au bout de trois mois, il change d&#8217;avis et tente de retourner en Pologne. Cependant, alors qu&#8217;il attend une r\u00e9ponse du gouvernement polonais, il d\u00e9cide de se rendre en Isra\u00ebl en 1959. Il ne pouvait pas vivre sans la Pologne, tout en \u00e9tant dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019y retourner. Il m\u00e8ne une vie nomade, ses publications lui assurant un revenu r\u00e9gulier. En 1960, il finit par s\u2019installer en Allemagne avec sa femme, l&#8217;actrice allemande Sonja Ziemann.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1963, il passe un mois en prison car, ivre, il se dispute avec la police. En 1964, il tente \u00e0 deux reprises de se suicider. Entre 1963 et 1965, il passe au total 242 jours dans des cliniques psychiatriques. En 1965, il divorce de sa femme et en 1966, avec l&#8217;aide de Roman Pola\u0144ski, il s&#8217;installe \u00e0 Los Angeles. Cens\u00e9 \u00e9crire des sc\u00e9narios, Marek ne parvient pas \u00e0 s\u2019acclimater. Une liaison avec Betty Utley, l&#8217;\u00e9pouse du r\u00e9alisateur Nicholas Ray, met fin \u00e0 sa carri\u00e8re de sc\u00e9nariste. \u00c0 la place, il obtient une licence de pilote.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9cembre 1968, au cours d&#8217;une de ses f\u00eates, il pousse le pianiste et jazzman Krzysztof Komeda du haut d&#8217;un balcon. Cet accident, provoquera son d\u00e9c\u00e8s quatre mois plus tard. H\u0142asko devait dire : \u00ab&nbsp;Si Krzysztof meurt, j&#8217;irai avec lui&nbsp;\u00bb. En 1969, il revient en Allemagne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"605\" height=\"502\" src=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko2.jpg\" alt=\"Marek H\u0142asko et Krzysztof Komeda, Beverly Hills, 1968, photo: Nizi\u0144ski \/ IWL\" class=\"wp-image-5702\" style=\"width:838px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko2.jpg 605w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko2-300x249.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Marek H\u0142asko et Krzysztof Komeda, Beverly Hills, 1968, photo: Nizi\u0144ski \/ IWL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il meurt \u00e0 Wiesbaden \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 35 ans. Les circonstances de sa mort restent inconnues.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Ses \u0153uvres en prose expriment ses objections au conformisme et \u00e0 l&#8217;hypocrisie de la litt\u00e9rature r\u00e9aliste socialiste. Il a \u00e9crit sur les protestations de nature morale.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ses \u0153uvres, il d\u00e9peint la vie des classes inf\u00e9rieures comme domin\u00e9e par le d\u00e9sespoir et le cynisme. Ses personnages r\u00eavent de changements qui s&#8217;av\u00e8rent vains.<\/p>\n\n\n\n<p>La publication de ses \u0153uvres a \u00e9t\u00e9 interdite en Pologne pendant 20 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9galement co-sc\u00e9nariste de films tels que Koniec nocy (1957), Le n\u0153ud coulant (P\u0119tla) (1957), Spotkania (1957), \u00d3smy dzie\u0144 tygodnia (1958) et Baza ludzi umar\u0142ych.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ouvrages disponibles en fran\u00e7ais :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-1 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00c9dit\u00e9 actuellement :<br><em><a href=\"https:\/\/www.leseditionsnoirsurblanc.fr\/catalogue\/la-belle-jeunesse\/\">La Belle Jeunesse<\/a><\/em> (<em>Pi\u0119kni dwudziestoletni)<\/em><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00c0 acheter d&#8217;occasion :<br><em>Converti \u00e0 Jaffa (Nawr\u00f3cony w Jaffie)<br>La mort du deuxi\u00e8me