{"id":711,"date":"2020-05-28T15:52:18","date_gmt":"2020-05-28T13:52:18","guid":{"rendered":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/?p=711"},"modified":"2024-03-19T11:35:21","modified_gmt":"2024-03-19T10:35:21","slug":"portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/","title":{"rendered":"PORTRAITS DE M\u00c9DECINS ET CHERCHEURS POLONAIS"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les m\u00e9decins et chercheurs polonais et leur contribution \u00e0 la m\u00e9decine mondiale<\/strong><\/p>\n<p>Les scientifiques polonais sont inscrits dans les annales des d\u00e9couvertes r\u00e9volutionnaires dans le domaine des sciences naturelles depuis l\u2019aube de l\u2019histoire. Les m\u00e9rites de Nicolas Copernic ou de Maria Sk\u0142odowska-Curie sont d\u2019une importance majeure pour le destin du monde de la science, leurs r\u00e9alisations sont enracin\u00e9es dans la conscience universelle.<\/p>\n<p>Cependant, peu savent que les repr\u00e9sentants polonais de l\u2019art m\u00e9dical ont laiss\u00e9 un grand patrimoine dans le domaine des sciences m\u00e9dicales. Ils \u00e9taient pionniers non seulement de recherches novatrices pour leur \u00e9poque, mais aussi auteurs de travaux scientifiques de grand envergure, apportant un nouveau regard sur les sciences fondamentales. Il est important de rappeler les m\u00e9rites de ces grands chercheurs polonais trop souvent sous-estim\u00e9s ou tout simplement m\u00e9connus.<\/p>\n<p>Les grands m\u00e9decins polonais ont \u00e9t\u00e9 honor\u00e9s par une s\u00e9rie de timbres postaux, par des m\u00e9dailles et des monuments. Des rues, des places et des h\u00f4pitaux portent en Pologne leurs noms.<\/p>\n<p>La s\u00e9rie que l&#8217;Institut Polonais de Paris vous pr\u00e9sente est une s\u00e9lection non exhaustive. Elle sera r\u00e9guli\u00e8rement enrichie de nouveaux portraits.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/institutpolonais.fr\/grafika\/obrazki\/mini\/dr__wojciech_oczko.jpg\" alt=\"\" width=\"150\"><strong>Dr Wojciech Oczko<\/strong><strong> (1537-1599)<\/strong><\/p>\n<p>Docteur en m\u00e9decine et en philosophie, l\u2019un des cr\u00e9ateurs de la m\u00e9decine polonaise, p\u00e8re de la baln\u00e9ologie polonaise. M\u00e9decin \u00e0 la cour de trois rois polonais : Zygmunt August, Stefan Batory et Sigismund III Vasa. Il a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Cracovie et a obtenu son doctorat dans les universit\u00e9s de Padoue et Bologne. Il \u00e9tait fervent propagateur de la culture physique, y voyant des avantages \u00e0 la fois pour le corps et pour l\u2019esprit. Il recommandait en particulier l\u2019\u00e9quitation, la lutte, l\u2019escrime, le jeu de ballon et la danse. Il est l\u2019auteur du dicton selon lequel l\u2019exercice remplacera presque n\u2019importe quel m\u00e9dicament, alors qu\u2019aucun m\u00e9dicament ne remplacera l\u2019exercice. Il a \u00e9crit deux ouvrages fondamentaux, dans l\u2019esprit de la m\u00e9decine moderne, en tenant compte de l\u2019anatomie, de la chirurgie mais aussi de la di\u00e9t\u00e9tique, \u00e9tablissant de nombreux nouveaux mots dans la terminologie m\u00e9dicale polonaise. Oczko \u00e9tait pionnier de la baln\u00e9ologie, la science des eaux thermales. Dans son ouvrage intitul\u00e9 &#8222;Cieplice&#8221;, il a class\u00e9 toutes les sources d\u2019eaux m\u00e9dicinales qui se trouvaient sur les territoires de la Pologne de l\u2019\u00e9poque et a d\u00e9fini les m\u00e9thodes de baln\u00e9oth\u00e9rapie avec de l\u2019eau souterraine et de la boue. Il a \u00e9t\u00e9 largement reconnu pour l\u2019\u00e9tude &#8222;Przymiot&#8221;, dans laquelle il a d\u00e9crit de mani\u00e8re exhaustive toute la science concernant la syphilis. Aujourd\u2019hui, des rues et des h\u00f4pitaux portent le nom de Wojciech Oczko.<\/p>\n<p>Plus d\u2019informations&nbsp;:<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko<\/a><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/institutpolonais.fr\/grafika\/obrazki\/mini\/dr_sebastian_petrycy.jpg\" alt=\"\" width=\"150\"><strong>Dr Sebastian Petrycy (1554-1626)<\/strong><\/p>\n<p>Sebastian Petrycy de Pilzno (1554-1626) \u00e9tait un philosophe et m\u00e9decin polonais, \u00e9crivain et traducteur. Il \u00e9tait l\u2019un des principaux philosophes polonais de la Renaissance et cr\u00e9ateur de la terminologie philosophique polonaise. Il a enseign\u00e9 et publi\u00e9 des \u0153uvres notables dans le domaine de la m\u00e9decine, mais on se souvient surtout de ses traductions magistrales d\u2019\u0153uvres philosophiques d\u2019Aristote et de ses commentaires. Petrycy a apport\u00e9 une contribution majeure \u00e0 la terminologie philosophique polonaise naissante. Il a fait ses \u00e9tudes de philosophie \u00e0 Cracovie et de m\u00e9decine \u00e0 Padou. Les \u00e9crits de Petrycy couvrent trois domaines : les trait\u00e9s m\u00e9dicaux (sur les maladies), les traductions de Horace, ainsi que les traductions et les commentaires sur les \u0153uvres d\u2019Aristote. L\u2019\u0153uvre po\u00e9tique de Petrycy comprend les traductions et les paraphrases des po\u00e8mes d\u2019Horace. Petrycy a fond\u00e9s deux bourses pour des \u00e9tudiant de m\u00e9decine d\u00e9sargent\u00e9s. En 1613 \u00e0 Cracovie, il publie l\u2019ouvrage&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Instructia ou la science du comportement du temps de la peste&nbsp;\u00bb (Instructia abo nauka, jak si\u0119 sprawowa\u0107 czasu moru<\/em>).<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy<\/a><\/p>\n<p><strong>Dr J\u0119drzej \u015aniadecki (1768-1838)<\/strong><\/p>\n<p>J\u0119drzej \u015aniadecki (en anglais, Andrew Sniadecki), n\u00e9 le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/30_novembre\">30 novembre<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1768\">1768<\/a> et mort le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/12_mai\">12<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mai_1838\">mai<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1838\">1838<\/a>, \u00e9tait un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9decin\">m\u00e9decin<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonais<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Biologiste\">biologiste<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Chimiste\">chimiste<\/a>, philosophe, \u00e9crivain&nbsp; et chroniqueur satirique. Il a d\u00e9velopp\u00e9 les bases de la terminologie chimique polonaise et a \u00e9crit le premier manuel de chimie polonais. Il a fait ses \u00e9tudes \u00e0 Cracovie et \u00e0 Padou. Il \u00e9tait professeur de chimie et de m\u00e9decine \u00e0 Vilnius. Il a travaill\u00e9 sur la th\u00e9orie des processus de dissolution. En 1808, dans son ouvrage<em> \u00ab&nbsp;Rozprawa o nowym metalu w surowej <\/em><a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Platyna\"><em>platynie<\/em><\/a><em> odkrytym&#8230;&nbsp;\u00bb <\/em>il a annonc\u00e9 la d\u00e9couverte d\u2019un nouvel \u00e9l\u00e9ment atomique, qu\u2019il a appel\u00e9 &#8222;west&#8221;, du latin Vestium. Cependant, n\u2019\u00e9tant pas officiellement confirm\u00e9, la d\u00e9couverte de cet \u00e9l\u00e9ment atomique n\u00b0 44, cet fois-ci sous le nom de ruthenium, \u00e9tait attribu\u00e9e \u00e0 Karl Claus \u00e0 la date de 1844. En 1822, \u015aniadecki a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 d\u00e9crire la m\u00e9thode de traitement du rachitisme avec une exposition accrue \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil (qui favorise la production endog\u00e8ne de vitamine D dans la peau). Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 propagateur de l\u2019hygi\u00e8ne et de la di\u00e9t\u00e9tique ainsi que pionnier de l\u2019\u00e9ducation physique en Pologne. Il est l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre originale et innovante intitul\u00e9e &#8222;<a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/Search?ArianeWireIndex=index&amp;p=1&amp;lang=FR&amp;q=%C5%9Aniadecki%2C+J%C4%99drzej\"><em>Th\u00e9orie des \u00eatres organiques<\/em><\/a>&#8221; publi\u00e9e en 1804 \u00e0 Varsovie (traduite en fran\u00e7ais en 1824), dans laquelle il d\u00e9crit la caract\u00e9ristique unique des organismes vivants, le m\u00e9tabolisme. Il \u00e9tait \u00e9galement \u00e9ducateur, comme en t\u00e9moigne sa th\u00e8se de 1805 <em>\u00ab Sur l\u2019\u00e9ducation physique des enfants \u00bb<\/em>. Il s\u2019agit de l\u2019un des premiers ouvrages polonais sur la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9ducation physique, dans lequel il souligne que le sens de l\u2019\u00e9ducation des enfants est l\u2019\u00e9ducation mentale et les soins de sant\u00e9, trait\u00e9s comme un tout ins\u00e9parable.<\/p>\n<p>J\u0119drzej \u015aniadecki faisait partie d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te (Towarzystwo Szubrawc\u00f3w), rassemblant des intellectuels, partisans des Lumi\u00e8res, organis\u00e9e \u00e0 l\u2019image de la franc-ma\u00e7onnerie, qui pr\u00f4nait l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits de tous les citoyens et qui combattait la superstition et l\u2019obscurantisme.<\/p>\n<p>On a consacr\u00e9 \u00e0 J\u0119drzej \u015aniadecki un roman biographique, un film documentaire, une \u0153uvre musicale, un monument, une m\u00e9daille et des timbres postaux. Beaucoup d\u2019\u00e9coles et une universit\u00e9 portent son nom (Universit\u00e9 technico-biologique de Bydgoszcz).<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki<\/a><\/p>\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki<\/a><\/p>\n<p>Film documentaire \u00ab&nbsp;J\u0119drzej \u015aniadecki&nbsp;&#8211; 250 \u00bb de Emilia Sadowska (2018, 44 min., sous-titres en anglais) : <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=c24rGTINVdg\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=c24rGTINVdg<\/a><\/p>\n<p><strong>Dr J\u00f3zef Dietl (1804-1878)<\/strong><\/p>\n<p>J\u00f3zef Dietl, n\u00e9 le 24 janvier 1804 \u00e0 Podbu\u017ce et mort le 18 janvier 1878 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cracovie\">Cracovie<\/a>, \u00e9tait un m\u00e9decin <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Autriche\">austro<\/a>&#8211;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonais<\/a>, n\u00e9phrologue, homme politique, professeur et recteur de l\u2019Universit\u00e9 Jagellonne (\u00e9lu en 1861), premier maire de Cracovie (1866-1874). Il fut pionnier de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Baln%C3%A9oth%C3%A9rapie\">baln\u00e9oth\u00e9rapie<\/a>. Dietl est connu mondialement comme un &#8222;r\u00e9formateur de la m\u00e9decine&#8221; pour avoir d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re exp\u00e9rimentale la nuisibilit\u00e9 de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Saign%C3%A9e_(m%C3%A9decine)\">saign\u00e9e<\/a>.<\/p>\n<p>J\u00f3zef Dietl est n\u00e9 d&#8217;un p\u00e8re <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Autrichiens\">autrichien<\/a> et d&#8217;une m\u00e8re <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Polonais_(peuple)\">polonaise<\/a>. Il a \u00e9tudi\u00e9 la philosophie \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Lviv\">Lviv<\/a> et la m\u00e9decine \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Vienne_(Autriche)\">Vienne<\/a>. Il a contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9forme de l\u2019enseignement public et \u00e0 l\u2019introduction du polonais dans les \u00e9coles en Galicie, au lieu de la langue allemande, alors obligatoire. Comme maire de Cracovie, il a contribu\u00e9 \u00e0 la restauration et \u00e0 la modernisation de la ville. Dans le domaine de la m\u00e9dicine, ses m\u00e9rites sont tr\u00e8s grands. Il a \u0153uvr\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de la physioth\u00e9rapie, ainsi que de traitements d\u2019ordre hygi\u00e9nique et di\u00e9t\u00e9tique. Dietl est consid\u00e9r\u00e9 comme cr\u00e9ateur de la baln\u00e9ologie polonaise. Il a effectu\u00e9 la classification des eaux thermales polonaises et a popularis\u00e9 les stations thermales polonaises&nbsp;: Krynica, <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rabka-Zdr%C3%B3j\">Rabka<\/a>, <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Iwonicz\">Iwonicz<\/a>, <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Szczawnica\">Szczawnica<\/a> et <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/%C5%BBegiest%C3%B3w\">\u017begiest\u00f3w<\/a>. Il a d\u00e9crit la maladie du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rein\">rein<\/a> connue sous le nom de &#8222;crise de Dietl&#8221; et a \u00e9tabli son traitement.<\/p>\n<p>Plusieurs statues en Pologne ont \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9es en son honneur, notamment \u00e0 Cracovie, Krynica et Iwonicz. De nombreuses \u00e9coles, rues et h\u00f4pitaux portent son nom.&nbsp;L\u2019une des rues principales de Cracovie s\u2019appelle Planty Dietlowskie.<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl<\/a><\/p>\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl<\/a><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/institutpolonais.fr\/grafika\/obrazki\/mini\/589088bd9f2ad2806800.jpg\" alt=\"\" width=\"150\"><\/p>\n<p><strong>Dr Tytus Cha\u0142ubi\u0144ski (1820-1889)<\/strong><\/p>\n<p>Tytus Cha\u0142ubi\u0144ski, n\u00e9 le 29 d\u00e9cembre 1820 \u00e0 Radom et mort le 4 novembre 1889 \u00e0 Zakopane, \u00e9tait un m\u00e9decin polonais, chirurgien, professeur de pathologie, botaniste, activiste social et politique, philanthrope, conf\u00e9rencier universitaire, philosophe de la m\u00e9decine, amoureux de la nature et notamment des Tatras, \u00e9crivain. Il \u00e9tait l\u2019un des pr\u00e9curseurs de la m\u00e9decine climatique polonaise. Il fut le premier m\u00e9decin polonais de renomm\u00e9e internationale, consid\u00e9r\u00e9 parfois comme la personnalit\u00e9 la plus remarquable de la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>C\u00e9l\u00e8bre pour ses diagnostics pointus et ses traitements efficaces, il \u00e9tait tr\u00e8s populaire parmi ses patients, prodiguant gracieusement ses soins aux plus d\u00e9munis. Il se passionnait pour la botanique, notamment la bryologie, pour la chimie et la min\u00e9ralogie. Sa collection unique de pr\u00e8s de 3000 sp\u00e9cimens, \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des plus pr\u00e9cieuses collections de min\u00e9raux dans le monde, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle soit dispers\u00e9e et partiellement d\u00e9truite pendant les deux guerres mondiales.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 professeur de l\u2019Acad\u00e9mie M\u00e9dico-Chirurgicale et de l\u2019Ecole Principale de Varsovie. Activiste et grand patriote faisant les cours en polonais (malgr\u00e9 les tentatives des autorit\u00e9s de russification de cette partie du pays), il menait des activit\u00e9s politiques et sociales parfois dangereuses, visant \u00e0 reformer l\u2019\u00e9ducation publique et d\u2019autres secteurs importants.<\/p>\n<p>En vacances \u00e0 Zakopane dans les montagnes des Tatras, il a r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9radiquer une \u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra en finan\u00e7ant personnellement des m\u00e9dicaments, de la nourriture, ainsi que la suppression des puits contamin\u00e9s. Depuis ce temps, les montagnards avaient pour lui une tr\u00e8s grande estime, lui attribuant une super puissance. Cha\u0142ubi\u0144ski, amoureux de cette r\u00e9gion, y revenait tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement en contribuant \u00e0 son d\u00e9veloppement. Il a \u00e9t\u00e9 cofondateur de la Polish Tatra Society et l\u2019un des premiers explorateurs de la nature des montagnes des Tatras. En son honneur, l\u2019un des cols de la cr\u00eate principale des Tatras s\u2019appelle Les Portes de Cha\u0142ubi\u0144ski. Grand propagateur des valeurs climatiques de Zakopane, il a grandement contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de ce village. Son \u00e2ge d&#8217;or, Zakopane le doit essentiellement \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 de ce m\u00e9decin de Varsovie qui a popularis\u00e9 ses conditions climatiques aupr\u00e8s de ses patients. Gr\u00e2ce \u00e0 lui, Zakopane a obtenu en 1886 le statut de station thermale, particuli\u00e8rement recommand\u00e9 dans le traitement des maladies pulmonaires. Cha\u0142ubi\u0144ski a fond\u00e9 des sanatoriums pour tuberculeux \u00e0 Zakopane et dans les Tatras. V\u00e9n\u00e9r\u00e9 par les montagnards pour ses activit\u00e9s caritatives, il soignait gracieusement toute personne dans le besoin, pr\u00f4nait les valeurs d\u2019hygi\u00e8ne et de pr\u00e9vention des maladies. En raison de ces m\u00e9rites importants et divers, beaucoup de gens (non seulement de Podhale) croyaient qu\u2019il \u00e9tait dot\u00e9 de pouvoirs surnaturels. \u00c0 chaque fois qu\u2019il venait dans les Tatras, les habitants l\u2019accueillaient avec les honneurs dignes d\u2019un empereur&nbsp;: une procession, une porte triomphale, des coups de feu et des vivats&nbsp;! Dr Tytus Cha\u0142ubi\u0144ski est consid\u00e9r\u00e9 comme la figure la plus remarquable de l\u2019histoire des Tatras et de Zakopane.<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski<\/a><\/p>\n<p><strong>Dr Benedykt Dybowski (1833-1930)<\/strong><strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>Benedykt Dybowski (armoiries Na\u0142\u0119cz), n\u00e9 le 12 mai 1833 \u00e0 Adamaryn et mort le 30 janvier 1930 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Lviv\">Lviv<\/a>, \u00e9tait biologiste, zoologiste, voyageur, explorateur et m\u00e9decin polonais, chercheur au Ba\u00efkal, en Extr\u00eame-Orient et au Kamtchatka, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lviv et \u00e0 l\u2019\u00c9cole Principale deVarsovie, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des p\u00e8res de la limnologie polonaise; fr\u00e8re a\u00een\u00e9 du biologiste W\u0142adys\u0142aw Dybowski.<\/p>\n<p>Il fait ses \u00e9tudes de m\u00e9decine et des sciences naturels \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_de_Tartu\">universit\u00e9 de Dorpat<\/a> et de Wroc\u0142aw, ainsi que de pal\u00e9ontologie, de biologie et de m\u00e9decine \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_Humboldt_de_Berlin\">Berlin<\/a>. C&#8217;est dans cette derni\u00e8re qu&#8217;il soutient son doctorat et fait connaissance avec des th\u00e8ses d\u00e9velopp\u00e9es par <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Charles_Darwin\">Charles Darwin<\/a>. Il enseigne ensuite la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Zoologie\">zoologie<\/a> et la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pal%C3%A9ontologie\">pal\u00e9ontologie<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Varsovie\">Varsovie<\/a>, alors sous administration de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Empire_russe\">Empire russe<\/a>.<\/p>\n<p>Il participe \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Insurrection_de_Janvier\">insurrection polonaise de 1863-1864<\/a>. Condamn\u00e9 \u00e0 mort, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intercession de zoologistes allemands, il est finalement exil\u00e9 en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sib%C3%A9rie\">Sib\u00e9rie<\/a>. Il y \u00e9tudie alors la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Faune_(biologie)\">faune<\/a> et la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Flore\">flore<\/a> de la r\u00e9gion du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Lac_Ba%C3%AFkal\">lac Ba\u00efkal<\/a>. Ses observations couvrent un champ tr\u00e8s large et englobent la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9t%C3%A9orologie\">m\u00e9t\u00e9orologie<\/a>, la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/G%C3%A9ologie\">g\u00e9ologie<\/a> et l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ethnologie\">ethnologie<\/a>. Il revient en Pologne en 1876. De 1878 \u00e0 1883, il repart, volontairement, dans le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kamtchatka\">Kamtchatka<\/a> et la r\u00e9gion de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Amour_(fleuve)\">Amour<\/a> pour y poursuivre ses recherches.<\/p>\n<p>Il fonde au Kamtchatka des h\u00f4pitaux pour l\u00e9preux, combat des \u00e9pid\u00e9mies, ach\u00e8te des chevaux et des rennes avec son propre argent pour soulager les habitants, souffrant souvent de la faim.<\/p>\n<p>En 1883, il enseigne \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Lviv. Benedykt Dybowski \u00e9tait pr\u00e9sident de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Soci%C3%A9t%C3%A9_Copernic_des_naturalistes_polonais\">Soci\u00e9t\u00e9 Copernic des naturalistes polonais<\/a> (1886-1887). Il poursuit les recherches de son fr\u00e8re, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=W%C5%82adys%C5%82aw_Dybowski&amp;action=edit&amp;redlink=1\">W\u0142adys\u0142aw Dybowski<\/a> (1838-1910), sur les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mollusca\">mollusques<\/a> de Sib\u00e9rie.<\/p>\n<p>Une grande importance pour la biologie sont les recherches de Dybowski sur la faune end\u00e9mique du Ba\u00efkal. En plus de d\u00e9crire en d\u00e9tails environ 400 esp\u00e8ces d\u2019animaux vivant dans le lac, il a \u00e9galement d\u00e9crit les conditions hydrologiques et climatiques de ce lieu. Son \u0153uvre est la th\u00e9orie de la cr\u00e9ation de Ba\u00efkal et l\u2019\u00e9volution de sa faune. Au monde animal de ce lac, il a consacr\u00e9 43 travaux scientifiques. Certains d\u2019entre eux ont fond\u00e9 une nouvelle science, la limnologie. Les recherches de Dybowski en Sib\u00e9rie orientale ont dur\u00e9 moins de douze ans, mais les r\u00e9sultats de ces travaux ont d\u00e9pass\u00e9 les r\u00e9sultats d\u2019autres exp\u00e9ditions scientifiques bien financ\u00e9es.<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski<\/a><\/p>\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski<\/a><\/p>\n<p>ENG: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski<\/a><\/p>\n<p><strong>Jan Mikulicz-Radecki (1850-1905)&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>Jan Antoni Mikulicz-Radecki (n\u00e9 &nbsp;le 16 mai <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/1850\">1850<\/a>, mort le 14 juin <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/1905\">1905<\/a>), chirurgien polonais, professeur des universit\u00e9s, l\u2019un des pionniers de la chirurgie moderne, ainsi que de l\u2019asepsie et des techniques antiseptiques, inventeur de masques de protection et de gants chirurgicaux<strong>, <\/strong>initiateur de nouvelles techniques op\u00e9ratoires et d\u2019instruments chirurgicaux. Il \u00e9tait cr\u00e9ateur de deux \u00e9coles chirurgicales, \u00e0 Cracovie et \u00e0 Wroc\u0142aw.<\/p>\n<p>Jan Mikulicz-Radecki a publi\u00e9 un total de 232 articles scientifiques. Son nom est associ\u00e9 aux d\u00e9buts et au d\u00e9veloppement de la chirurgie moderne du XXe si\u00e8cle. Il s\u2019est occup\u00e9 de la plupart des sp\u00e9cialit\u00e9s chirurgicales : chirurgie gastro-intestinale, chirurgie plastique, chirurgie p\u00e9diatrique, neurochirurgie ; avec Sauerbruch, il a \u00e9t\u00e9 le pionnier de la chirurgie thoracique ; il a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019orthop\u00e9die, \u00e0 l\u2019urologie, \u00e0 laryngologie et \u00e0 la gyn\u00e9cologie.<\/p>\n<p>Jan Mikulicz-Radecki est un chirurgien polonais \u00e0 qui nous devons tout produit de protection individuelle, y compris des masques de protection. Cet inventeur exceptionnel de nouvelles techniques chirurgicales et d\u2019instruments chirurgicaux est \u00e9galement devenu un pionnier dans le domaine des antiseptiques et de l\u2019asepsie. Mikulicz a constamment am\u00e9lior\u00e9 les m\u00e9thodes antiseptiques de soins de blessures. Il a utilis\u00e9 l\u2019iodoforme, et en 1885 a introduit les premiers gants chirurgicaux en soie. Des masques chirurgicaux sont apparus un peu plus tard, en 1896, et \u00e9taient faits en coton. Ils couvraient efficacement la bouche et le nez et \u00e9taient appel\u00e9s \u00ab masques de Mikulicz \u00bb. Il a invent\u00e9 \u00e9galement une pommade contenant une solution de nitrate d\u2019argent et de lotion p\u00e9ruvienne (dite \u00ab&nbsp;pommade de Mikulicz&nbsp;\u00bb &#8211; Unguentum Argenti nitratis compositum) qui est toujours utilis\u00e9e dans le traitement des plaies difficiles \u00e0 gu\u00e9rir et comme un m\u00e9dicament antibact\u00e9rien efficace.<\/p>\n<p>Il a eu de nombreux contacts internationaux, il a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 des conf\u00e9rences aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni, en Russie et au Japon. Il est m\u00e9decin honoris causa des universit\u00e9s de Glasgow et de Philadelphie. Pour l\u2019honorer, on a \u00e9rig\u00e9 un monument, un buste, un relief et une plaque comm\u00e9morative. Un prix m\u00e9dical et un grand h\u00f4pital de Wroc\u0142aw portent le nom de Mikulicz-Radecki.<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki<\/a><\/p>\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"http:\/\/boowiki.info\/art\/les-chirurgiens-autrichiens\/jan-mikulicz-radecki.html\">http:\/\/boowiki.info\/art\/les-chirurgiens-autrichiens\/jan-mikulicz-radecki.html<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki<\/a><\/p>\n<p><strong>Rudolf Weigl (1883-1957)<\/strong><\/p>\n<p>Rudolf Stefan Jan Weigl, n\u00e9 le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/2_septembre\">2<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Septembre_1883\">septembre<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1883\">1883<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Prerau\">Prerau<\/a> et mort le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/11_ao%C3%BBt\">11<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ao%C3%BBt_1957\">ao\u00fbt<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1957\">1957<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Zakopane\">Zakopane<\/a>, est un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Biologiste\">biologiste<\/a> polonais et l&#8217;inventeur du premier <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Vaccin\">vaccin<\/a> efficace contre le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Typhus\">typhus europ\u00e9en<\/a>. Sa candidature a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises au prix Nobel. Il a fond\u00e9 l&#8217;Institut Weigl \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Lw%C3%B3w\">Lw\u00f3w<\/a> en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Seconde_R%C3%A9publique_de_Pologne\">Pologne<\/a> (maintenant <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Lviv\">Lviv<\/a> en Ukraine), o\u00f9 il menait ses recherches sur le vaccin. Ce fut l\u00e0 que, pendant la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Shoah\">Shoah<\/a>, il abrita des Juifs au risque de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sauvetage_de_Juifs_par_des_Polonais_pendant_la_Shoah\">se faire tuer par les nazis<\/a>&nbsp;; ses vaccins \u00e9taient transport\u00e9s en contrebande \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du ghetto local ainsi que celui de Varsovie, permettant de sauver des vies innombrables, ce qui lui a valu le titre de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Juste_parmi_les_nations\">Juste parmi les nations<\/a>.<\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/P%C5%99erov\">Prerau<\/a>, Rudolf Weigl est issu d&#8217;une famille autrichienne. Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re dans un accident de v\u00e9lo quand il \u00e9tait petit, sa m\u00e8re Elisabeth Kroesel \u00e9pousa J\u00f3zef Trojnar, professeur de lyc\u00e9e polonais, et s&#8217;installa avec sa famille \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jas%C5%82o\">Jas\u0142o<\/a> en Pologne. Plus tard, la famille d\u00e9m\u00e9nagea \u00e0 Lw\u00f3w, o\u00f9 Weigl obtint son dipl\u00f4me en 1907 du d\u00e9partement de biologie \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_Ivan-Franko\">universit\u00e9 Jan Kazimierz de Lw\u00f3w<\/a>. Il y suivit les enseignements des professeurs <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\">Benedykt Dybowski<\/a> (1833-1930) et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=J%C3%B3zef_Nusbaum-Hilarowicz&amp;action=edit&amp;redlink=1\">J\u00f3zef Nusbaum-Hilarowicz<\/a> (1859-1917). Apr\u00e8s la fin de ses \u00e9tudes, Weigl devint assistant de Nusbaum et re\u00e7ut son habilitation en 1913 au d\u00e9partement de zoologie comparative et d&#8217;anatomie. De 1918 \u00e0 1920, il a travaill\u00e9 dans un laboratoire militaire \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Przemy%C5%9Bl\">Przemy\u015bl<\/a>, avant d&#8217;\u00eatre nomm\u00e9 professeur de biologie \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Lw\u00f3w. Il y cr\u00e9a son Institut de recherche sur le typhus et les virus. Il \u00e9labora, \u00e0 partir de 1930, le premier vaccin contre le typhus europ\u00e9en (en latin: Typhus exanthematicus), une maladie infectieuse bact\u00e9rienne qui provoque de graves \u00e9pid\u00e9mies et la mort de millions de personnes. Il fut pr\u00e9curseur de l\u2019utilisation des insectes, principalement les poux, comme animaux de laboratoire. <strong>&nbsp;<\/strong>Gr\u00e2ce \u00e0 ses travaux, il acquiert dans l&#8217;entre-deux-guerres une renomm\u00e9e mondiale. Des scientifiques du monde entier venaient \u00e0 l\u2019Institut du professeur Weigl pour approfondir leurs connaissances biologiques et apprendre ses m\u00e9thodes de recherche.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&#8217;invasion des troupes sovi\u00e9tiques de septembre 1939, il poursuit les activit\u00e9s de l&#8217;Institut dans Lvov, d\u00e9sormais occup\u00e9. La production de vaccins contre le typhus est massivement augment\u00e9e. Apr\u00e8s l&#8217;invasion allemande de la ville en juin 1941, les nouveaux occupants abattent 25 professeurs de l&#8217;universit\u00e9, y compris l&#8217;ancien Premier ministre et math\u00e9maticien polonais <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kazimierz_Bartel\">Kazimierz Bartel<\/a>. En raison du danger croissant pour sa propre vie, Weigl se d\u00e9clare pr\u00eat \u00e0 continuer son travail, mais refuse de signer la <em>Deutsche Volksliste<\/em>. Les nazis s&#8217;int\u00e9ress\u00e8rent de pr\u00e8s \u00e0 ses recherches. Au cours des quatre ann\u00e9es suivantes, Weigl sauva la vie de nombreuses personnes dont le nombre est estim\u00e9 \u00e0 plusieurs milliers en qualifiant leur travail \u00ab&nbsp;d&#8217;important pour l&#8217;effort de guerre&nbsp;\u00bb. Parmi les employ\u00e9s figuraient des professeurs d&#8217;universit\u00e9 polonais tels que <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Stefan_Banach\">Stefan Banach<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bronis%C5%82aw_Knaster\">Bronis\u0142aw Knaster<\/a> et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/W%C5%82adys%C5%82aw_Orlicz\">W\u0142adys\u0142aw Orlicz<\/a>. Les employ\u00e9s nourrissaient de leur sang des poux infect\u00e9s et le s\u00e9rum \u00e9tait extrait des intestins des insectes. Parmi les rescap\u00e9s se trouvaient aussi des Juifs, comme son coll\u00e8gue de science naturelle et sociologue <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Fleck\">Ludwik Fleck<\/a>. Ainsi, Weigl employa et prot\u00e9gea des intellectuels polonais, des Juifs et des membres de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89tat_polonais_clandestin\">r\u00e9sistance polonaise<\/a>. Gr\u00e2ce \u00e0 la contrebande, ses vaccins sauv\u00e8rent des vies innombrables dans les ghettos de Lw\u00f3w et de Varsovie jusqu&#8217;\u00e0 ce que l&#8217;Institut soit ferm\u00e9 par les forces de l&#8217;Union sovi\u00e9tique apr\u00e8s l&#8217;offensive de 1944.<\/p>\n<p>Weigl vint \u00e0 Cracovie en 1945. Il re\u00e7ut la chaire de l&#8217;Institut de microbiologie g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_Jagellon\">Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie<\/a> et, plus tard, la chaire de biologie \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pozna%C5%84\">Pozna\u0144<\/a>. La production du vaccin demeura \u00e0 Cracovie dans les ann\u00e9es qui suivirent et jusqu&#8217;\u00e0 aujourd&#8217;hui. Le nouveau r\u00e9gime lui proposa \u00e9galement des installations de fabrication de vaccins \u00e0 Moscou. Son refus de s&#8217;impliquer dans le r\u00e9gime socialiste lui fut dommageable. Il mourut, bris\u00e9 et oubli\u00e9, le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/11_ao%C3%BBt\">11<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ao%C3%BBt_1957\">ao\u00fbt<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1957\">1957<\/a>.<\/p>\n<p>Le professeur Rudolf Weigl re\u00e7ut de nombreuses distinctions pour ses m\u00e9rites m\u00e9dicaux et scientifiques, mais aussi pour son engagement pendant la guerre. En 2003, il re\u00e7ut \u00e0 titre posthume la m\u00e9daille de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Juste_parmi_les_nations\">Juste parmi les nations<\/a> d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019\u00c9tat d&#8217;Isra\u00ebl. L&#8217;Institut Weigl occupe un r\u00f4le important dans le film d&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Andrzej_%C5%BBu%C5%82awski\">Andrzej \u017bu\u0142awski<\/a>, <em><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Troisi%C3%A8me_partie_de_la_nuit\">Troisi\u00e8me partie de la nuit<\/a><\/em> (1971).<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl<\/a><\/p>\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl<\/a><\/p>\n<p><strong>Dr Henryk Jordan (1842-1907)<\/strong><\/p>\n<p>Henryk Jordan (n\u00e9 le 23 juillet 1842 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Przemy%C5%9Bl\">Przemy\u015bl<\/a> \u2013 mort le 16 mai 1907 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cracovie\">Cracovie<\/a>) est un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9decin\">m\u00e9decin<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Philanthrope\">philanthrope<\/a> et professeur <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonais<\/a>. Pionnier de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89ducation_physique_et_sportive\">\u00e9ducation physique et sportive<\/a> en Pologne, il enseigne la gyn\u00e9cologie <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Obst%C3%A9trique\">obst\u00e9trique<\/a> \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_jagellonne_de_Cracovie\">Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie<\/a> \u00e0 partir de 1895. Il est reconnu pour la cr\u00e9ation de terrains de jeux pour les enfants, appel\u00e9s les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=Jardin_Jordan&amp;action=edit&amp;redlink=1\">jardins Jordan<\/a>, uniques au monde.<\/p>\n<p>Henryk Jordan na\u00eet dans le village de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Zakliczyn\">Zakliczyn<\/a> au sein d&#8217;une famille noble et pauvre de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Aristocratie_polonaise\">aristocratie polonaise<\/a>. Il fait des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Enseignement_secondaire\">\u00e9tudes secondaires<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tarnopol\">Tarnopol<\/a> et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tarn%C3%B3w\">Tarn\u00f3w<\/a>. En 1861, il est menac\u00e9 d&#8217;expulsion apr\u00e8s avoir particip\u00e9 \u00e0 une manifestation pro-polonaise. En 1862, il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trieste\">Trieste<\/a> et termine ses \u00e9tudes secondaires en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Italien\">italien<\/a> une ann\u00e9e plus tard, avec mentions. Il commence ses \u00e9tudes \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_de_Vienne\">universit\u00e9 de Vienne<\/a>, puis les poursuit \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_jagellonne\">Universit\u00e9 Jagellon<\/a> de Cracovie \u00e0 partir de 1863. Il fait ses examens en sciences en 1867, mais n&#8217;obtient pas sa <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ma%C3%AEtrise_universitaire\">ma\u00eetrise<\/a> en raison d&#8217;une <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pneumonie\">pneumonie<\/a>. Il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Berlin\">Berlin<\/a>, puis \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/New_York\">New York<\/a>. C&#8217;est \u00e0 ce moment qu&#8217;il est en contact pour la premi\u00e8re fois avec la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=Swedish_school_of_gymnastics&amp;action=edit&amp;redlink=1\"><em>Swedish school of gymnastics<\/em><\/a> pour filles et jeunes femmes, qui aura une grande influence sur lui.<\/p>\n<p>Jordan commence sa carri\u00e8re de m\u00e9decine aux \u00c9tats-Unis et ouvre parall\u00e8lement une \u00e9cole pour <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sage-femme\">sage-femme<\/a>. De retour en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Europe\">Europe<\/a>, il travaille d&#8217;abord en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Angleterre\">Angleterre<\/a>, puis en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Allemagne\">Allemagne<\/a>, avant de revenir \u00e0 Cracovie. Il y exerce diverses fonctions. De 1895 \u00e0 1901, il est <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%C3%A9put%C3%A9\">d\u00e9put\u00e9<\/a> de la ville \u00e0 la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Di%C3%A8te_de_Pologne\">Di\u00e8te de Pologne<\/a>. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, il est \u00e0 la t\u00eate de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=Soci%C3%A9t%C3%A9_gyn%C3%A9cologique_de_Cracovie&amp;action=edit&amp;redlink=1\">Soci\u00e9t\u00e9 gyn\u00e9cologique de Cracovie<\/a>, de la Soci\u00e9t\u00e9 des M\u00e9decins et de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=Syndicat_polonais_des_professeurs&amp;action=edit&amp;redlink=1\">Association polonaise des professeurs des \u00e9tudes sup\u00e9rieures<\/a>. Il int\u00e8gre notamment l&#8217;\u00e9ducation physique au cursus de toutes les \u00e9coles polonaises.<\/p>\n<p>L&#8217;un des plus grands accomplissements d&#8217;Henryk Jordan est la cr\u00e9ation, en 1889, du premier terrain de jeux public de Cracovie ayant des infrastructures d&#8217;exercices inspir\u00e9es de celles pr\u00e9sentes aux \u00c9tats-Unis. Le \u00ab&nbsp;jardin Jordan&nbsp;\u00bb comprend ainsi une piscine, 12 terrains de jeux et de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Football\">football<\/a> ainsi que plusieurs pistes de course \u00e0 pied. Des infrastructures d&#8217;int\u00e9rieur ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9es en 1906.<\/p>\n<p>Le concept de jardin de jeu Jordan a \u00e9t\u00e9 populaire non seulement en Pologne. Selon la devise du dr Jordan sur l\u2019\u00e9ducation d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration saine de Polonais, les jardins similaires ont ouvert dans d\u2019autres villes galiciennes, et peu de temps apr\u00e8s aussi \u00e0 Varsovie, P\u0142ock, Kalisz, Lublin, Katowice. En 1929, la Soci\u00e9t\u00e9 Jardins Jordan a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e pour promouvoir et soutenir la cr\u00e9ation de ces \u00e9tablissements r\u00e9cr\u00e9atifs et sportifs pour enfants.<\/p>\n<p>Les jardins Jordan en Pologne \u00e9taient uniques au monde. En Europe, jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIX<sup><span style=\"font-size: small\">e<\/span><\/sup> si\u00e8cle, des jardins sp\u00e9cifiquement pour enfants n\u2019existaient pas encore.<\/p>\n<p>Henryk Jordan fut d\u00e9cor\u00e9 de la croix de Commandeur de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ordre_Polonia_Restituta\">ordre Polonia Restituta<\/a>.<\/p>\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan<\/a><\/p>\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan<\/a><\/p>\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan<\/a><\/p>\n<p>PL: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ogr\u00f3d_jordanowski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ogr\u00f3d_jordanowski<\/a><\/p>\n<p><strong>Kazimierz Funk (1884-1967)<\/strong><\/p>\n<p>Kazimierz Funk, n\u00e9 le 23 f\u00e9vrier 1884 \u00e0 Varsovie et mort le 19 novembre 1967 \u00e0 New York, \u00e9tait un biochimiste polonais, le premier chercheur qui a isol\u00e9 et formul\u00e9 la vitamine B1, en 1912. C&#8217;est \u00e9galement \u00e0 lui que l&#8217;on doit le terme \u00ab vitamine \u00bb. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab p\u00e8re de la vitaminoth\u00e9rapie \u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 quatre fois pour le Prix Nobel, sans jamais le recevoir.<\/p>\n<p>En 1900, apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Varsovie, il s\u2019installe en Suisse. Il a \u00e9tudi\u00e9 la biologie \u00e0 Gen\u00e8ve, puis la chimie \u00e0 Berne. Il fait son doctorat en 1904. Dans les ann\u00e9es suivantes, il a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut Pasteur de Paris, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berlin et au Royaume-Uni (il a men\u00e9 des recherches sur le b\u00e9rib\u00e9ri, maladie jusque-l\u00e0 inconnue). Il a d\u00e9couvert et extrait la premi\u00e8re vitamine B1 du son de riz. Ses recherches ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence de cette vitamine dans une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019aliments, entre autres dans la levure, le lait et le cerveau de b\u0153uf.<br>Funk est l\u2019auteur du terme \u00ab vitamine \u00bb (latin : vita &#8211; vie, amina &#8211; produit chimique contenant un groupe d\u2019amine), qu\u2019il a introduit en 1912. Il a \u00e9t\u00e9 aid\u00e9 par Louis Rajchman, qui a sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 Funk d\u2019\u00e9crire une publication de revue li\u00e9e \u00e0 son travail, et non pas une publication sur un travail exp\u00e9rimental, pour \u00e9viter la n\u00e9cessit\u00e9 de permission des sup\u00e9rieurs de Funk qui s\u2019opposaient \u00e0 l\u2019utilisation du nouveau terme \u00ab vitamine \u00bb. L\u2019article est paru dans The Journal of State Medicine. Ensuite, Funk a publi\u00e9 un livre, The Vitamines (1912), et a re\u00e7u une bourse pour poursuivre ses recherches.