1.01.2020 - 31.12.2020 Evenements, Histoire, Patrimoine & société

LES POLONAIS AU COMBAT ET EN EN RÉSISTANCE PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Les Polonais au combat et résistance pendant la seconde guerre mondiale (pour visionner les témoignages, veuillez clicker sur le nom de la personne)

Soixante-quinze ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale au bilan humain, matériel et politique particulièrement dramatique pour les habitants de la Pologne, l’histoire de la Résistance polonaise sous occupation germano-soviétique demeure toujours pratiquement inconnue de notre côté de l’ancien rideau de fer. Pour entretenir le souvenir de ces événements tragiques et rendre hommage à l’engagement et au courage de ce peuple combattant, l’Institut Polonais de Paris a eu le privilège de recueillir les témoignages de résistants et de leurs proches vivant en France.

Hanna Stypułkowska-Goutierre (1/2), avocate et présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie Polonaise en France, témoigne de l’épreuve vécue par sa mère Irma Stypułkowska sous l’occupation soviétique : sa déportation au Kazakhstan, l’évasion du camp et son incroyable traversée de l’Asie pour rejoindre les troupes alliées en Palestine.

Hanna Stypułkowska-Goutierre (2/2) raconte également la participation de son père Andrzej Stypułkowski à l’insurrection de Varsovie d’août 1944, ainsi que l’arrestation et la déportation de sa grand-mère Aleksandra Stypułkowska au camp de concentration de Ravensbrück, alors que son grand-père Zbigniew Stypułkowski est enlevé, emprisonné à la Lubianka avec les quinze autres chefs de la résistance polonaise et condamné dans une mascarade de procès public tenu à Moscou en juin 1945.

Elisabeth G. Sledziewski (1/2), philosophe et maître de conférences en sciences politiques, auteur de « Varsovie 44 : récit d’insurrection », rend hommage à son père Zbigniew Sledziewski, soldat de l’AK, (Armée de l’Intérieur) qui a participé aux 63 jours de combats acharnés et héroïques pour libérer Varsovie en 1944.

Elisabeth G. Sledziewski (2/2) fait le récit du martyr de la capitale polonaise, première et seule dans l’Europe occupée à s’être dressée en masse et sans aide extérieure contre la barbarie nazie. Bilan : plus de 80% de la ville détruite, des dizaines de milliers d’insurgés morts ou déportés. Les massacres n’ont pas épargné les civils, qui sont presque 200.000 à avoir péri.

Jerzy Szumański (1/2), aujourd’hui urbaniste à la retraite, se souvient de l’invasion soviétique, des déportations, des échanges de populations polonaises entre les occupants russe et allemand et son engagement dans la résistance : de petites actions de sabotage et de l’école clandestine à l’âge de quinze ans jusqu’aux batailles acharnées pour chaque maison durant l’insurrection de Varsovie.

Jerzy Szumański (2/2) évoque la fin de la guerre et la police politique soviétique qui procède à plusieurs opérations de déportations ayant pour cibles les membres de l’AK (Armée de l’Intérieur). Son père Mieczysław Szumański, topographe de l’AK, est obligé de fuir le pays et son fils le suit.

Aldona Januszewska, ethnologue, poète et documentariste, raconte l’engagement de son père Witold Januszewski, artiste peintre et illustrateur qui, après la campagne de Pologne en septembre 1939, réussit à gagner la France où, comme beaucoup d’autres Polonais, il est interné dans différents camps pour étrangers, dont Argelès-sur-Mer, Livron et Montestruc. Ses débuts comme illustrateur se font dans les revues clandestines publiées dans ces camps.

Christine Bernard, coordinatrice de deux émissions documentaires : Une Histoire particulière et Une Vie Une Œuvre sur France Culture, parle de sa mère Jolanda Bernard, une jeune résistance de quatorze ans, fusillée dans une cave le 7 août 1944 par les Allemands. Miraculeusement, elle se relève alors qu’une balle lui a effectivement traversé la tête. Seule survivante du massacre, elle va commencer une seconde vie qui va la mener jusqu’à l’émigration vers la France en 1947.