chien (Drugie zabicie psa)<br>Le Dos tourn\u00e9 (Wszyscy byli odwr\u00f3ceni)<br>L&#8217;Impossible Dimanche (Le Huiti\u00e8me Jour de la Semaine)<br>Le Premier Pas dans les Nuages (Pierwszy krok w chmurach)<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"668\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/couverture-668x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5706\" style=\"width:246px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/couverture-668x1024.jpg 668w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/couverture-196x300.jpg 196w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/couverture-768x1178.jpg 768w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/couverture.jpg 770w\" sizes=\"auto, (max-width: 668px) 100vw, 668px\" \/><\/figure><\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cin\u00e9ma<\/strong><br>\u00c0 l&#8217;occasion du cycle cin\u00e9matographique <a href=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2023\/12\/19\/mardi-polonais-ils-ont-ecrit-le-cinema\/\">MARDIS POLONAIS : Ils ont \u00e9crit le cin\u00e9ma<\/a> actuellement en cours, deux adaptations sur le grand \u00e9cran de Marek H\u0142asko seront diffus\u00e9es : <br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-2 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab&nbsp;Huiti\u00e8me Jour de la semaine&nbsp;\u00bb \/&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;\u00d3smy dzie\u0144 tygodnia&nbsp;\u00bb<\/em><br>Aleksander Ford (d\u2019apr\u00e8s la nouvelle de Marek H\u0142asko)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Les Voies maudites&nbsp;\u00bb \/&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;Baza ludzi umar\u0142ych&nbsp;\u00bb<\/em><br>Czes\u0142aw et Ewa Petelski (d\u2019apr\u00e8s la nouvelle de Marek H\u0142asko)<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"613\" src=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/osmy_dzien_new_22771-1024x613.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5474\" srcset=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/osmy_dzien_new_22771-1024x613.jpg 1024w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/osmy_dzien_new_22771-300x180.jpg 300w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/osmy_dzien_new_22771-768x460.jpg 768w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/osmy_dzien_new_22771-1536x919.jpg 1536w, https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/osmy_dzien_new_22771.jpg 1805w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Sonja Ziemann et Zbigniew Cybulski dans le Huiti\u00e8me Jour de la semaine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La biographie de H\u0142asko est fortement mythifi\u00e9e, et beaucoup de l\u00e9gendes sur sa vie se sont r\u00e9pandues elles-m\u00eames. Marek est n\u00e9 \u00e0 Varsovie, fils unique de Maciej H\u0142asko et de Maria \u0141ucja, n\u00e9e Rosiak. Il vit d&#8217;abord avec ses parents \u00e0 Z\u0142otok\u0142os, puis ils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Varsovie. 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Marek est n\u00e9 \u00e0 Varsovie, fils unique de Maciej H\u0142asko et de Maria \u0141ucja, n\u00e9e Rosiak. Il vit d&#8217;abord avec ses parents \u00e0 Z\u0142otok\u0142os, puis ils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Varsovie. 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Il vit d'abord avec ses parents \u00e0 Z\u0142otok\u0142os, puis ils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Varsovie. Dans la famille H\u0142asko, les enfants \u00e9taient baptis\u00e9s relativement tard, c'est pourquoi le futur \u00e9crivain n\u2019est baptis\u00e9 que le 26 d\u00e9cembre 1935. On raconte que lors de la c\u00e9r\u00e9monie de bapt\u00eame, lorsqu'on lui a demand\u00e9 s'il renon\u00e7ait aux mauvais esprits, Marek aurait r\u00e9pondu \u00ab Non \u00bb, signifiant d\u00e9j\u00e0 sa force de caract\u00e8re.