<br>Funk traitait des patients malades d\u2019avitaminose. Il proposait l&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle d&#8217;autres maladies, telles que le rachitisme, la pellagre, la maladie c\u0153liaque et le scorbut puissent \u00eatre \u00e9galement gu\u00e9ries gr\u00e2ce \u00e0 la prise de vitamines. Il a postul\u00e9 l&#8217;existence d&#8217;autres nutriments essentiels, connus sous le nom de vitamines B1, B2, C et D. Il a effectu\u00e9 la plupart de ses travaux de recherche \u00e0 l\u2019Institut Pasteur de Paris.<br>Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il s\u2019installe aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il m\u00e8ne des recherches sur l\u2019utilisation des vitamines \u00e0 des fins m\u00e9dicales. En 1923, il retourne en Pologne. De 1923 \u00e0 1928, il dirige d\u00e9partement de biochimie de PZH (Institut national de l\u2019hygi\u00e8ne) \u00e0 Varsovie, y travaillant, entre autres, sur l\u2019isolement de l\u2019insuline. Il a \u00e9tudi\u00e9 les effets de la vitamine B1 sur le m\u00e9tabolisme des glucides et a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019acide nicotinique.<br>En 1928, il se r\u00e9installe \u00e0 Paris, o\u00f9 il m\u00e8ne des recherches sur les hormones. En 1936, il a d\u00e9termin\u00e9 la structure mol\u00e9culaire de la thiamine. En 1939, apr\u00e8s le d\u00e9clenchement de la Seconde Guerre mondiale, il retourne aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il reste jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie. Il devient en 1940 pr\u00e9sident de la Funk Foundation for Medical Research. Dans cette derni\u00e8re p\u00e9riode, il m\u00e8ne des recherches sur la biochimie du cancer.<br>Il est l\u2019auteur de plusieurs centaines de publications scientifiques.<br>Il meurt \u00e0 New York \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 83 ans.<br>Kazimierz Funk a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 quatre fois pour le Prix Nobel, en 1914, 1925, 1926, 1946, sans jamais le recevoir.<\/p>\n<p>PL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Kazimierz_Funk<br>FR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kazimierz_Funk<br>ENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Casimir_Funk<\/p>\n\n\n<p><strong>Napoleon Cybulski (1854-1919)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Napoleon Nikodem Cybulski (n\u00e9 le 14 septembre 1854 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=Kryvanosy&amp;action=edit&amp;redlink=1\">Kryvanosy<\/a>, mort le 26 avril 1919 \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cracovie\">Cracovie<\/a>) \u00e9tait un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Physiologie\">physiologiste<\/a> polonais, d\u00e9couvreur de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Adr%C3%A9naline\">adr\u00e9naline<\/a>, l\u2019un des cr\u00e9ateurs de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Endocrinologie\">endocrinologie<\/a>, mais aussi pionnier de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89lectroenc%C3%A9phalographie\">\u00e9lectroenc\u00e9phalographie<\/a>. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel, sans jamais le recevoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir fait son doctorat en m\u00e9decine en 1885 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, il s\u2019installe \u00e0 Cracovie et prend un poste de chef du D\u00e9partement de physiologie, d\u2019histologie et d\u2019embryologie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon, o\u00f9 il est ensuite doyen de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine, pro-recteur et recteur. Il est membre de l\u2019Acad\u00e9mie des comp\u00e9tences (<a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Akademia_Umiej%C4%99tno%C5%9Bci\">Akademia Umiej\u0119tno\u015bci<\/a>). Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le cr\u00e9ateur de l\u2019\u00e9cole de physiologie de Cracovie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est pionnier de l\u2019\u00e9lectroenc\u00e9phalographie et de l\u2019endocrinologie en Pologne et dans le monde. Il est cod\u00e9couvreur des courants fonctionnels c\u00e9r\u00e9braux du cerveau (1890). Il fut l\u2019un des premiers en 1890 \u00e0 faire un enregistrement EEG du cortex c\u00e9r\u00e9bral. Avec Adolf Beck, il a men\u00e9 une \u00e9tude pionni\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale des ondes \u00e9lectroenc\u00e9phalographiques.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1895, il d\u00e9couvre les interactions hormonales de la m\u00e9dulla surr\u00e9nale et de l\u2019adr\u00e9naline qu\u2019il avait isol\u00e9e et identifi\u00e9e. Il a appel\u00e9 cette substance adr\u00e9naline (nadnerczyna en polonais, &#8222;adrenal gland&#8221; signifiant nadnercze). Il introduit en m\u00e9decine ce terme pour les compos\u00e9s biologiquement actifs s\u00e9cr\u00e9t\u00e9s de la surr\u00e9nale.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers au monde \u00e0 enregistrer et \u00e0 d\u00e9crire le d\u00e9bit sanguin dans les art\u00e8res carotides et f\u00e9morales. En utilisant le photoh\u00e9motacom\u00e8tre construit par Cybulski, Andrzej Klisiecki a r\u00e9alis\u00e9 dans les ann\u00e9es 1930 et 40 des fameuses \u00e9tudes sur les changements de la pression art\u00e9rielle en fonction des phases de l\u2019action systolique du c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a initi\u00e9 en Pologne des recherches sur l\u2019hypnose. Une partie des th\u00e8ses de son livre \u00ab&nbsp;L\u2019hypnotisme du point de vue physiologique&nbsp;\u00bb permet de le classer comme un pr\u00e9curseur du concept d\u2019inconscient, devan\u00e7ant les id\u00e9es de Freud.<\/p>\n\n\n\n<p>Napoleon Cybulski est auteur d\u2019une centaine d\u2019articles scientifiques. Parmi ses disciples se trouvent des scientifiques remarquables. En plus de la m\u00e9decine, il s\u2019int\u00e9ressait \u00e9galement aux questions sociales et a publi\u00e9 des livres et des articles \u00e0 ces sujets. Il \u00e9tait notamment un fervent partisan de l\u2019acc\u00e8s des femmes aux \u00e9tudes m\u00e9dicales.<\/p>\n\n\n\n<p>Napoleon Cybulski a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel, en 1911, 1914, 1918, sans jamais le recevoir.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>ENG : <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ludwik Hirszfeld (1884-1954)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ludwik Hirszfeld (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/5_ao%C3%BBt\">5<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ao%C3%BBt_1884\">ao\u00fbt<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1884\">1884<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Varsovie\">Varsovie<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/7_mars\">7<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mars_1954\">mars<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1954\">1954<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Wroc%C5%82aw\">Wroc\u0142aw<\/a>), m\u00e9decin polonais, bact\u00e9riologiste, immunologue, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Microbiologie\">microbiologiste<\/a>, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des d\u00e9couvreurs du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Syst%C3%A8me_ABO\">syst\u00e8me ABO<\/a> des groupes sanguins. Il a aussi d\u00e9couvert leur h\u00e9r\u00e9dit\u00e9. Il est fondateur de l\u2019\u00e9cole d\u2019immunologie polonaise et de la s\u00e9ro-anthropologie. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel en 1950.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir termin\u00e9 ses \u00e9tudes au lyc\u00e9e de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C5%81%C3%B3d%C5%BA\">\u0141\u00f3d\u017a<\/a>, Hirszfeld, n\u00e9 dans une famille juive et converti plus tard au catholicisme, d\u00e9cida d&#8217;\u00e9tudier la m\u00e9decine en Allemagne. En <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1902\">1902<\/a>, il entra \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_de_Wurtzbourg\">universit\u00e9 de Wurtzbourg<\/a> et en 1904 \u00e0 celle de Berlin, o\u00f9 il suivit des cours en m\u00e9decine et en philosophie. Il devint assistant \u00e0 l&#8217;Institut de Heidelberg pour la recherche&nbsp; sur le cancer, sous la direction de E. von Dungern, avec lequel il r\u00e9alise leur premier travail commun sur les groupes sanguins chez l&#8217;animal et chez l&#8217;homme. En 1911, il devint assistant \u00e0 l&#8217;Institut d&#8217;hygi\u00e8ne de l&#8217;universit\u00e9 de Zurich.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale Hirszfeld demanda \u00e0 travailler en Serbie, ravag\u00e9e par des \u00e9pid\u00e9mies de typhus et de dysenterie. Il resta avec l&#8217;arm\u00e9e serbe jusqu&#8217;\u00e0 la fin de la guerre, exer\u00e7ant les fonctions de conseiller en s\u00e9rologie et bact\u00e9riologie. C&#8217;est \u00e0 cette \u00e9poque qu&#8217;\u00e0 l&#8217;h\u00f4pital pour maladies contagieuses de Salonique il d\u00e9couvrit le bacille <em>Salmonella paratyphi<\/em> C, aujourd&#8217;hui nomm\u00e9 <em>Salmonella hirszfeldi<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Peu de temps apr\u00e8s la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale\">Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/a>, Hirszfeld revint \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Varsovie\">Varsovie<\/a> o\u00f9 il cr\u00e9a un institut s\u00e9rologique et l&#8217;Institut d&#8217;hygi\u00e8ne. Il y devint directeur charg\u00e9 des recherches scientifiques et, en 1924, y fut nomm\u00e9 professeur. En <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1931\">1931<\/a>, il fut appel\u00e9 comme professeur titulaire \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Varsovie et participa \u00e0 de nombreux comit\u00e9s internationaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de l&#8217;occupation de la Pologne par l&#8217;arm\u00e9e allemande, Hirszfeld fut d\u00e9mis de ses fonctions comme \u00ab&nbsp;non-aryen&nbsp;\u00bb&nbsp;; des protections lui permirent de continuer son travail scientifique chez lui, mais il lui \u00e9tait impossible de publier. En <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1941\">1941<\/a>, Hirszfeld fut forc\u00e9 de s&#8217;installer dans le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ghetto_de_Varsovie\">ghetto de Varsovie<\/a> avec sa femme et sa fille. Il y organisa des mesures anti\u00e9pid\u00e9miques et des campagnes de vaccination contre le typhus et la typho\u00efde. Il y donnait des cours de m\u00e9decine clandestins. En <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1943\">1943<\/a>, il r\u00e9ussit \u00e0 s&#8217;enfuir du ghetto avec sa famille. Ils parvinrent \u00e0 survivre cach\u00e9s sous de faux noms et en changeant de cachette. Quand une partie de la Pologne fut lib\u00e9r\u00e9e en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1944\">1944<\/a>, Hirszfeld participa imm\u00e9diatement \u00e0 la cr\u00e9ation de l&#8217;Universit\u00e9 de Lublin dont il devint le prorecteur. En 1945, il devint directeur de l&#8217;Institut de microbiologie m\u00e9dicale de Wroc\u0142aw et doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine. Jusqu&#8217;\u00e0 sa mort, il enseigna \u00e0 l&#8217;Institut, qui a pris son nom. En 1946, il a publi\u00e9 son autobiographie, <em>Histoire d&#8217;une vie<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est \u00e0 Hirszfeld et von Dungern qu&#8217;on doit les appellations A, B, AB et O pour les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Groupe_sanguin\">groupes sanguins<\/a>&nbsp;; auparavant on parlait des groupes I, II, III et IV. Il a propos\u00e9 les d\u00e9signations l&#8217;A et B en raison des agglutinines. En 1910-1911, il a d\u00e9couvert l&#8217;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 des groupes sanguins, d\u00e9couverte qui a permis d&#8217;\u00e9tablir l&#8217;exclusion de paternit\u00e9 par la s\u00e9rologie. Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il \u00e9crivit avec sa femme des travaux sur la s\u00e9ro-anthropologie, \u00e0 l&#8217;origine des conclusions fondamentales sur la composition des races humaines pr\u00e9sentes et pass\u00e9es. Selon sa th\u00e9orie des groupes sanguins dite des Pl\u00e9iades, les autres groupes se sont probablement d\u00e9velopp\u00e9s au cours de l&#8217;\u00e9volution \u00e0 partir du groupe O, le plus archa\u00efque.<\/p>\n\n\n\n<p>Hirszfeld a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 pr\u00e9voir entre la m\u00e8re et l&#8217;enfant le conflit s\u00e9rologique qu&#8217;a confirm\u00e9 la d\u00e9couverte du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Facteur_Rh%C3%A9sus\">facteur Rh\u00e9sus<\/a>. Sur cette base, il a d\u00e9velopp\u00e9, dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, une th\u00e9orie \u00ab&nbsp;allergique&nbsp;\u00bb des avortements et a recommand\u00e9 la th\u00e9rapie par les antihistaminiques. Hirszfeld a aussi enqu\u00eat\u00e9 sur les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tumeur\">tumeurs<\/a> et la s\u00e9rologie de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tuberculose\">tuberculose<\/a>. Sa d\u00e9couverte de l&#8217;agent infectieux de la fi\u00e8vre paratypho\u00efde C a eu des cons\u00e9quences importantes pour le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Diagnostic_diff%C3%A9rentiel\">diagnostic diff\u00e9rentiel<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Hirszfeld a re\u00e7u de nombreux honneurs, y compris des doctorats honoraires des universit\u00e9s de Prague et de Zurich. Il a \u00e9crit presque 400 travaux en allemand, en fran\u00e7ais, en anglais et en polonais, un grand nombre en collaboration avec d&#8217;autres chercheurs c\u00e9l\u00e8bres et beaucoup avec sa femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel en 1950, sans jamais le recevoir.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tadeusz Reichstein (1897-1996) <\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tadeusz Reichstein, n\u00e9 le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/20_juillet\">20<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Juillet_1897\">juillet<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1897\">1897<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/W%C5%82oc%C5%82awek\">W\u0142oc\u0142awek<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">Pologne<\/a> et mort le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1er_ao%C3%BBt\">1<sup>er<\/sup><\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ao%C3%BBt_1996\">ao\u00fbt<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1996\">1996<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/B%C3%A2le\">B\u00e2le<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Suisse\">Suisse<\/a>, \u00e9tait un bio<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Chimiste\">chimiste<\/a> polono-suisse. Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 synth\u00e9tiser la vitamine C et \u00e0 isoler la cortisone. Laur\u00e9at du Prix Nobel <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Prix_Nobel_de_physiologie_ou_m%C3%A9decine\">de physiologie ou m\u00e9decine<\/a> en 1950<sup>[]<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est n\u00e9 dans une famille polonaise d\u2019origine juive. Son pr\u00e9nom lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 en l\u2019honneur de Tadeusz Ko\u015bciuszko, h\u00e9ros national polonais. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 sa petite enfance \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kiev\">Kiev<\/a>, en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ukraine\">Ukraine<\/a>, o\u00f9 son p\u00e8re \u00e9tait ing\u00e9nieur, Reichstein fut mis en pension \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/I%C3%A9na\">I\u00e9na<\/a>, en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Allemagne\">Allemagne<\/a>. La famille s\u2019installa finalement en Suisse. Il \u00e9tudie la chimie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale de technologie de Zurich (ETHZ), obtenant un dipl\u00f4me en 1920. En 1922, il obtient son doctorat et poursuit son travail \u00e0 l\u2019ETHZ, o\u00f9 il est professeur de chimie organique de 1930 \u00e0 1938. De 1938 \u00e0 1967, il est professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de B\u00e2le. En 1952, il est \u00e9lu membre \u00e9tranger de la Royal Society de Londres et en 1994, il devient membre \u00e9tranger de l\u2019Acad\u00e9mie polonaise des sciences.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1933, il synth\u00e9tise l\u2019acide ascorbique (vitamine C), ind\u00e9pendamment de W.N. Haworth qui le fait un an plus tard. C\u2019est pourtant Haworth qui re\u00e7ut le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Prix_Nobel_de_chimie\">prix Nobel de chimie<\/a> en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1937\">1937<\/a> pour cette d\u00e9couverte.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, c\u2019est la m\u00e9thode de Tadeusz Reichstein, appel\u00e9e \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Proc%C3%A9d%C3%A9_Reichstein\">proc\u00e9d\u00e9 Reichstein<\/a>&nbsp;\u00bb, un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Proc%C3%A9d%C3%A9_industriel\">proc\u00e9d\u00e9 industriel<\/a> de synth\u00e8se artificielle de la vitamine C, qui porte toujours son nom. En 1936, il isole la cortisone, ainsi que d\u2019autres hormones du cortex surr\u00e9nal. En 1950, il re\u00e7oit le prix Nobel de physiologie ou m\u00e9decine (partag\u00e9 avec <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Edward_Calvin_Kendall\">E. C. Kendall<\/a> et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Philip_Showalter_Hench\">P. S. Hench<\/a>) pour ses d\u00e9couvertes sur les hormones du cortex des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Glande_surr%C3%A9nale\">glandes surr\u00e9nales<\/a>, leur structure et leurs effets biologiques<sup>[]<\/sup>. En 1951, il re\u00e7oit, avec Kendall, le Prix Cameron pour la th\u00e9rapeutique de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9dimbourg. En 1968, il re\u00e7oit la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9daille_Copley\">m\u00e9daille Copley<\/a>, la plus prestigieuse et la plus ancienne r\u00e9compense dans le domaine des sciences, attribu\u00e9e par la Royal Society de Londres. La cortisone est un m\u00e9dicament qui a r\u00e9volutionn\u00e9 la m\u00e9decine et chang\u00e9 la vie de millions de patients dans le monde.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tadeusz Reichstein apportait son soutien aux jeunes Polonais qui \u00e9tudiaient et travaillaient dans les universit\u00e9s suisses, en leur finan\u00e7ant des bourses. Il a re\u00e7u le titre de docteur honoris causa de la Sorbonne de Paris (1947), de l\u2019Universit\u00e9 polonaise de Londres (1947) et de l\u2019Acad\u00e9mie m\u00e9dicale de Gda\u0144sk (1995). Depuis 1988, il a \u00e9t\u00e9 membre honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 scientifique de W\u0142oc\u0142awek, il a re\u00e7u la m\u00e9daille du m\u00e9rit\u00e9 de la ville de W\u0142oc\u0142awek, et en 1994 la citoyennet\u00e9 d\u2019honneur de cette ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est mort \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/B%C3%A2le\">B\u00e2le<\/a> en <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Suisse\">Suisse<\/a> en 1996, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 99 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>ENG : <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>dr Janusz Korczak (1878-1942)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Janusz Korczak (n\u00e9 le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/22_juillet\">22<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Juillet_1878\">juillet<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1878\">1878<\/a>, mort le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/6_ao%C3%BBt\">6<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ao%C3%BBt_1942\">ao\u00fbt<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1942\">1942<\/a>), de son vrai nom Henryk Goldszmit, est un <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/P%C3%A9diatrie\">m\u00e9decin-p\u00e9diatre<\/a>, \u00e9ducateur, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/P%C3%A9dagogie\">p\u00e9dagogue<\/a> et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89crivain\">\u00e9crivain<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonais<\/a>. Avant la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Seconde_Guerre_mondiale\">Seconde Guerre mondiale<\/a>, il est une des figures de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/P%C3%A9dagogue_de_l%27enfance\">p\u00e9dagogie de l&#8217;enfance<\/a> les plus r\u00e9put\u00e9es. Il laisse son nom \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 pour son \u0153uvre de p\u00e9dagogie, sa <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Litt%C3%A9rature_enfantine\">litt\u00e9rature enfantine<\/a>, et son engagement en faveur des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Droits_de_l%27enfant\">droits de l&#8217;enfant<\/a>. Il est reconnu comme le pr\u00e9curseur et l&#8217;inspirateur de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Convention_relative_aux_droits_de_l%27enfant\">Convention des droits de l&#8217;enfant<\/a>. Grand t\u00e9moin de son temps, il s&#8217;est battu toute sa vie pour d\u00e9fendre et faire respecter l&#8217;enfant jusqu&#8217;\u00e0 avoir choisi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment d&#8217;\u00eatre d\u00e9port\u00e9 du <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Ghetto\">ghetto<\/a> de Varsovie au camp d\u2019extermination de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Treblinka\">Treblinka<\/a> avec les enfants <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Juifs\">juifs<\/a> de son orphelinat. Il y est mort pour ses convictions.<\/p>\n\n\n\n<p>Janusz Korczak est n\u00e9 dans une famille juive de Varsovie. Depuis sa plus jeune enfance il est r\u00e9volt\u00e9 par les injustices que les adultes r\u00e9servent aux enfants. Sa famille connait des conditions de vie difficiles. \u00c0 17-18 ans, il doit commencer \u00e0 travailler et donne des cours particuliers. En 1896, il devient un journaliste engag\u00e9. C\u2019est en 1901 qu\u2019il publie son premier livre <em>Les enfants de la rue<\/em>, o\u00f9 il d\u00e9crit la mis\u00e8re des enfants les plus pauvres. En 1905, il obtient son dipl\u00f4me de m\u00e9decin et publie le livre <em>Les enfants de salon<\/em> qui va faire de lui un jeune \u00e9crivain c\u00e9l\u00e8bre. Mais \u00e0 peine son dipl\u00f4me de m\u00e9decine re\u00e7u, il est mobilis\u00e9 comme m\u00e9decin militaire dans l\u2019arm\u00e9e russe pour la <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Guerre_russo-japonaise_de_1904-1905\">Guerre russo-japonaise de 1904-1905<\/a>. \u00c0 son retour, il travaille dans un h\u00f4pital pour enfants pauvres de Varsovie et il ouvre un cabinet personnel. Passionn\u00e9 par son travail et tr\u00e8s d\u00e9vou\u00e9, il va tr\u00e8s vite devenir un m\u00e9decin recherch\u00e9. Il r\u00eave de construire un endroit id\u00e9al pour les enfants pauvres. En 1909, il est jet\u00e9 en prison par la r\u00e9pression tsariste. Il y restera deux mois. En 1912, Dom Sierot (la maison des orphelins) est ouverte \u00e0 Varsovie. C\u2019est l\u2019un des plus beaux orphelinats d\u2019Europe, avec des projets p\u00e9dagogiques innovants, c\u2019est un \u00e9tablissement mixte qui n\u2019accueille que les orphelins juifs. Janusz Korczak abandonne son poste de l\u2019h\u00f4pital pour prendre la direction de la Dom Sierot. En 1914, il est mobilis\u00e9 dans un h\u00f4pital de campagne de l\u2019arm\u00e9e russe, puis il va \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Kiev\">Kiev<\/a>. En 1919, Nasz Dom (Notre Maison) est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Pruszk\u00f3w pour les orphelins de guerre polonais, sous la direction de Janusz Korczak. La m\u00eame ann\u00e9e il est de nouveau mobilis\u00e9, comme officier de l\u2019arm\u00e9e polonaise, dans un h\u00f4pital o\u00f9 il contracte le <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Typhus\">typhus<\/a>. Il \u00e9chappe de justesse \u00e0 la mort mais contamine sa m\u00e8re venue le voir et qui en mourra. En 1922, il cr\u00e9e son personnage cl\u00e9, Le roi Mathias 1<sup>er<\/sup>. En 1934, il effectue son premier voyage en Palestine. \u00c0 son retour, il cr\u00e9e les \u00ab&nbsp;Causeries du Vieux docteur&nbsp;\u00bb, une \u00e9mission radio qui invite les enfants \u00e0 faire part de leurs exp\u00e9riences dans la vie. En 1939, la Seconde Guerre mondiale \u00e9clate. Dans la ville de Varsovie assi\u00e9g\u00e9e par les Allemands, il met son uniforme d&#8217;officier polonais qu&#8217;il ne quittera plus malgr\u00e9 les risques, et il ne portera jamais l\u2019\u00e9toile jaune. Il est appel\u00e9 \u00e0 la radio pour soutenir la population. C\u2019est en 1940 que la Dom Sierot d\u00e9m\u00e9nage dans le <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Ghetto\">ghetto<\/a> de Varsovie. Le dernier combat de sa vie consistera \u00e0 mendier pour nourrir les enfants. Les <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Nazisme\">nazis<\/a> commencent la d\u00e9portation du ghetto. C\u2019est au mois d&#8217;ao\u00fbt 1942 qu\u2019aura lieu la d\u00e9portation massive des orphelins&nbsp;: parmi les nombreux cort\u00e8ges form\u00e9s \u00e0 travers le ghetto, on a pu voir Janusz Korczak et ses deux cents enfants \u00eatre emmen\u00e9s dans les trains du <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Camp_d%27extermination\">camp d&#8217;extermination<\/a> de Treblinka, o\u00f9 tous furent tu\u00e9s \u00e0 leur arriv\u00e9e. Malgr\u00e9 les difficiles conditions de vie de cette p\u00e9riode, Janusz Korczak tient son Journal du ghetto, un t\u00e9moignage sauvegard\u00e9 de justesse.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;histoire de la vie de Janusz Korczak a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite dans de nombreux livres. Le film <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Korczak_(film)\"><em>Korczak<\/em><\/a> (1990) de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Andrzej_Wajda\">Andrzej Wajda<\/a> raconte l&#8217;histoire de sa vie et en partie de sa <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%C3%A9portation\">d\u00e9portation<\/a> avec ses orphelins par les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Nazisme\">nazis<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Treblinka\">Treblinka<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak<\/a>&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>FR : <a href=\"https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\">https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Janusz_Korczak<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>FR: <a href=\"http:\/\/korczak.fr\/m1korczak\/droits-de-lenfant\/droits-enfant-selon-korczak.html\">http:\/\/korczak.fr\/m1korczak\/droits-de-lenfant\/droits-enfant-selon-korczak.html<\/a> <strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>ENG&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak<\/a><strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>dr <\/strong><strong>W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski<\/strong><strong> (1857-1917)<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski (n\u00e9 le 28 avril 1857 \u00e0 Grab\u00f3w nad Prosn\u0105 et mort le 29 janvier 1917 \u00e0 Cz\u0119stochowa) \u00e9tait un interniste polonais, docteur en m\u00e9decine, th\u00e9oricien de la logique et de la psychologie, philosophe et activiste social. Il s\u2019occupait de presque tous les domaines de la m\u00e9decine, en particulier les maladies infectieuses, le diagnostic des maladies et la logique en m\u00e9decine.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est dipl\u00f4m\u00e9 en 1880 de l\u2019Universit\u00e9 imp\u00e9riale de Varsovie. Apr\u00e8s la pratique \u2013 principalement l\u2019obst\u00e9trique \u2013 \u00e0 Berlin et Prague, en 1883, il s\u2019installe d\u00e9finitivement \u00e0 Cz\u0119stochowa, o\u00f9 il ouvre un cabinet priv\u00e9. Il est devenu m\u00e9decin hospitalier et municipal. Devenu directeur de l\u2019h\u00f4pital municipal, il le r\u00e9organise et le transforme en un important centre m\u00e9dical et scientifique de la r\u00e9gion. Il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale de Cz\u0119stochowa (dont il a \u00e9t\u00e9 co-fondateur). Par ailleurs, il a \u00e9t\u00e9 le fondateur et le pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 pour la bienfaisance des chr\u00e9tiens et l\u2019initiateur et le premier pr\u00e9sident de la branche locale de l\u2019Association nationale touristique polonaise. Propagateur des questions d\u2019hygi\u00e8ne, il fonde, en 1901, la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hygi\u00e8ne. Il initie la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que municipale qui porte maintenant son nom. \u00c0 Cz\u0119stochowa, il a men\u00e9 des travaux scientifiques, loin des centres universitaires polonais, ce qui lui a valu d\u2019\u00eatre trait\u00e9 de \u00ab professeur sans chaire \u00bb. Il s\u2019occupait \u00e9galement de la philosophie de la m\u00e9decine et a appartenu \u00e0 l\u2019\u00e9cole polonaise de philosophie de la m\u00e9decine. Il \u00e9tait membre de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences de Varsovie. <\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9crit plusieurs manuels, notamment&nbsp;: <em>Conf\u00e9rences sur les maladies infectieuses aigu\u00ebs<\/em> (1900-1901), <em>Questions g\u00e9n\u00e9rales sur la th\u00e9orie des sciences m\u00e9dicales<\/em> (1897), <em>Logique de la m\u00e9decine<\/em> (1894, publi\u00e9 en 1909 en Allemagne. Il a publi\u00e9 dans diverses revues m\u00e9dicales. En tant que philosophe, il s\u2019est consacr\u00e9 \u00e0 la th\u00e9orie de la connaissance et \u00e0 la gen\u00e8se de la morale. Il a d\u00e9crit ses opinions comme le \u00ab&nbsp;pr\u00e9vidisme&nbsp;\u00bb (doctrine \u00e9pist\u00e9mologique de pr\u00e9visionnisme). Ses plus grandes \u0153uvres philosophiques sont : Principes de la logique (1903), Th\u00e9orie de la logique (1912), Trait\u00e9 sur la connaissance et la v\u00e9rit\u00e9 (1910), Th\u00e9orie de la connaissance du point de vue de l\u2019intention (1914\u20131915), Pr\u00e9vidisme et pragmatisme (1906), Ethique g\u00e9n\u00e9rale (posthume, 1918). <\/p>\n\n\n\n<p>W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski est l\u2019une des figures les plus populaires dans l\u2019histoire de la m\u00e9decine polonaise. <\/p>\n\n\n\n<p>Le Parlement polonais a d\u00e9cid\u00e9 de faire de 2017 l\u2019Ann\u00e9e de W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski<\/a><strong> <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Feliks Przesmycki<\/strong><strong>&nbsp;(1892-1974)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Feliks Przesmycki (n\u00e9 le 21 janvier 1892 \u00e0 Miropol, Volhynie, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1974 \u00e0 Varsovie), bact\u00e9riologiste et virologue polonais, enseignant, initiateur de la vaccination contre la polio en Pologne, fondateur et directeur de longue date de la plus grande institution polonaise d&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie &#8211; l&#8217;Institut national d&#8217;hygi\u00e8ne de Varsovie (PZH). M\u00e9decin de l\u2019Insurrection de Varsovie 1944.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Kiev. Il a collabor\u00e9 avec de nombreux virologues de premier plan, notamment \u00e0 l&#8217;Institut Pasteur de Paris avec le bact\u00e9riologiste fran\u00e7ais Albert Calmette et \u00e0 la Harvard Medical School avec Hans Zinsser. Il \u00e9tait professeur \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Varsovie. En janvier 1921, pendant la guerre polono-bolchevique, il fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 par le gouvernement polonais dans un camp de prisonniers de guerre \u00e0 Strza\u0142kowo, o\u00f9 il combattit l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra parmi les civils et les soldats russes en six semaines. Ensuite, il s&#8217;est vu confier la m\u00eame t\u00e2che de consultant dans les camps de Tuchola et de Wadowice. En octobre 1923, avec un groupe de jeunes m\u00e9decins polonais, il fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux \u00c9tats-Unis pour des \u00e9tudes d&#8217;un an en sant\u00e9 publique, organis\u00e9es par la Fondation Rockefeller. De retour en Pologne en 1925, il devient assistant et dirige des cours de microbiologie \u00e0 la Facult\u00e9 de pharmacie de l&#8217;Universit\u00e9 de Varsovie. Le 7 septembre 1929, il est habilit\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l&#8217;Universit\u00e9 de Varsovie, puis a commenc\u00e9 \u00e0 travailler au d\u00e9partement de bact\u00e9riologie et de m\u00e9decine exp\u00e9rimentale de l&#8217;Institut d&#8217;\u00c9tat sous la direction de Ludwik Hirszfeld. \u00c0 partir du 1er janvier 1933, il est \u00e0 la t\u00eate du d\u00e9partement des diagnostics bact\u00e9riologiques. Gr\u00e2ce \u00e0 une bourse de la Section d&#8217;hygi\u00e8ne de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations, il a appris \u00e0 conna\u00eetre l&#8217;organisation des d\u00e9partements bact\u00e9riologiques, entre autres \u00e0 Copenhague, Prague et Budapest. Apr\u00e8s son retour, il d\u00e9veloppe le r\u00e9seau des agences PZH, \u00e0 partir de 1938 il est inspecteur et directeur adjoint de l&#8217;Institut National d&#8217;Hygi\u00e8ne (PZH). Pendant l&#8217;occupation, apr\u00e8s l&#8217;arrestation de Ludwik Hirszfeld, il le rempla\u00e7a, dirigeant le d\u00e9partement de bact\u00e9riologie et de m\u00e9decine exp\u00e9rimentale, en 1941 il co-organisa la production clandestine du vaccin contre la fi\u00e8vre typho\u00efde, qui fut distribu\u00e9 dans le camp de Majdanek et dans le ghetto de Varsovie. Dans les ann\u00e9es 1942-1944, il a enseign\u00e9 la bact\u00e9riologie \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 clandestine de Varsovie et \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 des Terres occidentales. Pendant le soul\u00e8vement de Varsovie, il \u00e9tait chef du service de sant\u00e9 civile et apr\u00e8s son effondrement, il organisa l&#8217;\u00e9vacuation des h\u00f4pitaux civils. \u00c0 partir de 1945, il fut directeur de l&#8217;Institut national d&#8217;hygi\u00e8ne de \u0141\u00f3d\u017a, en m\u00eame temps il organisa la facult\u00e9 de m\u00e9decine de l&#8217;Universit\u00e9 de \u0141\u00f3d\u017a, le 1er mai 1946, il y fut nomm\u00e9 professeur agr\u00e9g\u00e9 de bact\u00e9riologie et occupa ce poste jusqu&#8217;au 31 ao\u00fbt 1950. Le 29 juillet 1950, il fut nomm\u00e9 professeur ordinaire de microbiologie et d&#8217;hygi\u00e8ne \u00e0 la facult\u00e9 pharmaceutique de l&#8217;Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Varsovie. \u00c0 partir du 1er janvier 1953, il fut le premier professeur d&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie et enseigna cette mati\u00e8re jusqu&#8217;\u00e0 la fin de 1962. Il fut l&#8217;organisateur du d\u00e9partement de virologie de l&#8217;Institut national d&#8217;hygi\u00e8ne, qui devint le principal centre de virologie m\u00e9dicale du pays. Il a pris sa retraite le 31 octobre 1963, demeurant professionnellement actif, et en 1964-1970, il \u00e9tait le sp\u00e9cialiste national de la virologie au minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Dans les ann\u00e9es 1972-1973, il a \u00e9t\u00e9 consultant au Laboratoire exp\u00e9rimental des s\u00e9rums et vaccins Biomed. Feliks Przesmycki a \u00e9t\u00e9 l&#8217;initiateur de l&#8217;introduction du syst\u00e8me de vaccination contre la poliomy\u00e9lite (maladie de Heine-Medin) en Pologne. Il est l&#8217;auteur de nombreux travaux scientifiques, principalement dans le domaine de la virologie. Il a \u00e9galement \u00e9crit un journal dans lequel il a d\u00e9crit, entre autres, la lutte contre l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra pendant la guerre dans le camp de prisonniers de guerre sovi\u00e9tiques \u00e0 Strza\u0142kowo.<strong>PL&nbsp;: <\/strong><a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Feliks_Przesmycki\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Feliks_Przesmycki<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ludwik Rydygier (1850-1920)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ludwik Rydygier&nbsp;(n\u00e9 le 21 ao\u00fbt 1850 \u00e0 Dusocin &#8211; mort le 25 juin 1920 \u00e0 Lviv, actuellement en Ukraine) \u00e9tait un chirurgien polonais, professeur de m\u00e9decine, recteur de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv. Pionnier de nombreuses m\u00e9thodes chirurgicales, il \u00e9tait l&#8217;un des chirurgiens polonais les plus distingu\u00e9s et des plus connus dans le monde entier \u00e0 la fin du 19<sup>e<\/sup> et au d\u00e9but du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il a \u00e9t\u00e9 promu g\u00e9n\u00e9ral de brigade de l\u2019arm\u00e9e polonaise lors de la guerre polono-bolchevique de 1920.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Dusocin (Dossoczyn) pr\u00e8s de Grudzi\u0105dz (Graudenz), dans la partie annex\u00e9e par la Prusse lors du partage de la Pologne. Comme son p\u00e8re, Karol Ferdynand Riediger, propri\u00e9taire terrien, il soulignait son origine polonaise depuis son enfance, malgr\u00e9 son nom de consonance allemande. Il a fait ses \u00e9tudes de m\u00e9decine dans les ann\u00e9es 1869-1873, d\u2019abord \u00e0 Cracovie, puis \u00e0 Greifswald, o\u00f9 il a polonis\u00e9 volontairement son nom, l\u2019\u00e9crivant d\u00e9sormais Rydygier. Il obtient le dipl\u00f4me de docteur en m\u00e9decine en 1874. Apr\u00e8s ses \u00e9tudes, il dirige une clinique priv\u00e9e \u00e0 Che\u0142mno, o\u00f9 il \u00e9crit plusieurs ouvrages scientifiques dans le domaine de la chirurgie. &nbsp;En 1887, il est doyen de la facult\u00e9 de chirurgie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellonne de Cracovie, et en 1897, de la nouvelle facult\u00e9 de chirurgie et de clinique de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait l&#8217;un des plus \u00e9minents chirurgiens polonais de son \u00e9poque, connus dans le monde entier. En 1880, pour la premi\u00e8re fois au monde, il effectue une ablation chirurgicale du pylore chez un patient souffrant d\u2019un&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Stomach_cancer\">cancer de l&#8217;estomac<\/a>. Il est \u00e9galement le premier \u00e0 documenter cette proc\u00e9dure. En 1881, il est aussi le premier au monde \u00e0 r\u00e9aliser une r\u00e9section d\u2019ulc\u00e8re gastroduod\u00e9nal<a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Peptic_ulcer\">.<\/a> En 1884, il introduit une nouvelle m\u00e9thode de traitement chirurgical de l&#8217;ulc\u00e8re gastroduod\u00e9nal, utilisant la gastroent\u00e9rostomie. En 1900, il invente une m\u00e9thode de l\u2019ablation de l\u2019ad\u00e9nome de la prostate. Auteur des concepts originaux, il a introduit de nombreuses autres techniques chirurgicales.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1901-1902, il est recteur de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv. Il a \u00e9t\u00e9 le mentor de nombreux chirurgiens et futurs professeurs. En 1889, il a organis\u00e9 le premier congr\u00e8s chirurgical de Pologne. Ces congr\u00e8s ont abouti \u00e0 la cr\u00e9ation de la Soci\u00e9t\u00e9 des chirurgiens polonais en 1921.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait un chirurgien remarquable, bien connu pour ses r\u00e9alisations pratiques, mais aussi comme initiateur de nouvelles m\u00e9thodes et organisateur de talent. Certaines des m\u00e9thodes op\u00e9ratoires introduites par Rydygier, comprenant la chirurgie gastrique, du rectum, amputations, chirurgie cardiaque, chirurgie plastique, orthop\u00e9dique et urologique, sont toujours utilis\u00e9es aujourd&#8217;hui.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/First_World_War\">Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/a>, il dirige l&#8217;h\u00f4pital militaire de&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Brno\">Brno<\/a>. Apr\u00e8s la guerre, il retourne \u00e0 Lviv, o\u00f9 il prend part, en novembre 1918, aux combats de la d\u00e9fense de la ville contre l\u2019arm\u00e9e ukrainienne. Lors de ces combats, il participe \u00e0 la cr\u00e9ation des services m\u00e9dicaux et sanitaires de l&#8217;arm\u00e9e polonaise, en tant que lieutenant g\u00e9n\u00e9ral. En 1920, lors de la guerre polono-bolchevique, il commence \u00e0 organiser des h\u00f4pitaux militaires. Chef sanitaire du Commandement du district g\u00e9n\u00e9ral &#8222;Pomorze&#8221;, puis consultant et chirurgien en chef du Commandement &#8222;Est&#8221;, il est promu <a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/General\">g\u00e9n\u00e9ral<\/a>&nbsp;de brigade de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Polish_Army\">arm\u00e9e polonaise<\/a>..<\/p>\n\n\n\n<p>Il est mort subitement le 25 juin 1920. De nombreux h\u00f4pitaux et rues en Pologne portent aujourd\u2019hui son nom.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Ludwik_Rydygier\">https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Ludwik_Rydygier<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Odo Bujwid (1857-1942)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Odo Feliks Kazimierz Bujwid, n\u00e9 le 30 novembre 1857 \u00e0 Vilnius, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1942 \u00e0 Cracovie, \u00e9tait un bact\u00e9riologiste polonais, premier disciple polonais de Pasteur, fondateur de la bact\u00e9riologie en&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Poland\">Pologne<\/a>. Pionnier de l&#8217;hygi\u00e8ne et des soins de sant\u00e9 pr\u00e9ventifs, il \u00e9tait l&#8217;un des premiers scientifiques polonais \u00e0 produire des vaccins, y compris le vaccin contre la rage.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 Varsovie et a parfait sa sp\u00e9cialisation en bact\u00e9riologie \u00e0 Berlin avec Robert Koch et \u00e0 Paris avec Louis Pasteur. Il a fond\u00e9 \u00e0 Varsovie le premier institut polonais de pr\u00e9vention contre la rage, ainsi que des centres de recherche sur les produits alimentaires. Il a travaill\u00e9 successivement \u00e0 Varsovie, Saint-P\u00e9tersbourg, Odessa et surtout \u00e0 Cracovie, o\u00f9 pendant de longues ann\u00e9es il occupa la chaire d\u2019hygi\u00e8ne et de microbiologie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon et o\u00f9 il cr\u00e9a le deuxi\u00e8me centre de vaccination contre la rage.