Barbara Miechowka, professeur agrégée de lettres modernes témoigne de l’épreuve de la guerre de ses parents. Son père Stanislaw Miechowka, responsable de l’organisation de jeunesse paysanne « Siew», est fait prisonnier au cours de la campagne de septembre 1939. Sa mère Irena Miechowka, ayant perdu leur maison dans un bombardement, survit grâce à l’aide fournie par l’organisation « Siew » passée dans la clandestinité. Menacé de représailles politiques à la fin de la guerre, le couple se résoud à l’exil en France.

Kazimierz Piotr Zaleski (1/3)physicien nucléaire, témoigne de son engagement à quatorze ans dans l’AK (Armée de l’Intérieur). Il se souvient des cours clandestins, des premiers sabotages et de la préparation militaire. Il évoque également l’arrestation et la déportation de sa mère Maria Zdziarska-Zaleski au camp de Ravensbrück et de son père Zygmunt Lubicz-Zaleski au camp de Buchenwald.

Kazimierz Piotr Zaleski (2/3) décide de rejoindre le maquis et se bat dans la région de Polésie, en Pologne orientale (actuelle Biélorussie). Son unité collabore avec le maquis soviétique mais se heurte à l’accueil hostile de la population locale.

Kazimierz Piotr Zaleski (3/3) est interné avec ses camarades par les soviétiques alors qu’il suit l’ordre de rejoindre Varsovie qui se soulève en août 1944. Il est arrêté et enfermé à Majdanek, l’ancien camp nazi étant réouvert par l’Armée rouge. Transféré aux « autorités polonaises » il faillit mourir dans la prison de Lublin. Il est condamné à dix ans pour avoir appartenu à l’AK.

Jean et Francis Slawny, les fils du photojournaliste Władysław Sławny, témoignent de l’engagement de leur père dans l’armée polonaise qui se reconstitue en France en 1940 et de sa participation à la bataille de Narvik au sein de la Brigade autonome de chasseurs de Podhale. Ils racontent également son parcours en tant que grand photographe, témoin de son époque avant et après guerre.

Maria Nowak-Przygodzkaspécialiste de l’économie rurale africaine, fondatrice de l’association Adie, pionnière de la microfinance et du microcrédit en Europe, se souvient de son enfance dans la Pologne déchirée par la guerre où les Allemands ont incendié sa maison et déporté et fusillé les membres de sa famille sous ses yeux. Condamnée à l’errance, chassée de Lwow, sa ville natale après l’annexion soviétique, témoin de grands déplacements de populations, elle arrive seule en France en 1946 à l’âge de onze ans.

Hedva Serpeintre et sculptrice française, Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO et Envoyée spéciale pour la Diplomatie Culturelle, évoque l’épreuve du ghetto et du camp de concentration par laquelle sont passés ses parents Sophie et Isaak. En 2017, en leur hommage et pour ceux qui ne sont pas revenus, l’artiste a offert quatre somptueuses sculptures en bronze à la ville de Cracovie : Déchirure, Éclat, Interstice et Réunification.

Colette Charlet, éducatrice spécialisée auprès d’enfants en grande difficulté scolaire, psycho-pédagogue et adepte de l’Éducation Nouvelle, raconte son enfance au sein de sa famille biculturelle franco-polonaise confrontée aux lois raciales du gouvernement de Vichy et en particulier le rôle de son père, Robert Charlet, dans le sauvetage de sa belle famille juive. Elle évoque également le destin de son oncle Lejzer Cegła, combattant au sein des Brigades Internationales en Espagne, puis volontaire dans l’Armée Polonaise à Narvik, qui a été arrêté par la police française et assassiné à Auschwitz en 1942

Viridianne Raczyńska-Rey parle de son père, Edward Bernard Raczyński, ambassadeur de Pologne à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale, puis Président du gouvernement polonais en exil. Elle évoque le bombardement de Londres, l’élocution de son père à la BBC présentant le rapport de Jan Karski et l’assassinat du chef des Armées Polonaises Władysław Sikorski. Elle se rappelle du goût amer de la parade de victoire à laquelle les Polonais n’ont pas eu le droit de participer. Et enfin, des années d’exil à Londres, de sa première venue en Pologne et de sa visite du palais familial de Rogalin, aujourd’hui appartenant au Musée national de Poznań.

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