\\nH\u0142asko a trois ans lorsque ses parents divorcent en 1937. Maciej se remarie un an plus tard mais meurt le 13 septembre 1939, alors que son fils unique n\u2019a que cinq ans. La guerre a laiss\u00e9 son empreinte sur le psychisme de Marek : plus tard, il \u00e9crira \\\"il est \u00e9vident pour moi que je suis un produit de la guerre, de la famine et de la terreur ; c'est la raison de la pauvret\u00e9 intellectuelle de mes nouvelles. Simplement, je n'arrive pas \u00e0 imaginer une histoire qui ne se termine pas par une mort, une catastrophe, un suicide ou un emprisonnement. Certains m'accusent de faire semblant d'\u00eatre un homme fort. Ils ont tort. Au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale, la m\u00e8re de H\u0142asko travaillait au secr\u00e9tariat de direction de la centrale \u00e9lectrique de Varsovie. Pendant l'occupation, elle a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e et a tenu un stand de nourriture jusqu'au d\u00e9but de l'insurrection de Varsovie. La situation financi\u00e8re de la famille s'est alors d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e. C'est \u00e0 cette \u00e9poque que Marek a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes ; cependant, tous les documents susceptibles de fournir des informations sur ses \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits pendant l'insurrection de Varsovie. Parmi les \u00e9coles qu'il a fr\u00e9quent\u00e9es, il y en avait une pr\u00e8s de l'usine St. Kazimierz, dans la rue Tamka. Pendant l'insurrection de Varsovie, Marek est rest\u00e9 avec sa m\u00e8re \u00e0 Varsovie et, \u00e0 la fin de l'insurrection, ils ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Cz\u0119stochowa dans la maison d'un ami. En mars 1945, Maria et son fils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Chorz\u00f3w et deux mois plus tard \u00e0 Bia\u0142ystok, o\u00f9 elle s'installe chez Kazimierz Gryczkiewicz. D\u00e9but 1946, Gryczkiewicz, Maria H\u0142asko et Marek s'installent \u00e0 Wroc\u0142aw.\\nAu cours de l'\u00e9t\u00e9 1946, Marek H\u0142asko rejoint les scouts de Wroc\u0142aw. Pour devenir membre de la troupe, Marek, avec l'accord de sa famille, a menti sur sa date de naissance en indiquant 1933. Plus tard, il est renvoy\u00e9 des scouts en raison de son manque d'assiduit\u00e9 aux r\u00e9unions. Marek travaille comme messager au Congr\u00e8s mondial des intellectuels pour la paix, qui se tient en ao\u00fbt 1948 \u00e0 Wroc\u0142aw.\\nLa scolarit\u00e9 de Marek se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre difficile. Dans sa biographie de H\u0142asko, Andrzej Czy\u017cewski \u00e9crit : \u00ab Marek a commenc\u00e9 son \u00e9ducation \u00e0 l'\u00e2ge de six ans et demi. Pendant ses ann\u00e9es d'\u00e9cole, il a toujours \u00e9t\u00e9 l'un des plus jeunes \u00e9l\u00e8ves de la classe. Pour ne rien arranger, il avait une apparence enfantine. Il ne pouvait donc pas faire \u00e9talage de ce qu'un gar\u00e7on de l'\u00e9cole primaire fait pour impressionner les autres : la force, l'adresse et la maturit\u00e9. Il compensait cela par de l'audace, de la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 et de l'agressivit\u00e9, m\u00eame \u00e0 l'\u00e9gard de ses professeurs. En cons\u00e9quence, il n'a eu que tr\u00e8s peu de camarades de classe et a toujours \u00e9t\u00e9 un \u00e9tranger \u00bb. En juin 1948, il obtient son dipl\u00f4me \u00e0 l'\u00e9cole primaire Maria Konopnicka de Wroc\u0142aw.