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but, il a d\u00e9velopp\u00e9 une activit\u00e9 scientifique extr\u00eamement intense. Il a publi\u00e9 386 ouvrages scientifiques, parmi lesquelles il convient de citer son important manuel de microbiologie. Outre la publication de nombreuses articles scientifiques, il \u00e9tait activement impliqu\u00e9 dans le travail social. Elu conseiller de la ville de Cracovie, il contribua \u00e0 la modernisation de la ville. Il \u00e9tait partisan de l&#8217;\u00e9ducation universelle, de l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Il attirait des jeunes gens aux opinions modernes, et sa maison devint le centre de rencontres de l&#8217;intelligentsia progressiste de Cracovie. Il \u00e9tait un promoteur de l&#8217;esp\u00e9ranto. Dans sa maison, il a install\u00e9 un centre de production de s\u00e9rums et de vaccins. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il a fourni \u00e0 la population polonaise des vaccins contre le typhus. Cette maison est devenue un mus\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid<\/a><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/sfhm\/hsm\/HSMx1973x007x004\/HSMx1973x007x004x0346.pdf\">https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/sfhm\/hsm\/HSMx1973x007x004\/HSMx1973x007x004x0346.pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Rafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski (1743-1816)&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Rafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski \u00e9tait un chirurgien et obst\u00e9tricien polonais, fondateur du premier service de chirurgie en Pologne, consid\u00e9r\u00e9 comme &#8222;le p\u00e8re de la chirurgie polonaise&#8221;, sp\u00e9cialiste des maladies f\u00e9minines, pr\u00e9curseur de l&#8217;orthop\u00e9die en Pologne, pionnier de la r\u00e9\u00e9ducation, \u00e9minent universitaire, professeur \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. <br><br>Rafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski (n\u00e9 le 24 octobre 1743, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 5 ao\u00fbt 1816) \u00e9tait le fils d&#8217;un administrateur foncier. Il a d&#8217;abord fait ses \u00e9tudes \u00e0 la maison, puis \u00e0 l&#8217;\u00e9cole piariste de Pi\u0144sk. En 1795, il prononce ses v\u0153ux religieux dans la congr\u00e9gation piariste de Lubiesz\u00f3w. En 1771, il se rend \u00e0 Rome pour \u00e9tudier la m\u00e9decine, en 1776, il obtient un doctorat en philosophie et en m\u00e9decine. Il poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 Naples, Bologne, Turin, Padoue, Vienne, Paris et Berlin. Il a \u00e9t\u00e9 le premier organisateur de formations pour chirurgiens en Pologne. Dans les ann\u00e9es 1779-1803, il fut professeur de la premi\u00e8re chaire polonaise de chirurgie et d&#8217;obst\u00e9trique \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie de Cracovie (jusqu&#8217;en 1785 \u00e9galement d&#8217;anatomie). Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 donner des conf\u00e9rences sur la m\u00e9decine en polonais. En 1783, il obtient l&#8217;approbation du Vatican pour la s\u00e9cularisation et se marie. En 1785, il devient m\u00e9decin de la cour de Stanis\u0142aw August Poniatowski. Lors de l\u2019Insurrection de Ko\u015bciuszko, il est le chirurgien en chef de l&#8217;arm\u00e9e polonaise. Il a cr\u00e9\u00e9 de nouvelles m\u00e9thodes chirurgicales et invent\u00e9 de nombreux instruments chirurgicaux. Il est l&#8217;auteur du premier manuel polonais de chirurgie th\u00e9orique et pratique. <br>Il a \u00e9t\u00e9 le premier en Pologne \u00e0 d\u00e9crire les instruments orthop\u00e9diques et leur application. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le pionnier de la physioth\u00e9rapie en Pologne.<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rafa%C5%82_J%C3%B3zef_Czerwiakowski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rafa%C5%82_J%C3%B3zef_Czerwiakowski<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/98\/6\/artykuly\/19-gwiazdy.htm\">https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/98\/6\/artykuly\/19-gwiazdy.htm<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tomasz Janiszewski (1867-1939)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tomasz Wiktor Janiszewski (n\u00e9 le 21 mai 1867 \u00e0 Varsovie, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 23 juillet 1939 \u00e0 Brok) &#8211; m\u00e9decin polonais, professeur agr\u00e9g\u00e9 d&#8217;hygi\u00e8ne sociale \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Jagellon, professeur ordinaire \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Varsovie, ministre de la Sant\u00e9 publique dans le gouvernement de Ignacy Jan Paderewski, m\u00e9decin chef de la ville de Cracovie, partisan de l&#8217;eug\u00e9nisme. Il \u00e9tait le prototype de Tomasz Judym, le h\u00e9ros du roman de Stefan \u017beromski \u00ab Les Sans-logis \u00bb. (Ludzie bezdomni, 1900).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tudie la m\u00e9decine \u00e0 Varsovie, puis \u00e0 Moscou, Brno, Fribourg, Zurich, Vienne, et poursuit ses \u00e9tudes en France, Angleterre, Irlande et Autriche. Enfin, il arrive \u00e0 Cracovie, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Jagellon, o\u00f9 il obtient le titre de docteur en m\u00e9dicine en 1896. Aussit\u00f4t, pour des raisons de sant\u00e9, il s\u2019installe \u00e0 Zakopane, o\u00f9 il prend le poste de m\u00e9decin thermal, sp\u00e9cialiste des maladies pulmonaires. Il collabore \u00e0 la planification et \u00e0 la mise en \u0153uvre de dispositifs d&#8217;\u00e9gouts et d&#8217;alimentation en eau con\u00e7us \u00e0 ses frais par des ing\u00e9nieurs de Vienne. Il organise un service de d\u00e9sinfection \u00e0 Zakopane, \u00e9labore des r\u00e8glements sur la lutte contre la tuberculose dans les stations thermales. Le but de ses efforts est de construire un h\u00f4pital \u00e0 Zakopane. \u00c0 ses frais, il organise un h\u00f4pital de fortune avec 12 lits, dont il est le chef dans les ann\u00e9es 1899-1904. Gr\u00e2ce \u00e0 son initiative, la Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decins de Galicie et la Soci\u00e9t\u00e9 polonaise de lutte contre la tuberculose ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es \u00e0 Zakopane. Le p\u00e9riodique &#8222;Przegl\u0105d Zakopia\u0144ski&#8221; a \u00e9t\u00e9 cofond\u00e9 et cofinanc\u00e9 par lui. C\u2019est aussi \u00e0 Zakopane, que Janiszewski rencontre l\u2019\u00e9crivain Stefan \u017beromski, qui fait de lui le prototype du personnage principal du roman \u00ab&nbsp;Les Sans-logis&nbsp;\u00bb, Tomasz Judym (1900). En 1908, Janiszewski s&#8217;installe \u00e0 Lw\u00f3w (Lviv) et y fonde la premi\u00e8re clinique de tuberculose et l&#8217;une des premi\u00e8res en Pologne. En 1909, il est nomm\u00e9 m\u00e9decin chef de la ville de Cracovie. Pendant les 17 ann\u00e9es de son mandat, il a r\u00e9organis\u00e9 le bureau de sant\u00e9 municipal, augment\u00e9 le nombre de m\u00e9decins de la ville, \u00e9labor\u00e9 des r\u00e8glements g\u00e9n\u00e9raux pour lutter contre les maladies infectieuses, fond\u00e9 un laboratoire municipal de bact\u00e9riologie, am\u00e9lior\u00e9 les statistiques m\u00e9dicales et organis\u00e9 la premi\u00e8re clinique dentaire ambulatoire de Pologne pour les enfants des \u00e9coles primaires. Il a cr\u00e9\u00e9 une installation de d\u00e9sinfection et de d\u00e9sinsectisation. \u00c0 son initiative, de nouvelles installations sanitaires ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies \u00e0 Cracovie et \u00e0 Pr\u0105dnik Bia\u0142y, notamment un sanatorium pour tuberculeux avec 120 lits. Il organise des jardins ouvriers qui, pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, servent de camps d&#8217;\u00e9t\u00e9 pour les enfants. Il a \u00e9galement fond\u00e9 la Soci\u00e9t\u00e9 antituberculeuse de Cracovie et a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 M\u00e9dicale de Cracovie. En 1915, il est nomm\u00e9 professeur agr\u00e9g\u00e9 d&#8217;hygi\u00e8ne sociale \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Jagellon. De janvier \u00e0 d\u00e9cembre 1919, il est ministre de la Sant\u00e9 publique dans le gouvernement de Ignacy Jan Paderewski. Il a fond\u00e9 \u00e0 Varsovie plusieurs centres de recherches scientifiques&nbsp;: \u00e9pid\u00e9miologique, pharmaceutique, sur l\u2019eau, de production de s\u00e9rums et de vaccins, alimentaire. Plus tard, apr\u00e8s la construction de l&#8217;\u00c9cole d&#8217;hygi\u00e8ne, ces \u00e9tablissements ont re\u00e7u le nom commun d&#8217;Institut national d&#8217;hygi\u00e8ne (PZH). Il a organis\u00e9 une campagne de masse dans toute la Pologne en faveur des enfants d\u00e9nutris qui a couvert 1 300 000 jeunes. Il a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la promotion des activit\u00e9s et des m\u00e9thodes eug\u00e9niques ainsi que dans la recherche sur les probl\u00e8mes de population. Il a publi\u00e9 plus d\u2019une centaine d\u2019ouvrages scientifiques. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tomasz_Janiszewski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tomasz_Janiszewski<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/2003\/07-08\/artykuly\/31-rody_uczone.htm\">https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/2003\/07-08\/artykuly\/31-rody_uczone.htm<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ENG : <a href=\"https:\/\/www.academia.edu\/25638551\/Dr_Judym_and_Mr_Janiszewski_The_Polish_Eugenics_Society_and_other_stories\">https:\/\/www.academia.edu\/25638551\/Dr_Judym_and_Mr_Janiszewski_The_Polish_Eugenics_Society_and_other_stories<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ludwik Rajchman (1881-1965)&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ludwik Witold Rajchman, n\u00e9 le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;novembre 1881&nbsp;\u00e0 Varsovie et mort le&nbsp;13 juillet 1965 \u00e0 Chenu (Sarthe, France) \u00e9tait un&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9decin\">m\u00e9decin<\/a>&nbsp;et&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bact%C3%A9riologiste\">bact\u00e9riologiste<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonais<\/a>. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le fondateur de l\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/UNICEF\">UNICEF<\/a>&nbsp;et en a \u00e9t\u00e9 le premier pr\u00e9sident entre 1946 et 1950.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ludwik Rajchman a grandi \u00e0&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Varsovie\">Varsovie<\/a>&nbsp;dans les conditions difficiles de l&#8217;occupation russe. Il a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit%C3%A9_jagellone_de_Cracovie\">Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie<\/a>. Il fut fascin\u00e9 par la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bact%C3%A9riologie\">bact\u00e9riologie<\/a>. Rajchman a fait ses \u00e9tudes postdoctorales \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Institut_Pasteur\">Institut Pasteur<\/a>&nbsp;de Paris, puis est bri\u00e8vement retourn\u00e9 \u00e0 Cracovie (il lui a \u00e9t\u00e9 interdit d&#8217;aller dans la partie de Pologne occup\u00e9e par les Russes) avant d&#8217;\u00eatre nomm\u00e9 dans un important laboratoire de bact\u00e9riologie \u00e0 Londres. Rajchman, son \u00e9pouse et leurs trois enfants sont rest\u00e9s \u00e0 Londres tout au long de la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale\">Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/a>. Au cours de cette p\u00e9riode, il milita pour l&#8217;ind\u00e9pendance polonaise. La famille rentre \u00e0 Varsovie en&nbsp;octobre 1918&nbsp;et Rajchman persuade les nouvelles autorit\u00e9s polonaises de cr\u00e9er un centre \u00e9pid\u00e9miologique, renomm\u00e9 par la suite Pa\u0144stwowy Zaklad Higieny (Institut national de l&#8217;hygi\u00e8ne) qui est jusqu\u2019\u00e0 ce jour le principal institut de sant\u00e9 publique de Pologne. Rajchman lutta activement contre les vagues d\u2019\u00e9pid\u00e9mie de&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Typhus\">typhus<\/a>&nbsp;qui d\u00e9vast\u00e8rent l\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Europe_de_l%27Est\">Europe de l\u2019Est<\/a>&nbsp;et a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 par la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_Nations\">Soci\u00e9t\u00e9 des Nations<\/a>&nbsp;en plein essor, qui l\u2019a nomm\u00e9 en 1921 pour cr\u00e9er une Organisation de la sant\u00e9 (consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019une des entreprises les plus r\u00e9ussies de la SdN). Rajchman voyagea longuement pour remplir son mandat et devint notamment fascin\u00e9 par la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un syst\u00e8me de quarantaine et de sant\u00e9 publique en Chine. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930, Rajchman s&#8217;est fait conna\u00eetre \u00e0 Gen\u00e8ve pour ses attitudes et ses actions antifascistes. Il n\u2019appr\u00e9cia pas le nouveau secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la SdN,&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Avenol\">Joseph Avenol<\/a>, lequel le d\u00e9mit de ses fonctions en 1938.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Se trouvant sans emploi, Rajchman se rendit en Chine pour aider le gouvernement \u00e0 pr\u00e9parer sa d\u00e9fense contre le Japon, notamment en achetant des avions aux \u00c9tats-Unis. Sa famille d\u00e9m\u00e9nagea en France, achetant un ch\u00e2teau dans la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sarthe_(d%C3%A9partement)\">Sarthe<\/a>. Toute la famille \u00e9tait pr\u00e9sente lorsque les Allemands ont envahi la France. Rajchman est all\u00e9 voir le pr\u00e9sident du&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Gouvernement_polonais_en_exil\">gouvernement polonais en exil<\/a>, le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/G%C3%A9n%C3%A9ral_Sikorski\">g\u00e9n\u00e9ral Sikorski<\/a>, qu&#8217;il connaissait personnellement. Sikorski le nomma responsable des r\u00e9fugi\u00e9s polonais et lui confia une lettre \u00e0 remettre au pr\u00e9sident Roosevelt demandant l&#8217;aide des \u00c9tats-Unis. Il lui d\u00e9livra \u00e9galement un passeport diplomatique lui permettant de fuir la France par l\u2019Espagne et le Portugal afin d&#8217;atteindre Washington. Pendant la guerre, Rajchman travaillait sur les questions humanitaires. \u00c0 la fin de la guerre, l\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Administration_des_Nations_unies_pour_le_secours_et_la_reconstruction\">Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction<\/a>&nbsp;(UNRRA) lui demanda de r\u00e9diger un rapport sur la mani\u00e8re de faire face \u00e0 l\u2019\u00e9tat dramatique des conditions sanitaires une fois que l\u2019Europe serait lib\u00e9r\u00e9e (on craignait notamment une \u00e9pid\u00e9mie de typhus). \u00c0 la fin de la guerre, le nouveau gouvernement polonais (communiste) de Lublin lui demanda de repr\u00e9senter la Pologne au sein de l&#8217;UNRRA. On dit que Rajchman avait de s\u00e9rieuses h\u00e9sitations \u00e0 collaborer avec ce gouvernement, mais il finit par \u00eatre conquis par le d\u00e9sir d&#8217;aider son pays, ce qu&#8217;il a fait de mani\u00e8re tr\u00e8s efficace gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;UNRRA.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque l&#8217;UNRRA a annonc\u00e9 lors d&#8217;une r\u00e9union des Nations unies \u00e0 Gen\u00e8ve qu&#8217;il mettrait fin \u00e0 ses efforts de secours, Rajchman a appel\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d&#8217;un fonds d\u2019aide aux enfants du monde entier. Sa proposition fut accept\u00e9e et, au d\u00e9but de 1947, l&#8217;UNICEF fut fond\u00e9e pour aider les enfants, notamment en mati\u00e8re de nutrition et de vaccination. Rajchman resta pr\u00e9sident du conseil d&#8217;administration de l&#8217;UNICEF jusqu&#8217;en 1950 et refusa d&#8217;\u00eatre r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour son travail. Dans le contexte de la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Guerre_froide\">guerre froide<\/a>&nbsp;naissante et du&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Stalinisme\">stalinisme<\/a>&nbsp;dans les pays du&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bloc_sovi%C3%A9tique\">bloc sovi\u00e9tique<\/a>, Rajchman fut assign\u00e9 \u00e0 compara\u00eetre \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_McCarthy\">McCarthy<\/a>&nbsp;: il partit brusquement pour la France et ne retourna jamais aux \u00c9tats-Unis. Au m\u00eame moment, les autorit\u00e9s communistes polonaises lui retir\u00e8rent son passeport polonais et il ne fut pas renouvel\u00e9 avant le d\u00e9but de la p\u00e9riode post-stalinienne en 1956. \u00c0 partir de ce moment-l\u00e0, Rajchman se rendit assez souvent en Pologne, notamment pour rendre visite \u00e0 sa s\u0153ur qui avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9chue de ses fonctions acad\u00e9miques. Sa derni\u00e8re visite eut lieu \u00e0 Varsovie en 1963, dans l&#8217;institut de sant\u00e9 publique qu&#8217;il avait fond\u00e9 en 1918. Rajchman d\u00e9c\u00e9da en 1965 des suites d&#8217;une complication de la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maladie_de_Parkinson\">maladie de Parkinson<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Joseph Babinski (1857-1932)&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Joseph Babinski, m\u00e9decin fran\u00e7ais d&#8217;origine polonaise, neurologue, pionnier de la neurochirurgie, c\u00e9l\u00e8bre pour la d\u00e9couverte du \u00ab&nbsp;signe de Babinski&nbsp;\u00bb, un r\u00e9flexe cutan\u00e9 plantaire, l&#8217;un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d&#8217;un examen neurologique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Joseph Babinski (1857-1932), m\u00e9decin fran\u00e7ais d&#8217;origine polonaise, neurologue, pionnier de la neurochirurgie, c\u00e9l\u00e8bre pour la d\u00e9couverte en 1896 du \u00ab&nbsp;signe de Babinski&nbsp;\u00bb, un r\u00e9flexe cutan\u00e9 plantaire, l&#8217;un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d&#8217;un examen neurologique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Joseph Jules Fran\u00e7ois F\u00e9lix Babinski&nbsp;(en&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Polonais\">polonais<\/a>&nbsp;J\u00f3zef Julian Franciszek Feliks Babi\u0144ski), n\u00e9&nbsp;le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/17_novembre\">17<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Novembre_1857\">novembre<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1857\">1857<\/a>&nbsp;\u00e0&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Paris\">Paris<\/a> et mort le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/29_octobre\">29<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Octobre_1932\">octobre<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1932\">1932<\/a> dans la m\u00eame ville, est un m\u00e9decin&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Neurologie\">neurologue<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/France\">fran\u00e7ais<\/a>&nbsp;d&#8217;ascendance&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonaise<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Fils d&#8217;un ing\u00e9nieur&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonais<\/a>&nbsp;install\u00e9 \u00e0 Paris en&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1848\">1848<\/a>&nbsp;pour \u00e9chapper \u00e0 la r\u00e9pression russe des revendications d&#8217;ind\u00e9pendance de la Pologne, Joseph Babinski grandit \u00e0&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Quartier_du_Montparnasse\">Montparnasse<\/a>. \u00c0 la fin de son&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Internat_des_h%C3%B4pitaux_de_Paris\">internat<\/a>, il est promu chef de clinique de&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean-Martin_Charcot\">Charcot<\/a>, dont il devient l&#8217;\u00e9l\u00e8ve pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, et participe aux le\u00e7ons du ma\u00eetre \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/H%C3%B4pital_de_la_Salp%C3%AAtri%C3%A8re\">h\u00f4pital de la Salp\u00eatri\u00e8re<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1890\">1890<\/a>, il est nomm\u00e9&nbsp;<em>m\u00e9decin des h\u00f4pitaux<\/em>. On dit qu&#8217;il \u00e9tait peu loquace durant ses consultations mais qu&#8217;il \u00e9tait un observateur exceptionnel. En&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1895\">1895<\/a>, il devient chef de service \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/H%C3%B4pital_de_la_Piti%C3%A9\">H\u00f4pital de la Piti\u00e9<\/a>&nbsp;o\u00f9 il exerce jusqu&#8217;\u00e0 sa retraite en&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1922\">1922<\/a>. Atteint de la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maladie_de_Parkinson\">maladie de Parkinson<\/a>, il meurt en d\u00e9cembre&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1932\">1932<\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Babinski a codifi\u00e9 la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Neurologie\">neurologie<\/a>&nbsp;et distingu\u00e9 les grandes affections neurologique organiques des&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychiatrie\">syndromes psychiatriques<\/a>. Ses \u00e9tudes sur les&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/R%C3%A9flexe_tendineux\">r\u00e9flexes<\/a>, la physiologie du&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cervelet\">cervelet<\/a>&nbsp;ne sont que quelques aspects de son \u0153uvre. Ses travaux dans le domaine de la physiologie du syst\u00e8me nerveux et de la neuropathologie ont \u00e9t\u00e9 cruciaux pour le d\u00e9veloppement de la neurologie. D\u00e9couvreur en 1896 de l&#8217;un des sympt\u00f4mes neurologiques les plus importants, preuve de dommages \u00e0 la voie pyramidale, nomm\u00e9 le \u00ab&nbsp;signe de Babinski&nbsp;\u00bb en son honneur, devenu l&#8217;un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d&#8217;un examen neurologique. Il a d\u00e9crit l&#8217;anosognosie, trouble neuropsychologique d&#8217;absence de prise de conscience de sa condition de malade ou handicap\u00e9. Babinski contribua \u00e9galement au d\u00e9veloppement de la neurochirurgie, notamment dans le domaine des tumeurs de la moelle \u00e9pini\u00e8re. En dehors de sa contribution majeure au d\u00e9veloppement de la neurologie en France, il a \u00e9galement marqu\u00e9 l&#8217;\u00e9volution de la psychiatrie et de la neuropsychologie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Babinski appara\u00eet, sans doute, comme le plus grand des neuro-s\u00e9miologistes en montrant l&#8217;importance de man\u0153uvres permettant de distinguer les paralysies organiques de celles qui rel\u00e8vent de l&#8217;hyst\u00e9rie ou de la simulation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Babinski est l&#8217;un des fondateurs de la Soci\u00e9t\u00e9 de neurologie de Paris.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J%C3%B3zef_Babi%C5%84ski\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J%C3%B3zef_Babi%C5%84ski<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Babinski\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Babinski<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/joseph-babinski\/\">https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/joseph-babinski\/<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/www.medarus.org\/Medecins\/MedecinsTextes\/babinski.htm\">https:\/\/www.medarus.org\/Medecins\/MedecinsTextes\/babinski.htm<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ludwik Zamenhof (1859-1917), m\u00e9decin ophtalmologiste polonais, linguiste et cr\u00e9ateur de la langue internationale esperanto, la langue auxiliaire internationale construite la plus largement utilis\u00e9e dans le monde. <\/p>\n\n\n\n<p>Le docteur&nbsp;Ludwik Lejzer Zamenhof (pl. Ludwik \u0141azarz Zamenhof, yidd. Eliezer Lewi Samenhof, fr. Louis-Lazare Zamenhof, esp. Ludoviko Lazaro Zamenhof), est un m\u00e9decin&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ophtalmologie\">ophtalmologiste<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pologne\">polonais<\/a>&nbsp;n\u00e9 le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/15_d%C3%A9cembre\">15<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%C3%A9cembre_1859\">d\u00e9cembre<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1859\">1859<\/a>&nbsp;\u00e0&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bia%C5%82ystok\">Bia\u0142ystok<\/a>&nbsp;et mort le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/14_avril\">14<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Avril_1917\">avril<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1917\">1917<\/a>&nbsp;\u00e0&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Varsovie\">Varsovie<\/a>. N\u00e9 dans une&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Juifs\">famille juive<\/a>, ses langues d\u2019usage sont le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Yiddish\">yiddish<\/a>, le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Russe\">russe<\/a>&nbsp;et le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Polonais\">polonais<\/a>. Il ma\u00eetrisait l\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Allemand\">allemand<\/a> et l\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/H%C3%A9breu\">h\u00e9breu<\/a>, il connaissait bien le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Latin\">latin<\/a>, le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Grec_ancien\">grec ancien<\/a>, l\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Anglais\">anglais<\/a>&nbsp;et le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fran%C3%A7ais\">fran\u00e7ais<\/a>, assez bien l\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Italien\">italien<\/a>, et avait aussi quelques connaissances d\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Aram%C3%A9en\">aram\u00e9en<\/a>, ce qui lui donnait une certaine connaissance de douze langues. Il est connu pour avoir \u00e9labor\u00e9 la&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Langue_construite\">langue construite<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Esp%C3%A9ranto\">esp\u00e9ranto<\/a>&nbsp;dans son ouvrage&nbsp;<em><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Langue_Internationale\">Langue Internationale<\/a><\/em>, publi\u00e9 le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/26_juillet\">26<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Juillet_1887\">juillet<\/a>&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1887\">1887<\/a>&nbsp;sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (le docteur qui esp\u00e8re). En 1905,&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Boulogne-sur-Mer\">Boulogne-sur-Mer<\/a>&nbsp;accueille le premier&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Congr%C3%A8s_mondial_d%27esp%C3%A9ranto\">congr\u00e8s mondial d&#8217;esp\u00e9ranto<\/a>&nbsp;avec 688 participants de 20 pays. Un peu apr\u00e8s la fondation de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations (SDN), 13 pays incluant ensemble environ la moiti\u00e9 de la population mondiale, dont la Chine, l&#8217;Inde et le Japon recommandent, en&nbsp;septembre 1922, d&#8217;utiliser l&#8217;esp\u00e9ranto comme langue de travail additionnelle de l&#8217;institution. Cette recommandation se heurte au v\u00e9to de la France domin\u00e9 alors par une majorit\u00e9 conservatrice qui pense maintenir ainsi le statut du fran\u00e7ais comme premi\u00e8re langue diplomatique. N\u00e9anmoins l&#8217;esp\u00e9ranto devient, particuli\u00e8rement \u00e0 partir de ce moment, la langue internationale auxiliaire de r\u00e9f\u00e9rence. \u00c0 partir des ann\u00e9es 30, les esp\u00e9rantistes vont \u00eatre fortement r\u00e9prim\u00e9s par les dictatures, particuli\u00e8rement hitl\u00e9rienne et stalinienne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/15_d%C3%A9cembre\">15 d\u00e9cembre<\/a>&nbsp;est consid\u00e9r\u00e9 comme le&nbsp;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jour_de_Zamenhof\">Jour de Zamenhof<\/a>&nbsp;par de nombreux esp\u00e9rantistes. Il s&#8217;agit de l&#8217;anniversaire de Zamenhof, mais aussi le jour o\u00f9 \u00e0 19 ans il pr\u00e9senta \u00e0 ses amis les \u00e9bauches de ce qui allait devenir l&#8217;esp\u00e9ranto. Les esp\u00e9rantistes profitent g\u00e9n\u00e9ralement de l&#8217;occasion pour se r\u00e9unir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Zamenhof s\u2019est toujours montr\u00e9 attentif \u00e0 l\u2019aspect humain des choses. Sans violence, il s\u2019est battu sans autres armes qu\u2019une in\u00e9branlable force morale afin que tous les peuples puissent retrouver leur dignit\u00e9 et dialoguer pacifiquement. Il fut nomm\u00e9 huit fois au prix Nobel de la Paix (1907, 1909, 1910, 1913, 1914, 1915, 1916, 1917), sans jamais le recevoir. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>FR&nbsp;: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Louis-Lazare_Zamenhof\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Louis-Lazare_Zamenhof<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>FR: <a href=\"https:\/\/esperanto-france.org\/zamenhof-le-docteur-esperanto\">https:\/\/esperanto-france.org\/zamenhof-le-docteur-esperanto<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Zamenhof\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Zamenhof<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/L._L._Zamenhof\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/L._L._Zamenhof<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Marceli Nencki (1847-1901)&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Marceli Nencki est un m\u00e9decin polonais, chimiste exceptionnel, physiologiste et l&#8217;un des fondateurs de la biochimie moderne. Il est le premier \u00e0 synth\u00e9tiser, en 1883, le salicylate de ph\u00e9nyle appel\u00e9&nbsp;Salol, le premier m\u00e9dicament synth\u00e9tique pr\u00e9curseurs de l&#8217;aspirine. Malgr\u00e9 d&#8217;\u00e9normes succ\u00e8s dans le domaine de la recherche en sciences naturelles, m\u00e9decine exp\u00e9rimentale, chimie physiologique et biochimie, son r\u00f4le de pionnier dans le d\u00e9veloppement des d\u00e9buts de la pharmacie et des nouvelles drogues synth\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 presque compl\u00e8tement oubli\u00e9es. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Wilhelm Marceli Nencki est n\u00e9 le 15 janvier 1847 \u00e0 Boczki et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 14 octobre 1901 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 54 ans. Il participe \u00e0 l\u2019Insurrection de Janvier (1863, contre l\u2019Empire russe). Il \u00e9tudie \u00e0 Cracovie, Dresde, I\u00e9na et \u00e0 Berlin. Dans les ann\u00e9es 1870-1872, il travaille \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie industrielle sous la direction d&#8217;Adolf von Baeyer, gr\u00e2ce auquel il devient membre de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de chimie. En 1872, il devient assistant \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Berne en tant que professeur assistant de chimie m\u00e9dicale, \u00e0 partir de 1873 en tant que professeur. Un d\u00e9partement sp\u00e9cial de chimie physiologique a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour lui \u00e0 Berne et ses conf\u00e9rences ont attir\u00e9 des scientifiques de toute l&#8217;Europe. Dans les ann\u00e9es 1888\u20131891, il \u00e9tait \u00e9galement professeur de bact\u00e9riologie. Il a \u00e9tudi\u00e9 les compos\u00e9s azot\u00e9s, l&#8217;acide urique, l&#8217;ur\u00e9e et leurs d\u00e9riv\u00e9s. Dans les ann\u00e9es 1884-1886, il \u00e9tait le doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine. Il a obtenu (avec sa famille) la nationalit\u00e9 du canton de Berne.Il a pass\u00e9 les dix derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, o\u00f9 il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de tr\u00e8s bonnes conditions de travail scientifique. Il a continu\u00e9 \u00e0 travailler sur la chimie des sucs gastriques. Il a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d&#8217;\u00e9tudier le chol\u00e9ra. En 1895, il a combattu l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie de peste bovine. Cependant, il a regrett\u00e9 sa d\u00e9cision de d\u00e9m\u00e9nager en Russie, il ne s&#8217;y sentait pas bien et a rest\u00e9 en contact avec les Polonais.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il connaissait huit langues et a publi\u00e9 174 ouvrages dans diff\u00e9rentes langues.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le principal int\u00e9r\u00eat scientifique de Nencki s&#8217;est concentr\u00e9 sur la synth\u00e8se de l&#8217;ur\u00e9e, la chimie des purines et l&#8217;oxydation biologique des compos\u00e9s aromatiques. Sa contribution originale \u00e0 la synth\u00e8se de compos\u00e9s aromatiques est ind\u00e9niable. Il s&#8217;est \u00e9galement int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la structure des prot\u00e9ines, aux processus enzymatiques dans l&#8217;intestin et \u00e0 la biochimie bact\u00e9rienne. Il a d\u00e9couvert, notamment, les bact\u00e9ries ana\u00e9robies. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les plus grandes r\u00e9alisations de Nencki figurait son \u00e9tude sur la structure chimique de l&#8217;h\u00e9moglobine. Il a identifi\u00e9 l&#8217;h\u00e9mopyrrole parmi les produits de d\u00e9gradation de l&#8217;h\u00e9moglobine. Marceli Nencki est le premier \u00e0 synth\u00e9tiser, en 1883, le salicylate de ph\u00e9nyle appel\u00e9&nbsp;Salol, le premier m\u00e9dicament synth\u00e9tique intentionnellement con\u00e7u du groupe des d\u00e9riv\u00e9s de l\u2019acide salicylique. C\u2019est l\u2019un des m\u00e9dicaments pr\u00e9curseurs de de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Acide_ac%C3%A9tylsalicylique\">acide ac\u00e9tylsalicylique<\/a>, l&#8217;aspirine. L\u2019invention du Salol, le nouveau rem\u00e8de utilis\u00e9 comme un antiseptique intestinal doux, bien tol\u00e9r\u00e9 \u00e0 usage interne, ainsi qu\u2019un antirhumatismal et antipyr\u00e9tique, en remplacement de l\u2019acide salicylique mal tol\u00e9r\u00e9 a fait l\u2019objet d\u2019un grand engouement populaire. Le &#8222;principe salol&#8221; (ou &#8222;principe nencki&#8221; ou &#8222;principe salol nencki&#8221;) est toujours utilis\u00e9 pour concevoir des m\u00e9dicaments.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;Institut de biologie exp\u00e9rimentale de l&#8217;Acad\u00e9mie polonaise des sciences de Varsovie porte le nom de Marceli Nencki.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n<p><strong>Prof. Leon Marchlewski (1869-1946)<\/strong><\/p>\n<p>Leon Marchlewski \u00e9tait un \u00e9minent scientifique polonais, chimiste et biochimiste hors pair, auteur de nouvelles m\u00e9thodes de recherche chimique, l&#8217;un des pr\u00e9curseurs de la chimie clinique, nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel. Il \u00e9tait \u00e9galement philosophe, activiste social et politique, s\u00e9nateur, recteur de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie.<\/p>\n<p>Leon Marchlewski est n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1869 \u00e0 W\u0142oc\u0142awek et mort le 16 janvier 1946 \u00e0 Cracovie. Il a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de chimie \u00e0 Varsovie, puis les a poursuivis \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 polytechnique de Zurich. Apr\u00e8s avoir obtenu son dipl\u00f4me, il a commenc\u00e9 \u00e0 travailler dans le c\u00e9l\u00e8bre laboratoire d&#8217;Edward Schunk \u00e0 Kersal pr\u00e8s de Manchester en Angleterre. \u00c0 cette \u00e9poque, il a obtenu une reconnaissance pour ses recherches sur l&#8217;affinit\u00e9 chimique des colorants du monde animal et v\u00e9g\u00e9tal. Plus tard, il a coop\u00e9r\u00e9 dans ce domaine avec un autre grand savant polonais, Marceli Nencki. En 1900, il est retourn\u00e9 en Pologne pour occuper le poste d&#8217;inspecteur principal \u00e0 l&#8217;Institut de recherche sur les denr\u00e9es alimentaires de Cracovie. Il a occup\u00e9 de nombreux postes \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. Professeur de chimie organique puis de chimie m\u00e9dicale, il prend la direction du D\u00e9partement de chimie m\u00e9dicale en 1906, il devient doyen et ensuite recteur de l&#8217;Universit\u00e9 Jagellon dans les ann\u00e9es 1926-1928.<\/p>\n<p>Il a men\u00e9 des recherches importantes sur la structure des mol\u00e9cules de chlorophylle et d&#8217;h\u00e9moglobine, prouvant l&#8217;unit\u00e9 du monde v\u00e9g\u00e9tal et animal. Dans ses recherches, il se concentre principalement sur les colorants naturels, la chlorophylle et l&#8217;h\u00e9mine, et sur la structure des sucres. Il est un pionnier dans l&#8217;application de la spectrophotom\u00e9trie UV pour d\u00e9terminer la structure des mol\u00e9cules. Il d\u00e9veloppe des m\u00e9thodes de d\u00e9termination de la teneur en carbone des compos\u00e9s chimiques par titrage volum\u00e9trique, de la teneur en iode de ses compos\u00e9s et de la concentration d&#8217;oxydes de soufre et d&#8217;oxydes d&#8217;azote dans la production d&#8217;acide sulfurique et d&#8217;acide nitrique.<\/p>\n<p>Il est l&#8217;auteur de plus de 200 publications scientifiques. Il \u00e9tait membre de nombreuses associations scientifiques polonaises et internationales, entre autres, l\u2019Acad\u00e9mie des comp\u00e9tences, la Soci\u00e9t\u00e9 polonaise de chimie dont il \u00e9tait fondateur, l\u2019Union internationale de chimie pure et appliqu\u00e9e et la Soci\u00e9t\u00e9 chimique de France.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel \u00e0 trois reprises, en 1913 dans le domaine de la chimie, et en 1913 et 1914, dans le domaine de la physiologie ou la m\u00e9decine, principalement pour ses remarquables r\u00e9alisations dans le domaine de la chimie clinique.<\/p>\n<p>En 1930-1935, il \u00e9tait s\u00e9nateur de la R\u00e9publique de Pologne.<\/p>\n<p>L\u2019Acad\u00e9mie Polonaise des Sciences d\u00e9cerne depuis 1988 une M\u00e9daille Leon Marchlewski pour une contribution exceptionnelle au d\u00e9veloppement de la biologie mol\u00e9culaire, de la biologie cellulaire, de la biochimie et de la biophysique.<\/p>\n<div>PL :&nbsp;<a id=\"m_-718169869977401211LPlnk610573\" href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Leon_Marchlewski\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Leon_Marchlewski&amp;source=gmail&amp;ust=1615407892407000&amp;usg=AFQjCNG4g03KFgciSKkyen2fKknOfEkKNw\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Leon_Marchlewski<\/a><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>ENG :&nbsp;<a id=\"m_-718169869977401211LPlnk\" href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/21614780\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/21614780\/&amp;source=gmail&amp;ust=1615407892407000&amp;usg=AFQjCNFI3P_cifWISt1KrCVHSWkYqpvjjg\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/21614780\/&nbsp;<\/a><\/div>\n\n\n<p><strong>Prof. Maria D\u0105bska (1921-2014) &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Maria Magdalena D\u0105bska n\u00e9e Suchy (20 juillet 1921 &#8211; 20 juillet 2014) \u00e9tait m\u00e9decin polonaise, anatomo-pathologiste, professeure de m\u00e9decine. Elle a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 d\u00e9crire une tumeur dermatologique rare chez l\u2019enfant, nomm\u00e9e depuis la tumeur de D\u0105bska (Dabska\u2019s tumour).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a rejoint la r\u00e9sistance \u00e0 Varsovie. En tant que membre de l\u2019AK (Armia Krajowa), elle a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019Insurrection de Varsovie. Avec son fr\u00e8re Tadeusz, elle apportait une assistance aux insurg\u00e9s bless\u00e9s, transf\u00e9rait des m\u00e9dicaments et des armes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la guerre, elle a \u00e9tudi\u00e9 la pathologie \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Gda\u0144sk. En 1957, elle a effectu\u00e9 un stage \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Leeds chez l\u2019oncologue prof. Rupert Allan Willis. En 1969, elle a publi\u00e9 les r\u00e9sultats de nombreuses ann\u00e9es de recherche. Elle a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 d\u00e9crire un type de tumeur dermatologique rare chez l\u2019enfant principalement, plus tard nomm\u00e9 &#8211; tumeur D\u0105bska. Avec Janusz Buraczewski, elle est l\u2019auteur de la premi\u00e8re \u00e9tude au monde sur la symptomatologie an\u00e9vrismale du kyste. On lui a offert un poste prestigieux au sein de l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9. Cependant, elle a d\u00e9cid\u00e9 de continuer \u00e0 travailler \u00e0 l\u2019Institut d\u2019oncologie Maria Sk\u0142odowska-Curie de Varsovie. En tant que chef du d\u00e9partement de pathologie du cancer pendant une d\u00e9cennie, elle a form\u00e9 la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de sp\u00e9cialistes de centres d\u2019oncologie de toute la Pologne. Elle donnait pr\u00e8s de 1500 consultations par an, devenant ainsi la plus haute autorit\u00e9 dans son domaine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980, elle \u00e9tait accueillie avec les plus grandes honneurs par les autorit\u00e9s des instituts m\u00e9dicaux de Londres, Stockholm, Bonn, Rochester, Stanford. Lors de l\u2019instauration de la loi martiale, elle s\u2019est trouv\u00e9e en Allemagne. Elle a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9migrer &#8211; d\u2019abord en Allemagne, puis aux \u00c9tats-Unis. En 2006, elle a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de la Floride en Pologne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 auteur de plus d\u2019une centaine d\u2019ouvrages scientifiques, \u00e9crits en polonais et en anglais. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>PL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Maria_D%C4%85bska\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Maria_D%C4%85bska<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ENG&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.whonamedit.com\/doctor.cfm\/2942.html\">http:\/\/www.whonamedit.com\/doctor.cfm\/2942.html<\/a> &nbsp;<\/p>\n\n\n<p style=\"font-weight: 400\"><strong>Dr Adam Raciborski (1809-1871)\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Adam Raciborski, n\u00e9 le\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/24_d%C3%A9cembre\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/24_d%25C3%25A9cembre&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNELag7IzzM7f3OBMNv2lXrvjA9G3Q\">24<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%C3%A9cembre_1809\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%25C3%25A9cembre_1809&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNEknHUhV_zcwoB__zQrEY7V2DrCqA\">d\u00e9cembre<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1809\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1809&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNE44mUvwaDmzcNEh4eYyfP0HyUgQA\">1809<\/a>\u00a0\u00e0\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Radom\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Radom&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNF07ppvu9jUrulaU11pblbfnArW8w\">Radom<\/a>\u00a0et mort le\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/14_f%C3%A9vrier\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/14_f%25C3%25A9vrier&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNE4U50lUWPkScz4-wGXArgNKKFtoA\">14<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/F%C3%A9vrier_1871\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/F%25C3%25A9vrier_1871&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNGuCU8mIFmoYjnZI1FkwXQ88yqzVA\">f\u00e9vrier<\/a>\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1871\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1871&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNH-pd7nRD-wfcnBb13ubgs1mpOcig\">1871<\/a>\u00a0\u00e0 Paris, est un m\u00e9decin\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Polonais\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Polonais&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNG1tCM70YVCGdGplY5jNaTbpKg7jw\">polonais<\/a>\u00a0exil\u00e9 en France, grand p\u00e9dagogue \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris, auteur de manuels m\u00e9dicaux, notamment de diagnostic, d\u2019auscultation et de menstruation. Son manuel &#8222;Pr\u00e9cis pratique et raisonne du diagnostic&#8221; \u00e9dit\u00e9 en 1837\u00a0a constitu\u00e9 pendant un demi-si\u00e8cle une base d&#8217;apprentissage de la m\u00e9decine pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9tudiants (jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle).\u00a0<span style=\"font-weight: 400\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il commence ses \u00e9tudes m\u00e9dicales \u00e0\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Varsovie\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Varsovie&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNHcq_PhWiNU-YPItR2RZmNCdvQPCg\">Varsovie<\/a>. En 1831, il participe \u00e0 l\u2019Insurrection de Novembre 1831 contre la domination russe, en exer\u00e7ant la fonction de m\u00e9decin du 4<sup>e<\/sup>\u00a0r\u00e9giment de l&#8217;arm\u00e9e polonaise.\u00a0Pour sa bravoure et son d\u00e9vouement en qualit\u00e9 d\u2019aide-chirurgien durant ce soul\u00e8vement patriotique polonais, il re\u00e7oit la Croix du M\u00e9rite militaire.\u00a0La d\u00e9faite de l&#8217;Insurrection est suivie d&#8217;une s\u00e9v\u00e8re r\u00e9pression et de l&#8217;exil de plusieurs milliers de combattants. \u00a0<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400\">Adam Raciborski\u00a0s&#8217;exile en France. Il acquiert une grande r\u00e9putation\u00a0en soignant les malades atteints du chol\u00e9ra \u00e0 Besan\u00e7on.\u00a0En 1834, il obtient son doctorat \u00e0 Paris.\u00a0Peu apr\u00e8s, il devient directeur de clinique\u00a0de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/H%C3%B4pital_de_la_Charit%C3%A9_de_Paris\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/H%25C3%25B4pital_de_la_Charit%25C3%25A9_de_Paris&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNHmHNM_KCPD_5Boa9kmluRm6FXpUQ\">h\u00f4pital de la Charit\u00e9<\/a>,\u00a0puis professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris.\u00a0<\/p>\n<p>Il publie beaucoup d\u2019articles scientifiques, notamment l&#8217;article \u00ab\u00a0Histoire du progr\u00e8s diagnostique et th\u00e9rapeutique dans la pneumonie et pleur\u00e9sie depuis Hippocrate jusqu\u2019\u00e0 Laennec\u00a0\u00bb qui a\u00a0\u00e9t\u00e9 traduit en plusieurs langues, notamment en anglais, allemand, russe, espagnol et italien. \u00a0<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400\">Il est \u00e9galement connu comme pionnier d\u2019auscultation et de percussion m\u00e9dicale.\u00a0Parmi ses principales \u0153uvres se trouve \u00ab\u00a0Le nouveau manuel complet d\u2019auscultation et de percussion \u00bb.\u00a0Il s&#8217;int\u00e9resse aux m\u00e9thodes contraceptives naturelles, il pr\u00f4ne le retour au tourisme et \u00e0 l&#8217;utilisation des eaux min\u00e9rales comme facteurs de bonne sant\u00e9.\u00a0Son manuel &#8222;Pr\u00e9cis pratique et raisonne du diagnostic&#8221; \u00e9dit\u00e9 en 1837\u00a0a constitu\u00e9 pendant un demi-si\u00e8cle une base d&#8217;apprentissage de la m\u00e9decine pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9tudiants (jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle).\u00a0<\/p>\n<p>Il a fait conna\u00eetre les v\u00e9ritables causes du ph\u00e9nom\u00e8ne de la\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Menstruation\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Menstruation&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNFhByO7WriK99-f9WY8jXaxaY1KLQ\">menstruation<\/a>. En\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1842\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1842&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNHACuGtUbN15mj0029Rm0IrY697pA\">1842<\/a>,\u00a0il fait une communication \u00e0 l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Acad%C3%A9mie_des_sciences\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Acad%25C3%25A9mie_des_sciences&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNH8d0NnzfRi7lrwakei9JBhWit7Sg\">Acad\u00e9mie des sciences<\/a>\u00a0dans laquelle il d\u00e9montre qu&#8217;\u00e0 chaque menstruation, un\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Follicule_ovarien\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Follicule_ovarien&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNFGzUAyrP6-jTQa7pJpHgrwFuWujg\">follicule<\/a>\u00a0vient former saillie \u00e0 la surface de l&#8217;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ovaire\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ovaire&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNGKENDa7zYipb9lBtW26j-up_eRPQ\">ovaire<\/a>\u00a0; l\u00e0, il subit une rupture et se vide de son contenu. Il a \u00e9tudi\u00e9 et suivi la menstruation dans les diff\u00e9rentes phases de son \u00e9volution chez la femme, depuis la\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pubert%C3%A9\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pubert%25C3%25A9&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNGcHbaezbC-b-x9aGrA95Tnaq32Kg\">pubert\u00e9<\/a>\u00a0jusqu&#8217;\u00e0 la\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9nopause\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%25C3%25A9nopause&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNEQhHUZrtu7gy1KKo01DW3W_bHDqw\">m\u00e9nopause<\/a>. Il consacre \u00e0 ce sujet plusieurs ouvrages et trait\u00e9s. \u00a0<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400\">Il est cofondateur, en 1858, de la Soci\u00e9t\u00e9 Parisienne des M\u00e9decins Polonais (SPMP).\u00a0\u00a0<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400\">Pour ses nombreux m\u00e9rites, il a \u00e9t\u00e9 fait chevalier de la L\u00e9gion d&#8217;Honneur. \u00a0<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 domicili\u00e9\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rue_de_Varenne\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rue_de_Varenne&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNHdR34_xYGLUXF94Sd9kgvVGPXqhg\">rue de Varenne<\/a>\u00a0avec son \u00e9pouse Emma Albert. Il est mort \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 61 ans. Il repose au cimeti\u00e8re de Montparnasse \u00e0 Paris.\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>PL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248484000&amp;usg=AFQjCNHymatwFQNRf7sWQC3heam1t4aPfw\">https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski<\/a>\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>FR\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248485000&amp;usg=AFQjCNGNGmfsxgrKbk2cs_42Kp0s_uW1ug\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski<\/a>\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>FR\u00a0: S\u00e9rie de portraits\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/&amp;source=gmail&amp;ust=1617910248485000&amp;usg=AFQjCNFPIbOmEAZQ7olj4G8Y1Tvqi0mqdQ\">https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/<\/a>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les m\u00e9decins et chercheurs polonais et leur contribution \u00e0 la m\u00e9decine mondiale Les scientifiques polonais sont inscrits dans les annales des d\u00e9couvertes r\u00e9volutionnaires dans le domaine des sciences naturelles depuis l\u2019aube de l\u2019histoire. 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Les m\u00e9rites de Nicolas Copernic ou de Maria Sk\u0142odowska-Curie sont d\u2019une importance majeure pour le destin du monde de la science, leurs r\u00e9alisations sont enracin\u00e9es dans la conscience universelle.\\nCependant, peu savent que les repr\u00e9sentants polonais de l\u2019art m\u00e9dical ont laiss\u00e9 un grand patrimoine dans le domaine des sciences m\u00e9dicales. Ils \u00e9taient pionniers non seulement de recherches novatrices pour leur \u00e9poque, mais aussi auteurs de travaux scientifiques de grand envergure, apportant un nouveau regard sur les sciences fondamentales. Il est important de rappeler les m\u00e9rites de ces grands chercheurs polonais trop souvent sous-estim\u00e9s ou tout simplement m\u00e9connus.\\nLes grands m\u00e9decins polonais ont \u00e9t\u00e9 honor\u00e9s par une s\u00e9rie de timbres postaux, par des m\u00e9dailles et des monuments. Des rues, des places et des h\u00f4pitaux portent en Pologne leurs noms.\\nLa s\u00e9rie que l'Institut Polonais de Paris vous pr\u00e9sente est une s\u00e9lection non exhaustive. Elle sera r\u00e9guli\u00e8rement enrichie de nouveaux portraits.\\nDr Wojciech Oczko (1537-1599)\\nDocteur en m\u00e9decine et en philosophie, l\u2019un des cr\u00e9ateurs de la m\u00e9decine polonaise, p\u00e8re de la baln\u00e9ologie polonaise. M\u00e9decin \u00e0 la cour de trois rois polonais : Zygmunt August, Stefan Batory et Sigismund III Vasa. Il a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Cracovie et a obtenu son doctorat dans les universit\u00e9s de Padoue et Bologne. Il \u00e9tait fervent propagateur de la culture physique, y voyant des avantages \u00e0 la fois pour le corps et pour l\u2019esprit. Il recommandait en particulier l\u2019\u00e9quitation, la lutte, l\u2019escrime, le jeu de ballon et la danse. Il est l\u2019auteur du dicton selon lequel l\u2019exercice remplacera presque n\u2019importe quel m\u00e9dicament, alors qu\u2019aucun m\u00e9dicament ne remplacera l\u2019exercice. Il a \u00e9crit deux ouvrages fondamentaux, dans l\u2019esprit de la m\u00e9decine moderne, en tenant compte de l\u2019anatomie, de la chirurgie mais aussi de la di\u00e9t\u00e9tique, \u00e9tablissant de nombreux nouveaux mots dans la terminologie m\u00e9dicale polonaise. Oczko \u00e9tait pionnier de la baln\u00e9ologie, la science des eaux thermales. Dans son ouvrage intitul\u00e9 \\\"Cieplice\\\", il a class\u00e9 toutes les sources d\u2019eaux m\u00e9dicinales qui se trouvaient sur les territoires de la Pologne de l\u2019\u00e9poque et a d\u00e9fini les m\u00e9thodes de baln\u00e9oth\u00e9rapie avec de l\u2019eau souterraine et de la boue. Il a \u00e9t\u00e9 largement reconnu pour l\u2019\u00e9tude \\\"Przymiot\\\", dans laquelle il a d\u00e9crit de mani\u00e8re exhaustive toute la science concernant la syphilis. Aujourd\u2019hui, des rues et des h\u00f4pitaux portent le nom de Wojciech Oczko.\\nPlus d\u2019informations :\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko\\nDr Sebastian Petrycy (1554-1626)\\nSebastian Petrycy de Pilzno (1554-1626) \u00e9tait un philosophe et m\u00e9decin polonais, \u00e9crivain et traducteur. Il \u00e9tait l\u2019un des principaux philosophes polonais de la Renaissance et cr\u00e9ateur de la terminologie philosophique polonaise. Il a enseign\u00e9 et publi\u00e9 des \u0153uvres notables dans le domaine de la m\u00e9decine, mais on se souvient surtout de ses traductions magistrales d\u2019\u0153uvres philosophiques d\u2019Aristote et de ses commentaires. Petrycy a apport\u00e9 une contribution majeure \u00e0 la terminologie philosophique polonaise naissante. Il a fait ses \u00e9tudes de philosophie \u00e0 Cracovie et de m\u00e9decine \u00e0 Padou. Les \u00e9crits de Petrycy couvrent trois domaines : les trait\u00e9s m\u00e9dicaux (sur les maladies), les traductions de Horace, ainsi que les traductions et les commentaires sur les \u0153uvres d\u2019Aristote. L\u2019\u0153uvre po\u00e9tique de Petrycy comprend les traductions et les paraphrases des po\u00e8mes d\u2019Horace. Petrycy a fond\u00e9s deux bourses pour des \u00e9tudiant de m\u00e9decine d\u00e9sargent\u00e9s. En 1613 \u00e0 Cracovie, il publie l\u2019ouvrage \u00ab Instructia ou la science du comportement du temps de la peste \u00bb (Instructia abo nauka, jak si\u0119 sprawowa\u0107 czasu moru).\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy\\nDr J\u0119drzej \u015aniadecki (1768-1838)\\nJ\u0119drzej \u015aniadecki (en anglais, Andrew Sniadecki), n\u00e9 le 30 novembre 1768 et mort le 12 mai 1838, \u00e9tait un m\u00e9decin polonais, biologiste, chimiste, philosophe, \u00e9crivain  et chroniqueur satirique. Il a d\u00e9velopp\u00e9 les bases de la terminologie chimique polonaise et a \u00e9crit le premier manuel de chimie polonais. Il a fait ses \u00e9tudes \u00e0 Cracovie et \u00e0 Padou. Il \u00e9tait professeur de chimie et de m\u00e9decine \u00e0 Vilnius. Il a travaill\u00e9 sur la th\u00e9orie des processus de dissolution. En 1808, dans son ouvrage \u00ab Rozprawa o nowym metalu w surowej platynie odkrytym... \u00bb il a annonc\u00e9 la d\u00e9couverte d\u2019un nouvel \u00e9l\u00e9ment atomique, qu\u2019il a appel\u00e9 \\\"west\\\", du latin Vestium. Cependant, n\u2019\u00e9tant pas officiellement confirm\u00e9, la d\u00e9couverte de cet \u00e9l\u00e9ment atomique n\u00b0 44, cet fois-ci sous le nom de ruthenium, \u00e9tait attribu\u00e9e \u00e0 Karl Claus \u00e0 la date de 1844. En 1822, \u015aniadecki a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 d\u00e9crire la m\u00e9thode de traitement du rachitisme avec une exposition accrue \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil (qui favorise la production endog\u00e8ne de vitamine D dans la peau). Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 propagateur de l\u2019hygi\u00e8ne et de la di\u00e9t\u00e9tique ainsi que pionnier de l\u2019\u00e9ducation physique en Pologne. Il est l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre originale et innovante intitul\u00e9e \\\"Th\u00e9orie des \u00eatres organiques\\\" publi\u00e9e en 1804 \u00e0 Varsovie (traduite en fran\u00e7ais en 1824), dans laquelle il d\u00e9crit la caract\u00e9ristique unique des organismes vivants, le m\u00e9tabolisme. Il \u00e9tait \u00e9galement \u00e9ducateur, comme en t\u00e9moigne sa th\u00e8se de 1805 \u00ab Sur l\u2019\u00e9ducation physique des enfants \u00bb. Il s\u2019agit de l\u2019un des premiers ouvrages polonais sur la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9ducation physique, dans lequel il souligne que le sens de l\u2019\u00e9ducation des enfants est l\u2019\u00e9ducation mentale et les soins de sant\u00e9, trait\u00e9s comme un tout ins\u00e9parable.\\nJ\u0119drzej \u015aniadecki faisait partie d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te (Towarzystwo Szubrawc\u00f3w), rassemblant des intellectuels, partisans des Lumi\u00e8res, organis\u00e9e \u00e0 l\u2019image de la franc-ma\u00e7onnerie, qui pr\u00f4nait l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits de tous les citoyens et qui combattait la superstition et l\u2019obscurantisme.\\nOn a consacr\u00e9 \u00e0 J\u0119drzej \u015aniadecki un roman biographique, un film documentaire, une \u0153uvre musicale, un monument, une m\u00e9daille et des timbres postaux. Beaucoup d\u2019\u00e9coles et une universit\u00e9 portent son nom (Universit\u00e9 technico-biologique de Bydgoszcz).\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\\nFilm documentaire \u00ab J\u0119drzej \u015aniadecki - 250 \u00bb de Emilia Sadowska (2018, 44 min., sous-titres en anglais) : https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=c24rGTINVdg\\nDr J\u00f3zef Dietl (1804-1878)\\nJ\u00f3zef Dietl, n\u00e9 le 24 janvier 1804 \u00e0 Podbu\u017ce et mort le 18 janvier 1878 \u00e0 Cracovie, \u00e9tait un m\u00e9decin austro-polonais, n\u00e9phrologue, homme politique, professeur et recteur de l\u2019Universit\u00e9 Jagellonne (\u00e9lu en 1861), premier maire de Cracovie (1866-1874). Il fut pionnier de la baln\u00e9oth\u00e9rapie. Dietl est connu mondialement comme un \\\"r\u00e9formateur de la m\u00e9decine\\\" pour avoir d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re exp\u00e9rimentale la nuisibilit\u00e9 de la saign\u00e9e.\\nJ\u00f3zef Dietl est n\u00e9 d'un p\u00e8re autrichien et d'une m\u00e8re polonaise. Il a \u00e9tudi\u00e9 la philosophie \u00e0 Lviv et la m\u00e9decine \u00e0 Vienne. Il a contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9forme de l\u2019enseignement public et \u00e0 l\u2019introduction du polonais dans les \u00e9coles en Galicie, au lieu de la langue allemande, alors obligatoire. Comme maire de Cracovie, il a contribu\u00e9 \u00e0 la restauration et \u00e0 la modernisation de la ville. Dans le domaine de la m\u00e9dicine, ses m\u00e9rites sont tr\u00e8s grands. Il a \u0153uvr\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de la physioth\u00e9rapie, ainsi que de traitements d\u2019ordre hygi\u00e9nique et di\u00e9t\u00e9tique. Dietl est consid\u00e9r\u00e9 comme cr\u00e9ateur de la baln\u00e9ologie polonaise. Il a effectu\u00e9 la classification des eaux thermales polonaises et a popularis\u00e9 les stations thermales polonaises : Krynica, Rabka, Iwonicz, Szczawnica et \u017begiest\u00f3w. Il a d\u00e9crit la maladie du rein connue sous le nom de \\\"crise de Dietl\\\" et a \u00e9tabli son traitement.\\nPlusieurs statues en Pologne ont \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9es en son honneur, notamment \u00e0 Cracovie, Krynica et Iwonicz. De nombreuses \u00e9coles, rues et h\u00f4pitaux portent son nom. L\u2019une des rues principales de Cracovie s\u2019appelle Planty Dietlowskie.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\\nDr Tytus Cha\u0142ubi\u0144ski (1820-1889)\\nTytus Cha\u0142ubi\u0144ski, n\u00e9 le 29 d\u00e9cembre 1820 \u00e0 Radom et mort le 4 novembre 1889 \u00e0 Zakopane, \u00e9tait un m\u00e9decin polonais, chirurgien, professeur de pathologie, botaniste, activiste social et politique, philanthrope, conf\u00e9rencier universitaire, philosophe de la m\u00e9decine, amoureux de la nature et notamment des Tatras, \u00e9crivain. Il \u00e9tait l\u2019un des pr\u00e9curseurs de la m\u00e9decine climatique polonaise. Il fut le premier m\u00e9decin polonais de renomm\u00e9e internationale, consid\u00e9r\u00e9 parfois comme la personnalit\u00e9 la plus remarquable de la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle.\\nC\u00e9l\u00e8bre pour ses diagnostics pointus et ses traitements efficaces, il \u00e9tait tr\u00e8s populaire parmi ses patients, prodiguant gracieusement ses soins aux plus d\u00e9munis. Il se passionnait pour la botanique, notamment la bryologie, pour la chimie et la min\u00e9ralogie. Sa collection unique de pr\u00e8s de 3000 sp\u00e9cimens, \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des plus pr\u00e9cieuses collections de min\u00e9raux dans le monde, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle soit dispers\u00e9e et partiellement d\u00e9truite pendant les deux guerres mondiales.\\nIl a \u00e9t\u00e9 professeur de l\u2019Acad\u00e9mie M\u00e9dico-Chirurgicale et de l\u2019Ecole Principale de Varsovie. Activiste et grand patriote faisant les cours en polonais (malgr\u00e9 les tentatives des autorit\u00e9s de russification de cette partie du pays), il menait des activit\u00e9s politiques et sociales parfois dangereuses, visant \u00e0 reformer l\u2019\u00e9ducation publique et d\u2019autres secteurs importants.\\nEn vacances \u00e0 Zakopane dans les montagnes des Tatras, il a r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9radiquer une \u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra en finan\u00e7ant personnellement des m\u00e9dicaments, de la nourriture, ainsi que la suppression des puits contamin\u00e9s. Depuis ce temps, les montagnards avaient pour lui une tr\u00e8s grande estime, lui attribuant une super puissance. Cha\u0142ubi\u0144ski, amoureux de cette r\u00e9gion, y revenait tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement en contribuant \u00e0 son d\u00e9veloppement. Il a \u00e9t\u00e9 cofondateur de la Polish Tatra Society et l\u2019un des premiers explorateurs de la nature des montagnes des Tatras. En son honneur, l\u2019un des cols de la cr\u00eate principale des Tatras s\u2019appelle Les Portes de Cha\u0142ubi\u0144ski. Grand propagateur des valeurs climatiques de Zakopane, il a grandement contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de ce village. Son \u00e2ge d'or, Zakopane le doit essentiellement \u00e0 l'activit\u00e9 de ce m\u00e9decin de Varsovie qui a popularis\u00e9 ses conditions climatiques aupr\u00e8s de ses patients. Gr\u00e2ce \u00e0 lui, Zakopane a obtenu en 1886 le statut de station thermale, particuli\u00e8rement recommand\u00e9 dans le traitement des maladies pulmonaires. Cha\u0142ubi\u0144ski a fond\u00e9 des sanatoriums pour tuberculeux \u00e0 Zakopane et dans les Tatras. V\u00e9n\u00e9r\u00e9 par les montagnards pour ses activit\u00e9s caritatives, il soignait gracieusement toute personne dans le besoin, pr\u00f4nait les valeurs d\u2019hygi\u00e8ne et de pr\u00e9vention des maladies. En raison de ces m\u00e9rites importants et divers, beaucoup de gens (non seulement de Podhale) croyaient qu\u2019il \u00e9tait dot\u00e9 de pouvoirs surnaturels. \u00c0 chaque fois qu\u2019il venait dans les Tatras, les habitants l\u2019accueillaient avec les honneurs dignes d\u2019un empereur : une procession, une porte triomphale, des coups de feu et des vivats ! Dr Tytus Cha\u0142ubi\u0144ski est consid\u00e9r\u00e9 comme la figure la plus remarquable de l\u2019histoire des Tatras et de Zakopane.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski\\nDr Benedykt Dybowski (1833-1930) \\nBenedykt Dybowski (armoiries Na\u0142\u0119cz), n\u00e9 le 12 mai 1833 \u00e0 Adamaryn et mort le 30 janvier 1930 \u00e0 Lviv, \u00e9tait biologiste, zoologiste, voyageur, explorateur et m\u00e9decin polonais, chercheur au Ba\u00efkal, en Extr\u00eame-Orient et au Kamtchatka, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lviv et \u00e0 l\u2019\u00c9cole Principale deVarsovie, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des p\u00e8res de la limnologie polonaise; fr\u00e8re a\u00een\u00e9 du biologiste W\u0142adys\u0142aw Dybowski.\\nIl fait ses \u00e9tudes de m\u00e9decine et des sciences naturels \u00e0 l'universit\u00e9 de Dorpat et de Wroc\u0142aw, ainsi que de pal\u00e9ontologie, de biologie et de m\u00e9decine \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Berlin. C'est dans cette derni\u00e8re qu'il soutient son doctorat et fait connaissance avec des th\u00e8ses d\u00e9velopp\u00e9es par Charles Darwin. Il enseigne ensuite la zoologie et la pal\u00e9ontologie \u00e0 Varsovie, alors sous administration de l'Empire russe.\\nIl participe \u00e0 l'insurrection polonaise de 1863-1864. Condamn\u00e9 \u00e0 mort, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intercession de zoologistes allemands, il est finalement exil\u00e9 en Sib\u00e9rie. Il y \u00e9tudie alors la faune et la flore de la r\u00e9gion du lac Ba\u00efkal. Ses observations couvrent un champ tr\u00e8s large et englobent la m\u00e9t\u00e9orologie, la g\u00e9ologie et l'ethnologie. Il revient en Pologne en 1876. De 1878 \u00e0 1883, il repart, volontairement, dans le Kamtchatka et la r\u00e9gion de l'Amour pour y poursuivre ses recherches.\\nIl fonde au Kamtchatka des h\u00f4pitaux pour l\u00e9preux, combat des \u00e9pid\u00e9mies, ach\u00e8te des chevaux et des rennes avec son propre argent pour soulager les habitants, souffrant souvent de la faim.\\nEn 1883, il enseigne \u00e0 l'universit\u00e9 de Lviv. Benedykt Dybowski \u00e9tait pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 Copernic des naturalistes polonais (1886-1887). Il poursuit les recherches de son fr\u00e8re, W\u0142adys\u0142aw Dybowski (1838-1910), sur les mollusques de Sib\u00e9rie.\\nUne grande importance pour la biologie sont les recherches de Dybowski sur la faune end\u00e9mique du Ba\u00efkal. En plus de d\u00e9crire en d\u00e9tails environ 400 esp\u00e8ces d\u2019animaux vivant dans le lac, il a \u00e9galement d\u00e9crit les conditions hydrologiques et climatiques de ce lieu. Son \u0153uvre est la th\u00e9orie de la cr\u00e9ation de Ba\u00efkal et l\u2019\u00e9volution de sa faune. Au monde animal de ce lac, il a consacr\u00e9 43 travaux scientifiques. Certains d\u2019entre eux ont fond\u00e9 une nouvelle science, la limnologie. Les recherches de Dybowski en Sib\u00e9rie orientale ont dur\u00e9 moins de douze ans, mais les r\u00e9sultats de ces travaux ont d\u00e9pass\u00e9 les r\u00e9sultats d\u2019autres exp\u00e9ditions scientifiques bien financ\u00e9es.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\\nENG: https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\\nJan Mikulicz-Radecki (1850-1905) \\nJan Antoni Mikulicz-Radecki (n\u00e9  le 16 mai 1850, mort le 14 juin 1905), chirurgien polonais, professeur des universit\u00e9s, l\u2019un des pionniers de la chirurgie moderne, ainsi que de l\u2019asepsie et des techniques antiseptiques, inventeur de masques de protection et de gants chirurgicaux, initiateur de nouvelles techniques op\u00e9ratoires et d\u2019instruments chirurgicaux. Il \u00e9tait cr\u00e9ateur de deux \u00e9coles chirurgicales, \u00e0 Cracovie et \u00e0 Wroc\u0142aw.\\nJan Mikulicz-Radecki a publi\u00e9 un total de 232 articles scientifiques. Son nom est associ\u00e9 aux d\u00e9buts et au d\u00e9veloppement de la chirurgie moderne du XXe si\u00e8cle. Il s\u2019est occup\u00e9 de la plupart des sp\u00e9cialit\u00e9s chirurgicales : chirurgie gastro-intestinale, chirurgie plastique, chirurgie p\u00e9diatrique, neurochirurgie ; avec Sauerbruch, il a \u00e9t\u00e9 le pionnier de la chirurgie thoracique ; il a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019orthop\u00e9die, \u00e0 l\u2019urologie, \u00e0 laryngologie et \u00e0 la gyn\u00e9cologie.\\nJan Mikulicz-Radecki est un chirurgien polonais \u00e0 qui nous devons tout produit de protection individuelle, y compris des masques de protection. Cet inventeur exceptionnel de nouvelles techniques chirurgicales et d\u2019instruments chirurgicaux est \u00e9galement devenu un pionnier dans le domaine des antiseptiques et de l\u2019asepsie. Mikulicz a constamment am\u00e9lior\u00e9 les m\u00e9thodes antiseptiques de soins de blessures. Il a utilis\u00e9 l\u2019iodoforme, et en 1885 a introduit les premiers gants chirurgicaux en soie. Des masques chirurgicaux sont apparus un peu plus tard, en 1896, et \u00e9taient faits en coton. Ils couvraient efficacement la bouche et le nez et \u00e9taient appel\u00e9s \u00ab masques de Mikulicz \u00bb. Il a invent\u00e9 \u00e9galement une pommade contenant une solution de nitrate d\u2019argent et de lotion p\u00e9ruvienne (dite \u00ab pommade de Mikulicz \u00bb - Unguentum Argenti nitratis compositum) qui est toujours utilis\u00e9e dans le traitement des plaies difficiles \u00e0 gu\u00e9rir et comme un m\u00e9dicament antibact\u00e9rien efficace.\\nIl a eu de nombreux contacts internationaux, il a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 des conf\u00e9rences aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni, en Russie et au Japon. Il est m\u00e9decin honoris causa des universit\u00e9s de Glasgow et de Philadelphie. Pour l\u2019honorer, on a \u00e9rig\u00e9 un monument, un buste, un relief et une plaque comm\u00e9morative. Un prix m\u00e9dical et un grand h\u00f4pital de Wroc\u0142aw portent le nom de Mikulicz-Radecki.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki\\nFR : http:\/\/boowiki.info\/art\/les-chirurgiens-autrichiens\/jan-mikulicz-radecki.html\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki\\nRudolf Weigl (1883-1957)\\nRudolf Stefan Jan Weigl, n\u00e9 le 2 septembre 1883 \u00e0 Prerau et mort le 11 ao\u00fbt 1957 \u00e0 Zakopane, est un biologiste polonais et l'inventeur du premier vaccin efficace contre le typhus europ\u00e9en. Sa candidature a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises au prix Nobel. Il a fond\u00e9 l'Institut Weigl \u00e0 Lw\u00f3w en Pologne (maintenant Lviv en Ukraine), o\u00f9 il menait ses recherches sur le vaccin. Ce fut l\u00e0 que, pendant la Shoah, il abrita des Juifs au risque de se faire tuer par les nazis ; ses vaccins \u00e9taient transport\u00e9s en contrebande \u00e0 l'int\u00e9rieur du ghetto local ainsi que celui de Varsovie, permettant de sauver des vies innombrables, ce qui lui a valu le titre de Juste parmi les nations.\\nN\u00e9 \u00e0 Prerau, Rudolf Weigl est issu d'une famille autrichienne. Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re dans un accident de v\u00e9lo quand il \u00e9tait petit, sa m\u00e8re Elisabeth Kroesel \u00e9pousa J\u00f3zef Trojnar, professeur de lyc\u00e9e polonais, et s'installa avec sa famille \u00e0 Jas\u0142o en Pologne. Plus tard, la famille d\u00e9m\u00e9nagea \u00e0 Lw\u00f3w, o\u00f9 Weigl obtint son dipl\u00f4me en 1907 du d\u00e9partement de biologie \u00e0 l'universit\u00e9 Jan Kazimierz de Lw\u00f3w. Il y suivit les enseignements des professeurs Benedykt Dybowski (1833-1930) et J\u00f3zef Nusbaum-Hilarowicz (1859-1917). Apr\u00e8s la fin de ses \u00e9tudes, Weigl devint assistant de Nusbaum et re\u00e7ut son habilitation en 1913 au d\u00e9partement de zoologie comparative et d'anatomie. De 1918 \u00e0 1920, il a travaill\u00e9 dans un laboratoire militaire \u00e0 Przemy\u015bl, avant d'\u00eatre nomm\u00e9 professeur de biologie \u00e0 l'Universit\u00e9 de Lw\u00f3w. Il y cr\u00e9a son Institut de recherche sur le typhus et les virus. Il \u00e9labora, \u00e0 partir de 1930, le premier vaccin contre le typhus europ\u00e9en (en latin: Typhus exanthematicus), une maladie infectieuse bact\u00e9rienne qui provoque de graves \u00e9pid\u00e9mies et la mort de millions de personnes. Il fut pr\u00e9curseur de l\u2019utilisation des insectes, principalement les poux, comme animaux de laboratoire.  Gr\u00e2ce \u00e0 ses travaux, il acquiert dans l'entre-deux-guerres une renomm\u00e9e mondiale. Des scientifiques du monde entier venaient \u00e0 l\u2019Institut du professeur Weigl pour approfondir leurs connaissances biologiques et apprendre ses m\u00e9thodes de recherche.\\nApr\u00e8s l'invasion des troupes sovi\u00e9tiques de septembre 1939, il poursuit les activit\u00e9s de l'Institut dans Lvov, d\u00e9sormais occup\u00e9. La production de vaccins contre le typhus est massivement augment\u00e9e. Apr\u00e8s l'invasion allemande de la ville en juin 1941, les nouveaux occupants abattent 25 professeurs de l'universit\u00e9, y compris l'ancien Premier ministre et math\u00e9maticien polonais Kazimierz Bartel. En raison du danger croissant pour sa propre vie, Weigl se d\u00e9clare pr\u00eat \u00e0 continuer son travail, mais refuse de signer la Deutsche Volksliste. Les nazis s'int\u00e9ress\u00e8rent de pr\u00e8s \u00e0 ses recherches. Au cours des quatre ann\u00e9es suivantes, Weigl sauva la vie de nombreuses personnes dont le nombre est estim\u00e9 \u00e0 plusieurs milliers en qualifiant leur travail \u00ab d'important pour l'effort de guerre \u00bb. Parmi les employ\u00e9s figuraient des professeurs d'universit\u00e9 polonais tels que Stefan Banach, Bronis\u0142aw Knaster et W\u0142adys\u0142aw Orlicz. Les employ\u00e9s nourrissaient de leur sang des poux infect\u00e9s et le s\u00e9rum \u00e9tait extrait des intestins des insectes. Parmi les rescap\u00e9s se trouvaient aussi des Juifs, comme son coll\u00e8gue de science naturelle et sociologue Ludwik Fleck. Ainsi, Weigl employa et prot\u00e9gea des intellectuels polonais, des Juifs et des membres de la r\u00e9sistance polonaise. Gr\u00e2ce \u00e0 la contrebande, ses vaccins sauv\u00e8rent des vies innombrables dans les ghettos de Lw\u00f3w et de Varsovie jusqu'\u00e0 ce que l'Institut soit ferm\u00e9 par les forces de l'Union sovi\u00e9tique apr\u00e8s l'offensive de 1944.\\nWeigl vint \u00e0 Cracovie en 1945. Il re\u00e7ut la chaire de l'Institut de microbiologie g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie et, plus tard, la chaire de biologie \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de Pozna\u0144. La production du vaccin demeura \u00e0 Cracovie dans les ann\u00e9es qui suivirent et jusqu'\u00e0 aujourd'hui. Le nouveau r\u00e9gime lui proposa \u00e9galement des installations de fabrication de vaccins \u00e0 Moscou. Son refus de s'impliquer dans le r\u00e9gime socialiste lui fut dommageable. Il mourut, bris\u00e9 et oubli\u00e9, le 11 ao\u00fbt 1957.\\nLe professeur Rudolf Weigl re\u00e7ut de nombreuses distinctions pour ses m\u00e9rites m\u00e9dicaux et scientifiques, mais aussi pour son engagement pendant la guerre. En 2003, il re\u00e7ut \u00e0 titre posthume la m\u00e9daille de Juste parmi les nations d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019\u00c9tat d'Isra\u00ebl. L'Institut Weigl occupe un r\u00f4le important dans le film d'Andrzej \u017bu\u0142awski, Troisi\u00e8me partie de la nuit (1971).\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\\nDr Henryk Jordan (1842-1907)\\nHenryk Jordan (n\u00e9 le 23 juillet 1842 \u00e0 Przemy\u015bl \u2013 mort le 16 mai 1907 \u00e0 Cracovie) est un m\u00e9decin, philanthrope et professeur polonais. Pionnier de l'\u00e9ducation physique et sportive en Pologne, il enseigne la gyn\u00e9cologie obst\u00e9trique \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie \u00e0 partir de 1895. Il est reconnu pour la cr\u00e9ation de terrains de jeux pour les enfants, appel\u00e9s les jardins Jordan, uniques au monde.\\nHenryk Jordan na\u00eet dans le village de Zakliczyn au sein d'une famille noble et pauvre de l'aristocratie polonaise. Il fait des \u00e9tudes secondaires \u00e0 Tarnopol et Tarn\u00f3w. En 1861, il est menac\u00e9 d'expulsion apr\u00e8s avoir particip\u00e9 \u00e0 une manifestation pro-polonaise. En 1862, il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Trieste et termine ses \u00e9tudes secondaires en italien une ann\u00e9e plus tard, avec mentions. Il commence ses \u00e9tudes \u00e0 l'universit\u00e9 de Vienne, puis les poursuit \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie \u00e0 partir de 1863. Il fait ses examens en sciences en 1867, mais n'obtient pas sa ma\u00eetrise en raison d'une pneumonie. Il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Berlin, puis \u00e0 New York. C'est \u00e0 ce moment qu'il est en contact pour la premi\u00e8re fois avec la Swedish school of gymnastics pour filles et jeunes femmes, qui aura une grande influence sur lui.\\nJordan commence sa carri\u00e8re de m\u00e9decine aux \u00c9tats-Unis et ouvre parall\u00e8lement une \u00e9cole pour sage-femme. De retour en Europe, il travaille d'abord en Angleterre, puis en Allemagne, avant de revenir \u00e0 Cracovie. Il y exerce diverses fonctions. De 1895 \u00e0 1901, il est d\u00e9put\u00e9 de la ville \u00e0 la Di\u00e8te de Pologne. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, il est \u00e0 la t\u00eate de la Soci\u00e9t\u00e9 gyn\u00e9cologique de Cracovie, de la Soci\u00e9t\u00e9 des M\u00e9decins et de l'Association polonaise des professeurs des \u00e9tudes sup\u00e9rieures. Il int\u00e8gre notamment l'\u00e9ducation physique au cursus de toutes les \u00e9coles polonaises.\\nL'un des plus grands accomplissements d'Henryk Jordan est la cr\u00e9ation, en 1889, du premier terrain de jeux public de Cracovie ayant des infrastructures d'exercices inspir\u00e9es de celles pr\u00e9sentes aux \u00c9tats-Unis. Le \u00ab jardin Jordan \u00bb comprend ainsi une piscine, 12 terrains de jeux et de football ainsi que plusieurs pistes de course \u00e0 pied. Des infrastructures d'int\u00e9rieur ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9es en 1906.\\nLe concept de jardin de jeu Jordan a \u00e9t\u00e9 populaire non seulement en Pologne. Selon la devise du dr Jordan sur l\u2019\u00e9ducation d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration saine de Polonais, les jardins similaires ont ouvert dans d\u2019autres villes galiciennes, et peu de temps apr\u00e8s aussi \u00e0 Varsovie, P\u0142ock, Kalisz, Lublin, Katowice. En 1929, la Soci\u00e9t\u00e9 Jardins Jordan a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e pour promouvoir et soutenir la cr\u00e9ation de ces \u00e9tablissements r\u00e9cr\u00e9atifs et sportifs pour enfants.\\nLes jardins Jordan en Pologne \u00e9taient uniques au monde. En Europe, jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle, des jardins sp\u00e9cifiquement pour enfants n\u2019existaient pas encore.\\nHenryk Jordan fut d\u00e9cor\u00e9 de la croix de Commandeur de l'ordre Polonia Restituta.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\\nPL: https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ogr\u00f3d_jordanowski\\nKazimierz Funk (1884-1967)\\nKazimierz Funk, n\u00e9 le 23 f\u00e9vrier 1884 \u00e0 Varsovie et mort le 19 novembre 1967 \u00e0 New York, \u00e9tait un biochimiste polonais, le premier chercheur qui a isol\u00e9 et formul\u00e9 la vitamine B1, en 1912. C'est \u00e9galement \u00e0 lui que l'on doit le terme \u00ab vitamine \u00bb. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab p\u00e8re de la vitaminoth\u00e9rapie \u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 quatre fois pour le Prix Nobel, sans jamais le recevoir.\\nEn 1900, apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Varsovie, il s\u2019installe en Suisse. Il a \u00e9tudi\u00e9 la biologie \u00e0 Gen\u00e8ve, puis la chimie \u00e0 Berne. Il fait son doctorat en 1904. Dans les ann\u00e9es suivantes, il a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut Pasteur de Paris, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berlin et au Royaume-Uni (il a men\u00e9 des recherches sur le b\u00e9rib\u00e9ri, maladie jusque-l\u00e0 inconnue). Il a d\u00e9couvert et extrait la premi\u00e8re vitamine B1 du son de riz. Ses recherches ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence de cette vitamine dans une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019aliments, entre autres dans la levure, le lait et le cerveau de b\u0153uf.Funk est l\u2019auteur du terme \u00ab vitamine \u00bb (latin : vita - vie, amina - produit chimique contenant un groupe d\u2019amine), qu\u2019il a introduit en 1912. Il a \u00e9t\u00e9 aid\u00e9 par Louis Rajchman, qui a sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 Funk d\u2019\u00e9crire une publication de revue li\u00e9e \u00e0 son travail, et non pas une publication sur un travail exp\u00e9rimental, pour \u00e9viter la n\u00e9cessit\u00e9 de permission des sup\u00e9rieurs de Funk qui s\u2019opposaient \u00e0 l\u2019utilisation du nouveau terme \u00ab vitamine \u00bb. L\u2019article est paru dans The Journal of State Medicine. Ensuite, Funk a publi\u00e9 un livre, The Vitamines (1912), et a re\u00e7u une bourse pour poursuivre ses recherches.Funk traitait des patients malades d\u2019avitaminose. Il proposait l'hypoth\u00e8se selon laquelle d'autres maladies, telles que le rachitisme, la pellagre, la maladie c\u0153liaque et le scorbut puissent \u00eatre \u00e9galement gu\u00e9ries gr\u00e2ce \u00e0 la prise de vitamines. Il a postul\u00e9 l'existence d'autres nutriments essentiels, connus sous le nom de vitamines B1, B2, C et D. Il a effectu\u00e9 la plupart de ses travaux de recherche \u00e0 l\u2019Institut Pasteur de Paris.Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il s\u2019installe aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il m\u00e8ne des recherches sur l\u2019utilisation des vitamines \u00e0 des fins m\u00e9dicales. En 1923, il retourne en Pologne. De 1923 \u00e0 1928, il dirige d\u00e9partement de biochimie de PZH (Institut national de l\u2019hygi\u00e8ne) \u00e0 Varsovie, y travaillant, entre autres, sur l\u2019isolement de l\u2019insuline. Il a \u00e9tudi\u00e9 les effets de la vitamine B1 sur le m\u00e9tabolisme des glucides et a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019acide nicotinique.En 1928, il se r\u00e9installe \u00e0 Paris, o\u00f9 il m\u00e8ne des recherches sur les hormones. En 1936, il a d\u00e9termin\u00e9 la structure mol\u00e9culaire de la thiamine. En 1939, apr\u00e8s le d\u00e9clenchement de la Seconde Guerre mondiale, il retourne aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il reste jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie. Il devient en 1940 pr\u00e9sident de la Funk Foundation for Medical Research. Dans cette derni\u00e8re p\u00e9riode, il m\u00e8ne des recherches sur la biochimie du cancer.Il est l\u2019auteur de plusieurs centaines de publications scientifiques.Il meurt \u00e0 New York \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 83 ans.Kazimierz Funk a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 quatre fois pour le Prix Nobel, en 1914, 1925, 1926, 1946, sans jamais le recevoir.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Kazimierz_FunkFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kazimierz_FunkENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Casimir_Funk\\nNapoleon Cybulski (1854-1919)\\nNapoleon Nikodem Cybulski (n\u00e9 le 14 septembre 1854 \u00e0 Kryvanosy, mort le 26 avril 1919 \u00e0 Cracovie) \u00e9tait un physiologiste polonais, d\u00e9couvreur de l'adr\u00e9naline, l\u2019un des cr\u00e9ateurs de l'endocrinologie, mais aussi pionnier de l'\u00e9lectroenc\u00e9phalographie. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel, sans jamais le recevoir.