\\n\u00c0 l'\u00e2ge de 16 ans, il obtient son permis de conduire et commence \u00e0 travailler comme chauffeur de camionnette. Le 28 septembre 1950, il est condamn\u00e9 par le tribunal \u00e0 deux mois de travail pour indiscipline. Apr\u00e8s avoir purg\u00e9 sa peine, il change d'emploi.\\nDu 15 novembre 1950 au 1er janvier 1951, il travaille dans un d\u00e9p\u00f4t de transport. Les exp\u00e9riences qu'il y a v\u00e9cues l'ont inspir\u00e9 plus tard pour \u00e9crire un roman, Nast\u0119pny do raju (Prochain au paradis). En janvier 1951, il s'installe \u00e0 Varsovie avec sa m\u00e8re et son beau-p\u00e8re. H\u0142asko encha\u00eene les petits boulots et c\u2019est l'\u00e9criture qui lui permet d'\u00e9chapper \u00e0 cette activit\u00e9 abrutissante. Sa carri\u00e8re litt\u00e9raire d\u00e9bute en 1951, lorsqu'il \u00e9crit Baza Soko\u0142owska, son premier recueil de nouvelles.\\nCette publication lui permet de faire son entr\u00e9e au Sztandar M\u0142odych, un quotidien publi\u00e9 en Pologne, en 1954. Il est rapidement reconnu comme l'un des \u00e9crivains les plus talentueux de la jeune g\u00e9n\u00e9ration. Cependant, l'entr\u00e9e dans le cercle litt\u00e9raire s\u2019accompagne d\u2019un d\u00e9veloppement de son alcoolisme, qui devient de plus en plus prononc\u00e9.\\nIl gagne en notori\u00e9t\u00e9 et en popularit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 son style de travail original ainsi qu'\u00e0 son comportement et \u00e0 ses v\u00eatements non conventionnels. Il est devenu une figure l\u00e9gendaire de la jeune g\u00e9n\u00e9ration, un symbole de non-conformisme. Derri\u00e8re son profil de beau gar\u00e7on, se dissimulait une sensibilit\u00e9 excessive et des incertitudes. Il \u00e9tait enclin \u00e0 la d\u00e9pression et n'arrivait pas \u00e0 s'adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du quotidien. La tendance de Marek \u00e0 se quereller contraste avec l'opinion positive que ses amis ont de lui.\\nEn 1958, il se rend \u00e0 Paris, et s'installe \u00e0 la maison de \u00ab Kultura \u00bb de Maisons-Laffitte. La presse le qualifie alors de James Dean d'Europe de l'Est, car H\u0142asko lui ressemble \u00e9trangement. H\u0142asko se pr\u00eate au jeu : il vandalise des pubs et des restaurants. \u00c0 cette \u00e9poque, il connait un succ\u00e8s international. N\u00e9anmoins, pr\u00e9f\u00e9rant la vie de vagabond, il quitte pour se rendre en Allemagne, puis en Italie.\\nLa publication de Cmentarze (Les Cimeti\u00e8res), un roman critique \u00e0 l'\u00e9gard du socialisme d'\u00c9tat, dans le mensuel parisien de langue polonaise Kultura, provoque une campagne de presse n\u00e9gative contre lui en Pologne. Sa demande de renouvellement de passeport ayant \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, H\u0142asko demande l'asile politique en Allemagne de l'Ouest. Au bout de trois mois, il change d'avis et tente de retourner en Pologne. Cependant, alors qu'il attend une r\u00e9ponse du gouvernement polonais, il d\u00e9cide de se rendre en Isra\u00ebl en 1959. Il ne pouvait pas vivre sans la Pologne, tout en \u00e9tant dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019y retourner. Il m\u00e8ne une vie nomade, ses publications lui assurant un revenu r\u00e9gulier. En 1960, il finit par s\u2019installer en Allemagne avec sa femme, l'actrice allemande Sonja Ziemann.\\nEn 1963, il passe un mois en prison car, ivre, il se dispute avec la police. En 1964, il tente \u00e0 deux reprises de se suicider. Entre 1963 et 1965, il passe au total 242 jours dans des cliniques psychiatriques. En 1965, il divorce de sa femme et en 1966, avec l'aide de Roman Pola\u0144ski, il s'installe \u00e0 Los Angeles. Cens\u00e9 \u00e9crire des sc\u00e9narios, Marek ne parvient pas \u00e0 s\u2019acclimater. Une liaison avec Betty Utley, l'\u00e9pouse du r\u00e9alisateur Nicholas Ray, met fin \u00e0 sa carri\u00e8re de sc\u00e9nariste. \u00c0 la place, il obtient une licence de pilote.\\nEn d\u00e9cembre 1968, au cours d'une de ses f\u00eates, il pousse le pianiste et jazzman Krzysztof Komeda du haut d'un balcon. Cet accident, provoquera son d\u00e9c\u00e8s quatre mois plus tard. H\u0142asko devait dire : \u00ab Si Krzysztof meurt, j'irai avec lui \u00bb. En 1969, il revient en Allemagne.\\nIl meurt \u00e0 Wiesbaden \u00e0 l'\u00e2ge de 35 ans. Les circonstances de sa mort restent inconnues.\\nSes \u0153uvres en prose expriment ses objections au conformisme et \u00e0 l'hypocrisie de la litt\u00e9rature r\u00e9aliste socialiste. Il a \u00e9crit sur les protestations de nature morale.\\nDans ses \u0153uvres, il d\u00e9peint la vie des classes inf\u00e9rieures comme domin\u00e9e par le d\u00e9sespoir et le cynisme. Ses personnages r\u00eavent de changements qui s'av\u00e8rent vains.\\nLa publication de ses \u0153uvres a \u00e9t\u00e9 interdite en Pologne pendant 20 ans.\\nIl est \u00e9galement co-sc\u00e9nariste de films tels que Koniec nocy (1957), Le n\u0153ud coulant (P\u0119tla) (1957), Spotkania (1957), \u00d3smy dzie\u0144 tygodnia (1958) et Baza ludzi umar\u0142ych.\\nOuvrages disponibles en fran\u00e7ais :\\nCin\u00e9ma\u00c0 l'occasion du cycle cin\u00e9matographique MARDIS POLONAIS : Ils ont \u00e9crit le cin\u00e9ma actuellement en cours, deux adaptations sur le grand \u00e9cran de Marek H\u0142asko seront diffus\u00e9es : \\n\u00ab Huiti\u00e8me Jour de la semaine \u00bb \/ \u00ab \u00d3smy dzie\u0144 tygodnia \u00bbAleksander Ford (d\u2019apr\u00e8s la nouvelle de Marek H\u0142asko)\\n\u00ab Les Voies maudites \u00bb \/ \u00ab Baza ludzi umar\u0142ych \u00bbCzes\u0142aw et Ewa Petelski (d\u2019apr\u00e8s la nouvelle de Marek H\u0142asko)\"},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2024\/01\/14\/hlasko\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko1.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko1.jpg\",\"width\":454,\"height\":640},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2024\/01\/14\/hlasko\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Portrait d&rsquo;\u00e9crivains polonais &#8211; Marek H\u0142asko\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#website\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/\",\"name\":\"Instytut Polski w Pary\u017cu\",\"description\":\"Instytuty Polskie\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"pl-PL\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/cb66a216727a2091ef661a565b4eb82a\",\"name\":\"merkezt\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/87c770ee924f6503959adf7f99a49fa5?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/87c770ee924f6503959adf7f99a49fa5?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"merkezt\"},\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/author\/merkezt\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Portrait d'\u00e9crivains polonais - Marek H\u0142asko - Instytut Polski w Pary\u017cu","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2024\/01\/14\/hlasko\/","og_locale":"pl_PL","og_type":"article","og_title":"Portrait d'\u00e9crivains polonais - Marek H\u0142asko - Instytut Polski w Pary\u017cu","og_description":"La biographie de H\u0142asko est fortement mythifi\u00e9e, et beaucoup de l\u00e9gendes sur sa vie se sont r\u00e9pandues elles-m\u00eames. 