\\nApr\u00e8s avoir fait son doctorat en m\u00e9decine en 1885 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, il s\u2019installe \u00e0 Cracovie et prend un poste de chef du D\u00e9partement de physiologie, d\u2019histologie et d\u2019embryologie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon, o\u00f9 il est ensuite doyen de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine, pro-recteur et recteur. Il est membre de l\u2019Acad\u00e9mie des comp\u00e9tences (Akademia Umiej\u0119tno\u015bci). Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le cr\u00e9ateur de l\u2019\u00e9cole de physiologie de Cracovie.\\nIl est pionnier de l\u2019\u00e9lectroenc\u00e9phalographie et de l\u2019endocrinologie en Pologne et dans le monde. Il est cod\u00e9couvreur des courants fonctionnels c\u00e9r\u00e9braux du cerveau (1890). Il fut l\u2019un des premiers en 1890 \u00e0 faire un enregistrement EEG du cortex c\u00e9r\u00e9bral. Avec Adolf Beck, il a men\u00e9 une \u00e9tude pionni\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale des ondes \u00e9lectroenc\u00e9phalographiques.\\nEn 1895, il d\u00e9couvre les interactions hormonales de la m\u00e9dulla surr\u00e9nale et de l\u2019adr\u00e9naline qu\u2019il avait isol\u00e9e et identifi\u00e9e. Il a appel\u00e9 cette substance adr\u00e9naline (nadnerczyna en polonais, \\\"adrenal gland\\\" signifiant nadnercze). Il introduit en m\u00e9decine ce terme pour les compos\u00e9s biologiquement actifs s\u00e9cr\u00e9t\u00e9s de la surr\u00e9nale.\\nIl a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers au monde \u00e0 enregistrer et \u00e0 d\u00e9crire le d\u00e9bit sanguin dans les art\u00e8res carotides et f\u00e9morales. En utilisant le photoh\u00e9motacom\u00e8tre construit par Cybulski, Andrzej Klisiecki a r\u00e9alis\u00e9 dans les ann\u00e9es 1930 et 40 des fameuses \u00e9tudes sur les changements de la pression art\u00e9rielle en fonction des phases de l\u2019action systolique du c\u0153ur.\\nIl a initi\u00e9 en Pologne des recherches sur l\u2019hypnose. Une partie des th\u00e8ses de son livre \u00ab L\u2019hypnotisme du point de vue physiologique \u00bb permet de le classer comme un pr\u00e9curseur du concept d\u2019inconscient, devan\u00e7ant les id\u00e9es de Freud.\\nNapoleon Cybulski est auteur d\u2019une centaine d\u2019articles scientifiques. Parmi ses disciples se trouvent des scientifiques remarquables. En plus de la m\u00e9decine, il s\u2019int\u00e9ressait \u00e9galement aux questions sociales et a publi\u00e9 des livres et des articles \u00e0 ces sujets. Il \u00e9tait notamment un fervent partisan de l\u2019acc\u00e8s des femmes aux \u00e9tudes m\u00e9dicales.\\nNapoleon Cybulski a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel, en 1911, 1914, 1918, sans jamais le recevoir.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski \\nLudwik Hirszfeld (1884-1954)\\nLudwik Hirszfeld (5 ao\u00fbt 1884, Varsovie - 7 mars 1954, Wroc\u0142aw), m\u00e9decin polonais, bact\u00e9riologiste, immunologue, microbiologiste, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des d\u00e9couvreurs du syst\u00e8me ABO des groupes sanguins. Il a aussi d\u00e9couvert leur h\u00e9r\u00e9dit\u00e9. Il est fondateur de l\u2019\u00e9cole d\u2019immunologie polonaise et de la s\u00e9ro-anthropologie. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel en 1950.\\nApr\u00e8s avoir termin\u00e9 ses \u00e9tudes au lyc\u00e9e de \u0141\u00f3d\u017a, Hirszfeld, n\u00e9 dans une famille juive et converti plus tard au catholicisme, d\u00e9cida d'\u00e9tudier la m\u00e9decine en Allemagne. En 1902, il entra \u00e0 l'universit\u00e9 de Wurtzbourg et en 1904 \u00e0 celle de Berlin, o\u00f9 il suivit des cours en m\u00e9decine et en philosophie. Il devint assistant \u00e0 l'Institut de Heidelberg pour la recherche  sur le cancer, sous la direction de E. von Dungern, avec lequel il r\u00e9alise leur premier travail commun sur les groupes sanguins chez l'animal et chez l'homme. En 1911, il devint assistant \u00e0 l'Institut d'hygi\u00e8ne de l'universit\u00e9 de Zurich.\\nPendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale Hirszfeld demanda \u00e0 travailler en Serbie, ravag\u00e9e par des \u00e9pid\u00e9mies de typhus et de dysenterie. Il resta avec l'arm\u00e9e serbe jusqu'\u00e0 la fin de la guerre, exer\u00e7ant les fonctions de conseiller en s\u00e9rologie et bact\u00e9riologie. C'est \u00e0 cette \u00e9poque qu'\u00e0 l'h\u00f4pital pour maladies contagieuses de Salonique il d\u00e9couvrit le bacille Salmonella paratyphi C, aujourd'hui nomm\u00e9 Salmonella hirszfeldi.\\nPeu de temps apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale, Hirszfeld revint \u00e0 Varsovie o\u00f9 il cr\u00e9a un institut s\u00e9rologique et l'Institut d'hygi\u00e8ne. Il y devint directeur charg\u00e9 des recherches scientifiques et, en 1924, y fut nomm\u00e9 professeur. En 1931, il fut appel\u00e9 comme professeur titulaire \u00e0 l'universit\u00e9 de Varsovie et participa \u00e0 de nombreux comit\u00e9s internationaux.\\nPendant la Seconde Guerre mondiale, lors de l'occupation de la Pologne par l'arm\u00e9e allemande, Hirszfeld fut d\u00e9mis de ses fonctions comme \u00ab non-aryen \u00bb ; des protections lui permirent de continuer son travail scientifique chez lui, mais il lui \u00e9tait impossible de publier. En 1941, Hirszfeld fut forc\u00e9 de s'installer dans le ghetto de Varsovie avec sa femme et sa fille. Il y organisa des mesures anti\u00e9pid\u00e9miques et des campagnes de vaccination contre le typhus et la typho\u00efde. Il y donnait des cours de m\u00e9decine clandestins. En 1943, il r\u00e9ussit \u00e0 s'enfuir du ghetto avec sa famille. Ils parvinrent \u00e0 survivre cach\u00e9s sous de faux noms et en changeant de cachette. Quand une partie de la Pologne fut lib\u00e9r\u00e9e en 1944, Hirszfeld participa imm\u00e9diatement \u00e0 la cr\u00e9ation de l'Universit\u00e9 de Lublin dont il devint le prorecteur. En 1945, il devint directeur de l'Institut de microbiologie m\u00e9dicale de Wroc\u0142aw et doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine. Jusqu'\u00e0 sa mort, il enseigna \u00e0 l'Institut, qui a pris son nom. En 1946, il a publi\u00e9 son autobiographie, Histoire d'une vie.\\nC'est \u00e0 Hirszfeld et von Dungern qu'on doit les appellations A, B, AB et O pour les groupes sanguins ; auparavant on parlait des groupes I, II, III et IV. Il a propos\u00e9 les d\u00e9signations l'A et B en raison des agglutinines. En 1910-1911, il a d\u00e9couvert l'h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 des groupes sanguins, d\u00e9couverte qui a permis d'\u00e9tablir l'exclusion de paternit\u00e9 par la s\u00e9rologie. Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il \u00e9crivit avec sa femme des travaux sur la s\u00e9ro-anthropologie, \u00e0 l'origine des conclusions fondamentales sur la composition des races humaines pr\u00e9sentes et pass\u00e9es. Selon sa th\u00e9orie des groupes sanguins dite des Pl\u00e9iades, les autres groupes se sont probablement d\u00e9velopp\u00e9s au cours de l'\u00e9volution \u00e0 partir du groupe O, le plus archa\u00efque.\\nHirszfeld a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 pr\u00e9voir entre la m\u00e8re et l'enfant le conflit s\u00e9rologique qu'a confirm\u00e9 la d\u00e9couverte du facteur Rh\u00e9sus. Sur cette base, il a d\u00e9velopp\u00e9, dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, une th\u00e9orie \u00ab allergique \u00bb des avortements et a recommand\u00e9 la th\u00e9rapie par les antihistaminiques. Hirszfeld a aussi enqu\u00eat\u00e9 sur les tumeurs et la s\u00e9rologie de la tuberculose. Sa d\u00e9couverte de l'agent infectieux de la fi\u00e8vre paratypho\u00efde C a eu des cons\u00e9quences importantes pour le diagnostic diff\u00e9rentiel.\\nHirszfeld a re\u00e7u de nombreux honneurs, y compris des doctorats honoraires des universit\u00e9s de Prague et de Zurich. Il a \u00e9crit presque 400 travaux en allemand, en fran\u00e7ais, en anglais et en polonais, un grand nombre en collaboration avec d'autres chercheurs c\u00e9l\u00e8bres et beaucoup avec sa femme.\\nIl a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel en 1950, sans jamais le recevoir.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\\nTadeusz Reichstein (1897-1996) \\nTadeusz Reichstein, n\u00e9 le 20 juillet 1897 \u00e0 W\u0142oc\u0142awek, Pologne et mort le 1er ao\u00fbt 1996 \u00e0 B\u00e2le, Suisse, \u00e9tait un biochimiste polono-suisse. Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 synth\u00e9tiser la vitamine C et \u00e0 isoler la cortisone. Laur\u00e9at du Prix Nobel de physiologie ou m\u00e9decine en 1950[].\\nIl est n\u00e9 dans une famille polonaise d\u2019origine juive. Son pr\u00e9nom lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 en l\u2019honneur de Tadeusz Ko\u015bciuszko, h\u00e9ros national polonais. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 sa petite enfance \u00e0 Kiev, en Ukraine, o\u00f9 son p\u00e8re \u00e9tait ing\u00e9nieur, Reichstein fut mis en pension \u00e0 I\u00e9na, en Allemagne. La famille s\u2019installa finalement en Suisse. Il \u00e9tudie la chimie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale de technologie de Zurich (ETHZ), obtenant un dipl\u00f4me en 1920. En 1922, il obtient son doctorat et poursuit son travail \u00e0 l\u2019ETHZ, o\u00f9 il est professeur de chimie organique de 1930 \u00e0 1938. De 1938 \u00e0 1967, il est professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de B\u00e2le. En 1952, il est \u00e9lu membre \u00e9tranger de la Royal Society de Londres et en 1994, il devient membre \u00e9tranger de l\u2019Acad\u00e9mie polonaise des sciences.\\nEn 1933, il synth\u00e9tise l\u2019acide ascorbique (vitamine C), ind\u00e9pendamment de W.N. Haworth qui le fait un an plus tard. C\u2019est pourtant Haworth qui re\u00e7ut le prix Nobel de chimie en 1937 pour cette d\u00e9couverte.\\nN\u00e9anmoins, c\u2019est la m\u00e9thode de Tadeusz Reichstein, appel\u00e9e \u00ab proc\u00e9d\u00e9 Reichstein \u00bb, un proc\u00e9d\u00e9 industriel de synth\u00e8se artificielle de la vitamine C, qui porte toujours son nom. En 1936, il isole la cortisone, ainsi que d\u2019autres hormones du cortex surr\u00e9nal. En 1950, il re\u00e7oit le prix Nobel de physiologie ou m\u00e9decine (partag\u00e9 avec E. C. Kendall et P. S. Hench) pour ses d\u00e9couvertes sur les hormones du cortex des glandes surr\u00e9nales, leur structure et leurs effets biologiques[]. En 1951, il re\u00e7oit, avec Kendall, le Prix Cameron pour la th\u00e9rapeutique de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9dimbourg. En 1968, il re\u00e7oit la m\u00e9daille Copley, la plus prestigieuse et la plus ancienne r\u00e9compense dans le domaine des sciences, attribu\u00e9e par la Royal Society de Londres. La cortisone est un m\u00e9dicament qui a r\u00e9volutionn\u00e9 la m\u00e9decine et chang\u00e9 la vie de millions de patients dans le monde.\\nTadeusz Reichstein apportait son soutien aux jeunes Polonais qui \u00e9tudiaient et travaillaient dans les universit\u00e9s suisses, en leur finan\u00e7ant des bourses. Il a re\u00e7u le titre de docteur honoris causa de la Sorbonne de Paris (1947), de l\u2019Universit\u00e9 polonaise de Londres (1947) et de l\u2019Acad\u00e9mie m\u00e9dicale de Gda\u0144sk (1995). Depuis 1988, il a \u00e9t\u00e9 membre honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 scientifique de W\u0142oc\u0142awek, il a re\u00e7u la m\u00e9daille du m\u00e9rit\u00e9 de la ville de W\u0142oc\u0142awek, et en 1994 la citoyennet\u00e9 d\u2019honneur de cette ville.\\nIl est mort \u00e0 B\u00e2le en Suisse en 1996, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 99 ans.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\\ndr Janusz Korczak (1878-1942)\\nJanusz Korczak (n\u00e9 le 22 juillet 1878, mort le 6 ao\u00fbt 1942), de son vrai nom Henryk Goldszmit, est un m\u00e9decin-p\u00e9diatre, \u00e9ducateur, p\u00e9dagogue et \u00e9crivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la p\u00e9dagogie de l'enfance les plus r\u00e9put\u00e9es. Il laisse son nom \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 pour son \u0153uvre de p\u00e9dagogie, sa litt\u00e9rature enfantine, et son engagement en faveur des droits de l'enfant. Il est reconnu comme le pr\u00e9curseur et l'inspirateur de la Convention des droits de l'enfant. Grand t\u00e9moin de son temps, il s'est battu toute sa vie pour d\u00e9fendre et faire respecter l'enfant jusqu'\u00e0 avoir choisi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment d'\u00eatre d\u00e9port\u00e9 du ghetto de Varsovie au camp d\u2019extermination de Treblinka avec les enfants juifs de son orphelinat. Il y est mort pour ses convictions.\\nJanusz Korczak est n\u00e9 dans une famille juive de Varsovie. Depuis sa plus jeune enfance il est r\u00e9volt\u00e9 par les injustices que les adultes r\u00e9servent aux enfants. Sa famille connait des conditions de vie difficiles. \u00c0 17-18 ans, il doit commencer \u00e0 travailler et donne des cours particuliers. En 1896, il devient un journaliste engag\u00e9. C\u2019est en 1901 qu\u2019il publie son premier livre Les enfants de la rue, o\u00f9 il d\u00e9crit la mis\u00e8re des enfants les plus pauvres. En 1905, il obtient son dipl\u00f4me de m\u00e9decin et publie le livre Les enfants de salon qui va faire de lui un jeune \u00e9crivain c\u00e9l\u00e8bre. Mais \u00e0 peine son dipl\u00f4me de m\u00e9decine re\u00e7u, il est mobilis\u00e9 comme m\u00e9decin militaire dans l\u2019arm\u00e9e russe pour la Guerre russo-japonaise de 1904-1905. \u00c0 son retour, il travaille dans un h\u00f4pital pour enfants pauvres de Varsovie et il ouvre un cabinet personnel. Passionn\u00e9 par son travail et tr\u00e8s d\u00e9vou\u00e9, il va tr\u00e8s vite devenir un m\u00e9decin recherch\u00e9. Il r\u00eave de construire un endroit id\u00e9al pour les enfants pauvres. En 1909, il est jet\u00e9 en prison par la r\u00e9pression tsariste. Il y restera deux mois. En 1912, Dom Sierot (la maison des orphelins) est ouverte \u00e0 Varsovie. C\u2019est l\u2019un des plus beaux orphelinats d\u2019Europe, avec des projets p\u00e9dagogiques innovants, c\u2019est un \u00e9tablissement mixte qui n\u2019accueille que les orphelins juifs. Janusz Korczak abandonne son poste de l\u2019h\u00f4pital pour prendre la direction de la Dom Sierot. En 1914, il est mobilis\u00e9 dans un h\u00f4pital de campagne de l\u2019arm\u00e9e russe, puis il va \u00e0 Kiev. En 1919, Nasz Dom (Notre Maison) est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Pruszk\u00f3w pour les orphelins de guerre polonais, sous la direction de Janusz Korczak. La m\u00eame ann\u00e9e il est de nouveau mobilis\u00e9, comme officier de l\u2019arm\u00e9e polonaise, dans un h\u00f4pital o\u00f9 il contracte le typhus. Il \u00e9chappe de justesse \u00e0 la mort mais contamine sa m\u00e8re venue le voir et qui en mourra. En 1922, il cr\u00e9e son personnage cl\u00e9, Le roi Mathias 1er. En 1934, il effectue son premier voyage en Palestine. \u00c0 son retour, il cr\u00e9e les \u00ab Causeries du Vieux docteur \u00bb, une \u00e9mission radio qui invite les enfants \u00e0 faire part de leurs exp\u00e9riences dans la vie. En 1939, la Seconde Guerre mondiale \u00e9clate. Dans la ville de Varsovie assi\u00e9g\u00e9e par les Allemands, il met son uniforme d'officier polonais qu'il ne quittera plus malgr\u00e9 les risques, et il ne portera jamais l\u2019\u00e9toile jaune. Il est appel\u00e9 \u00e0 la radio pour soutenir la population. C\u2019est en 1940 que la Dom Sierot d\u00e9m\u00e9nage dans le ghetto de Varsovie. Le dernier combat de sa vie consistera \u00e0 mendier pour nourrir les enfants. Les nazis commencent la d\u00e9portation du ghetto. C\u2019est au mois d'ao\u00fbt 1942 qu\u2019aura lieu la d\u00e9portation massive des orphelins : parmi les nombreux cort\u00e8ges form\u00e9s \u00e0 travers le ghetto, on a pu voir Janusz Korczak et ses deux cents enfants \u00eatre emmen\u00e9s dans les trains du camp d'extermination de Treblinka, o\u00f9 tous furent tu\u00e9s \u00e0 leur arriv\u00e9e. Malgr\u00e9 les difficiles conditions de vie de cette p\u00e9riode, Janusz Korczak tient son Journal du ghetto, un t\u00e9moignage sauvegard\u00e9 de justesse.\\nL'histoire de la vie de Janusz Korczak a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite dans de nombreux livres. Le film Korczak (1990) de Andrzej Wajda raconte l'histoire de sa vie et en partie de sa d\u00e9portation avec ses orphelins par les nazis \u00e0 Treblinka.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak  \\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\\nFR : https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\\nFR: http:\/\/korczak.fr\/m1korczak\/droits-de-lenfant\/droits-enfant-selon-korczak.html \\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak \\ndr W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski (1857-1917)\\nW\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski (n\u00e9 le 28 avril 1857 \u00e0 Grab\u00f3w nad Prosn\u0105 et mort le 29 janvier 1917 \u00e0 Cz\u0119stochowa) \u00e9tait un interniste polonais, docteur en m\u00e9decine, th\u00e9oricien de la logique et de la psychologie, philosophe et activiste social. Il s\u2019occupait de presque tous les domaines de la m\u00e9decine, en particulier les maladies infectieuses, le diagnostic des maladies et la logique en m\u00e9decine.\\nIl est dipl\u00f4m\u00e9 en 1880 de l\u2019Universit\u00e9 imp\u00e9riale de Varsovie. Apr\u00e8s la pratique \u2013 principalement l\u2019obst\u00e9trique \u2013 \u00e0 Berlin et Prague, en 1883, il s\u2019installe d\u00e9finitivement \u00e0 Cz\u0119stochowa, o\u00f9 il ouvre un cabinet priv\u00e9. Il est devenu m\u00e9decin hospitalier et municipal. Devenu directeur de l\u2019h\u00f4pital municipal, il le r\u00e9organise et le transforme en un important centre m\u00e9dical et scientifique de la r\u00e9gion. Il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale de Cz\u0119stochowa (dont il a \u00e9t\u00e9 co-fondateur). Par ailleurs, il a \u00e9t\u00e9 le fondateur et le pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 pour la bienfaisance des chr\u00e9tiens et l\u2019initiateur et le premier pr\u00e9sident de la branche locale de l\u2019Association nationale touristique polonaise. Propagateur des questions d\u2019hygi\u00e8ne, il fonde, en 1901, la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hygi\u00e8ne. Il initie la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que municipale qui porte maintenant son nom. \u00c0 Cz\u0119stochowa, il a men\u00e9 des travaux scientifiques, loin des centres universitaires polonais, ce qui lui a valu d\u2019\u00eatre trait\u00e9 de \u00ab professeur sans chaire \u00bb. Il s\u2019occupait \u00e9galement de la philosophie de la m\u00e9decine et a appartenu \u00e0 l\u2019\u00e9cole polonaise de philosophie de la m\u00e9decine. Il \u00e9tait membre de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences de Varsovie. \\nIl a \u00e9crit plusieurs manuels, notamment : Conf\u00e9rences sur les maladies infectieuses aigu\u00ebs (1900-1901), Questions g\u00e9n\u00e9rales sur la th\u00e9orie des sciences m\u00e9dicales (1897), Logique de la m\u00e9decine (1894, publi\u00e9 en 1909 en Allemagne. Il a publi\u00e9 dans diverses revues m\u00e9dicales. En tant que philosophe, il s\u2019est consacr\u00e9 \u00e0 la th\u00e9orie de la connaissance et \u00e0 la gen\u00e8se de la morale. Il a d\u00e9crit ses opinions comme le \u00ab pr\u00e9vidisme \u00bb (doctrine \u00e9pist\u00e9mologique de pr\u00e9visionnisme). Ses plus grandes \u0153uvres philosophiques sont : Principes de la logique (1903), Th\u00e9orie de la logique (1912), Trait\u00e9 sur la connaissance et la v\u00e9rit\u00e9 (1910), Th\u00e9orie de la connaissance du point de vue de l\u2019intention (1914\u20131915), Pr\u00e9vidisme et pragmatisme (1906), Ethique g\u00e9n\u00e9rale (posthume, 1918). \\nW\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski est l\u2019une des figures les plus populaires dans l\u2019histoire de la m\u00e9decine polonaise. \\nLe Parlement polonais a d\u00e9cid\u00e9 de faire de 2017 l\u2019Ann\u00e9e de W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski \\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski\\nFeliks Przesmycki (1892-1974)\\nFeliks Przesmycki (n\u00e9 le 21 janvier 1892 \u00e0 Miropol, Volhynie, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1974 \u00e0 Varsovie), bact\u00e9riologiste et virologue polonais, enseignant, initiateur de la vaccination contre la polio en Pologne, fondateur et directeur de longue date de la plus grande institution polonaise d'\u00e9pid\u00e9miologie - l'Institut national d'hygi\u00e8ne de Varsovie (PZH). M\u00e9decin de l\u2019Insurrection de Varsovie 1944.\\nIl a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 l'Universit\u00e9 de Kiev. Il a collabor\u00e9 avec de nombreux virologues de premier plan, notamment \u00e0 l'Institut Pasteur de Paris avec le bact\u00e9riologiste fran\u00e7ais Albert Calmette et \u00e0 la Harvard Medical School avec Hans Zinsser. Il \u00e9tait professeur \u00e0 l'Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Varsovie. En janvier 1921, pendant la guerre polono-bolchevique, il fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 par le gouvernement polonais dans un camp de prisonniers de guerre \u00e0 Strza\u0142kowo, o\u00f9 il combattit l'\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra parmi les civils et les soldats russes en six semaines. Ensuite, il s'est vu confier la m\u00eame t\u00e2che de consultant dans les camps de Tuchola et de Wadowice. En octobre 1923, avec un groupe de jeunes m\u00e9decins polonais, il fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux \u00c9tats-Unis pour des \u00e9tudes d'un an en sant\u00e9 publique, organis\u00e9es par la Fondation Rockefeller. De retour en Pologne en 1925, il devient assistant et dirige des cours de microbiologie \u00e0 la Facult\u00e9 de pharmacie de l'Universit\u00e9 de Varsovie. Le 7 septembre 1929, il est habilit\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l'Universit\u00e9 de Varsovie, puis a commenc\u00e9 \u00e0 travailler au d\u00e9partement de bact\u00e9riologie et de m\u00e9decine exp\u00e9rimentale de l'Institut d'\u00c9tat sous la direction de Ludwik Hirszfeld. \u00c0 partir du 1er janvier 1933, il est \u00e0 la t\u00eate du d\u00e9partement des diagnostics bact\u00e9riologiques. Gr\u00e2ce \u00e0 une bourse de la Section d'hygi\u00e8ne de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations, il a appris \u00e0 conna\u00eetre l'organisation des d\u00e9partements bact\u00e9riologiques, entre autres \u00e0 Copenhague, Prague et Budapest. Apr\u00e8s son retour, il d\u00e9veloppe le r\u00e9seau des agences PZH, \u00e0 partir de 1938 il est inspecteur et directeur adjoint de l'Institut National d'Hygi\u00e8ne (PZH). Pendant l'occupation, apr\u00e8s l'arrestation de Ludwik Hirszfeld, il le rempla\u00e7a, dirigeant le d\u00e9partement de bact\u00e9riologie et de m\u00e9decine exp\u00e9rimentale, en 1941 il co-organisa la production clandestine du vaccin contre la fi\u00e8vre typho\u00efde, qui fut distribu\u00e9 dans le camp de Majdanek et dans le ghetto de Varsovie. Dans les ann\u00e9es 1942-1944, il a enseign\u00e9 la bact\u00e9riologie \u00e0 l'Universit\u00e9 clandestine de Varsovie et \u00e0 l'Universit\u00e9 des Terres occidentales. Pendant le soul\u00e8vement de Varsovie, il \u00e9tait chef du service de sant\u00e9 civile et apr\u00e8s son effondrement, il organisa l'\u00e9vacuation des h\u00f4pitaux civils. \u00c0 partir de 1945, il fut directeur de l'Institut national d'hygi\u00e8ne de \u0141\u00f3d\u017a, en m\u00eame temps il organisa la facult\u00e9 de m\u00e9decine de l'Universit\u00e9 de \u0141\u00f3d\u017a, le 1er mai 1946, il y fut nomm\u00e9 professeur agr\u00e9g\u00e9 de bact\u00e9riologie et occupa ce poste jusqu'au 31 ao\u00fbt 1950. Le 29 juillet 1950, il fut nomm\u00e9 professeur ordinaire de microbiologie et d'hygi\u00e8ne \u00e0 la facult\u00e9 pharmaceutique de l'Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Varsovie. \u00c0 partir du 1er janvier 1953, il fut le premier professeur d'\u00e9pid\u00e9miologie et enseigna cette mati\u00e8re jusqu'\u00e0 la fin de 1962. Il fut l'organisateur du d\u00e9partement de virologie de l'Institut national d'hygi\u00e8ne, qui devint le principal centre de virologie m\u00e9dicale du pays. Il a pris sa retraite le 31 octobre 1963, demeurant professionnellement actif, et en 1964-1970, il \u00e9tait le sp\u00e9cialiste national de la virologie au minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Dans les ann\u00e9es 1972-1973, il a \u00e9t\u00e9 consultant au Laboratoire exp\u00e9rimental des s\u00e9rums et vaccins Biomed. Feliks Przesmycki a \u00e9t\u00e9 l'initiateur de l'introduction du syst\u00e8me de vaccination contre la poliomy\u00e9lite (maladie de Heine-Medin) en Pologne. Il est l'auteur de nombreux travaux scientifiques, principalement dans le domaine de la virologie. Il a \u00e9galement \u00e9crit un journal dans lequel il a d\u00e9crit, entre autres, la lutte contre l'\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra pendant la guerre dans le camp de prisonniers de guerre sovi\u00e9tiques \u00e0 Strza\u0142kowo.PL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Feliks_Przesmycki\\nLudwik Rydygier (1850-1920)\\nLudwik Rydygier (n\u00e9 le 21 ao\u00fbt 1850 \u00e0 Dusocin - mort le 25 juin 1920 \u00e0 Lviv, actuellement en Ukraine) \u00e9tait un chirurgien polonais, professeur de m\u00e9decine, recteur de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv. Pionnier de nombreuses m\u00e9thodes chirurgicales, il \u00e9tait l'un des chirurgiens polonais les plus distingu\u00e9s et des plus connus dans le monde entier \u00e0 la fin du 19e et au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle. Il a \u00e9t\u00e9 promu g\u00e9n\u00e9ral de brigade de l\u2019arm\u00e9e polonaise lors de la guerre polono-bolchevique de 1920.\\nN\u00e9 \u00e0 Dusocin (Dossoczyn) pr\u00e8s de Grudzi\u0105dz (Graudenz), dans la partie annex\u00e9e par la Prusse lors du partage de la Pologne. Comme son p\u00e8re, Karol Ferdynand Riediger, propri\u00e9taire terrien, il soulignait son origine polonaise depuis son enfance, malgr\u00e9 son nom de consonance allemande. Il a fait ses \u00e9tudes de m\u00e9decine dans les ann\u00e9es 1869-1873, d\u2019abord \u00e0 Cracovie, puis \u00e0 Greifswald, o\u00f9 il a polonis\u00e9 volontairement son nom, l\u2019\u00e9crivant d\u00e9sormais Rydygier. Il obtient le dipl\u00f4me de docteur en m\u00e9decine en 1874. Apr\u00e8s ses \u00e9tudes, il dirige une clinique priv\u00e9e \u00e0 Che\u0142mno, o\u00f9 il \u00e9crit plusieurs ouvrages scientifiques dans le domaine de la chirurgie.  En 1887, il est doyen de la facult\u00e9 de chirurgie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellonne de Cracovie, et en 1897, de la nouvelle facult\u00e9 de chirurgie et de clinique de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv.\\nIl \u00e9tait l'un des plus \u00e9minents chirurgiens polonais de son \u00e9poque, connus dans le monde entier. En 1880, pour la premi\u00e8re fois au monde, il effectue une ablation chirurgicale du pylore chez un patient souffrant d\u2019un cancer de l'estomac. Il est \u00e9galement le premier \u00e0 documenter cette proc\u00e9dure. En 1881, il est aussi le premier au monde \u00e0 r\u00e9aliser une r\u00e9section d\u2019ulc\u00e8re gastroduod\u00e9nal. En 1884, il introduit une nouvelle m\u00e9thode de traitement chirurgical de l'ulc\u00e8re gastroduod\u00e9nal, utilisant la gastroent\u00e9rostomie. En 1900, il invente une m\u00e9thode de l\u2019ablation de l\u2019ad\u00e9nome de la prostate. Auteur des concepts originaux, il a introduit de nombreuses autres techniques chirurgicales.\\nDans les ann\u00e9es 1901-1902, il est recteur de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv. Il a \u00e9t\u00e9 le mentor de nombreux chirurgiens et futurs professeurs. En 1889, il a organis\u00e9 le premier congr\u00e8s chirurgical de Pologne. Ces congr\u00e8s ont abouti \u00e0 la cr\u00e9ation de la Soci\u00e9t\u00e9 des chirurgiens polonais en 1921.\\nIl \u00e9tait un chirurgien remarquable, bien connu pour ses r\u00e9alisations pratiques, mais aussi comme initiateur de nouvelles m\u00e9thodes et organisateur de talent. Certaines des m\u00e9thodes op\u00e9ratoires introduites par Rydygier, comprenant la chirurgie gastrique, du rectum, amputations, chirurgie cardiaque, chirurgie plastique, orthop\u00e9dique et urologique, sont toujours utilis\u00e9es aujourd'hui.\\nAu cours de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il dirige l'h\u00f4pital militaire de Brno. Apr\u00e8s la guerre, il retourne \u00e0 Lviv, o\u00f9 il prend part, en novembre 1918, aux combats de la d\u00e9fense de la ville contre l\u2019arm\u00e9e ukrainienne. Lors de ces combats, il participe \u00e0 la cr\u00e9ation des services m\u00e9dicaux et sanitaires de l'arm\u00e9e polonaise, en tant que lieutenant g\u00e9n\u00e9ral. En 1920, lors de la guerre polono-bolchevique, il commence \u00e0 organiser des h\u00f4pitaux militaires. Chef sanitaire du Commandement du district g\u00e9n\u00e9ral \\\"Pomorze\\\", puis consultant et chirurgien en chef du Commandement \\\"Est\\\", il est promu g\u00e9n\u00e9ral de brigade de l'arm\u00e9e polonaise..\\nIl est mort subitement le 25 juin 1920. De nombreux h\u00f4pitaux et rues en Pologne portent aujourd\u2019hui son nom.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier\\nFR : https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Ludwik_Rydygier\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier\\nOdo Bujwid (1857-1942)\\nOdo Feliks Kazimierz Bujwid, n\u00e9 le 30 novembre 1857 \u00e0 Vilnius, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1942 \u00e0 Cracovie, \u00e9tait un bact\u00e9riologiste polonais, premier disciple polonais de Pasteur, fondateur de la bact\u00e9riologie en Pologne. Pionnier de l'hygi\u00e8ne et des soins de sant\u00e9 pr\u00e9ventifs, il \u00e9tait l'un des premiers scientifiques polonais \u00e0 produire des vaccins, y compris le vaccin contre la rage.\\nIl a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 Varsovie et a parfait sa sp\u00e9cialisation en bact\u00e9riologie \u00e0 Berlin avec Robert Koch et \u00e0 Paris avec Louis Pasteur. Il a fond\u00e9 \u00e0 Varsovie le premier institut polonais de pr\u00e9vention contre la rage, ainsi que des centres de recherche sur les produits alimentaires. Il a travaill\u00e9 successivement \u00e0 Varsovie, Saint-P\u00e9tersbourg, Odessa et surtout \u00e0 Cracovie, o\u00f9 pendant de longues ann\u00e9es il occupa la chaire d\u2019hygi\u00e8ne et de microbiologie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon et o\u00f9 il cr\u00e9a le deuxi\u00e8me centre de vaccination contre la rage.\\nD\u00e8s le d\u00e9but, il a d\u00e9velopp\u00e9 une activit\u00e9 scientifique extr\u00eamement intense. Il a publi\u00e9 386 ouvrages scientifiques, parmi lesquelles il convient de citer son important manuel de microbiologie. Outre la publication de nombreuses articles scientifiques, il \u00e9tait activement impliqu\u00e9 dans le travail social. Elu conseiller de la ville de Cracovie, il contribua \u00e0 la modernisation de la ville. Il \u00e9tait partisan de l'\u00e9ducation universelle, de l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Il attirait des jeunes gens aux opinions modernes, et sa maison devint le centre de rencontres de l'intelligentsia progressiste de Cracovie. Il \u00e9tait un promoteur de l'esp\u00e9ranto. Dans sa maison, il a install\u00e9 un centre de production de s\u00e9rums et de vaccins. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il a fourni \u00e0 la population polonaise des vaccins contre le typhus. Cette maison est devenue un mus\u00e9e.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid\\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid\\nFR : https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/sfhm\/hsm\/HSMx1973x007x004\/HSMx1973x007x004x0346.pdf\\nRafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski (1743-1816) \\nRafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski \u00e9tait un chirurgien et obst\u00e9tricien polonais, fondateur du premier service de chirurgie en Pologne, consid\u00e9r\u00e9 comme \\\"le p\u00e8re de la chirurgie polonaise\\\", sp\u00e9cialiste des maladies f\u00e9minines, pr\u00e9curseur de l'orthop\u00e9die en Pologne, pionnier de la r\u00e9\u00e9ducation, \u00e9minent universitaire, professeur \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. Rafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski (n\u00e9 le 24 octobre 1743, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 5 ao\u00fbt 1816) \u00e9tait le fils d'un administrateur foncier. Il a d'abord fait ses \u00e9tudes \u00e0 la maison, puis \u00e0 l'\u00e9cole piariste de Pi\u0144sk. En 1795, il prononce ses v\u0153ux religieux dans la congr\u00e9gation piariste de Lubiesz\u00f3w. En 1771, il se rend \u00e0 Rome pour \u00e9tudier la m\u00e9decine, en 1776, il obtient un doctorat en philosophie et en m\u00e9decine. Il poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 Naples, Bologne, Turin, Padoue, Vienne, Paris et Berlin. Il a \u00e9t\u00e9 le premier organisateur de formations pour chirurgiens en Pologne. Dans les ann\u00e9es 1779-1803, il fut professeur de la premi\u00e8re chaire polonaise de chirurgie et d'obst\u00e9trique \u00e0 l'Acad\u00e9mie de Cracovie (jusqu'en 1785 \u00e9galement d'anatomie). Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 donner des conf\u00e9rences sur la m\u00e9decine en polonais. En 1783, il obtient l'approbation du Vatican pour la s\u00e9cularisation et se marie. En 1785, il devient m\u00e9decin de la cour de Stanis\u0142aw August Poniatowski. Lors de l\u2019Insurrection de Ko\u015bciuszko, il est le chirurgien en chef de l'arm\u00e9e polonaise. Il a cr\u00e9\u00e9 de nouvelles m\u00e9thodes chirurgicales et invent\u00e9 de nombreux instruments chirurgicaux. Il est l'auteur du premier manuel polonais de chirurgie th\u00e9orique et pratique. Il a \u00e9t\u00e9 le premier en Pologne \u00e0 d\u00e9crire les instruments orthop\u00e9diques et leur application. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le pionnier de la physioth\u00e9rapie en Pologne.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rafa%C5%82_J%C3%B3zef_Czerwiakowski \\nPL : https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/98\/6\/artykuly\/19-gwiazdy.htm \\nTomasz Janiszewski (1867-1939)\\nTomasz Wiktor Janiszewski (n\u00e9 le 21 mai 1867 \u00e0 Varsovie, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 23 juillet 1939 \u00e0 Brok) - m\u00e9decin polonais, professeur agr\u00e9g\u00e9 d'hygi\u00e8ne sociale \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon, professeur ordinaire \u00e0 l'Universit\u00e9 de Varsovie, ministre de la Sant\u00e9 publique dans le gouvernement de Ignacy Jan Paderewski, m\u00e9decin chef de la ville de Cracovie, partisan de l'eug\u00e9nisme. Il \u00e9tait le prototype de Tomasz Judym, le h\u00e9ros du roman de Stefan \u017beromski \u00ab Les Sans-logis \u00bb. (Ludzie bezdomni, 1900). \\nIl \u00e9tudie la m\u00e9decine \u00e0 Varsovie, puis \u00e0 Moscou, Brno, Fribourg, Zurich, Vienne, et poursuit ses \u00e9tudes en France, Angleterre, Irlande et Autriche. Enfin, il arrive \u00e0 Cracovie, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Jagellon, o\u00f9 il obtient le titre de docteur en m\u00e9dicine en 1896. Aussit\u00f4t, pour des raisons de sant\u00e9, il s\u2019installe \u00e0 Zakopane, o\u00f9 il prend le poste de m\u00e9decin thermal, sp\u00e9cialiste des maladies pulmonaires. Il collabore \u00e0 la planification et \u00e0 la mise en \u0153uvre de dispositifs d'\u00e9gouts et d'alimentation en eau con\u00e7us \u00e0 ses frais par des ing\u00e9nieurs de Vienne. Il organise un service de d\u00e9sinfection \u00e0 Zakopane, \u00e9labore des r\u00e8glements sur la lutte contre la tuberculose dans les stations thermales. Le but de ses efforts est de construire un h\u00f4pital \u00e0 Zakopane. \u00c0 ses frais, il organise un h\u00f4pital de fortune avec 12 lits, dont il est le chef dans les ann\u00e9es 1899-1904. Gr\u00e2ce \u00e0 son initiative, la Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decins de Galicie et la Soci\u00e9t\u00e9 polonaise de lutte contre la tuberculose ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es \u00e0 Zakopane. Le p\u00e9riodique \\\"Przegl\u0105d Zakopia\u0144ski\\\" a \u00e9t\u00e9 cofond\u00e9 et cofinanc\u00e9 par lui. C\u2019est aussi \u00e0 Zakopane, que Janiszewski rencontre l\u2019\u00e9crivain Stefan \u017beromski, qui fait de lui le prototype du personnage principal du roman \u00ab Les Sans-logis \u00bb, Tomasz Judym (1900). En 1908, Janiszewski s'installe \u00e0 Lw\u00f3w (Lviv) et y fonde la premi\u00e8re clinique de tuberculose et l'une des premi\u00e8res en Pologne. En 1909, il est nomm\u00e9 m\u00e9decin chef de la ville de Cracovie. Pendant les 17 ann\u00e9es de son mandat, il a r\u00e9organis\u00e9 le bureau de sant\u00e9 municipal, augment\u00e9 le nombre de m\u00e9decins de la ville, \u00e9labor\u00e9 des r\u00e8glements g\u00e9n\u00e9raux pour lutter contre les maladies infectieuses, fond\u00e9 un laboratoire municipal de bact\u00e9riologie, am\u00e9lior\u00e9 les statistiques m\u00e9dicales et organis\u00e9 la premi\u00e8re clinique dentaire ambulatoire de Pologne pour les enfants des \u00e9coles primaires. Il a cr\u00e9\u00e9 une installation de d\u00e9sinfection et de d\u00e9sinsectisation. \u00c0 son initiative, de nouvelles installations sanitaires ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies \u00e0 Cracovie et \u00e0 Pr\u0105dnik Bia\u0142y, notamment un sanatorium pour tuberculeux avec 120 lits. Il organise des jardins ouvriers qui, pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, servent de camps d'\u00e9t\u00e9 pour les enfants. Il a \u00e9galement fond\u00e9 la Soci\u00e9t\u00e9 antituberculeuse de Cracovie et a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 M\u00e9dicale de Cracovie. En 1915, il est nomm\u00e9 professeur agr\u00e9g\u00e9 d'hygi\u00e8ne sociale \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon. De janvier \u00e0 d\u00e9cembre 1919, il est ministre de la Sant\u00e9 publique dans le gouvernement de Ignacy Jan Paderewski. Il a fond\u00e9 \u00e0 Varsovie plusieurs centres de recherches scientifiques : \u00e9pid\u00e9miologique, pharmaceutique, sur l\u2019eau, de production de s\u00e9rums et de vaccins, alimentaire. Plus tard, apr\u00e8s la construction de l'\u00c9cole d'hygi\u00e8ne, ces \u00e9tablissements ont re\u00e7u le nom commun d'Institut national d'hygi\u00e8ne (PZH). Il a organis\u00e9 une campagne de masse dans toute la Pologne en faveur des enfants d\u00e9nutris qui a couvert 1 300 000 jeunes. Il a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la promotion des activit\u00e9s et des m\u00e9thodes eug\u00e9niques ainsi que dans la recherche sur les probl\u00e8mes de population. Il a publi\u00e9 plus d\u2019une centaine d\u2019ouvrages scientifiques.  \\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tomasz_Janiszewski  \\nPL : https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/2003\/07-08\/artykuly\/31-rody_uczone.htm  \\nENG : https:\/\/www.academia.edu\/25638551\/Dr_Judym_and_Mr_Janiszewski_The_Polish_Eugenics_Society_and_other_stories  \\nLudwik Rajchman (1881-1965) \\nLudwik Witold Rajchman, n\u00e9 le 1er novembre 1881 \u00e0 Varsovie et mort le 13 juillet 1965 \u00e0 Chenu (Sarthe, France) \u00e9tait un m\u00e9decin et bact\u00e9riologiste polonais. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le fondateur de l\u2019UNICEF et en a \u00e9t\u00e9 le premier pr\u00e9sident entre 1946 et 1950. \\nLudwik Rajchman a grandi \u00e0 Varsovie dans les conditions difficiles de l'occupation russe. Il a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. Il fut fascin\u00e9 par la bact\u00e9riologie. Rajchman a fait ses \u00e9tudes postdoctorales \u00e0 l'Institut Pasteur de Paris, puis est bri\u00e8vement retourn\u00e9 \u00e0 Cracovie (il lui a \u00e9t\u00e9 interdit d'aller dans la partie de Pologne occup\u00e9e par les Russes) avant d'\u00eatre nomm\u00e9 dans un important laboratoire de bact\u00e9riologie \u00e0 Londres. Rajchman, son \u00e9pouse et leurs trois enfants sont rest\u00e9s \u00e0 Londres tout au long de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Au cours de cette p\u00e9riode, il milita pour l'ind\u00e9pendance polonaise. La famille rentre \u00e0 Varsovie en octobre 1918 et Rajchman persuade les nouvelles autorit\u00e9s polonaises de cr\u00e9er un centre \u00e9pid\u00e9miologique, renomm\u00e9 par la suite Pa\u0144stwowy Zaklad Higieny (Institut national de l'hygi\u00e8ne) qui est jusqu\u2019\u00e0 ce jour le principal institut de sant\u00e9 publique de Pologne. Rajchman lutta activement contre les vagues d\u2019\u00e9pid\u00e9mie de typhus qui d\u00e9vast\u00e8rent l\u2019Europe de l\u2019Est et a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations en plein essor, qui l\u2019a nomm\u00e9 en 1921 pour cr\u00e9er une Organisation de la sant\u00e9 (consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019une des entreprises les plus r\u00e9ussies de la SdN). Rajchman voyagea longuement pour remplir son mandat et devint notamment fascin\u00e9 par la n\u00e9cessit\u00e9 d'un syst\u00e8me de quarantaine et de sant\u00e9 publique en Chine. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930, Rajchman s'est fait conna\u00eetre \u00e0 Gen\u00e8ve pour ses attitudes et ses actions antifascistes. Il n\u2019appr\u00e9cia pas le nouveau secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la SdN, Joseph Avenol, lequel le d\u00e9mit de ses fonctions en 1938. \\nSe trouvant sans emploi, Rajchman se rendit en Chine pour aider le gouvernement \u00e0 pr\u00e9parer sa d\u00e9fense contre le Japon, notamment en achetant des avions aux \u00c9tats-Unis. Sa famille d\u00e9m\u00e9nagea en France, achetant un ch\u00e2teau dans la Sarthe. Toute la famille \u00e9tait pr\u00e9sente lorsque les Allemands ont envahi la France. Rajchman est all\u00e9 voir le pr\u00e9sident du gouvernement polonais en exil, le g\u00e9n\u00e9ral Sikorski, qu'il connaissait personnellement. Sikorski le nomma responsable des r\u00e9fugi\u00e9s polonais et lui confia une lettre \u00e0 remettre au pr\u00e9sident Roosevelt demandant l'aide des \u00c9tats-Unis. Il lui d\u00e9livra \u00e9galement un passeport diplomatique lui permettant de fuir la France par l\u2019Espagne et le Portugal afin d'atteindre Washington. Pendant la guerre, Rajchman travaillait sur les questions humanitaires. \u00c0 la fin de la guerre, l\u2019Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction (UNRRA) lui demanda de r\u00e9diger un rapport sur la mani\u00e8re de faire face \u00e0 l\u2019\u00e9tat dramatique des conditions sanitaires une fois que l\u2019Europe serait lib\u00e9r\u00e9e (on craignait notamment une \u00e9pid\u00e9mie de typhus). \u00c0 la fin de la guerre, le nouveau gouvernement polonais (communiste) de Lublin lui demanda de repr\u00e9senter la Pologne au sein de l'UNRRA. On dit que Rajchman avait de s\u00e9rieuses h\u00e9sitations \u00e0 collaborer avec ce gouvernement, mais il finit par \u00eatre conquis par le d\u00e9sir d'aider son pays, ce qu'il a fait de mani\u00e8re tr\u00e8s efficace gr\u00e2ce \u00e0 l'UNRRA. \\nLorsque l'UNRRA a annonc\u00e9 lors d'une r\u00e9union des Nations unies \u00e0 Gen\u00e8ve qu'il mettrait fin \u00e0 ses efforts de secours, Rajchman a appel\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d'un fonds d\u2019aide aux enfants du monde entier. Sa proposition fut accept\u00e9e et, au d\u00e9but de 1947, l'UNICEF fut fond\u00e9e pour aider les enfants, notamment en mati\u00e8re de nutrition et de vaccination. Rajchman resta pr\u00e9sident du conseil d'administration de l'UNICEF jusqu'en 1950 et refusa d'\u00eatre r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour son travail. Dans le contexte de la guerre froide naissante et du stalinisme dans les pays du bloc sovi\u00e9tique, Rajchman fut assign\u00e9 \u00e0 compara\u00eetre \u00e0 l'\u00e9poque de McCarthy : il partit brusquement pour la France et ne retourna jamais aux \u00c9tats-Unis. Au m\u00eame moment, les autorit\u00e9s communistes polonaises lui retir\u00e8rent son passeport polonais et il ne fut pas renouvel\u00e9 avant le d\u00e9but de la p\u00e9riode post-stalinienne en 1956. \u00c0 partir de ce moment-l\u00e0, Rajchman se rendit assez souvent en Pologne, notamment pour rendre visite \u00e0 sa s\u0153ur qui avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9chue de ses fonctions acad\u00e9miques. Sa derni\u00e8re visite eut lieu \u00e0 Varsovie en 1963, dans l'institut de sant\u00e9 publique qu'il avait fond\u00e9 en 1918. Rajchman d\u00e9c\u00e9da en 1965 des suites d'une complication de la maladie de Parkinson. \\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman  \\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman  \\nJoseph Babinski (1857-1932) \\nJoseph Babinski, m\u00e9decin fran\u00e7ais d'origine polonaise, neurologue, pionnier de la neurochirurgie, c\u00e9l\u00e8bre pour la d\u00e9couverte du \u00ab signe de Babinski \u00bb, un r\u00e9flexe cutan\u00e9 plantaire, l'un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d'un examen neurologique. \\nJoseph Babinski (1857-1932), m\u00e9decin fran\u00e7ais d'origine polonaise, neurologue, pionnier de la neurochirurgie, c\u00e9l\u00e8bre pour la d\u00e9couverte en 1896 du \u00ab signe de Babinski \u00bb, un r\u00e9flexe cutan\u00e9 plantaire, l'un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d'un examen neurologique. \\nJoseph Jules Fran\u00e7ois F\u00e9lix Babinski (en polonais J\u00f3zef Julian Franciszek Feliks Babi\u0144ski), n\u00e9 le 17 novembre 1857 \u00e0 Paris et mort le 29 octobre 1932 dans la m\u00eame ville, est un m\u00e9decin neurologue fran\u00e7ais d'ascendance polonaise. \\nFils d'un ing\u00e9nieur polonais install\u00e9 \u00e0 Paris en 1848 pour \u00e9chapper \u00e0 la r\u00e9pression russe des revendications d'ind\u00e9pendance de la Pologne, Joseph Babinski grandit \u00e0 Montparnasse. \u00c0 la fin de son internat, il est promu chef de clinique de Charcot, dont il devient l'\u00e9l\u00e8ve pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, et participe aux le\u00e7ons du ma\u00eetre \u00e0 l'h\u00f4pital de la Salp\u00eatri\u00e8re. \\nEn 1890, il est nomm\u00e9 m\u00e9decin des h\u00f4pitaux. On dit qu'il \u00e9tait peu loquace durant ses consultations mais qu'il \u00e9tait un observateur exceptionnel. En 1895, il devient chef de service \u00e0 l'H\u00f4pital de la Piti\u00e9 o\u00f9 il exerce jusqu'\u00e0 sa retraite en 1922. Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt en d\u00e9cembre 1932. \\nBabinski a codifi\u00e9 la neurologie et distingu\u00e9 les grandes affections neurologique organiques des syndromes psychiatriques. Ses \u00e9tudes sur les r\u00e9flexes, la physiologie du cervelet ne sont que quelques aspects de son \u0153uvre. Ses travaux dans le domaine de la physiologie du syst\u00e8me nerveux et de la neuropathologie ont \u00e9t\u00e9 cruciaux pour le d\u00e9veloppement de la neurologie. D\u00e9couvreur en 1896 de l'un des sympt\u00f4mes neurologiques les plus importants, preuve de dommages \u00e0 la voie pyramidale, nomm\u00e9 le \u00ab signe de Babinski \u00bb en son honneur, devenu l'un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d'un examen neurologique. Il a d\u00e9crit l'anosognosie, trouble neuropsychologique d'absence de prise de conscience de sa condition de malade ou handicap\u00e9. Babinski contribua \u00e9galement au d\u00e9veloppement de la neurochirurgie, notamment dans le domaine des tumeurs de la moelle \u00e9pini\u00e8re. En dehors de sa contribution majeure au d\u00e9veloppement de la neurologie en France, il a \u00e9galement marqu\u00e9 l'\u00e9volution de la psychiatrie et de la neuropsychologie. \\nBabinski appara\u00eet, sans doute, comme le plus grand des neuro-s\u00e9miologistes en montrant l'importance de man\u0153uvres permettant de distinguer les paralysies organiques de celles qui rel\u00e8vent de l'hyst\u00e9rie ou de la simulation. \\nBabinski est l'un des fondateurs de la Soci\u00e9t\u00e9 de neurologie de Paris. \\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J%C3%B3zef_Babi%C5%84ski \\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Babinski \\nFR : https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/joseph-babinski\/ \\nFR : https:\/\/www.medarus.org\/Medecins\/MedecinsTextes\/babinski.htm \\nLudwik Zamenhof (1859-1917), m\u00e9decin ophtalmologiste polonais, linguiste et cr\u00e9ateur de la langue internationale esperanto, la langue auxiliaire internationale construite la plus largement utilis\u00e9e dans le monde. \\nLe docteur Ludwik Lejzer Zamenhof (pl. Ludwik \u0141azarz Zamenhof, yidd. Eliezer Lewi Samenhof, fr. Louis-Lazare Zamenhof, esp. Ludoviko Lazaro Zamenhof), est un m\u00e9decin ophtalmologiste polonais n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1859 \u00e0 Bia\u0142ystok et mort le 14 avril 1917 \u00e0 Varsovie. N\u00e9 dans une famille juive, ses langues d\u2019usage sont le yiddish, le russe et le polonais. Il ma\u00eetrisait l\u2019allemand et l\u2019h\u00e9breu, il connaissait bien le latin, le grec ancien, l\u2019anglais et le fran\u00e7ais, assez bien l\u2019italien, et avait aussi quelques connaissances d\u2019aram\u00e9en, ce qui lui donnait une certaine connaissance de douze langues. Il est connu pour avoir \u00e9labor\u00e9 la langue construite esp\u00e9ranto dans son ouvrage Langue Internationale, publi\u00e9 le 26 juillet 1887 sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (le docteur qui esp\u00e8re). En 1905, Boulogne-sur-Mer accueille le premier congr\u00e8s mondial d'esp\u00e9ranto avec 688 participants de 20 pays. Un peu apr\u00e8s la fondation de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations (SDN), 13 pays incluant ensemble environ la moiti\u00e9 de la population mondiale, dont la Chine, l'Inde et le Japon recommandent, en septembre 1922, d'utiliser l'esp\u00e9ranto comme langue de travail additionnelle de l'institution. Cette recommandation se heurte au v\u00e9to de la France domin\u00e9 alors par une majorit\u00e9 conservatrice qui pense maintenir ainsi le statut du fran\u00e7ais comme premi\u00e8re langue diplomatique. N\u00e9anmoins l'esp\u00e9ranto devient, particuli\u00e8rement \u00e0 partir de ce moment, la langue internationale auxiliaire de r\u00e9f\u00e9rence. \u00c0 partir des ann\u00e9es 30, les esp\u00e9rantistes vont \u00eatre fortement r\u00e9prim\u00e9s par les dictatures, particuli\u00e8rement hitl\u00e9rienne et stalinienne. \\nLe 15 d\u00e9cembre est consid\u00e9r\u00e9 comme le Jour de Zamenhof par de nombreux esp\u00e9rantistes. Il s'agit de l'anniversaire de Zamenhof, mais aussi le jour o\u00f9 \u00e0 19 ans il pr\u00e9senta \u00e0 ses amis les \u00e9bauches de ce qui allait devenir l'esp\u00e9ranto. Les esp\u00e9rantistes profitent g\u00e9n\u00e9ralement de l'occasion pour se r\u00e9unir. \\nZamenhof s\u2019est toujours montr\u00e9 attentif \u00e0 l\u2019aspect humain des choses. Sans violence, il s\u2019est battu sans autres armes qu\u2019une in\u00e9branlable force morale afin que tous les peuples puissent retrouver leur dignit\u00e9 et dialoguer pacifiquement. Il fut nomm\u00e9 huit fois au prix Nobel de la Paix (1907, 1909, 1910, 1913, 1914, 1915, 1916, 1917), sans jamais le recevoir.  \\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Louis-Lazare_Zamenhof \\nFR: https:\/\/esperanto-france.org\/zamenhof-le-docteur-esperanto \\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Zamenhof \\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/L._L._Zamenhof \\nMarceli Nencki (1847-1901) \\nMarceli Nencki est un m\u00e9decin polonais, chimiste exceptionnel, physiologiste et l'un des fondateurs de la biochimie moderne. Il est le premier \u00e0 synth\u00e9tiser, en 1883, le salicylate de ph\u00e9nyle appel\u00e9 Salol, le premier m\u00e9dicament synth\u00e9tique pr\u00e9curseurs de l'aspirine. Malgr\u00e9 d'\u00e9normes succ\u00e8s dans le domaine de la recherche en sciences naturelles, m\u00e9decine exp\u00e9rimentale, chimie physiologique et biochimie, son r\u00f4le de pionnier dans le d\u00e9veloppement des d\u00e9buts de la pharmacie et des nouvelles drogues synth\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 presque compl\u00e8tement oubli\u00e9es.  \\nWilhelm Marceli Nencki est n\u00e9 le 15 janvier 1847 \u00e0 Boczki et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 14 octobre 1901 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 54 ans. Il participe \u00e0 l\u2019Insurrection de Janvier (1863, contre l\u2019Empire russe). Il \u00e9tudie \u00e0 Cracovie, Dresde, I\u00e9na et \u00e0 Berlin. Dans les ann\u00e9es 1870-1872, il travaille \u00e0 l'Acad\u00e9mie industrielle sous la direction d'Adolf von Baeyer, gr\u00e2ce auquel il devient membre de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de chimie. En 1872, il devient assistant \u00e0 l'Universit\u00e9 de Berne en tant que professeur assistant de chimie m\u00e9dicale, \u00e0 partir de 1873 en tant que professeur. Un d\u00e9partement sp\u00e9cial de chimie physiologique a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour lui \u00e0 Berne et ses conf\u00e9rences ont attir\u00e9 des scientifiques de toute l'Europe. Dans les ann\u00e9es 1888\u20131891, il \u00e9tait \u00e9galement professeur de bact\u00e9riologie. Il a \u00e9tudi\u00e9 les compos\u00e9s azot\u00e9s, l'acide urique, l'ur\u00e9e et leurs d\u00e9riv\u00e9s. Dans les ann\u00e9es 1884-1886, il \u00e9tait le doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine. Il a obtenu (avec sa famille) la nationalit\u00e9 du canton de Berne.Il a pass\u00e9 les dix derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, o\u00f9 il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de tr\u00e8s bonnes conditions de travail scientifique. Il a continu\u00e9 \u00e0 travailler sur la chimie des sucs gastriques. Il a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d'\u00e9tudier le chol\u00e9ra. En 1895, il a combattu l'\u00e9pid\u00e9mie de peste bovine. Cependant, il a regrett\u00e9 sa d\u00e9cision de d\u00e9m\u00e9nager en Russie, il ne s'y sentait pas bien et a rest\u00e9 en contact avec les Polonais. \\nIl connaissait huit langues et a publi\u00e9 174 ouvrages dans diff\u00e9rentes langues. \\nLe principal int\u00e9r\u00eat scientifique de Nencki s'est concentr\u00e9 sur la synth\u00e8se de l'ur\u00e9e, la chimie des purines et l'oxydation biologique des compos\u00e9s aromatiques. Sa contribution originale \u00e0 la synth\u00e8se de compos\u00e9s aromatiques est ind\u00e9niable. Il s'est \u00e9galement int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la structure des prot\u00e9ines, aux processus enzymatiques dans l'intestin et \u00e0 la biochimie bact\u00e9rienne. Il a d\u00e9couvert, notamment, les bact\u00e9ries ana\u00e9robies.  \\nParmi les plus grandes r\u00e9alisations de Nencki figurait son \u00e9tude sur la structure chimique de l'h\u00e9moglobine. Il a identifi\u00e9 l'h\u00e9mopyrrole parmi les produits de d\u00e9gradation de l'h\u00e9moglobine. Marceli Nencki est le premier \u00e0 synth\u00e9tiser, en 1883, le salicylate de ph\u00e9nyle appel\u00e9 Salol, le premier m\u00e9dicament synth\u00e9tique intentionnellement con\u00e7u du groupe des d\u00e9riv\u00e9s de l\u2019acide salicylique. C\u2019est l\u2019un des m\u00e9dicaments pr\u00e9curseurs de de l'acide ac\u00e9tylsalicylique, l'aspirine. L\u2019invention du Salol, le nouveau rem\u00e8de utilis\u00e9 comme un antiseptique intestinal doux, bien tol\u00e9r\u00e9 \u00e0 usage interne, ainsi qu\u2019un antirhumatismal et antipyr\u00e9tique, en remplacement de l\u2019acide salicylique mal tol\u00e9r\u00e9 a fait l\u2019objet d\u2019un grand engouement populaire. Le \\\"principe salol\\\" (ou \\\"principe nencki\\\" ou \\\"principe salol nencki\\\") est toujours utilis\u00e9 pour concevoir des m\u00e9dicaments. \\nL'Institut de biologie exp\u00e9rimentale de l'Acad\u00e9mie polonaise des sciences de Varsovie porte le nom de Marceli Nencki. \\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki \\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki  \\nProf. Leon Marchlewski (1869-1946)\\nLeon Marchlewski \u00e9tait un \u00e9minent scientifique polonais, chimiste et biochimiste hors pair, auteur de nouvelles m\u00e9thodes de recherche chimique, l'un des pr\u00e9curseurs de la chimie clinique, nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel. Il \u00e9tait \u00e9galement philosophe, activiste social et politique, s\u00e9nateur, recteur de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie.\\nLeon Marchlewski est n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1869 \u00e0 W\u0142oc\u0142awek et mort le 16 janvier 1946 \u00e0 Cracovie. Il a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de chimie \u00e0 Varsovie, puis les a poursuivis \u00e0 l'Universit\u00e9 polytechnique de Zurich. Apr\u00e8s avoir obtenu son dipl\u00f4me, il a commenc\u00e9 \u00e0 travailler dans le c\u00e9l\u00e8bre laboratoire d'Edward Schunk \u00e0 Kersal pr\u00e8s de Manchester en Angleterre. \u00c0 cette \u00e9poque, il a obtenu une reconnaissance pour ses recherches sur l'affinit\u00e9 chimique des colorants du monde animal et v\u00e9g\u00e9tal. Plus tard, il a coop\u00e9r\u00e9 dans ce domaine avec un autre grand savant polonais, Marceli Nencki. En 1900, il est retourn\u00e9 en Pologne pour occuper le poste d'inspecteur principal \u00e0 l'Institut de recherche sur les denr\u00e9es alimentaires de Cracovie. Il a occup\u00e9 de nombreux postes \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. Professeur de chimie organique puis de chimie m\u00e9dicale, il prend la direction du D\u00e9partement de chimie m\u00e9dicale en 1906, il devient doyen et ensuite recteur de l'Universit\u00e9 Jagellon dans les ann\u00e9es 1926-1928.\\nIl a men\u00e9 des recherches importantes sur la structure des mol\u00e9cules de chlorophylle et d'h\u00e9moglobine, prouvant l'unit\u00e9 du monde v\u00e9g\u00e9tal et animal. Dans ses recherches, il se concentre principalement sur les colorants naturels, la chlorophylle et l'h\u00e9mine, et sur la structure des sucres. Il est un pionnier dans l'application de la spectrophotom\u00e9trie UV pour d\u00e9terminer la structure des mol\u00e9cules. Il d\u00e9veloppe des m\u00e9thodes de d\u00e9termination de la teneur en carbone des compos\u00e9s chimiques par titrage volum\u00e9trique, de la teneur en iode de ses compos\u00e9s et de la concentration d'oxydes de soufre et d'oxydes d'azote dans la production d'acide sulfurique et d'acide nitrique.\\nIl est l'auteur de plus de 200 publications scientifiques. Il \u00e9tait membre de nombreuses associations scientifiques polonaises et internationales, entre autres, l\u2019Acad\u00e9mie des comp\u00e9tences, la Soci\u00e9t\u00e9 polonaise de chimie dont il \u00e9tait fondateur, l\u2019Union internationale de chimie pure et appliqu\u00e9e et la Soci\u00e9t\u00e9 chimique de France.\\nIl a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel \u00e0 trois reprises, en 1913 dans le domaine de la chimie, et en 1913 et 1914, dans le domaine de la physiologie ou la m\u00e9decine, principalement pour ses remarquables r\u00e9alisations dans le domaine de la chimie clinique.\\nEn 1930-1935, il \u00e9tait s\u00e9nateur de la R\u00e9publique de Pologne.\\nL\u2019Acad\u00e9mie Polonaise des Sciences d\u00e9cerne depuis 1988 une M\u00e9daille Leon Marchlewski pour une contribution exceptionnelle au d\u00e9veloppement de la biologie mol\u00e9culaire, de la biologie cellulaire, de la biochimie et de la biophysique.\\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Leon_Marchlewski\\n \\nENG : https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/21614780\/ \\nProf. Maria D\u0105bska (1921-2014)  \\nMaria Magdalena D\u0105bska n\u00e9e Suchy (20 juillet 1921 - 20 juillet 2014) \u00e9tait m\u00e9decin polonaise, anatomo-pathologiste, professeure de m\u00e9decine. Elle a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 d\u00e9crire une tumeur dermatologique rare chez l\u2019enfant, nomm\u00e9e depuis la tumeur de D\u0105bska (Dabska\u2019s tumour). \\nPendant la Seconde Guerre mondiale, elle a rejoint la r\u00e9sistance \u00e0 Varsovie. En tant que membre de l\u2019AK (Armia Krajowa), elle a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019Insurrection de Varsovie. Avec son fr\u00e8re Tadeusz, elle apportait une assistance aux insurg\u00e9s bless\u00e9s, transf\u00e9rait des m\u00e9dicaments et des armes. \\nApr\u00e8s la guerre, elle a \u00e9tudi\u00e9 la pathologie \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Gda\u0144sk. En 1957, elle a effectu\u00e9 un stage \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Leeds chez l\u2019oncologue prof. Rupert Allan Willis. En 1969, elle a publi\u00e9 les r\u00e9sultats de nombreuses ann\u00e9es de recherche. Elle a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 d\u00e9crire un type de tumeur dermatologique rare chez l\u2019enfant principalement, plus tard nomm\u00e9 - tumeur D\u0105bska. Avec Janusz Buraczewski, elle est l\u2019auteur de la premi\u00e8re \u00e9tude au monde sur la symptomatologie an\u00e9vrismale du kyste. On lui a offert un poste prestigieux au sein de l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9. Cependant, elle a d\u00e9cid\u00e9 de continuer \u00e0 travailler \u00e0 l\u2019Institut d\u2019oncologie Maria Sk\u0142odowska-Curie de Varsovie. En tant que chef du d\u00e9partement de pathologie du cancer pendant une d\u00e9cennie, elle a form\u00e9 la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de sp\u00e9cialistes de centres d\u2019oncologie de toute la Pologne. Elle donnait pr\u00e8s de 1500 consultations par an, devenant ainsi la plus haute autorit\u00e9 dans son domaine. \\nDans les ann\u00e9es 1980, elle \u00e9tait accueillie avec les plus grandes honneurs par les autorit\u00e9s des instituts m\u00e9dicaux de Londres, Stockholm, Bonn, Rochester, Stanford. Lors de l\u2019instauration de la loi martiale, elle s\u2019est trouv\u00e9e en Allemagne. Elle a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9migrer - d\u2019abord en Allemagne, puis aux \u00c9tats-Unis. En 2006, elle a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de la Floride en Pologne. \\nElle a \u00e9t\u00e9 auteur de plus d\u2019une centaine d\u2019ouvrages scientifiques, \u00e9crits en polonais et en anglais.   \\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Maria_D%C4%85bska  \\nENG : http:\/\/www.whonamedit.com\/doctor.cfm\/2942.html  \\nDr Adam Raciborski (1809-1871)\u00a0\\nAdam Raciborski, n\u00e9 le\u00a024\u00a0d\u00e9cembre\u00a01809\u00a0\u00e0\u00a0Radom\u00a0et mort le\u00a014\u00a0f\u00e9vrier\u00a01871\u00a0\u00e0 Paris, est un m\u00e9decin\u00a0polonais\u00a0exil\u00e9 en France, grand p\u00e9dagogue \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris, auteur de manuels m\u00e9dicaux, notamment de diagnostic, d\u2019auscultation et de menstruation. Son manuel \\\"Pr\u00e9cis pratique et raisonne du diagnostic\\\" \u00e9dit\u00e9 en 1837\u00a0a constitu\u00e9 pendant un demi-si\u00e8cle une base d'apprentissage de la m\u00e9decine pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9tudiants (jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle).\u00a0\u00a0\\nIl commence ses \u00e9tudes m\u00e9dicales \u00e0\u00a0Varsovie. En 1831, il participe \u00e0 l\u2019Insurrection de Novembre 1831 contre la domination russe, en exer\u00e7ant la fonction de m\u00e9decin du 4e\u00a0r\u00e9giment de l'arm\u00e9e polonaise.\u00a0Pour sa bravoure et son d\u00e9vouement en qualit\u00e9 d\u2019aide-chirurgien durant ce soul\u00e8vement patriotique polonais, il re\u00e7oit la Croix du M\u00e9rite militaire.\u00a0La d\u00e9faite de l'Insurrection est suivie d'une s\u00e9v\u00e8re r\u00e9pression et de l'exil de plusieurs milliers de combattants. \u00a0\\nAdam Raciborski\u00a0s'exile en France. Il acquiert une grande r\u00e9putation\u00a0en soignant les malades atteints du chol\u00e9ra \u00e0 Besan\u00e7on.\u00a0En 1834, il obtient son doctorat \u00e0 Paris.\u00a0Peu apr\u00e8s, il devient directeur de clinique\u00a0de l'h\u00f4pital de la Charit\u00e9,\u00a0puis professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris.\u00a0\\nIl publie beaucoup d\u2019articles scientifiques, notamment l'article \u00ab\u00a0Histoire du progr\u00e8s diagnostique et th\u00e9rapeutique dans la pneumonie et pleur\u00e9sie depuis Hippocrate jusqu\u2019\u00e0 Laennec\u00a0\u00bb qui a\u00a0\u00e9t\u00e9 traduit en plusieurs langues, notamment en anglais, allemand, russe, espagnol et italien. \u00a0\\nIl est \u00e9galement connu comme pionnier d\u2019auscultation et de percussion m\u00e9dicale.\u00a0Parmi ses principales \u0153uvres se trouve \u00ab\u00a0Le nouveau manuel complet d\u2019auscultation et de percussion \u00bb.\u00a0Il s'int\u00e9resse aux m\u00e9thodes contraceptives naturelles, il pr\u00f4ne le retour au tourisme et \u00e0 l'utilisation des eaux min\u00e9rales comme facteurs de bonne sant\u00e9.\u00a0Son manuel \\\"Pr\u00e9cis pratique et raisonne du diagnostic\\\" \u00e9dit\u00e9 en 1837\u00a0a constitu\u00e9 pendant un demi-si\u00e8cle une base d'apprentissage de la m\u00e9decine pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9tudiants (jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle).\u00a0\\nIl a fait conna\u00eetre les v\u00e9ritables causes du ph\u00e9nom\u00e8ne de la\u00a0menstruation. En\u00a01842,\u00a0il fait une communication \u00e0 l'Acad\u00e9mie des sciences\u00a0dans laquelle il d\u00e9montre qu'\u00e0 chaque menstruation, un\u00a0follicule\u00a0vient former saillie \u00e0 la surface de l'ovaire\u00a0; l\u00e0, il subit une rupture et se vide de son contenu. Il a \u00e9tudi\u00e9 et suivi la menstruation dans les diff\u00e9rentes phases de son \u00e9volution chez la femme, depuis la\u00a0pubert\u00e9\u00a0jusqu'\u00e0 la\u00a0m\u00e9nopause. Il consacre \u00e0 ce sujet plusieurs ouvrages et trait\u00e9s. \u00a0\\nIl est cofondateur, en 1858, de la Soci\u00e9t\u00e9 Parisienne des M\u00e9decins Polonais (SPMP).\u00a0\u00a0\\nPour ses nombreux m\u00e9rites, il a \u00e9t\u00e9 fait chevalier de la L\u00e9gion d'Honneur. \u00a0\\nIl a \u00e9t\u00e9 domicili\u00e9\u00a0rue de Varenne\u00a0avec son \u00e9pouse Emma Albert. Il est mort \u00e0 l'\u00e2ge de 61 ans. Il repose au cimeti\u00e8re de Montparnasse \u00e0 Paris.\u00a0\u00a0\u00a0\\nPL\u00a0:\u00a0https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski\u00a0\u00a0\\nFR\u00a0:\u00a0https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski\u00a0\u00a0\\nFR\u00a0: S\u00e9rie de portraits\u00a0:\u00a0https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/\u00a0\\n\u00a0\"},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2020\/05\/PORTRAITS-DE-M\u00c9DECINS-ET-CHERCHEURS-POLONAIS.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2020\/05\/PORTRAITS-DE-M\u00c9DECINS-ET-CHERCHEURS-POLONAIS.jpg\",\"width\":1000,\"height\":567},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"PORTRAITS DE M\u00c9DECINS ET CHERCHEURS POLONAIS\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#website\",\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/\",\"name\":\"Instytut Polski w Pary\u017cu\",\"description\":\"Instytuty Polskie\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"pl-PL\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/ffa1c8ceb68244bee2b3ef8418892a70\",\"name\":\"ostrowskad\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"pl-PL\",\"@id\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/003fcf339f421ab80399faee6c4f2416?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/003fcf339f421ab80399faee6c4f2416?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"ostrowskad\"},\"sameAs\":[\"ostrowskad\"],\"url\":\"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/author\/ostrowskad\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"PORTRAITS DE M\u00c9DECINS ET CHERCHEURS POLONAIS - Instytut Polski w Pary\u017cu","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/","og_locale":"pl_PL","og_type":"article","og_title":"PORTRAITS DE M\u00c9DECINS ET CHERCHEURS POLONAIS - Instytut Polski w Pary\u017cu","og_description":"Les m\u00e9decins et chercheurs polonais et leur contribution \u00e0 la m\u00e9decine mondiale Les scientifiques polonais sont inscrits dans les annales des d\u00e9couvertes r\u00e9volutionnaires dans le domaine des sciences naturelles depuis l\u2019aube de l\u2019histoire. 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Les m\u00e9rites de Nicolas Copernic ou de Maria Sk\u0142odowska-Curie sont d\u2019une importance majeure pour le destin du monde de la science, leurs r\u00e9alisations sont enracin\u00e9es dans la conscience universelle.\nCependant, peu savent que les repr\u00e9sentants polonais de l\u2019art m\u00e9dical ont laiss\u00e9 un grand patrimoine dans le domaine des sciences m\u00e9dicales. Ils \u00e9taient pionniers non seulement de recherches novatrices pour leur \u00e9poque, mais aussi auteurs de travaux scientifiques de grand envergure, apportant un nouveau regard sur les sciences fondamentales. Il est important de rappeler les m\u00e9rites de ces grands chercheurs polonais trop souvent sous-estim\u00e9s ou tout simplement m\u00e9connus.\nLes grands m\u00e9decins polonais ont \u00e9t\u00e9 honor\u00e9s par une s\u00e9rie de timbres postaux, par des m\u00e9dailles et des monuments. Des rues, des places et des h\u00f4pitaux portent en Pologne leurs noms.\nLa s\u00e9rie que l'Institut Polonais de Paris vous pr\u00e9sente est une s\u00e9lection non exhaustive. Elle sera r\u00e9guli\u00e8rement enrichie de nouveaux portraits.\nDr Wojciech Oczko (1537-1599)\nDocteur en m\u00e9decine et en philosophie, l\u2019un des cr\u00e9ateurs de la m\u00e9decine polonaise, p\u00e8re de la baln\u00e9ologie polonaise. M\u00e9decin \u00e0 la cour de trois rois polonais : Zygmunt August, Stefan Batory et Sigismund III Vasa. Il a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Cracovie et a obtenu son doctorat dans les universit\u00e9s de Padoue et Bologne. Il \u00e9tait fervent propagateur de la culture physique, y voyant des avantages \u00e0 la fois pour le corps et pour l\u2019esprit. Il recommandait en particulier l\u2019\u00e9quitation, la lutte, l\u2019escrime, le jeu de ballon et la danse. Il est l\u2019auteur du dicton selon lequel l\u2019exercice remplacera presque n\u2019importe quel m\u00e9dicament, alors qu\u2019aucun m\u00e9dicament ne remplacera l\u2019exercice. Il a \u00e9crit deux ouvrages fondamentaux, dans l\u2019esprit de la m\u00e9decine moderne, en tenant compte de l\u2019anatomie, de la chirurgie mais aussi de la di\u00e9t\u00e9tique, \u00e9tablissant de nombreux nouveaux mots dans la terminologie m\u00e9dicale polonaise. Oczko \u00e9tait pionnier de la baln\u00e9ologie, la science des eaux thermales. Dans son ouvrage intitul\u00e9 \"Cieplice\", il a class\u00e9 toutes les sources d\u2019eaux m\u00e9dicinales qui se trouvaient sur les territoires de la Pologne de l\u2019\u00e9poque et a d\u00e9fini les m\u00e9thodes de baln\u00e9oth\u00e9rapie avec de l\u2019eau souterraine et de la boue. Il a \u00e9t\u00e9 largement reconnu pour l\u2019\u00e9tude \"Przymiot\", dans laquelle il a d\u00e9crit de mani\u00e8re exhaustive toute la science concernant la syphilis. Aujourd\u2019hui, des rues et des h\u00f4pitaux portent le nom de Wojciech Oczko.\nPlus d\u2019informations :\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Wojciech_Oczko\nDr Sebastian Petrycy (1554-1626)\nSebastian Petrycy de Pilzno (1554-1626) \u00e9tait un philosophe et m\u00e9decin polonais, \u00e9crivain et traducteur. Il \u00e9tait l\u2019un des principaux philosophes polonais de la Renaissance et cr\u00e9ateur de la terminologie philosophique polonaise. Il a enseign\u00e9 et publi\u00e9 des \u0153uvres notables dans le domaine de la m\u00e9decine, mais on se souvient surtout de ses traductions magistrales d\u2019\u0153uvres philosophiques d\u2019Aristote et de ses commentaires. Petrycy a apport\u00e9 une contribution majeure \u00e0 la terminologie philosophique polonaise naissante. Il a fait ses \u00e9tudes de philosophie \u00e0 Cracovie et de m\u00e9decine \u00e0 Padou. Les \u00e9crits de Petrycy couvrent trois domaines : les trait\u00e9s m\u00e9dicaux (sur les maladies), les traductions de Horace, ainsi que les traductions et les commentaires sur les \u0153uvres d\u2019Aristote. L\u2019\u0153uvre po\u00e9tique de Petrycy comprend les traductions et les paraphrases des po\u00e8mes d\u2019Horace. Petrycy a fond\u00e9s deux bourses pour des \u00e9tudiant de m\u00e9decine d\u00e9sargent\u00e9s. En 1613 \u00e0 Cracovie, il publie l\u2019ouvrage \u00ab Instructia ou la science du comportement du temps de la peste \u00bb (Instructia abo nauka, jak si\u0119 sprawowa\u0107 czasu moru).\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Sebastian_Petrycy\nDr J\u0119drzej \u015aniadecki (1768-1838)\nJ\u0119drzej \u015aniadecki (en anglais, Andrew Sniadecki), n\u00e9 le 30 novembre 1768 et mort le 12 mai 1838, \u00e9tait un m\u00e9decin polonais, biologiste, chimiste, philosophe, \u00e9crivain  et chroniqueur satirique. Il a d\u00e9velopp\u00e9 les bases de la terminologie chimique polonaise et a \u00e9crit le premier manuel de chimie polonais. Il a fait ses \u00e9tudes \u00e0 Cracovie et \u00e0 Padou. Il \u00e9tait professeur de chimie et de m\u00e9decine \u00e0 Vilnius. Il a travaill\u00e9 sur la th\u00e9orie des processus de dissolution. En 1808, dans son ouvrage \u00ab Rozprawa o nowym metalu w surowej platynie odkrytym... \u00bb il a annonc\u00e9 la d\u00e9couverte d\u2019un nouvel \u00e9l\u00e9ment atomique, qu\u2019il a appel\u00e9 \"west\", du latin Vestium. Cependant, n\u2019\u00e9tant pas officiellement confirm\u00e9, la d\u00e9couverte de cet \u00e9l\u00e9ment atomique n\u00b0 44, cet fois-ci sous le nom de ruthenium, \u00e9tait attribu\u00e9e \u00e0 Karl Claus \u00e0 la date de 1844. En 1822, \u015aniadecki a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 d\u00e9crire la m\u00e9thode de traitement du rachitisme avec une exposition accrue \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil (qui favorise la production endog\u00e8ne de vitamine D dans la peau). Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 propagateur de l\u2019hygi\u00e8ne et de la di\u00e9t\u00e9tique ainsi que pionnier de l\u2019\u00e9ducation physique en Pologne. Il est l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre originale et innovante intitul\u00e9e \"Th\u00e9orie des \u00eatres organiques\" publi\u00e9e en 1804 \u00e0 Varsovie (traduite en fran\u00e7ais en 1824), dans laquelle il d\u00e9crit la caract\u00e9ristique unique des organismes vivants, le m\u00e9tabolisme. Il \u00e9tait \u00e9galement \u00e9ducateur, comme en t\u00e9moigne sa th\u00e8se de 1805 \u00ab Sur l\u2019\u00e9ducation physique des enfants \u00bb. Il s\u2019agit de l\u2019un des premiers ouvrages polonais sur la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9ducation physique, dans lequel il souligne que le sens de l\u2019\u00e9ducation des enfants est l\u2019\u00e9ducation mentale et les soins de sant\u00e9, trait\u00e9s comme un tout ins\u00e9parable.\nJ\u0119drzej \u015aniadecki faisait partie d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te (Towarzystwo Szubrawc\u00f3w), rassemblant des intellectuels, partisans des Lumi\u00e8res, organis\u00e9e \u00e0 l\u2019image de la franc-ma\u00e7onnerie, qui pr\u00f4nait l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits de tous les citoyens et qui combattait la superstition et l\u2019obscurantisme.\nOn a consacr\u00e9 \u00e0 J\u0119drzej \u015aniadecki un roman biographique, un film documentaire, une \u0153uvre musicale, un monument, une m\u00e9daille et des timbres postaux. Beaucoup d\u2019\u00e9coles et une universit\u00e9 portent son nom (Universit\u00e9 technico-biologique de Bydgoszcz).\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u0119drzej_\u015aniadecki\nFilm documentaire \u00ab J\u0119drzej \u015aniadecki - 250 \u00bb de Emilia Sadowska (2018, 44 min., sous-titres en anglais) : https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=c24rGTINVdg\nDr J\u00f3zef Dietl (1804-1878)\nJ\u00f3zef Dietl, n\u00e9 le 24 janvier 1804 \u00e0 Podbu\u017ce et mort le 18 janvier 1878 \u00e0 Cracovie, \u00e9tait un m\u00e9decin austro-polonais, n\u00e9phrologue, homme politique, professeur et recteur de l\u2019Universit\u00e9 Jagellonne (\u00e9lu en 1861), premier maire de Cracovie (1866-1874). Il fut pionnier de la baln\u00e9oth\u00e9rapie. Dietl est connu mondialement comme un \"r\u00e9formateur de la m\u00e9decine\" pour avoir d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re exp\u00e9rimentale la nuisibilit\u00e9 de la saign\u00e9e.\nJ\u00f3zef Dietl est n\u00e9 d'un p\u00e8re autrichien et d'une m\u00e8re polonaise. Il a \u00e9tudi\u00e9 la philosophie \u00e0 Lviv et la m\u00e9decine \u00e0 Vienne. Il a contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9forme de l\u2019enseignement public et \u00e0 l\u2019introduction du polonais dans les \u00e9coles en Galicie, au lieu de la langue allemande, alors obligatoire. Comme maire de Cracovie, il a contribu\u00e9 \u00e0 la restauration et \u00e0 la modernisation de la ville. Dans le domaine de la m\u00e9dicine, ses m\u00e9rites sont tr\u00e8s grands. Il a \u0153uvr\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de la physioth\u00e9rapie, ainsi que de traitements d\u2019ordre hygi\u00e9nique et di\u00e9t\u00e9tique. Dietl est consid\u00e9r\u00e9 comme cr\u00e9ateur de la baln\u00e9ologie polonaise. Il a effectu\u00e9 la classification des eaux thermales polonaises et a popularis\u00e9 les stations thermales polonaises : Krynica, Rabka, Iwonicz, Szczawnica et \u017begiest\u00f3w. Il a d\u00e9crit la maladie du rein connue sous le nom de \"crise de Dietl\" et a \u00e9tabli son traitement.\nPlusieurs statues en Pologne ont \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9es en son honneur, notamment \u00e0 Cracovie, Krynica et Iwonicz. De nombreuses \u00e9coles, rues et h\u00f4pitaux portent son nom. L\u2019une des rues principales de Cracovie s\u2019appelle Planty Dietlowskie.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/J\u00f3zef_Dietl\nDr Tytus Cha\u0142ubi\u0144ski (1820-1889)\nTytus Cha\u0142ubi\u0144ski, n\u00e9 le 29 d\u00e9cembre 1820 \u00e0 Radom et mort le 4 novembre 1889 \u00e0 Zakopane, \u00e9tait un m\u00e9decin polonais, chirurgien, professeur de pathologie, botaniste, activiste social et politique, philanthrope, conf\u00e9rencier universitaire, philosophe de la m\u00e9decine, amoureux de la nature et notamment des Tatras, \u00e9crivain. Il \u00e9tait l\u2019un des pr\u00e9curseurs de la m\u00e9decine climatique polonaise. Il fut le premier m\u00e9decin polonais de renomm\u00e9e internationale, consid\u00e9r\u00e9 parfois comme la personnalit\u00e9 la plus remarquable de la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle.\nC\u00e9l\u00e8bre pour ses diagnostics pointus et ses traitements efficaces, il \u00e9tait tr\u00e8s populaire parmi ses patients, prodiguant gracieusement ses soins aux plus d\u00e9munis. Il se passionnait pour la botanique, notamment la bryologie, pour la chimie et la min\u00e9ralogie. Sa collection unique de pr\u00e8s de 3000 sp\u00e9cimens, \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des plus pr\u00e9cieuses collections de min\u00e9raux dans le monde, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle soit dispers\u00e9e et partiellement d\u00e9truite pendant les deux guerres mondiales.\nIl a \u00e9t\u00e9 professeur de l\u2019Acad\u00e9mie M\u00e9dico-Chirurgicale et de l\u2019Ecole Principale de Varsovie. Activiste et grand patriote faisant les cours en polonais (malgr\u00e9 les tentatives des autorit\u00e9s de russification de cette partie du pays), il menait des activit\u00e9s politiques et sociales parfois dangereuses, visant \u00e0 reformer l\u2019\u00e9ducation publique et d\u2019autres secteurs importants.\nEn vacances \u00e0 Zakopane dans les montagnes des Tatras, il a r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9radiquer une \u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra en finan\u00e7ant personnellement des m\u00e9dicaments, de la nourriture, ainsi que la suppression des puits contamin\u00e9s. Depuis ce temps, les montagnards avaient pour lui une tr\u00e8s grande estime, lui attribuant une super puissance. Cha\u0142ubi\u0144ski, amoureux de cette r\u00e9gion, y revenait tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement en contribuant \u00e0 son d\u00e9veloppement. Il a \u00e9t\u00e9 cofondateur de la Polish Tatra Society et l\u2019un des premiers explorateurs de la nature des montagnes des Tatras. En son honneur, l\u2019un des cols de la cr\u00eate principale des Tatras s\u2019appelle Les Portes de Cha\u0142ubi\u0144ski. Grand propagateur des valeurs climatiques de Zakopane, il a grandement contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de ce village. Son \u00e2ge d'or, Zakopane le doit essentiellement \u00e0 l'activit\u00e9 de ce m\u00e9decin de Varsovie qui a popularis\u00e9 ses conditions climatiques aupr\u00e8s de ses patients. Gr\u00e2ce \u00e0 lui, Zakopane a obtenu en 1886 le statut de station thermale, particuli\u00e8rement recommand\u00e9 dans le traitement des maladies pulmonaires. Cha\u0142ubi\u0144ski a fond\u00e9 des sanatoriums pour tuberculeux \u00e0 Zakopane et dans les Tatras. V\u00e9n\u00e9r\u00e9 par les montagnards pour ses activit\u00e9s caritatives, il soignait gracieusement toute personne dans le besoin, pr\u00f4nait les valeurs d\u2019hygi\u00e8ne et de pr\u00e9vention des maladies. En raison de ces m\u00e9rites importants et divers, beaucoup de gens (non seulement de Podhale) croyaient qu\u2019il \u00e9tait dot\u00e9 de pouvoirs surnaturels. \u00c0 chaque fois qu\u2019il venait dans les Tatras, les habitants l\u2019accueillaient avec les honneurs dignes d\u2019un empereur : une procession, une porte triomphale, des coups de feu et des vivats ! Dr Tytus Cha\u0142ubi\u0144ski est consid\u00e9r\u00e9 comme la figure la plus remarquable de l\u2019histoire des Tatras et de Zakopane.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tytus_Cha\u0142ubi\u0144ski\nDr Benedykt Dybowski (1833-1930) \nBenedykt Dybowski (armoiries Na\u0142\u0119cz), n\u00e9 le 12 mai 1833 \u00e0 Adamaryn et mort le 30 janvier 1930 \u00e0 Lviv, \u00e9tait biologiste, zoologiste, voyageur, explorateur et m\u00e9decin polonais, chercheur au Ba\u00efkal, en Extr\u00eame-Orient et au Kamtchatka, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lviv et \u00e0 l\u2019\u00c9cole Principale deVarsovie, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des p\u00e8res de la limnologie polonaise; fr\u00e8re a\u00een\u00e9 du biologiste W\u0142adys\u0142aw Dybowski.\nIl fait ses \u00e9tudes de m\u00e9decine et des sciences naturels \u00e0 l'universit\u00e9 de Dorpat et de Wroc\u0142aw, ainsi que de pal\u00e9ontologie, de biologie et de m\u00e9decine \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Berlin. C'est dans cette derni\u00e8re qu'il soutient son doctorat et fait connaissance avec des th\u00e8ses d\u00e9velopp\u00e9es par Charles Darwin. Il enseigne ensuite la zoologie et la pal\u00e9ontologie \u00e0 Varsovie, alors sous administration de l'Empire russe.\nIl participe \u00e0 l'insurrection polonaise de 1863-1864. Condamn\u00e9 \u00e0 mort, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intercession de zoologistes allemands, il est finalement exil\u00e9 en Sib\u00e9rie. Il y \u00e9tudie alors la faune et la flore de la r\u00e9gion du lac Ba\u00efkal. Ses observations couvrent un champ tr\u00e8s large et englobent la m\u00e9t\u00e9orologie, la g\u00e9ologie et l'ethnologie. Il revient en Pologne en 1876. De 1878 \u00e0 1883, il repart, volontairement, dans le Kamtchatka et la r\u00e9gion de l'Amour pour y poursuivre ses recherches.\nIl fonde au Kamtchatka des h\u00f4pitaux pour l\u00e9preux, combat des \u00e9pid\u00e9mies, ach\u00e8te des chevaux et des rennes avec son propre argent pour soulager les habitants, souffrant souvent de la faim.\nEn 1883, il enseigne \u00e0 l'universit\u00e9 de Lviv. Benedykt Dybowski \u00e9tait pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 Copernic des naturalistes polonais (1886-1887). Il poursuit les recherches de son fr\u00e8re, W\u0142adys\u0142aw Dybowski (1838-1910), sur les mollusques de Sib\u00e9rie.\nUne grande importance pour la biologie sont les recherches de Dybowski sur la faune end\u00e9mique du Ba\u00efkal. En plus de d\u00e9crire en d\u00e9tails environ 400 esp\u00e8ces d\u2019animaux vivant dans le lac, il a \u00e9galement d\u00e9crit les conditions hydrologiques et climatiques de ce lieu. Son \u0153uvre est la th\u00e9orie de la cr\u00e9ation de Ba\u00efkal et l\u2019\u00e9volution de sa faune. Au monde animal de ce lac, il a consacr\u00e9 43 travaux scientifiques. Certains d\u2019entre eux ont fond\u00e9 une nouvelle science, la limnologie. Les recherches de Dybowski en Sib\u00e9rie orientale ont dur\u00e9 moins de douze ans, mais les r\u00e9sultats de ces travaux ont d\u00e9pass\u00e9 les r\u00e9sultats d\u2019autres exp\u00e9ditions scientifiques bien financ\u00e9es.