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Il vit d'abord avec ses parents \u00e0 Z\u0142otok\u0142os, puis ils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Varsovie. Dans la famille H\u0142asko, les enfants \u00e9taient baptis\u00e9s relativement tard, c'est pourquoi le futur \u00e9crivain n\u2019est baptis\u00e9 que le 26 d\u00e9cembre 1935. On raconte que lors de la c\u00e9r\u00e9monie de bapt\u00eame, lorsqu'on lui a demand\u00e9 s'il renon\u00e7ait aux mauvais esprits, Marek aurait r\u00e9pondu \u00ab Non \u00bb, signifiant d\u00e9j\u00e0 sa force de caract\u00e8re.\nH\u0142asko a trois ans lorsque ses parents divorcent en 1937. Maciej se remarie un an plus tard mais meurt le 13 septembre 1939, alors que son fils unique n\u2019a que cinq ans. La guerre a laiss\u00e9 son empreinte sur le psychisme de Marek : plus tard, il \u00e9crira \"il est \u00e9vident pour moi que je suis un produit de la guerre, de la famine et de la terreur ; c'est la raison de la pauvret\u00e9 intellectuelle de mes nouvelles. Simplement, je n'arrive pas \u00e0 imaginer une histoire qui ne se termine pas par une mort, une catastrophe, un suicide ou un emprisonnement. Certains m'accusent de faire semblant d'\u00eatre un homme fort. Ils ont tort. Au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale, la m\u00e8re de H\u0142asko travaillait au secr\u00e9tariat de direction de la centrale \u00e9lectrique de Varsovie. Pendant l'occupation, elle a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e et a tenu un stand de nourriture jusqu'au d\u00e9but de l'insurrection de Varsovie. La situation financi\u00e8re de la famille s'est alors d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e. C'est \u00e0 cette \u00e9poque que Marek a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes ; cependant, tous les documents susceptibles de fournir des informations sur ses \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits pendant l'insurrection de Varsovie. Parmi les \u00e9coles qu'il a fr\u00e9quent\u00e9es, il y en avait une pr\u00e8s de l'usine St. Kazimierz, dans la rue Tamka. Pendant l'insurrection de Varsovie, Marek est rest\u00e9 avec sa m\u00e8re \u00e0 Varsovie et, \u00e0 la fin de l'insurrection, ils ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Cz\u0119stochowa dans la maison d'un ami. En mars 1945, Maria et son fils d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 Chorz\u00f3w et deux mois plus tard \u00e0 Bia\u0142ystok, o\u00f9 elle s'installe chez Kazimierz Gryczkiewicz. D\u00e9but 1946, Gryczkiewicz, Maria H\u0142asko et Marek s'installent \u00e0 Wroc\u0142aw.\nAu cours de l'\u00e9t\u00e9 1946, Marek H\u0142asko rejoint les scouts de Wroc\u0142aw. Pour devenir membre de la troupe, Marek, avec l'accord de sa famille, a menti sur sa date de naissance en indiquant 1933. Plus tard, il est renvoy\u00e9 des scouts en raison de son manque d'assiduit\u00e9 aux r\u00e9unions. Marek travaille comme messager au Congr\u00e8s mondial des intellectuels pour la paix, qui se tient en ao\u00fbt 1948 \u00e0 Wroc\u0142aw.\nLa scolarit\u00e9 de Marek se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre difficile. Dans sa biographie de H\u0142asko, Andrzej Czy\u017cewski \u00e9crit : \u00ab Marek a commenc\u00e9 son \u00e9ducation \u00e0 l'\u00e2ge de six ans et demi. Pendant ses ann\u00e9es d'\u00e9cole, il a toujours \u00e9t\u00e9 l'un des plus jeunes \u00e9l\u00e8ves de la classe. Pour ne rien arranger, il avait une apparence enfantine. Il ne pouvait donc pas faire \u00e9talage de ce qu'un gar\u00e7on de l'\u00e9cole primaire fait pour impressionner les autres : la force, l'adresse et la maturit\u00e9. Il compensait cela par de l'audace, de la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 et de l'agressivit\u00e9, m\u00eame \u00e0 l'\u00e9gard de ses professeurs. En cons\u00e9quence, il n'a eu que tr\u00e8s peu de camarades de classe et a toujours \u00e9t\u00e9 un \u00e9tranger \u00bb. En juin 1948, il obtient son dipl\u00f4me \u00e0 l'\u00e9cole primaire Maria Konopnicka de Wroc\u0142aw.\n\u00c0 l'\u00e2ge de 16 ans, il obtient son permis de conduire et commence \u00e0 travailler comme chauffeur de camionnette. Le 28 septembre 1950, il est condamn\u00e9 par le tribunal \u00e0 deux mois de travail pour indiscipline. Apr\u00e8s avoir purg\u00e9 sa peine, il change d'emploi.\nDu 15 novembre 1950 au 1er janvier 1951, il travaille dans un d\u00e9p\u00f4t de transport. Les exp\u00e9riences qu'il y a v\u00e9cues l'ont inspir\u00e9 plus tard pour \u00e9crire un roman, Nast\u0119pny do raju (Prochain au paradis). En janvier 1951, il s'installe \u00e0 Varsovie avec sa m\u00e8re et son beau-p\u00e8re. H\u0142asko encha\u00eene les petits boulots et c\u2019est l'\u00e9criture qui lui permet d'\u00e9chapper \u00e0 cette activit\u00e9 abrutissante. Sa carri\u00e8re litt\u00e9raire d\u00e9bute en 1951, lorsqu'il \u00e9crit Baza Soko\u0142owska, son premier recueil de nouvelles.\nCette publication lui permet de faire son entr\u00e9e au Sztandar M\u0142odych, un quotidien publi\u00e9 en Pologne, en 1954. Il est rapidement reconnu comme l'un des \u00e9crivains les plus talentueux de la jeune g\u00e9n\u00e9ration. Cependant, l'entr\u00e9e dans le cercle litt\u00e9raire s\u2019accompagne d\u2019un d\u00e9veloppement de son alcoolisme, qui devient de plus en plus prononc\u00e9.\nIl gagne en notori\u00e9t\u00e9 et en popularit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 son style de travail original ainsi qu'\u00e0 son comportement et \u00e0 ses v\u00eatements non conventionnels. Il est devenu une figure l\u00e9gendaire de la jeune g\u00e9n\u00e9ration, un symbole de non-conformisme. Derri\u00e8re son profil de beau gar\u00e7on, se dissimulait une sensibilit\u00e9 excessive et des incertitudes. Il \u00e9tait enclin \u00e0 la d\u00e9pression et n'arrivait pas \u00e0 s'adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du quotidien. La tendance de Marek \u00e0 se quereller contraste avec l'opinion positive que ses amis ont de lui.\nEn 1958, il se rend \u00e0 Paris, et s'installe \u00e0 la maison de \u00ab Kultura \u00bb de Maisons-Laffitte. La presse le qualifie alors de James Dean d'Europe de l'Est, car H\u0142asko lui ressemble \u00e9trangement. H\u0142asko se pr\u00eate au jeu : il vandalise des pubs et des restaurants. \u00c0 cette \u00e9poque, il connait un succ\u00e8s international. N\u00e9anmoins, pr\u00e9f\u00e9rant la vie de vagabond, il quitte pour se rendre en Allemagne, puis en Italie.\nLa publication de Cmentarze (Les Cimeti\u00e8res), un roman critique \u00e0 l'\u00e9gard du socialisme d'\u00c9tat, dans le mensuel parisien de langue polonaise Kultura, provoque une campagne de presse n\u00e9gative contre lui en Pologne. Sa demande de renouvellement de passeport ayant \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, H\u0142asko demande l'asile politique en Allemagne de l'Ouest. Au bout de trois mois, il change d'avis et tente de retourner en Pologne. Cependant, alors qu'il attend une r\u00e9ponse du gouvernement polonais, il d\u00e9cide de se rendre en Isra\u00ebl en 1959. Il ne pouvait pas vivre sans la Pologne, tout en \u00e9tant dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019y retourner. Il m\u00e8ne une vie nomade, ses publications lui assurant un revenu r\u00e9gulier. En 1960, il finit par s\u2019installer en Allemagne avec sa femme, l'actrice allemande Sonja Ziemann.