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\nENG: https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Benedykt_Dybowski\nJan Mikulicz-Radecki (1850-1905) \nJan Antoni Mikulicz-Radecki (n\u00e9  le 16 mai 1850, mort le 14 juin 1905), chirurgien polonais, professeur des universit\u00e9s, l\u2019un des pionniers de la chirurgie moderne, ainsi que de l\u2019asepsie et des techniques antiseptiques, inventeur de masques de protection et de gants chirurgicaux, initiateur de nouvelles techniques op\u00e9ratoires et d\u2019instruments chirurgicaux. Il \u00e9tait cr\u00e9ateur de deux \u00e9coles chirurgicales, \u00e0 Cracovie et \u00e0 Wroc\u0142aw.\nJan Mikulicz-Radecki a publi\u00e9 un total de 232 articles scientifiques. Son nom est associ\u00e9 aux d\u00e9buts et au d\u00e9veloppement de la chirurgie moderne du XXe si\u00e8cle. Il s\u2019est occup\u00e9 de la plupart des sp\u00e9cialit\u00e9s chirurgicales : chirurgie gastro-intestinale, chirurgie plastique, chirurgie p\u00e9diatrique, neurochirurgie ; avec Sauerbruch, il a \u00e9t\u00e9 le pionnier de la chirurgie thoracique ; il a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019orthop\u00e9die, \u00e0 l\u2019urologie, \u00e0 laryngologie et \u00e0 la gyn\u00e9cologie.\nJan Mikulicz-Radecki est un chirurgien polonais \u00e0 qui nous devons tout produit de protection individuelle, y compris des masques de protection. Cet inventeur exceptionnel de nouvelles techniques chirurgicales et d\u2019instruments chirurgicaux est \u00e9galement devenu un pionnier dans le domaine des antiseptiques et de l\u2019asepsie. Mikulicz a constamment am\u00e9lior\u00e9 les m\u00e9thodes antiseptiques de soins de blessures. Il a utilis\u00e9 l\u2019iodoforme, et en 1885 a introduit les premiers gants chirurgicaux en soie. Des masques chirurgicaux sont apparus un peu plus tard, en 1896, et \u00e9taient faits en coton. Ils couvraient efficacement la bouche et le nez et \u00e9taient appel\u00e9s \u00ab masques de Mikulicz \u00bb. Il a invent\u00e9 \u00e9galement une pommade contenant une solution de nitrate d\u2019argent et de lotion p\u00e9ruvienne (dite \u00ab pommade de Mikulicz \u00bb - Unguentum Argenti nitratis compositum) qui est toujours utilis\u00e9e dans le traitement des plaies difficiles \u00e0 gu\u00e9rir et comme un m\u00e9dicament antibact\u00e9rien efficace.\nIl a eu de nombreux contacts internationaux, il a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 des conf\u00e9rences aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni, en Russie et au Japon. Il est m\u00e9decin honoris causa des universit\u00e9s de Glasgow et de Philadelphie. Pour l\u2019honorer, on a \u00e9rig\u00e9 un monument, un buste, un relief et une plaque comm\u00e9morative. Un prix m\u00e9dical et un grand h\u00f4pital de Wroc\u0142aw portent le nom de Mikulicz-Radecki.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki\nFR : http:\/\/boowiki.info\/art\/les-chirurgiens-autrichiens\/jan-mikulicz-radecki.html\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Jan_Mikulicz-Radecki\nRudolf Weigl (1883-1957)\nRudolf Stefan Jan Weigl, n\u00e9 le 2 septembre 1883 \u00e0 Prerau et mort le 11 ao\u00fbt 1957 \u00e0 Zakopane, est un biologiste polonais et l'inventeur du premier vaccin efficace contre le typhus europ\u00e9en. Sa candidature a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises au prix Nobel. Il a fond\u00e9 l'Institut Weigl \u00e0 Lw\u00f3w en Pologne (maintenant Lviv en Ukraine), o\u00f9 il menait ses recherches sur le vaccin. Ce fut l\u00e0 que, pendant la Shoah, il abrita des Juifs au risque de se faire tuer par les nazis ; ses vaccins \u00e9taient transport\u00e9s en contrebande \u00e0 l'int\u00e9rieur du ghetto local ainsi que celui de Varsovie, permettant de sauver des vies innombrables, ce qui lui a valu le titre de Juste parmi les nations.\nN\u00e9 \u00e0 Prerau, Rudolf Weigl est issu d'une famille autrichienne. Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re dans un accident de v\u00e9lo quand il \u00e9tait petit, sa m\u00e8re Elisabeth Kroesel \u00e9pousa J\u00f3zef Trojnar, professeur de lyc\u00e9e polonais, et s'installa avec sa famille \u00e0 Jas\u0142o en Pologne. Plus tard, la famille d\u00e9m\u00e9nagea \u00e0 Lw\u00f3w, o\u00f9 Weigl obtint son dipl\u00f4me en 1907 du d\u00e9partement de biologie \u00e0 l'universit\u00e9 Jan Kazimierz de Lw\u00f3w. Il y suivit les enseignements des professeurs Benedykt Dybowski (1833-1930) et J\u00f3zef Nusbaum-Hilarowicz (1859-1917). Apr\u00e8s la fin de ses \u00e9tudes, Weigl devint assistant de Nusbaum et re\u00e7ut son habilitation en 1913 au d\u00e9partement de zoologie comparative et d'anatomie. De 1918 \u00e0 1920, il a travaill\u00e9 dans un laboratoire militaire \u00e0 Przemy\u015bl, avant d'\u00eatre nomm\u00e9 professeur de biologie \u00e0 l'Universit\u00e9 de Lw\u00f3w. Il y cr\u00e9a son Institut de recherche sur le typhus et les virus. Il \u00e9labora, \u00e0 partir de 1930, le premier vaccin contre le typhus europ\u00e9en (en latin: Typhus exanthematicus), une maladie infectieuse bact\u00e9rienne qui provoque de graves \u00e9pid\u00e9mies et la mort de millions de personnes. Il fut pr\u00e9curseur de l\u2019utilisation des insectes, principalement les poux, comme animaux de laboratoire.  Gr\u00e2ce \u00e0 ses travaux, il acquiert dans l'entre-deux-guerres une renomm\u00e9e mondiale. Des scientifiques du monde entier venaient \u00e0 l\u2019Institut du professeur Weigl pour approfondir leurs connaissances biologiques et apprendre ses m\u00e9thodes de recherche.\nApr\u00e8s l'invasion des troupes sovi\u00e9tiques de septembre 1939, il poursuit les activit\u00e9s de l'Institut dans Lvov, d\u00e9sormais occup\u00e9. La production de vaccins contre le typhus est massivement augment\u00e9e. Apr\u00e8s l'invasion allemande de la ville en juin 1941, les nouveaux occupants abattent 25 professeurs de l'universit\u00e9, y compris l'ancien Premier ministre et math\u00e9maticien polonais Kazimierz Bartel. En raison du danger croissant pour sa propre vie, Weigl se d\u00e9clare pr\u00eat \u00e0 continuer son travail, mais refuse de signer la Deutsche Volksliste. Les nazis s'int\u00e9ress\u00e8rent de pr\u00e8s \u00e0 ses recherches. Au cours des quatre ann\u00e9es suivantes, Weigl sauva la vie de nombreuses personnes dont le nombre est estim\u00e9 \u00e0 plusieurs milliers en qualifiant leur travail \u00ab d'important pour l'effort de guerre \u00bb. Parmi les employ\u00e9s figuraient des professeurs d'universit\u00e9 polonais tels que Stefan Banach, Bronis\u0142aw Knaster et W\u0142adys\u0142aw Orlicz. Les employ\u00e9s nourrissaient de leur sang des poux infect\u00e9s et le s\u00e9rum \u00e9tait extrait des intestins des insectes. Parmi les rescap\u00e9s se trouvaient aussi des Juifs, comme son coll\u00e8gue de science naturelle et sociologue Ludwik Fleck. Ainsi, Weigl employa et prot\u00e9gea des intellectuels polonais, des Juifs et des membres de la r\u00e9sistance polonaise. Gr\u00e2ce \u00e0 la contrebande, ses vaccins sauv\u00e8rent des vies innombrables dans les ghettos de Lw\u00f3w et de Varsovie jusqu'\u00e0 ce que l'Institut soit ferm\u00e9 par les forces de l'Union sovi\u00e9tique apr\u00e8s l'offensive de 1944.\nWeigl vint \u00e0 Cracovie en 1945. Il re\u00e7ut la chaire de l'Institut de microbiologie g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie et, plus tard, la chaire de biologie \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de Pozna\u0144. La production du vaccin demeura \u00e0 Cracovie dans les ann\u00e9es qui suivirent et jusqu'\u00e0 aujourd'hui. Le nouveau r\u00e9gime lui proposa \u00e9galement des installations de fabrication de vaccins \u00e0 Moscou. Son refus de s'impliquer dans le r\u00e9gime socialiste lui fut dommageable. Il mourut, bris\u00e9 et oubli\u00e9, le 11 ao\u00fbt 1957.\nLe professeur Rudolf Weigl re\u00e7ut de nombreuses distinctions pour ses m\u00e9rites m\u00e9dicaux et scientifiques, mais aussi pour son engagement pendant la guerre. En 2003, il re\u00e7ut \u00e0 titre posthume la m\u00e9daille de Juste parmi les nations d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019\u00c9tat d'Isra\u00ebl. L'Institut Weigl occupe un r\u00f4le important dans le film d'Andrzej \u017bu\u0142awski, Troisi\u00e8me partie de la nuit (1971).\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Rudolf_Weigl\nDr Henryk Jordan (1842-1907)\nHenryk Jordan (n\u00e9 le 23 juillet 1842 \u00e0 Przemy\u015bl \u2013 mort le 16 mai 1907 \u00e0 Cracovie) est un m\u00e9decin, philanthrope et professeur polonais. Pionnier de l'\u00e9ducation physique et sportive en Pologne, il enseigne la gyn\u00e9cologie obst\u00e9trique \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie \u00e0 partir de 1895. Il est reconnu pour la cr\u00e9ation de terrains de jeux pour les enfants, appel\u00e9s les jardins Jordan, uniques au monde.\nHenryk Jordan na\u00eet dans le village de Zakliczyn au sein d'une famille noble et pauvre de l'aristocratie polonaise. Il fait des \u00e9tudes secondaires \u00e0 Tarnopol et Tarn\u00f3w. En 1861, il est menac\u00e9 d'expulsion apr\u00e8s avoir particip\u00e9 \u00e0 une manifestation pro-polonaise. En 1862, il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Trieste et termine ses \u00e9tudes secondaires en italien une ann\u00e9e plus tard, avec mentions. Il commence ses \u00e9tudes \u00e0 l'universit\u00e9 de Vienne, puis les poursuit \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie \u00e0 partir de 1863. Il fait ses examens en sciences en 1867, mais n'obtient pas sa ma\u00eetrise en raison d'une pneumonie. Il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Berlin, puis \u00e0 New York. C'est \u00e0 ce moment qu'il est en contact pour la premi\u00e8re fois avec la Swedish school of gymnastics pour filles et jeunes femmes, qui aura une grande influence sur lui.\nJordan commence sa carri\u00e8re de m\u00e9decine aux \u00c9tats-Unis et ouvre parall\u00e8lement une \u00e9cole pour sage-femme. De retour en Europe, il travaille d'abord en Angleterre, puis en Allemagne, avant de revenir \u00e0 Cracovie. Il y exerce diverses fonctions. De 1895 \u00e0 1901, il est d\u00e9put\u00e9 de la ville \u00e0 la Di\u00e8te de Pologne. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, il est \u00e0 la t\u00eate de la Soci\u00e9t\u00e9 gyn\u00e9cologique de Cracovie, de la Soci\u00e9t\u00e9 des M\u00e9decins et de l'Association polonaise des professeurs des \u00e9tudes sup\u00e9rieures. Il int\u00e8gre notamment l'\u00e9ducation physique au cursus de toutes les \u00e9coles polonaises.\nL'un des plus grands accomplissements d'Henryk Jordan est la cr\u00e9ation, en 1889, du premier terrain de jeux public de Cracovie ayant des infrastructures d'exercices inspir\u00e9es de celles pr\u00e9sentes aux \u00c9tats-Unis. Le \u00ab jardin Jordan \u00bb comprend ainsi une piscine, 12 terrains de jeux et de football ainsi que plusieurs pistes de course \u00e0 pied. Des infrastructures d'int\u00e9rieur ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9es en 1906.\nLe concept de jardin de jeu Jordan a \u00e9t\u00e9 populaire non seulement en Pologne. Selon la devise du dr Jordan sur l\u2019\u00e9ducation d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration saine de Polonais, les jardins similaires ont ouvert dans d\u2019autres villes galiciennes, et peu de temps apr\u00e8s aussi \u00e0 Varsovie, P\u0142ock, Kalisz, Lublin, Katowice. En 1929, la Soci\u00e9t\u00e9 Jardins Jordan a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e pour promouvoir et soutenir la cr\u00e9ation de ces \u00e9tablissements r\u00e9cr\u00e9atifs et sportifs pour enfants.\nLes jardins Jordan en Pologne \u00e9taient uniques au monde. En Europe, jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle, des jardins sp\u00e9cifiquement pour enfants n\u2019existaient pas encore.\nHenryk Jordan fut d\u00e9cor\u00e9 de la croix de Commandeur de l'ordre Polonia Restituta.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Henryk_Jordan\nPL: https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ogr\u00f3d_jordanowski\nKazimierz Funk (1884-1967)\nKazimierz Funk, n\u00e9 le 23 f\u00e9vrier 1884 \u00e0 Varsovie et mort le 19 novembre 1967 \u00e0 New York, \u00e9tait un biochimiste polonais, le premier chercheur qui a isol\u00e9 et formul\u00e9 la vitamine B1, en 1912. C'est \u00e9galement \u00e0 lui que l'on doit le terme \u00ab vitamine \u00bb. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab p\u00e8re de la vitaminoth\u00e9rapie \u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 quatre fois pour le Prix Nobel, sans jamais le recevoir.\nEn 1900, apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Varsovie, il s\u2019installe en Suisse. Il a \u00e9tudi\u00e9 la biologie \u00e0 Gen\u00e8ve, puis la chimie \u00e0 Berne. Il fait son doctorat en 1904. Dans les ann\u00e9es suivantes, il a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut Pasteur de Paris, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berlin et au Royaume-Uni (il a men\u00e9 des recherches sur le b\u00e9rib\u00e9ri, maladie jusque-l\u00e0 inconnue). Il a d\u00e9couvert et extrait la premi\u00e8re vitamine B1 du son de riz. Ses recherches ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence de cette vitamine dans une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019aliments, entre autres dans la levure, le lait et le cerveau de b\u0153uf.Funk est l\u2019auteur du terme \u00ab vitamine \u00bb (latin : vita - vie, amina - produit chimique contenant un groupe d\u2019amine), qu\u2019il a introduit en 1912. Il a \u00e9t\u00e9 aid\u00e9 par Louis Rajchman, qui a sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 Funk d\u2019\u00e9crire une publication de revue li\u00e9e \u00e0 son travail, et non pas une publication sur un travail exp\u00e9rimental, pour \u00e9viter la n\u00e9cessit\u00e9 de permission des sup\u00e9rieurs de Funk qui s\u2019opposaient \u00e0 l\u2019utilisation du nouveau terme \u00ab vitamine \u00bb. L\u2019article est paru dans The Journal of State Medicine. Ensuite, Funk a publi\u00e9 un livre, The Vitamines (1912), et a re\u00e7u une bourse pour poursuivre ses recherches.Funk traitait des patients malades d\u2019avitaminose. Il proposait l'hypoth\u00e8se selon laquelle d'autres maladies, telles que le rachitisme, la pellagre, la maladie c\u0153liaque et le scorbut puissent \u00eatre \u00e9galement gu\u00e9ries gr\u00e2ce \u00e0 la prise de vitamines. Il a postul\u00e9 l'existence d'autres nutriments essentiels, connus sous le nom de vitamines B1, B2, C et D. Il a effectu\u00e9 la plupart de ses travaux de recherche \u00e0 l\u2019Institut Pasteur de Paris.Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il s\u2019installe aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il m\u00e8ne des recherches sur l\u2019utilisation des vitamines \u00e0 des fins m\u00e9dicales. En 1923, il retourne en Pologne. De 1923 \u00e0 1928, il dirige d\u00e9partement de biochimie de PZH (Institut national de l\u2019hygi\u00e8ne) \u00e0 Varsovie, y travaillant, entre autres, sur l\u2019isolement de l\u2019insuline. Il a \u00e9tudi\u00e9 les effets de la vitamine B1 sur le m\u00e9tabolisme des glucides et a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019acide nicotinique.En 1928, il se r\u00e9installe \u00e0 Paris, o\u00f9 il m\u00e8ne des recherches sur les hormones. En 1936, il a d\u00e9termin\u00e9 la structure mol\u00e9culaire de la thiamine. En 1939, apr\u00e8s le d\u00e9clenchement de la Seconde Guerre mondiale, il retourne aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il reste jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie. Il devient en 1940 pr\u00e9sident de la Funk Foundation for Medical Research. Dans cette derni\u00e8re p\u00e9riode, il m\u00e8ne des recherches sur la biochimie du cancer.Il est l\u2019auteur de plusieurs centaines de publications scientifiques.Il meurt \u00e0 New York \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 83 ans.Kazimierz Funk a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 quatre fois pour le Prix Nobel, en 1914, 1925, 1926, 1946, sans jamais le recevoir.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Kazimierz_FunkFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kazimierz_FunkENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Casimir_Funk\nNapoleon Cybulski (1854-1919)\nNapoleon Nikodem Cybulski (n\u00e9 le 14 septembre 1854 \u00e0 Kryvanosy, mort le 26 avril 1919 \u00e0 Cracovie) \u00e9tait un physiologiste polonais, d\u00e9couvreur de l'adr\u00e9naline, l\u2019un des cr\u00e9ateurs de l'endocrinologie, mais aussi pionnier de l'\u00e9lectroenc\u00e9phalographie. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel, sans jamais le recevoir.\nApr\u00e8s avoir fait son doctorat en m\u00e9decine en 1885 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, il s\u2019installe \u00e0 Cracovie et prend un poste de chef du D\u00e9partement de physiologie, d\u2019histologie et d\u2019embryologie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon, o\u00f9 il est ensuite doyen de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine, pro-recteur et recteur. Il est membre de l\u2019Acad\u00e9mie des comp\u00e9tences (Akademia Umiej\u0119tno\u015bci). Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le cr\u00e9ateur de l\u2019\u00e9cole de physiologie de Cracovie.\nIl est pionnier de l\u2019\u00e9lectroenc\u00e9phalographie et de l\u2019endocrinologie en Pologne et dans le monde. Il est cod\u00e9couvreur des courants fonctionnels c\u00e9r\u00e9braux du cerveau (1890). Il fut l\u2019un des premiers en 1890 \u00e0 faire un enregistrement EEG du cortex c\u00e9r\u00e9bral. Avec Adolf Beck, il a men\u00e9 une \u00e9tude pionni\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale des ondes \u00e9lectroenc\u00e9phalographiques.\nEn 1895, il d\u00e9couvre les interactions hormonales de la m\u00e9dulla surr\u00e9nale et de l\u2019adr\u00e9naline qu\u2019il avait isol\u00e9e et identifi\u00e9e. Il a appel\u00e9 cette substance adr\u00e9naline (nadnerczyna en polonais, \"adrenal gland\" signifiant nadnercze). Il introduit en m\u00e9decine ce terme pour les compos\u00e9s biologiquement actifs s\u00e9cr\u00e9t\u00e9s de la surr\u00e9nale.\nIl a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers au monde \u00e0 enregistrer et \u00e0 d\u00e9crire le d\u00e9bit sanguin dans les art\u00e8res carotides et f\u00e9morales. En utilisant le photoh\u00e9motacom\u00e8tre construit par Cybulski, Andrzej Klisiecki a r\u00e9alis\u00e9 dans les ann\u00e9es 1930 et 40 des fameuses \u00e9tudes sur les changements de la pression art\u00e9rielle en fonction des phases de l\u2019action systolique du c\u0153ur.\nIl a initi\u00e9 en Pologne des recherches sur l\u2019hypnose. Une partie des th\u00e8ses de son livre \u00ab L\u2019hypnotisme du point de vue physiologique \u00bb permet de le classer comme un pr\u00e9curseur du concept d\u2019inconscient, devan\u00e7ant les id\u00e9es de Freud.\nNapoleon Cybulski est auteur d\u2019une centaine d\u2019articles scientifiques. Parmi ses disciples se trouvent des scientifiques remarquables. En plus de la m\u00e9decine, il s\u2019int\u00e9ressait \u00e9galement aux questions sociales et a publi\u00e9 des livres et des articles \u00e0 ces sujets. Il \u00e9tait notamment un fervent partisan de l\u2019acc\u00e8s des femmes aux \u00e9tudes m\u00e9dicales.\nNapoleon Cybulski a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel, en 1911, 1914, 1918, sans jamais le recevoir.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Napoleon_Cybulski \nLudwik Hirszfeld (1884-1954)\nLudwik Hirszfeld (5 ao\u00fbt 1884, Varsovie - 7 mars 1954, Wroc\u0142aw), m\u00e9decin polonais, bact\u00e9riologiste, immunologue, microbiologiste, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des d\u00e9couvreurs du syst\u00e8me ABO des groupes sanguins. Il a aussi d\u00e9couvert leur h\u00e9r\u00e9dit\u00e9. Il est fondateur de l\u2019\u00e9cole d\u2019immunologie polonaise et de la s\u00e9ro-anthropologie. Il a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel en 1950.\nApr\u00e8s avoir termin\u00e9 ses \u00e9tudes au lyc\u00e9e de \u0141\u00f3d\u017a, Hirszfeld, n\u00e9 dans une famille juive et converti plus tard au catholicisme, d\u00e9cida d'\u00e9tudier la m\u00e9decine en Allemagne. En 1902, il entra \u00e0 l'universit\u00e9 de Wurtzbourg et en 1904 \u00e0 celle de Berlin, o\u00f9 il suivit des cours en m\u00e9decine et en philosophie. Il devint assistant \u00e0 l'Institut de Heidelberg pour la recherche  sur le cancer, sous la direction de E. von Dungern, avec lequel il r\u00e9alise leur premier travail commun sur les groupes sanguins chez l'animal et chez l'homme. En 1911, il devint assistant \u00e0 l'Institut d'hygi\u00e8ne de l'universit\u00e9 de Zurich.\nPendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale Hirszfeld demanda \u00e0 travailler en Serbie, ravag\u00e9e par des \u00e9pid\u00e9mies de typhus et de dysenterie. Il resta avec l'arm\u00e9e serbe jusqu'\u00e0 la fin de la guerre, exer\u00e7ant les fonctions de conseiller en s\u00e9rologie et bact\u00e9riologie. C'est \u00e0 cette \u00e9poque qu'\u00e0 l'h\u00f4pital pour maladies contagieuses de Salonique il d\u00e9couvrit le bacille Salmonella paratyphi C, aujourd'hui nomm\u00e9 Salmonella hirszfeldi.\nPeu de temps apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale, Hirszfeld revint \u00e0 Varsovie o\u00f9 il cr\u00e9a un institut s\u00e9rologique et l'Institut d'hygi\u00e8ne. Il y devint directeur charg\u00e9 des recherches scientifiques et, en 1924, y fut nomm\u00e9 professeur. En 1931, il fut appel\u00e9 comme professeur titulaire \u00e0 l'universit\u00e9 de Varsovie et participa \u00e0 de nombreux comit\u00e9s internationaux.\nPendant la Seconde Guerre mondiale, lors de l'occupation de la Pologne par l'arm\u00e9e allemande, Hirszfeld fut d\u00e9mis de ses fonctions comme \u00ab non-aryen \u00bb ; des protections lui permirent de continuer son travail scientifique chez lui, mais il lui \u00e9tait impossible de publier. En 1941, Hirszfeld fut forc\u00e9 de s'installer dans le ghetto de Varsovie avec sa femme et sa fille. Il y organisa des mesures anti\u00e9pid\u00e9miques et des campagnes de vaccination contre le typhus et la typho\u00efde. Il y donnait des cours de m\u00e9decine clandestins. En 1943, il r\u00e9ussit \u00e0 s'enfuir du ghetto avec sa famille. Ils parvinrent \u00e0 survivre cach\u00e9s sous de faux noms et en changeant de cachette. Quand une partie de la Pologne fut lib\u00e9r\u00e9e en 1944, Hirszfeld participa imm\u00e9diatement \u00e0 la cr\u00e9ation de l'Universit\u00e9 de Lublin dont il devint le prorecteur. En 1945, il devint directeur de l'Institut de microbiologie m\u00e9dicale de Wroc\u0142aw et doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine. Jusqu'\u00e0 sa mort, il enseigna \u00e0 l'Institut, qui a pris son nom. En 1946, il a publi\u00e9 son autobiographie, Histoire d'une vie.\nC'est \u00e0 Hirszfeld et von Dungern qu'on doit les appellations A, B, AB et O pour les groupes sanguins ; auparavant on parlait des groupes I, II, III et IV. Il a propos\u00e9 les d\u00e9signations l'A et B en raison des agglutinines. En 1910-1911, il a d\u00e9couvert l'h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 des groupes sanguins, d\u00e9couverte qui a permis d'\u00e9tablir l'exclusion de paternit\u00e9 par la s\u00e9rologie. Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il \u00e9crivit avec sa femme des travaux sur la s\u00e9ro-anthropologie, \u00e0 l'origine des conclusions fondamentales sur la composition des races humaines pr\u00e9sentes et pass\u00e9es. Selon sa th\u00e9orie des groupes sanguins dite des Pl\u00e9iades, les autres groupes se sont probablement d\u00e9velopp\u00e9s au cours de l'\u00e9volution \u00e0 partir du groupe O, le plus archa\u00efque.\nHirszfeld a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 pr\u00e9voir entre la m\u00e8re et l'enfant le conflit s\u00e9rologique qu'a confirm\u00e9 la d\u00e9couverte du facteur Rh\u00e9sus. Sur cette base, il a d\u00e9velopp\u00e9, dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, une th\u00e9orie \u00ab allergique \u00bb des avortements et a recommand\u00e9 la th\u00e9rapie par les antihistaminiques. Hirszfeld a aussi enqu\u00eat\u00e9 sur les tumeurs et la s\u00e9rologie de la tuberculose. Sa d\u00e9couverte de l'agent infectieux de la fi\u00e8vre paratypho\u00efde C a eu des cons\u00e9quences importantes pour le diagnostic diff\u00e9rentiel.\nHirszfeld a re\u00e7u de nombreux honneurs, y compris des doctorats honoraires des universit\u00e9s de Prague et de Zurich. Il a \u00e9crit presque 400 travaux en allemand, en fran\u00e7ais, en anglais et en polonais, un grand nombre en collaboration avec d'autres chercheurs c\u00e9l\u00e8bres et beaucoup avec sa femme.\nIl a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel en 1950, sans jamais le recevoir.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Hirszfeld\nTadeusz Reichstein (1897-1996) \nTadeusz Reichstein, n\u00e9 le 20 juillet 1897 \u00e0 W\u0142oc\u0142awek, Pologne et mort le 1er ao\u00fbt 1996 \u00e0 B\u00e2le, Suisse, \u00e9tait un biochimiste polono-suisse. Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 synth\u00e9tiser la vitamine C et \u00e0 isoler la cortisone. Laur\u00e9at du Prix Nobel de physiologie ou m\u00e9decine en 1950[].\nIl est n\u00e9 dans une famille polonaise d\u2019origine juive. Son pr\u00e9nom lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 en l\u2019honneur de Tadeusz Ko\u015bciuszko, h\u00e9ros national polonais. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 sa petite enfance \u00e0 Kiev, en Ukraine, o\u00f9 son p\u00e8re \u00e9tait ing\u00e9nieur, Reichstein fut mis en pension \u00e0 I\u00e9na, en Allemagne. La famille s\u2019installa finalement en Suisse. Il \u00e9tudie la chimie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale de technologie de Zurich (ETHZ), obtenant un dipl\u00f4me en 1920. En 1922, il obtient son doctorat et poursuit son travail \u00e0 l\u2019ETHZ, o\u00f9 il est professeur de chimie organique de 1930 \u00e0 1938. De 1938 \u00e0 1967, il est professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de B\u00e2le. En 1952, il est \u00e9lu membre \u00e9tranger de la Royal Society de Londres et en 1994, il devient membre \u00e9tranger de l\u2019Acad\u00e9mie polonaise des sciences.\nEn 1933, il synth\u00e9tise l\u2019acide ascorbique (vitamine C), ind\u00e9pendamment de W.N. Haworth qui le fait un an plus tard. C\u2019est pourtant Haworth qui re\u00e7ut le prix Nobel de chimie en 1937 pour cette d\u00e9couverte.\nN\u00e9anmoins, c\u2019est la m\u00e9thode de Tadeusz Reichstein, appel\u00e9e \u00ab proc\u00e9d\u00e9 Reichstein \u00bb, un proc\u00e9d\u00e9 industriel de synth\u00e8se artificielle de la vitamine C, qui porte toujours son nom. En 1936, il isole la cortisone, ainsi que d\u2019autres hormones du cortex surr\u00e9nal. En 1950, il re\u00e7oit le prix Nobel de physiologie ou m\u00e9decine (partag\u00e9 avec E. C. Kendall et P. S. Hench) pour ses d\u00e9couvertes sur les hormones du cortex des glandes surr\u00e9nales, leur structure et leurs effets biologiques[]. En 1951, il re\u00e7oit, avec Kendall, le Prix Cameron pour la th\u00e9rapeutique de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9dimbourg. En 1968, il re\u00e7oit la m\u00e9daille Copley, la plus prestigieuse et la plus ancienne r\u00e9compense dans le domaine des sciences, attribu\u00e9e par la Royal Society de Londres. La cortisone est un m\u00e9dicament qui a r\u00e9volutionn\u00e9 la m\u00e9decine et chang\u00e9 la vie de millions de patients dans le monde.\nTadeusz Reichstein apportait son soutien aux jeunes Polonais qui \u00e9tudiaient et travaillaient dans les universit\u00e9s suisses, en leur finan\u00e7ant des bourses. Il a re\u00e7u le titre de docteur honoris causa de la Sorbonne de Paris (1947), de l\u2019Universit\u00e9 polonaise de Londres (1947) et de l\u2019Acad\u00e9mie m\u00e9dicale de Gda\u0144sk (1995). Depuis 1988, il a \u00e9t\u00e9 membre honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 scientifique de W\u0142oc\u0142awek, il a re\u00e7u la m\u00e9daille du m\u00e9rit\u00e9 de la ville de W\u0142oc\u0142awek, et en 1994 la citoyennet\u00e9 d\u2019honneur de cette ville.\nIl est mort \u00e0 B\u00e2le en Suisse en 1996, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 99 ans.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Tadeusz_Reichstein\ndr Janusz Korczak (1878-1942)\nJanusz Korczak (n\u00e9 le 22 juillet 1878, mort le 6 ao\u00fbt 1942), de son vrai nom Henryk Goldszmit, est un m\u00e9decin-p\u00e9diatre, \u00e9ducateur, p\u00e9dagogue et \u00e9crivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la p\u00e9dagogie de l'enfance les plus r\u00e9put\u00e9es. Il laisse son nom \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 pour son \u0153uvre de p\u00e9dagogie, sa litt\u00e9rature enfantine, et son engagement en faveur des droits de l'enfant. Il est reconnu comme le pr\u00e9curseur et l'inspirateur de la Convention des droits de l'enfant. Grand t\u00e9moin de son temps, il s'est battu toute sa vie pour d\u00e9fendre et faire respecter l'enfant jusqu'\u00e0 avoir choisi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment d'\u00eatre d\u00e9port\u00e9 du ghetto de Varsovie au camp d\u2019extermination de Treblinka avec les enfants juifs de son orphelinat. Il y est mort pour ses convictions.\nJanusz Korczak est n\u00e9 dans une famille juive de Varsovie. Depuis sa plus jeune enfance il est r\u00e9volt\u00e9 par les injustices que les adultes r\u00e9servent aux enfants. Sa famille connait des conditions de vie difficiles. \u00c0 17-18 ans, il doit commencer \u00e0 travailler et donne des cours particuliers. En 1896, il devient un journaliste engag\u00e9. C\u2019est en 1901 qu\u2019il publie son premier livre Les enfants de la rue, o\u00f9 il d\u00e9crit la mis\u00e8re des enfants les plus pauvres. En 1905, il obtient son dipl\u00f4me de m\u00e9decin et publie le livre Les enfants de salon qui va faire de lui un jeune \u00e9crivain c\u00e9l\u00e8bre. Mais \u00e0 peine son dipl\u00f4me de m\u00e9decine re\u00e7u, il est mobilis\u00e9 comme m\u00e9decin militaire dans l\u2019arm\u00e9e russe pour la Guerre russo-japonaise de 1904-1905. \u00c0 son retour, il travaille dans un h\u00f4pital pour enfants pauvres de Varsovie et il ouvre un cabinet personnel. Passionn\u00e9 par son travail et tr\u00e8s d\u00e9vou\u00e9, il va tr\u00e8s vite devenir un m\u00e9decin recherch\u00e9. Il r\u00eave de construire un endroit id\u00e9al pour les enfants pauvres. En 1909, il est jet\u00e9 en prison par la r\u00e9pression tsariste. Il y restera deux mois. En 1912, Dom Sierot (la maison des orphelins) est ouverte \u00e0 Varsovie. C\u2019est l\u2019un des plus beaux orphelinats d\u2019Europe, avec des projets p\u00e9dagogiques innovants, c\u2019est un \u00e9tablissement mixte qui n\u2019accueille que les orphelins juifs. Janusz Korczak abandonne son poste de l\u2019h\u00f4pital pour prendre la direction de la Dom Sierot. En 1914, il est mobilis\u00e9 dans un h\u00f4pital de campagne de l\u2019arm\u00e9e russe, puis il va \u00e0 Kiev. En 1919, Nasz Dom (Notre Maison) est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Pruszk\u00f3w pour les orphelins de guerre polonais, sous la direction de Janusz Korczak. La m\u00eame ann\u00e9e il est de nouveau mobilis\u00e9, comme officier de l\u2019arm\u00e9e polonaise, dans un h\u00f4pital o\u00f9 il contracte le typhus. Il \u00e9chappe de justesse \u00e0 la mort mais contamine sa m\u00e8re venue le voir et qui en mourra. En 1922, il cr\u00e9e son personnage cl\u00e9, Le roi Mathias 1er. En 1934, il effectue son premier voyage en Palestine. \u00c0 son retour, il cr\u00e9e les \u00ab Causeries du Vieux docteur \u00bb, une \u00e9mission radio qui invite les enfants \u00e0 faire part de leurs exp\u00e9riences dans la vie. En 1939, la Seconde Guerre mondiale \u00e9clate. Dans la ville de Varsovie assi\u00e9g\u00e9e par les Allemands, il met son uniforme d'officier polonais qu'il ne quittera plus malgr\u00e9 les risques, et il ne portera jamais l\u2019\u00e9toile jaune. Il est appel\u00e9 \u00e0 la radio pour soutenir la population. C\u2019est en 1940 que la Dom Sierot d\u00e9m\u00e9nage dans le ghetto de Varsovie. Le dernier combat de sa vie consistera \u00e0 mendier pour nourrir les enfants. Les nazis commencent la d\u00e9portation du ghetto. C\u2019est au mois d'ao\u00fbt 1942 qu\u2019aura lieu la d\u00e9portation massive des orphelins : parmi les nombreux cort\u00e8ges form\u00e9s \u00e0 travers le ghetto, on a pu voir Janusz Korczak et ses deux cents enfants \u00eatre emmen\u00e9s dans les trains du camp d'extermination de Treblinka, o\u00f9 tous furent tu\u00e9s \u00e0 leur arriv\u00e9e. Malgr\u00e9 les difficiles conditions de vie de cette p\u00e9riode, Janusz Korczak tient son Journal du ghetto, un t\u00e9moignage sauvegard\u00e9 de justesse.\nL'histoire de la vie de Janusz Korczak a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite dans de nombreux livres. Le film Korczak (1990) de Andrzej Wajda raconte l'histoire de sa vie et en partie de sa d\u00e9portation avec ses orphelins par les nazis \u00e0 Treblinka.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak  \nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\nFR : https:\/\/fr.vikidia.org\/wiki\/Janusz_Korczak\nFR: http:\/\/korczak.fr\/m1korczak\/droits-de-lenfant\/droits-enfant-selon-korczak.html \nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Janusz_Korczak \ndr W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski (1857-1917)\nW\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski (n\u00e9 le 28 avril 1857 \u00e0 Grab\u00f3w nad Prosn\u0105 et mort le 29 janvier 1917 \u00e0 Cz\u0119stochowa) \u00e9tait un interniste polonais, docteur en m\u00e9decine, th\u00e9oricien de la logique et de la psychologie, philosophe et activiste social. Il s\u2019occupait de presque tous les domaines de la m\u00e9decine, en particulier les maladies infectieuses, le diagnostic des maladies et la logique en m\u00e9decine.\nIl est dipl\u00f4m\u00e9 en 1880 de l\u2019Universit\u00e9 imp\u00e9riale de Varsovie. Apr\u00e8s la pratique \u2013 principalement l\u2019obst\u00e9trique \u2013 \u00e0 Berlin et Prague, en 1883, il s\u2019installe d\u00e9finitivement \u00e0 Cz\u0119stochowa, o\u00f9 il ouvre un cabinet priv\u00e9. Il est devenu m\u00e9decin hospitalier et municipal. Devenu directeur de l\u2019h\u00f4pital municipal, il le r\u00e9organise et le transforme en un important centre m\u00e9dical et scientifique de la r\u00e9gion. Il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale de Cz\u0119stochowa (dont il a \u00e9t\u00e9 co-fondateur). Par ailleurs, il a \u00e9t\u00e9 le fondateur et le pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 pour la bienfaisance des chr\u00e9tiens et l\u2019initiateur et le premier pr\u00e9sident de la branche locale de l\u2019Association nationale touristique polonaise. Propagateur des questions d\u2019hygi\u00e8ne, il fonde, en 1901, la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019hygi\u00e8ne. Il initie la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que municipale qui porte maintenant son nom. \u00c0 Cz\u0119stochowa, il a men\u00e9 des travaux scientifiques, loin des centres universitaires polonais, ce qui lui a valu d\u2019\u00eatre trait\u00e9 de \u00ab professeur sans chaire \u00bb. Il s\u2019occupait \u00e9galement de la philosophie de la m\u00e9decine et a appartenu \u00e0 l\u2019\u00e9cole polonaise de philosophie de la m\u00e9decine. Il \u00e9tait membre de la Soci\u00e9t\u00e9 des sciences de Varsovie. \nIl a \u00e9crit plusieurs manuels, notamment : Conf\u00e9rences sur les maladies infectieuses aigu\u00ebs (1900-1901), Questions g\u00e9n\u00e9rales sur la th\u00e9orie des sciences m\u00e9dicales (1897), Logique de la m\u00e9decine (1894, publi\u00e9 en 1909 en Allemagne. Il a publi\u00e9 dans diverses revues m\u00e9dicales. En tant que philosophe, il s\u2019est consacr\u00e9 \u00e0 la th\u00e9orie de la connaissance et \u00e0 la gen\u00e8se de la morale. Il a d\u00e9crit ses opinions comme le \u00ab pr\u00e9vidisme \u00bb (doctrine \u00e9pist\u00e9mologique de pr\u00e9visionnisme). Ses plus grandes \u0153uvres philosophiques sont : Principes de la logique (1903), Th\u00e9orie de la logique (1912), Trait\u00e9 sur la connaissance et la v\u00e9rit\u00e9 (1910), Th\u00e9orie de la connaissance du point de vue de l\u2019intention (1914\u20131915), Pr\u00e9vidisme et pragmatisme (1906), Ethique g\u00e9n\u00e9rale (posthume, 1918). \nW\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski est l\u2019une des figures les plus populaires dans l\u2019histoire de la m\u00e9decine polonaise. \nLe Parlement polonais a d\u00e9cid\u00e9 de faire de 2017 l\u2019Ann\u00e9e de W\u0142adys\u0142aw Biega\u0144ski.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski \nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/W\u0142adys\u0142aw_Biega\u0144ski\nFeliks Przesmycki (1892-1974)\nFeliks Przesmycki (n\u00e9 le 21 janvier 1892 \u00e0 Miropol, Volhynie, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1974 \u00e0 Varsovie), bact\u00e9riologiste et virologue polonais, enseignant, initiateur de la vaccination contre la polio en Pologne, fondateur et directeur de longue date de la plus grande institution polonaise d'\u00e9pid\u00e9miologie - l'Institut national d'hygi\u00e8ne de Varsovie (PZH). M\u00e9decin de l\u2019Insurrection de Varsovie 1944.\nIl a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 l'Universit\u00e9 de Kiev. Il a collabor\u00e9 avec de nombreux virologues de premier plan, notamment \u00e0 l'Institut Pasteur de Paris avec le bact\u00e9riologiste fran\u00e7ais Albert Calmette et \u00e0 la Harvard Medical School avec Hans Zinsser. Il \u00e9tait professeur \u00e0 l'Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Varsovie. En janvier 1921, pendant la guerre polono-bolchevique, il fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 par le gouvernement polonais dans un camp de prisonniers de guerre \u00e0 Strza\u0142kowo, o\u00f9 il combattit l'\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra parmi les civils et les soldats russes en six semaines. Ensuite, il s'est vu confier la m\u00eame t\u00e2che de consultant dans les camps de Tuchola et de Wadowice. En octobre 1923, avec un groupe de jeunes m\u00e9decins polonais, il fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux \u00c9tats-Unis pour des \u00e9tudes d'un an en sant\u00e9 publique, organis\u00e9es par la Fondation Rockefeller. De retour en Pologne en 1925, il devient assistant et dirige des cours de microbiologie \u00e0 la Facult\u00e9 de pharmacie de l'Universit\u00e9 de Varsovie. Le 7 septembre 1929, il est habilit\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l'Universit\u00e9 de Varsovie, puis a commenc\u00e9 \u00e0 travailler au d\u00e9partement de bact\u00e9riologie et de m\u00e9decine exp\u00e9rimentale de l'Institut d'\u00c9tat sous la direction de Ludwik Hirszfeld. \u00c0 partir du 1er janvier 1933, il est \u00e0 la t\u00eate du d\u00e9partement des diagnostics bact\u00e9riologiques. Gr\u00e2ce \u00e0 une bourse de la Section d'hygi\u00e8ne de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations, il a appris \u00e0 conna\u00eetre l'organisation des d\u00e9partements bact\u00e9riologiques, entre autres \u00e0 Copenhague, Prague et Budapest. Apr\u00e8s son retour, il d\u00e9veloppe le r\u00e9seau des agences PZH, \u00e0 partir de 1938 il est inspecteur et directeur adjoint de l'Institut National d'Hygi\u00e8ne (PZH). Pendant l'occupation, apr\u00e8s l'arrestation de Ludwik Hirszfeld, il le rempla\u00e7a, dirigeant le d\u00e9partement de bact\u00e9riologie et de m\u00e9decine exp\u00e9rimentale, en 1941 il co-organisa la production clandestine du vaccin contre la fi\u00e8vre typho\u00efde, qui fut distribu\u00e9 dans le camp de Majdanek et dans le ghetto de Varsovie. Dans les ann\u00e9es 1942-1944, il a enseign\u00e9 la bact\u00e9riologie \u00e0 l'Universit\u00e9 clandestine de Varsovie et \u00e0 l'Universit\u00e9 des Terres occidentales. Pendant le soul\u00e8vement de Varsovie, il \u00e9tait chef du service de sant\u00e9 civile et apr\u00e8s son effondrement, il organisa l'\u00e9vacuation des h\u00f4pitaux civils. \u00c0 partir de 1945, il fut directeur de l'Institut national d'hygi\u00e8ne de \u0141\u00f3d\u017a, en m\u00eame temps il organisa la facult\u00e9 de m\u00e9decine de l'Universit\u00e9 de \u0141\u00f3d\u017a, le 1er mai 1946, il y fut nomm\u00e9 professeur agr\u00e9g\u00e9 de bact\u00e9riologie et occupa ce poste jusqu'au 31 ao\u00fbt 1950. Le 29 juillet 1950, il fut nomm\u00e9 professeur ordinaire de microbiologie et d'hygi\u00e8ne \u00e0 la facult\u00e9 pharmaceutique de l'Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Varsovie. \u00c0 partir du 1er janvier 1953, il fut le premier professeur d'\u00e9pid\u00e9miologie et enseigna cette mati\u00e8re jusqu'\u00e0 la fin de 1962. Il fut l'organisateur du d\u00e9partement de virologie de l'Institut national d'hygi\u00e8ne, qui devint le principal centre de virologie m\u00e9dicale du pays. Il a pris sa retraite le 31 octobre 1963, demeurant professionnellement actif, et en 1964-1970, il \u00e9tait le sp\u00e9cialiste national de la virologie au minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Dans les ann\u00e9es 1972-1973, il a \u00e9t\u00e9 consultant au Laboratoire exp\u00e9rimental des s\u00e9rums et vaccins Biomed. Feliks Przesmycki a \u00e9t\u00e9 l'initiateur de l'introduction du syst\u00e8me de vaccination contre la poliomy\u00e9lite (maladie de Heine-Medin) en Pologne. Il est l'auteur de nombreux travaux scientifiques, principalement dans le domaine de la virologie. Il a \u00e9galement \u00e9crit un journal dans lequel il a d\u00e9crit, entre autres, la lutte contre l'\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra pendant la guerre dans le camp de prisonniers de guerre sovi\u00e9tiques \u00e0 Strza\u0142kowo.PL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Feliks_Przesmycki\nLudwik Rydygier (1850-1920)\nLudwik Rydygier (n\u00e9 le 21 ao\u00fbt 1850 \u00e0 Dusocin - mort le 25 juin 1920 \u00e0 Lviv, actuellement en Ukraine) \u00e9tait un chirurgien polonais, professeur de m\u00e9decine, recteur de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv. Pionnier de nombreuses m\u00e9thodes chirurgicales, il \u00e9tait l'un des chirurgiens polonais les plus distingu\u00e9s et des plus connus dans le monde entier \u00e0 la fin du 19e et au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle. Il a \u00e9t\u00e9 promu g\u00e9n\u00e9ral de brigade de l\u2019arm\u00e9e polonaise lors de la guerre polono-bolchevique de 1920.