\nEn 1963, il passe un mois en prison car, ivre, il se dispute avec la police. En 1964, il tente \u00e0 deux reprises de se suicider. Entre 1963 et 1965, il passe au total 242 jours dans des cliniques psychiatriques. En 1965, il divorce de sa femme et en 1966, avec l'aide de Roman Pola\u0144ski, il s'installe \u00e0 Los Angeles. Cens\u00e9 \u00e9crire des sc\u00e9narios, Marek ne parvient pas \u00e0 s\u2019acclimater. Une liaison avec Betty Utley, l'\u00e9pouse du r\u00e9alisateur Nicholas Ray, met fin \u00e0 sa carri\u00e8re de sc\u00e9nariste. \u00c0 la place, il obtient une licence de pilote.\nEn d\u00e9cembre 1968, au cours d'une de ses f\u00eates, il pousse le pianiste et jazzman Krzysztof Komeda du haut d'un balcon. Cet accident, provoquera son d\u00e9c\u00e8s quatre mois plus tard. H\u0142asko devait dire : \u00ab Si Krzysztof meurt, j'irai avec lui \u00bb. En 1969, il revient en Allemagne.\nIl meurt \u00e0 Wiesbaden \u00e0 l'\u00e2ge de 35 ans. Les circonstances de sa mort restent inconnues.\nSes \u0153uvres en prose expriment ses objections au conformisme et \u00e0 l'hypocrisie de la litt\u00e9rature r\u00e9aliste socialiste. Il a \u00e9crit sur les protestations de nature morale.\nDans ses \u0153uvres, il d\u00e9peint la vie des classes inf\u00e9rieures comme domin\u00e9e par le d\u00e9sespoir et le cynisme. Ses personnages r\u00eavent de changements qui s'av\u00e8rent vains.\nLa publication de ses \u0153uvres a \u00e9t\u00e9 interdite en Pologne pendant 20 ans.\nIl est \u00e9galement co-sc\u00e9nariste de films tels que Koniec nocy (1957), Le n\u0153ud coulant (P\u0119tla) (1957), Spotkania (1957), \u00d3smy dzie\u0144 tygodnia (1958) et Baza ludzi umar\u0142ych.\nOuvrages disponibles en fran\u00e7ais :\nCin\u00e9ma\u00c0 l'occasion du cycle cin\u00e9matographique MARDIS POLONAIS : Ils ont \u00e9crit le cin\u00e9ma actuellement en cours, deux adaptations sur le grand \u00e9cran de Marek H\u0142asko seront diffus\u00e9es : \n\u00ab Huiti\u00e8me Jour de la semaine \u00bb \/ \u00ab \u00d3smy dzie\u0144 tygodnia \u00bbAleksander Ford (d\u2019apr\u00e8s la nouvelle de Marek H\u0142asko)\n\u00ab Les Voies maudites \u00bb \/ \u00ab Baza ludzi umar\u0142ych \u00bbCzes\u0142aw et Ewa Petelski (d\u2019apr\u00e8s la nouvelle de Marek H\u0142asko)"},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2024\/01\/14\/hlasko\/#primaryimage","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko1.jpg","contentUrl":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2024\/01\/hlasko1.jpg","width":454,"height":640},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2024\/01\/14\/hlasko\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Portrait d&rsquo;\u00e9crivains polonais &#8211; Marek H\u0142asko"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#website","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/","name":"Instytut Polski w Pary\u017cu","description":"Instytuty Polskie","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"pl-PL"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/cb66a216727a2091ef661a565b4eb82a","name":"merkezt","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/87c770ee924f6503959adf7f99a49fa5?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/87c770ee924f6503959adf7f99a49fa5?s=96&d=mm&r=g","caption":"merkezt"},"url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/author\/merkezt\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5699","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/users\/188"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5699"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5699\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5722,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5699\/revisions\/5722"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5703"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}