\nN\u00e9 \u00e0 Dusocin (Dossoczyn) pr\u00e8s de Grudzi\u0105dz (Graudenz), dans la partie annex\u00e9e par la Prusse lors du partage de la Pologne. Comme son p\u00e8re, Karol Ferdynand Riediger, propri\u00e9taire terrien, il soulignait son origine polonaise depuis son enfance, malgr\u00e9 son nom de consonance allemande. Il a fait ses \u00e9tudes de m\u00e9decine dans les ann\u00e9es 1869-1873, d\u2019abord \u00e0 Cracovie, puis \u00e0 Greifswald, o\u00f9 il a polonis\u00e9 volontairement son nom, l\u2019\u00e9crivant d\u00e9sormais Rydygier. Il obtient le dipl\u00f4me de docteur en m\u00e9decine en 1874. Apr\u00e8s ses \u00e9tudes, il dirige une clinique priv\u00e9e \u00e0 Che\u0142mno, o\u00f9 il \u00e9crit plusieurs ouvrages scientifiques dans le domaine de la chirurgie.  En 1887, il est doyen de la facult\u00e9 de chirurgie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellonne de Cracovie, et en 1897, de la nouvelle facult\u00e9 de chirurgie et de clinique de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv.\nIl \u00e9tait l'un des plus \u00e9minents chirurgiens polonais de son \u00e9poque, connus dans le monde entier. En 1880, pour la premi\u00e8re fois au monde, il effectue une ablation chirurgicale du pylore chez un patient souffrant d\u2019un cancer de l'estomac. Il est \u00e9galement le premier \u00e0 documenter cette proc\u00e9dure. En 1881, il est aussi le premier au monde \u00e0 r\u00e9aliser une r\u00e9section d\u2019ulc\u00e8re gastroduod\u00e9nal. En 1884, il introduit une nouvelle m\u00e9thode de traitement chirurgical de l'ulc\u00e8re gastroduod\u00e9nal, utilisant la gastroent\u00e9rostomie. En 1900, il invente une m\u00e9thode de l\u2019ablation de l\u2019ad\u00e9nome de la prostate. Auteur des concepts originaux, il a introduit de nombreuses autres techniques chirurgicales.\nDans les ann\u00e9es 1901-1902, il est recteur de l\u2019Universit\u00e9 de Lviv. Il a \u00e9t\u00e9 le mentor de nombreux chirurgiens et futurs professeurs. En 1889, il a organis\u00e9 le premier congr\u00e8s chirurgical de Pologne. Ces congr\u00e8s ont abouti \u00e0 la cr\u00e9ation de la Soci\u00e9t\u00e9 des chirurgiens polonais en 1921.\nIl \u00e9tait un chirurgien remarquable, bien connu pour ses r\u00e9alisations pratiques, mais aussi comme initiateur de nouvelles m\u00e9thodes et organisateur de talent. Certaines des m\u00e9thodes op\u00e9ratoires introduites par Rydygier, comprenant la chirurgie gastrique, du rectum, amputations, chirurgie cardiaque, chirurgie plastique, orthop\u00e9dique et urologique, sont toujours utilis\u00e9es aujourd'hui.\nAu cours de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il dirige l'h\u00f4pital militaire de Brno. Apr\u00e8s la guerre, il retourne \u00e0 Lviv, o\u00f9 il prend part, en novembre 1918, aux combats de la d\u00e9fense de la ville contre l\u2019arm\u00e9e ukrainienne. Lors de ces combats, il participe \u00e0 la cr\u00e9ation des services m\u00e9dicaux et sanitaires de l'arm\u00e9e polonaise, en tant que lieutenant g\u00e9n\u00e9ral. En 1920, lors de la guerre polono-bolchevique, il commence \u00e0 organiser des h\u00f4pitaux militaires. Chef sanitaire du Commandement du district g\u00e9n\u00e9ral \"Pomorze\", puis consultant et chirurgien en chef du Commandement \"Est\", il est promu g\u00e9n\u00e9ral de brigade de l'arm\u00e9e polonaise..\nIl est mort subitement le 25 juin 1920. De nombreux h\u00f4pitaux et rues en Pologne portent aujourd\u2019hui son nom.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier\nFR : https:\/\/fr.qwe.wiki\/wiki\/Ludwik_Rydygier\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rydygier\nOdo Bujwid (1857-1942)\nOdo Feliks Kazimierz Bujwid, n\u00e9 le 30 novembre 1857 \u00e0 Vilnius, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1942 \u00e0 Cracovie, \u00e9tait un bact\u00e9riologiste polonais, premier disciple polonais de Pasteur, fondateur de la bact\u00e9riologie en Pologne. Pionnier de l'hygi\u00e8ne et des soins de sant\u00e9 pr\u00e9ventifs, il \u00e9tait l'un des premiers scientifiques polonais \u00e0 produire des vaccins, y compris le vaccin contre la rage.\nIl a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 Varsovie et a parfait sa sp\u00e9cialisation en bact\u00e9riologie \u00e0 Berlin avec Robert Koch et \u00e0 Paris avec Louis Pasteur. Il a fond\u00e9 \u00e0 Varsovie le premier institut polonais de pr\u00e9vention contre la rage, ainsi que des centres de recherche sur les produits alimentaires. Il a travaill\u00e9 successivement \u00e0 Varsovie, Saint-P\u00e9tersbourg, Odessa et surtout \u00e0 Cracovie, o\u00f9 pendant de longues ann\u00e9es il occupa la chaire d\u2019hygi\u00e8ne et de microbiologie de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon et o\u00f9 il cr\u00e9a le deuxi\u00e8me centre de vaccination contre la rage.\nD\u00e8s le d\u00e9but, il a d\u00e9velopp\u00e9 une activit\u00e9 scientifique extr\u00eamement intense. Il a publi\u00e9 386 ouvrages scientifiques, parmi lesquelles il convient de citer son important manuel de microbiologie. Outre la publication de nombreuses articles scientifiques, il \u00e9tait activement impliqu\u00e9 dans le travail social. Elu conseiller de la ville de Cracovie, il contribua \u00e0 la modernisation de la ville. Il \u00e9tait partisan de l'\u00e9ducation universelle, de l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Il attirait des jeunes gens aux opinions modernes, et sa maison devint le centre de rencontres de l'intelligentsia progressiste de Cracovie. Il \u00e9tait un promoteur de l'esp\u00e9ranto. Dans sa maison, il a install\u00e9 un centre de production de s\u00e9rums et de vaccins. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il a fourni \u00e0 la population polonaise des vaccins contre le typhus. Cette maison est devenue un mus\u00e9e.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid\nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Odo_Bujwid\nFR : https:\/\/www.biusante.parisdescartes.fr\/sfhm\/hsm\/HSMx1973x007x004\/HSMx1973x007x004x0346.pdf\nRafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski (1743-1816) \nRafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski \u00e9tait un chirurgien et obst\u00e9tricien polonais, fondateur du premier service de chirurgie en Pologne, consid\u00e9r\u00e9 comme \"le p\u00e8re de la chirurgie polonaise\", sp\u00e9cialiste des maladies f\u00e9minines, pr\u00e9curseur de l'orthop\u00e9die en Pologne, pionnier de la r\u00e9\u00e9ducation, \u00e9minent universitaire, professeur \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. Rafa\u0142 J\u00f3zef Czerwiakowski (n\u00e9 le 24 octobre 1743, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 5 ao\u00fbt 1816) \u00e9tait le fils d'un administrateur foncier. Il a d'abord fait ses \u00e9tudes \u00e0 la maison, puis \u00e0 l'\u00e9cole piariste de Pi\u0144sk. En 1795, il prononce ses v\u0153ux religieux dans la congr\u00e9gation piariste de Lubiesz\u00f3w. En 1771, il se rend \u00e0 Rome pour \u00e9tudier la m\u00e9decine, en 1776, il obtient un doctorat en philosophie et en m\u00e9decine. Il poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 Naples, Bologne, Turin, Padoue, Vienne, Paris et Berlin. Il a \u00e9t\u00e9 le premier organisateur de formations pour chirurgiens en Pologne. Dans les ann\u00e9es 1779-1803, il fut professeur de la premi\u00e8re chaire polonaise de chirurgie et d'obst\u00e9trique \u00e0 l'Acad\u00e9mie de Cracovie (jusqu'en 1785 \u00e9galement d'anatomie). Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 donner des conf\u00e9rences sur la m\u00e9decine en polonais. En 1783, il obtient l'approbation du Vatican pour la s\u00e9cularisation et se marie. En 1785, il devient m\u00e9decin de la cour de Stanis\u0142aw August Poniatowski. Lors de l\u2019Insurrection de Ko\u015bciuszko, il est le chirurgien en chef de l'arm\u00e9e polonaise. Il a cr\u00e9\u00e9 de nouvelles m\u00e9thodes chirurgicales et invent\u00e9 de nombreux instruments chirurgicaux. Il est l'auteur du premier manuel polonais de chirurgie th\u00e9orique et pratique. Il a \u00e9t\u00e9 le premier en Pologne \u00e0 d\u00e9crire les instruments orthop\u00e9diques et leur application. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le pionnier de la physioth\u00e9rapie en Pologne.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Rafa%C5%82_J%C3%B3zef_Czerwiakowski \nPL : https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/98\/6\/artykuly\/19-gwiazdy.htm \nTomasz Janiszewski (1867-1939)\nTomasz Wiktor Janiszewski (n\u00e9 le 21 mai 1867 \u00e0 Varsovie, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 23 juillet 1939 \u00e0 Brok) - m\u00e9decin polonais, professeur agr\u00e9g\u00e9 d'hygi\u00e8ne sociale \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon, professeur ordinaire \u00e0 l'Universit\u00e9 de Varsovie, ministre de la Sant\u00e9 publique dans le gouvernement de Ignacy Jan Paderewski, m\u00e9decin chef de la ville de Cracovie, partisan de l'eug\u00e9nisme. Il \u00e9tait le prototype de Tomasz Judym, le h\u00e9ros du roman de Stefan \u017beromski \u00ab Les Sans-logis \u00bb. (Ludzie bezdomni, 1900). \nIl \u00e9tudie la m\u00e9decine \u00e0 Varsovie, puis \u00e0 Moscou, Brno, Fribourg, Zurich, Vienne, et poursuit ses \u00e9tudes en France, Angleterre, Irlande et Autriche. Enfin, il arrive \u00e0 Cracovie, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Jagellon, o\u00f9 il obtient le titre de docteur en m\u00e9dicine en 1896. Aussit\u00f4t, pour des raisons de sant\u00e9, il s\u2019installe \u00e0 Zakopane, o\u00f9 il prend le poste de m\u00e9decin thermal, sp\u00e9cialiste des maladies pulmonaires. Il collabore \u00e0 la planification et \u00e0 la mise en \u0153uvre de dispositifs d'\u00e9gouts et d'alimentation en eau con\u00e7us \u00e0 ses frais par des ing\u00e9nieurs de Vienne. Il organise un service de d\u00e9sinfection \u00e0 Zakopane, \u00e9labore des r\u00e8glements sur la lutte contre la tuberculose dans les stations thermales. Le but de ses efforts est de construire un h\u00f4pital \u00e0 Zakopane. \u00c0 ses frais, il organise un h\u00f4pital de fortune avec 12 lits, dont il est le chef dans les ann\u00e9es 1899-1904. Gr\u00e2ce \u00e0 son initiative, la Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decins de Galicie et la Soci\u00e9t\u00e9 polonaise de lutte contre la tuberculose ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es \u00e0 Zakopane. Le p\u00e9riodique \"Przegl\u0105d Zakopia\u0144ski\" a \u00e9t\u00e9 cofond\u00e9 et cofinanc\u00e9 par lui. C\u2019est aussi \u00e0 Zakopane, que Janiszewski rencontre l\u2019\u00e9crivain Stefan \u017beromski, qui fait de lui le prototype du personnage principal du roman \u00ab Les Sans-logis \u00bb, Tomasz Judym (1900). En 1908, Janiszewski s'installe \u00e0 Lw\u00f3w (Lviv) et y fonde la premi\u00e8re clinique de tuberculose et l'une des premi\u00e8res en Pologne. En 1909, il est nomm\u00e9 m\u00e9decin chef de la ville de Cracovie. Pendant les 17 ann\u00e9es de son mandat, il a r\u00e9organis\u00e9 le bureau de sant\u00e9 municipal, augment\u00e9 le nombre de m\u00e9decins de la ville, \u00e9labor\u00e9 des r\u00e8glements g\u00e9n\u00e9raux pour lutter contre les maladies infectieuses, fond\u00e9 un laboratoire municipal de bact\u00e9riologie, am\u00e9lior\u00e9 les statistiques m\u00e9dicales et organis\u00e9 la premi\u00e8re clinique dentaire ambulatoire de Pologne pour les enfants des \u00e9coles primaires. Il a cr\u00e9\u00e9 une installation de d\u00e9sinfection et de d\u00e9sinsectisation. \u00c0 son initiative, de nouvelles installations sanitaires ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies \u00e0 Cracovie et \u00e0 Pr\u0105dnik Bia\u0142y, notamment un sanatorium pour tuberculeux avec 120 lits. Il organise des jardins ouvriers qui, pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, servent de camps d'\u00e9t\u00e9 pour les enfants. Il a \u00e9galement fond\u00e9 la Soci\u00e9t\u00e9 antituberculeuse de Cracovie et a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 M\u00e9dicale de Cracovie. En 1915, il est nomm\u00e9 professeur agr\u00e9g\u00e9 d'hygi\u00e8ne sociale \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon. De janvier \u00e0 d\u00e9cembre 1919, il est ministre de la Sant\u00e9 publique dans le gouvernement de Ignacy Jan Paderewski. Il a fond\u00e9 \u00e0 Varsovie plusieurs centres de recherches scientifiques : \u00e9pid\u00e9miologique, pharmaceutique, sur l\u2019eau, de production de s\u00e9rums et de vaccins, alimentaire. Plus tard, apr\u00e8s la construction de l'\u00c9cole d'hygi\u00e8ne, ces \u00e9tablissements ont re\u00e7u le nom commun d'Institut national d'hygi\u00e8ne (PZH). Il a organis\u00e9 une campagne de masse dans toute la Pologne en faveur des enfants d\u00e9nutris qui a couvert 1 300 000 jeunes. Il a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la promotion des activit\u00e9s et des m\u00e9thodes eug\u00e9niques ainsi que dans la recherche sur les probl\u00e8mes de population. Il a publi\u00e9 plus d\u2019une centaine d\u2019ouvrages scientifiques.  \nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Tomasz_Janiszewski  \nPL : https:\/\/forumakademickie.pl\/fa-archiwum\/archiwum\/2003\/07-08\/artykuly\/31-rody_uczone.htm  \nENG : https:\/\/www.academia.edu\/25638551\/Dr_Judym_and_Mr_Janiszewski_The_Polish_Eugenics_Society_and_other_stories  \nLudwik Rajchman (1881-1965) \nLudwik Witold Rajchman, n\u00e9 le 1er novembre 1881 \u00e0 Varsovie et mort le 13 juillet 1965 \u00e0 Chenu (Sarthe, France) \u00e9tait un m\u00e9decin et bact\u00e9riologiste polonais. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le fondateur de l\u2019UNICEF et en a \u00e9t\u00e9 le premier pr\u00e9sident entre 1946 et 1950. \nLudwik Rajchman a grandi \u00e0 Varsovie dans les conditions difficiles de l'occupation russe. Il a \u00e9tudi\u00e9 la m\u00e9decine \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. Il fut fascin\u00e9 par la bact\u00e9riologie. Rajchman a fait ses \u00e9tudes postdoctorales \u00e0 l'Institut Pasteur de Paris, puis est bri\u00e8vement retourn\u00e9 \u00e0 Cracovie (il lui a \u00e9t\u00e9 interdit d'aller dans la partie de Pologne occup\u00e9e par les Russes) avant d'\u00eatre nomm\u00e9 dans un important laboratoire de bact\u00e9riologie \u00e0 Londres. Rajchman, son \u00e9pouse et leurs trois enfants sont rest\u00e9s \u00e0 Londres tout au long de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Au cours de cette p\u00e9riode, il milita pour l'ind\u00e9pendance polonaise. La famille rentre \u00e0 Varsovie en octobre 1918 et Rajchman persuade les nouvelles autorit\u00e9s polonaises de cr\u00e9er un centre \u00e9pid\u00e9miologique, renomm\u00e9 par la suite Pa\u0144stwowy Zaklad Higieny (Institut national de l'hygi\u00e8ne) qui est jusqu\u2019\u00e0 ce jour le principal institut de sant\u00e9 publique de Pologne. Rajchman lutta activement contre les vagues d\u2019\u00e9pid\u00e9mie de typhus qui d\u00e9vast\u00e8rent l\u2019Europe de l\u2019Est et a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations en plein essor, qui l\u2019a nomm\u00e9 en 1921 pour cr\u00e9er une Organisation de la sant\u00e9 (consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019une des entreprises les plus r\u00e9ussies de la SdN). Rajchman voyagea longuement pour remplir son mandat et devint notamment fascin\u00e9 par la n\u00e9cessit\u00e9 d'un syst\u00e8me de quarantaine et de sant\u00e9 publique en Chine. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930, Rajchman s'est fait conna\u00eetre \u00e0 Gen\u00e8ve pour ses attitudes et ses actions antifascistes. Il n\u2019appr\u00e9cia pas le nouveau secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la SdN, Joseph Avenol, lequel le d\u00e9mit de ses fonctions en 1938. \nSe trouvant sans emploi, Rajchman se rendit en Chine pour aider le gouvernement \u00e0 pr\u00e9parer sa d\u00e9fense contre le Japon, notamment en achetant des avions aux \u00c9tats-Unis. Sa famille d\u00e9m\u00e9nagea en France, achetant un ch\u00e2teau dans la Sarthe. Toute la famille \u00e9tait pr\u00e9sente lorsque les Allemands ont envahi la France. Rajchman est all\u00e9 voir le pr\u00e9sident du gouvernement polonais en exil, le g\u00e9n\u00e9ral Sikorski, qu'il connaissait personnellement. Sikorski le nomma responsable des r\u00e9fugi\u00e9s polonais et lui confia une lettre \u00e0 remettre au pr\u00e9sident Roosevelt demandant l'aide des \u00c9tats-Unis. Il lui d\u00e9livra \u00e9galement un passeport diplomatique lui permettant de fuir la France par l\u2019Espagne et le Portugal afin d'atteindre Washington. Pendant la guerre, Rajchman travaillait sur les questions humanitaires. \u00c0 la fin de la guerre, l\u2019Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction (UNRRA) lui demanda de r\u00e9diger un rapport sur la mani\u00e8re de faire face \u00e0 l\u2019\u00e9tat dramatique des conditions sanitaires une fois que l\u2019Europe serait lib\u00e9r\u00e9e (on craignait notamment une \u00e9pid\u00e9mie de typhus). \u00c0 la fin de la guerre, le nouveau gouvernement polonais (communiste) de Lublin lui demanda de repr\u00e9senter la Pologne au sein de l'UNRRA. On dit que Rajchman avait de s\u00e9rieuses h\u00e9sitations \u00e0 collaborer avec ce gouvernement, mais il finit par \u00eatre conquis par le d\u00e9sir d'aider son pays, ce qu'il a fait de mani\u00e8re tr\u00e8s efficace gr\u00e2ce \u00e0 l'UNRRA. \nLorsque l'UNRRA a annonc\u00e9 lors d'une r\u00e9union des Nations unies \u00e0 Gen\u00e8ve qu'il mettrait fin \u00e0 ses efforts de secours, Rajchman a appel\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d'un fonds d\u2019aide aux enfants du monde entier. Sa proposition fut accept\u00e9e et, au d\u00e9but de 1947, l'UNICEF fut fond\u00e9e pour aider les enfants, notamment en mati\u00e8re de nutrition et de vaccination. Rajchman resta pr\u00e9sident du conseil d'administration de l'UNICEF jusqu'en 1950 et refusa d'\u00eatre r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour son travail. Dans le contexte de la guerre froide naissante et du stalinisme dans les pays du bloc sovi\u00e9tique, Rajchman fut assign\u00e9 \u00e0 compara\u00eetre \u00e0 l'\u00e9poque de McCarthy : il partit brusquement pour la France et ne retourna jamais aux \u00c9tats-Unis. Au m\u00eame moment, les autorit\u00e9s communistes polonaises lui retir\u00e8rent son passeport polonais et il ne fut pas renouvel\u00e9 avant le d\u00e9but de la p\u00e9riode post-stalinienne en 1956. \u00c0 partir de ce moment-l\u00e0, Rajchman se rendit assez souvent en Pologne, notamment pour rendre visite \u00e0 sa s\u0153ur qui avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9chue de ses fonctions acad\u00e9miques. Sa derni\u00e8re visite eut lieu \u00e0 Varsovie en 1963, dans l'institut de sant\u00e9 publique qu'il avait fond\u00e9 en 1918. Rajchman d\u00e9c\u00e9da en 1965 des suites d'une complication de la maladie de Parkinson. \nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman  \nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Rajchman  \nJoseph Babinski (1857-1932) \nJoseph Babinski, m\u00e9decin fran\u00e7ais d'origine polonaise, neurologue, pionnier de la neurochirurgie, c\u00e9l\u00e8bre pour la d\u00e9couverte du \u00ab signe de Babinski \u00bb, un r\u00e9flexe cutan\u00e9 plantaire, l'un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d'un examen neurologique. \nJoseph Babinski (1857-1932), m\u00e9decin fran\u00e7ais d'origine polonaise, neurologue, pionnier de la neurochirurgie, c\u00e9l\u00e8bre pour la d\u00e9couverte en 1896 du \u00ab signe de Babinski \u00bb, un r\u00e9flexe cutan\u00e9 plantaire, l'un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d'un examen neurologique. \nJoseph Jules Fran\u00e7ois F\u00e9lix Babinski (en polonais J\u00f3zef Julian Franciszek Feliks Babi\u0144ski), n\u00e9 le 17 novembre 1857 \u00e0 Paris et mort le 29 octobre 1932 dans la m\u00eame ville, est un m\u00e9decin neurologue fran\u00e7ais d'ascendance polonaise. \nFils d'un ing\u00e9nieur polonais install\u00e9 \u00e0 Paris en 1848 pour \u00e9chapper \u00e0 la r\u00e9pression russe des revendications d'ind\u00e9pendance de la Pologne, Joseph Babinski grandit \u00e0 Montparnasse. \u00c0 la fin de son internat, il est promu chef de clinique de Charcot, dont il devient l'\u00e9l\u00e8ve pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, et participe aux le\u00e7ons du ma\u00eetre \u00e0 l'h\u00f4pital de la Salp\u00eatri\u00e8re. \nEn 1890, il est nomm\u00e9 m\u00e9decin des h\u00f4pitaux. On dit qu'il \u00e9tait peu loquace durant ses consultations mais qu'il \u00e9tait un observateur exceptionnel. En 1895, il devient chef de service \u00e0 l'H\u00f4pital de la Piti\u00e9 o\u00f9 il exerce jusqu'\u00e0 sa retraite en 1922. Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt en d\u00e9cembre 1932. \nBabinski a codifi\u00e9 la neurologie et distingu\u00e9 les grandes affections neurologique organiques des syndromes psychiatriques. Ses \u00e9tudes sur les r\u00e9flexes, la physiologie du cervelet ne sont que quelques aspects de son \u0153uvre. Ses travaux dans le domaine de la physiologie du syst\u00e8me nerveux et de la neuropathologie ont \u00e9t\u00e9 cruciaux pour le d\u00e9veloppement de la neurologie. D\u00e9couvreur en 1896 de l'un des sympt\u00f4mes neurologiques les plus importants, preuve de dommages \u00e0 la voie pyramidale, nomm\u00e9 le \u00ab signe de Babinski \u00bb en son honneur, devenu l'un des sympt\u00f4mes de base v\u00e9rifi\u00e9s lors d'un examen neurologique. Il a d\u00e9crit l'anosognosie, trouble neuropsychologique d'absence de prise de conscience de sa condition de malade ou handicap\u00e9. Babinski contribua \u00e9galement au d\u00e9veloppement de la neurochirurgie, notamment dans le domaine des tumeurs de la moelle \u00e9pini\u00e8re. En dehors de sa contribution majeure au d\u00e9veloppement de la neurologie en France, il a \u00e9galement marqu\u00e9 l'\u00e9volution de la psychiatrie et de la neuropsychologie. \nBabinski appara\u00eet, sans doute, comme le plus grand des neuro-s\u00e9miologistes en montrant l'importance de man\u0153uvres permettant de distinguer les paralysies organiques de celles qui rel\u00e8vent de l'hyst\u00e9rie ou de la simulation. \nBabinski est l'un des fondateurs de la Soci\u00e9t\u00e9 de neurologie de Paris. \nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/J%C3%B3zef_Babi%C5%84ski \nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Babinski \nFR : https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/joseph-babinski\/ \nFR : https:\/\/www.medarus.org\/Medecins\/MedecinsTextes\/babinski.htm \nLudwik Zamenhof (1859-1917), m\u00e9decin ophtalmologiste polonais, linguiste et cr\u00e9ateur de la langue internationale esperanto, la langue auxiliaire internationale construite la plus largement utilis\u00e9e dans le monde. \nLe docteur Ludwik Lejzer Zamenhof (pl. Ludwik \u0141azarz Zamenhof, yidd. Eliezer Lewi Samenhof, fr. Louis-Lazare Zamenhof, esp. Ludoviko Lazaro Zamenhof), est un m\u00e9decin ophtalmologiste polonais n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1859 \u00e0 Bia\u0142ystok et mort le 14 avril 1917 \u00e0 Varsovie. N\u00e9 dans une famille juive, ses langues d\u2019usage sont le yiddish, le russe et le polonais. Il ma\u00eetrisait l\u2019allemand et l\u2019h\u00e9breu, il connaissait bien le latin, le grec ancien, l\u2019anglais et le fran\u00e7ais, assez bien l\u2019italien, et avait aussi quelques connaissances d\u2019aram\u00e9en, ce qui lui donnait une certaine connaissance de douze langues. Il est connu pour avoir \u00e9labor\u00e9 la langue construite esp\u00e9ranto dans son ouvrage Langue Internationale, publi\u00e9 le 26 juillet 1887 sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (le docteur qui esp\u00e8re). En 1905, Boulogne-sur-Mer accueille le premier congr\u00e8s mondial d'esp\u00e9ranto avec 688 participants de 20 pays. Un peu apr\u00e8s la fondation de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations (SDN), 13 pays incluant ensemble environ la moiti\u00e9 de la population mondiale, dont la Chine, l'Inde et le Japon recommandent, en septembre 1922, d'utiliser l'esp\u00e9ranto comme langue de travail additionnelle de l'institution. Cette recommandation se heurte au v\u00e9to de la France domin\u00e9 alors par une majorit\u00e9 conservatrice qui pense maintenir ainsi le statut du fran\u00e7ais comme premi\u00e8re langue diplomatique. N\u00e9anmoins l'esp\u00e9ranto devient, particuli\u00e8rement \u00e0 partir de ce moment, la langue internationale auxiliaire de r\u00e9f\u00e9rence. \u00c0 partir des ann\u00e9es 30, les esp\u00e9rantistes vont \u00eatre fortement r\u00e9prim\u00e9s par les dictatures, particuli\u00e8rement hitl\u00e9rienne et stalinienne. \nLe 15 d\u00e9cembre est consid\u00e9r\u00e9 comme le Jour de Zamenhof par de nombreux esp\u00e9rantistes. Il s'agit de l'anniversaire de Zamenhof, mais aussi le jour o\u00f9 \u00e0 19 ans il pr\u00e9senta \u00e0 ses amis les \u00e9bauches de ce qui allait devenir l'esp\u00e9ranto. Les esp\u00e9rantistes profitent g\u00e9n\u00e9ralement de l'occasion pour se r\u00e9unir. \nZamenhof s\u2019est toujours montr\u00e9 attentif \u00e0 l\u2019aspect humain des choses. Sans violence, il s\u2019est battu sans autres armes qu\u2019une in\u00e9branlable force morale afin que tous les peuples puissent retrouver leur dignit\u00e9 et dialoguer pacifiquement. Il fut nomm\u00e9 huit fois au prix Nobel de la Paix (1907, 1909, 1910, 1913, 1914, 1915, 1916, 1917), sans jamais le recevoir.  \nFR : https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Louis-Lazare_Zamenhof \nFR: https:\/\/esperanto-france.org\/zamenhof-le-docteur-esperanto \nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Ludwik_Zamenhof \nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/L._L._Zamenhof \nMarceli Nencki (1847-1901) \nMarceli Nencki est un m\u00e9decin polonais, chimiste exceptionnel, physiologiste et l'un des fondateurs de la biochimie moderne. Il est le premier \u00e0 synth\u00e9tiser, en 1883, le salicylate de ph\u00e9nyle appel\u00e9 Salol, le premier m\u00e9dicament synth\u00e9tique pr\u00e9curseurs de l'aspirine. Malgr\u00e9 d'\u00e9normes succ\u00e8s dans le domaine de la recherche en sciences naturelles, m\u00e9decine exp\u00e9rimentale, chimie physiologique et biochimie, son r\u00f4le de pionnier dans le d\u00e9veloppement des d\u00e9buts de la pharmacie et des nouvelles drogues synth\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 presque compl\u00e8tement oubli\u00e9es.  \nWilhelm Marceli Nencki est n\u00e9 le 15 janvier 1847 \u00e0 Boczki et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 14 octobre 1901 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 54 ans. Il participe \u00e0 l\u2019Insurrection de Janvier (1863, contre l\u2019Empire russe). Il \u00e9tudie \u00e0 Cracovie, Dresde, I\u00e9na et \u00e0 Berlin. Dans les ann\u00e9es 1870-1872, il travaille \u00e0 l'Acad\u00e9mie industrielle sous la direction d'Adolf von Baeyer, gr\u00e2ce auquel il devient membre de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de chimie. En 1872, il devient assistant \u00e0 l'Universit\u00e9 de Berne en tant que professeur assistant de chimie m\u00e9dicale, \u00e0 partir de 1873 en tant que professeur. Un d\u00e9partement sp\u00e9cial de chimie physiologique a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour lui \u00e0 Berne et ses conf\u00e9rences ont attir\u00e9 des scientifiques de toute l'Europe. Dans les ann\u00e9es 1888\u20131891, il \u00e9tait \u00e9galement professeur de bact\u00e9riologie. Il a \u00e9tudi\u00e9 les compos\u00e9s azot\u00e9s, l'acide urique, l'ur\u00e9e et leurs d\u00e9riv\u00e9s. Dans les ann\u00e9es 1884-1886, il \u00e9tait le doyen de la facult\u00e9 de m\u00e9decine. Il a obtenu (avec sa famille) la nationalit\u00e9 du canton de Berne.Il a pass\u00e9 les dix derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, o\u00f9 il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de tr\u00e8s bonnes conditions de travail scientifique. Il a continu\u00e9 \u00e0 travailler sur la chimie des sucs gastriques. Il a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d'\u00e9tudier le chol\u00e9ra. En 1895, il a combattu l'\u00e9pid\u00e9mie de peste bovine. Cependant, il a regrett\u00e9 sa d\u00e9cision de d\u00e9m\u00e9nager en Russie, il ne s'y sentait pas bien et a rest\u00e9 en contact avec les Polonais. \nIl connaissait huit langues et a publi\u00e9 174 ouvrages dans diff\u00e9rentes langues. \nLe principal int\u00e9r\u00eat scientifique de Nencki s'est concentr\u00e9 sur la synth\u00e8se de l'ur\u00e9e, la chimie des purines et l'oxydation biologique des compos\u00e9s aromatiques. Sa contribution originale \u00e0 la synth\u00e8se de compos\u00e9s aromatiques est ind\u00e9niable. Il s'est \u00e9galement int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la structure des prot\u00e9ines, aux processus enzymatiques dans l'intestin et \u00e0 la biochimie bact\u00e9rienne. Il a d\u00e9couvert, notamment, les bact\u00e9ries ana\u00e9robies.  \nParmi les plus grandes r\u00e9alisations de Nencki figurait son \u00e9tude sur la structure chimique de l'h\u00e9moglobine. Il a identifi\u00e9 l'h\u00e9mopyrrole parmi les produits de d\u00e9gradation de l'h\u00e9moglobine. Marceli Nencki est le premier \u00e0 synth\u00e9tiser, en 1883, le salicylate de ph\u00e9nyle appel\u00e9 Salol, le premier m\u00e9dicament synth\u00e9tique intentionnellement con\u00e7u du groupe des d\u00e9riv\u00e9s de l\u2019acide salicylique. C\u2019est l\u2019un des m\u00e9dicaments pr\u00e9curseurs de de l'acide ac\u00e9tylsalicylique, l'aspirine. L\u2019invention du Salol, le nouveau rem\u00e8de utilis\u00e9 comme un antiseptique intestinal doux, bien tol\u00e9r\u00e9 \u00e0 usage interne, ainsi qu\u2019un antirhumatismal et antipyr\u00e9tique, en remplacement de l\u2019acide salicylique mal tol\u00e9r\u00e9 a fait l\u2019objet d\u2019un grand engouement populaire. Le \"principe salol\" (ou \"principe nencki\" ou \"principe salol nencki\") est toujours utilis\u00e9 pour concevoir des m\u00e9dicaments. \nL'Institut de biologie exp\u00e9rimentale de l'Acad\u00e9mie polonaise des sciences de Varsovie porte le nom de Marceli Nencki. \nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki \nENG : https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Marceli_Nencki  \nProf. Leon Marchlewski (1869-1946)\nLeon Marchlewski \u00e9tait un \u00e9minent scientifique polonais, chimiste et biochimiste hors pair, auteur de nouvelles m\u00e9thodes de recherche chimique, l'un des pr\u00e9curseurs de la chimie clinique, nomin\u00e9 trois fois pour le Prix Nobel. Il \u00e9tait \u00e9galement philosophe, activiste social et politique, s\u00e9nateur, recteur de l\u2019Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie.\nLeon Marchlewski est n\u00e9 le 15 d\u00e9cembre 1869 \u00e0 W\u0142oc\u0142awek et mort le 16 janvier 1946 \u00e0 Cracovie. Il a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de chimie \u00e0 Varsovie, puis les a poursuivis \u00e0 l'Universit\u00e9 polytechnique de Zurich. Apr\u00e8s avoir obtenu son dipl\u00f4me, il a commenc\u00e9 \u00e0 travailler dans le c\u00e9l\u00e8bre laboratoire d'Edward Schunk \u00e0 Kersal pr\u00e8s de Manchester en Angleterre. \u00c0 cette \u00e9poque, il a obtenu une reconnaissance pour ses recherches sur l'affinit\u00e9 chimique des colorants du monde animal et v\u00e9g\u00e9tal. Plus tard, il a coop\u00e9r\u00e9 dans ce domaine avec un autre grand savant polonais, Marceli Nencki. En 1900, il est retourn\u00e9 en Pologne pour occuper le poste d'inspecteur principal \u00e0 l'Institut de recherche sur les denr\u00e9es alimentaires de Cracovie. Il a occup\u00e9 de nombreux postes \u00e0 l'Universit\u00e9 Jagellon de Cracovie. Professeur de chimie organique puis de chimie m\u00e9dicale, il prend la direction du D\u00e9partement de chimie m\u00e9dicale en 1906, il devient doyen et ensuite recteur de l'Universit\u00e9 Jagellon dans les ann\u00e9es 1926-1928.\nIl a men\u00e9 des recherches importantes sur la structure des mol\u00e9cules de chlorophylle et d'h\u00e9moglobine, prouvant l'unit\u00e9 du monde v\u00e9g\u00e9tal et animal. Dans ses recherches, il se concentre principalement sur les colorants naturels, la chlorophylle et l'h\u00e9mine, et sur la structure des sucres. Il est un pionnier dans l'application de la spectrophotom\u00e9trie UV pour d\u00e9terminer la structure des mol\u00e9cules. Il d\u00e9veloppe des m\u00e9thodes de d\u00e9termination de la teneur en carbone des compos\u00e9s chimiques par titrage volum\u00e9trique, de la teneur en iode de ses compos\u00e9s et de la concentration d'oxydes de soufre et d'oxydes d'azote dans la production d'acide sulfurique et d'acide nitrique.\nIl est l'auteur de plus de 200 publications scientifiques. Il \u00e9tait membre de nombreuses associations scientifiques polonaises et internationales, entre autres, l\u2019Acad\u00e9mie des comp\u00e9tences, la Soci\u00e9t\u00e9 polonaise de chimie dont il \u00e9tait fondateur, l\u2019Union internationale de chimie pure et appliqu\u00e9e et la Soci\u00e9t\u00e9 chimique de France.\nIl a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9 pour le Prix Nobel \u00e0 trois reprises, en 1913 dans le domaine de la chimie, et en 1913 et 1914, dans le domaine de la physiologie ou la m\u00e9decine, principalement pour ses remarquables r\u00e9alisations dans le domaine de la chimie clinique.\nEn 1930-1935, il \u00e9tait s\u00e9nateur de la R\u00e9publique de Pologne.\nL\u2019Acad\u00e9mie Polonaise des Sciences d\u00e9cerne depuis 1988 une M\u00e9daille Leon Marchlewski pour une contribution exceptionnelle au d\u00e9veloppement de la biologie mol\u00e9culaire, de la biologie cellulaire, de la biochimie et de la biophysique.\nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Leon_Marchlewski\n \nENG : https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/21614780\/ \nProf. Maria D\u0105bska (1921-2014)  \nMaria Magdalena D\u0105bska n\u00e9e Suchy (20 juillet 1921 - 20 juillet 2014) \u00e9tait m\u00e9decin polonaise, anatomo-pathologiste, professeure de m\u00e9decine. Elle a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 d\u00e9crire une tumeur dermatologique rare chez l\u2019enfant, nomm\u00e9e depuis la tumeur de D\u0105bska (Dabska\u2019s tumour). \nPendant la Seconde Guerre mondiale, elle a rejoint la r\u00e9sistance \u00e0 Varsovie. En tant que membre de l\u2019AK (Armia Krajowa), elle a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019Insurrection de Varsovie. Avec son fr\u00e8re Tadeusz, elle apportait une assistance aux insurg\u00e9s bless\u00e9s, transf\u00e9rait des m\u00e9dicaments et des armes. \nApr\u00e8s la guerre, elle a \u00e9tudi\u00e9 la pathologie \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de m\u00e9decine de Gda\u0144sk. En 1957, elle a effectu\u00e9 un stage \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Leeds chez l\u2019oncologue prof. Rupert Allan Willis. En 1969, elle a publi\u00e9 les r\u00e9sultats de nombreuses ann\u00e9es de recherche. Elle a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 d\u00e9crire un type de tumeur dermatologique rare chez l\u2019enfant principalement, plus tard nomm\u00e9 - tumeur D\u0105bska. Avec Janusz Buraczewski, elle est l\u2019auteur de la premi\u00e8re \u00e9tude au monde sur la symptomatologie an\u00e9vrismale du kyste. On lui a offert un poste prestigieux au sein de l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9. Cependant, elle a d\u00e9cid\u00e9 de continuer \u00e0 travailler \u00e0 l\u2019Institut d\u2019oncologie Maria Sk\u0142odowska-Curie de Varsovie. En tant que chef du d\u00e9partement de pathologie du cancer pendant une d\u00e9cennie, elle a form\u00e9 la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de sp\u00e9cialistes de centres d\u2019oncologie de toute la Pologne. Elle donnait pr\u00e8s de 1500 consultations par an, devenant ainsi la plus haute autorit\u00e9 dans son domaine. \nDans les ann\u00e9es 1980, elle \u00e9tait accueillie avec les plus grandes honneurs par les autorit\u00e9s des instituts m\u00e9dicaux de Londres, Stockholm, Bonn, Rochester, Stanford. Lors de l\u2019instauration de la loi martiale, elle s\u2019est trouv\u00e9e en Allemagne. Elle a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9migrer - d\u2019abord en Allemagne, puis aux \u00c9tats-Unis. En 2006, elle a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de la Floride en Pologne. \nElle a \u00e9t\u00e9 auteur de plus d\u2019une centaine d\u2019ouvrages scientifiques, \u00e9crits en polonais et en anglais.   \nPL : https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Maria_D%C4%85bska  \nENG : http:\/\/www.whonamedit.com\/doctor.cfm\/2942.html  \nDr Adam Raciborski (1809-1871)\u00a0\nAdam Raciborski, n\u00e9 le\u00a024\u00a0d\u00e9cembre\u00a01809\u00a0\u00e0\u00a0Radom\u00a0et mort le\u00a014\u00a0f\u00e9vrier\u00a01871\u00a0\u00e0 Paris, est un m\u00e9decin\u00a0polonais\u00a0exil\u00e9 en France, grand p\u00e9dagogue \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris, auteur de manuels m\u00e9dicaux, notamment de diagnostic, d\u2019auscultation et de menstruation. Son manuel \"Pr\u00e9cis pratique et raisonne du diagnostic\" \u00e9dit\u00e9 en 1837\u00a0a constitu\u00e9 pendant un demi-si\u00e8cle une base d'apprentissage de la m\u00e9decine pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9tudiants (jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle).\u00a0\u00a0\nIl commence ses \u00e9tudes m\u00e9dicales \u00e0\u00a0Varsovie. En 1831, il participe \u00e0 l\u2019Insurrection de Novembre 1831 contre la domination russe, en exer\u00e7ant la fonction de m\u00e9decin du 4e\u00a0r\u00e9giment de l'arm\u00e9e polonaise.\u00a0Pour sa bravoure et son d\u00e9vouement en qualit\u00e9 d\u2019aide-chirurgien durant ce soul\u00e8vement patriotique polonais, il re\u00e7oit la Croix du M\u00e9rite militaire.\u00a0La d\u00e9faite de l'Insurrection est suivie d'une s\u00e9v\u00e8re r\u00e9pression et de l'exil de plusieurs milliers de combattants. \u00a0\nAdam Raciborski\u00a0s'exile en France. Il acquiert une grande r\u00e9putation\u00a0en soignant les malades atteints du chol\u00e9ra \u00e0 Besan\u00e7on.\u00a0En 1834, il obtient son doctorat \u00e0 Paris.\u00a0Peu apr\u00e8s, il devient directeur de clinique\u00a0de l'h\u00f4pital de la Charit\u00e9,\u00a0puis professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris.\u00a0\nIl publie beaucoup d\u2019articles scientifiques, notamment l'article \u00ab\u00a0Histoire du progr\u00e8s diagnostique et th\u00e9rapeutique dans la pneumonie et pleur\u00e9sie depuis Hippocrate jusqu\u2019\u00e0 Laennec\u00a0\u00bb qui a\u00a0\u00e9t\u00e9 traduit en plusieurs langues, notamment en anglais, allemand, russe, espagnol et italien. \u00a0\nIl est \u00e9galement connu comme pionnier d\u2019auscultation et de percussion m\u00e9dicale.\u00a0Parmi ses principales \u0153uvres se trouve \u00ab\u00a0Le nouveau manuel complet d\u2019auscultation et de percussion \u00bb.\u00a0Il s'int\u00e9resse aux m\u00e9thodes contraceptives naturelles, il pr\u00f4ne le retour au tourisme et \u00e0 l'utilisation des eaux min\u00e9rales comme facteurs de bonne sant\u00e9.\u00a0Son manuel \"Pr\u00e9cis pratique et raisonne du diagnostic\" \u00e9dit\u00e9 en 1837\u00a0a constitu\u00e9 pendant un demi-si\u00e8cle une base d'apprentissage de la m\u00e9decine pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9tudiants (jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle).\u00a0\nIl a fait conna\u00eetre les v\u00e9ritables causes du ph\u00e9nom\u00e8ne de la\u00a0menstruation. En\u00a01842,\u00a0il fait une communication \u00e0 l'Acad\u00e9mie des sciences\u00a0dans laquelle il d\u00e9montre qu'\u00e0 chaque menstruation, un\u00a0follicule\u00a0vient former saillie \u00e0 la surface de l'ovaire\u00a0; l\u00e0, il subit une rupture et se vide de son contenu. Il a \u00e9tudi\u00e9 et suivi la menstruation dans les diff\u00e9rentes phases de son \u00e9volution chez la femme, depuis la\u00a0pubert\u00e9\u00a0jusqu'\u00e0 la\u00a0m\u00e9nopause. Il consacre \u00e0 ce sujet plusieurs ouvrages et trait\u00e9s. \u00a0\nIl est cofondateur, en 1858, de la Soci\u00e9t\u00e9 Parisienne des M\u00e9decins Polonais (SPMP).\u00a0\u00a0\nPour ses nombreux m\u00e9rites, il a \u00e9t\u00e9 fait chevalier de la L\u00e9gion d'Honneur. \u00a0\nIl a \u00e9t\u00e9 domicili\u00e9\u00a0rue de Varenne\u00a0avec son \u00e9pouse Emma Albert. Il est mort \u00e0 l'\u00e2ge de 61 ans. Il repose au cimeti\u00e8re de Montparnasse \u00e0 Paris.\u00a0\u00a0\u00a0\nPL\u00a0:\u00a0https:\/\/pl.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski\u00a0\u00a0\nFR\u00a0:\u00a0https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Adam_Raciborski\u00a0\u00a0\nFR\u00a0: S\u00e9rie de portraits\u00a0:\u00a0https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/\u00a0\n\u00a0"},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/#primaryimage","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2020\/05\/PORTRAITS-DE-M\u00c9DECINS-ET-CHERCHEURS-POLONAIS.jpg","contentUrl":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-content\/uploads\/sites\/14\/2020\/05\/PORTRAITS-DE-M\u00c9DECINS-ET-CHERCHEURS-POLONAIS.jpg","width":1000,"height":567},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/2020\/05\/28\/portraits-de-medecins-et-chercheurs-polonais\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"PORTRAITS DE M\u00c9DECINS ET CHERCHEURS POLONAIS"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#website","url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/","name":"Instytut Polski w Pary\u017cu","description":"Instytuty Polskie","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"pl-PL"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/ffa1c8ceb68244bee2b3ef8418892a70","name":"ostrowskad","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"pl-PL","@id":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/003fcf339f421ab80399faee6c4f2416?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/003fcf339f421ab80399faee6c4f2416?s=96&d=mm&r=g","caption":"ostrowskad"},"sameAs":["ostrowskad"],"url":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/author\/ostrowskad\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/711","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/users\/123"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=711"}],"version-history":[{"count":29,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/711\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3429,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/711\/revisions\/3429"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media\/938"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=711"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=711"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/instytutpolski.pl\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=711"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}