30.10.2020 - 31.12.2020 Evenements, Littérature

Propositions de lectures automne-hiver 2020

Dans le contexte où les soirées sont devenues longues, voici nos propositions de lectures pour combler votre soif culturelle !

– NOUVEAUTÉS DE LA RENTRÉE ET D’UN PEU AVANT –

Olga Tokarczuk, Histoires bizzaroïdes, traduit du polonais par Maryla Laurent, Noir sur blanc 2020.

Retour du prix Nobel de littérature 2018 avec cette nouvelle collection de récits, fraîchement traduits.

« Les dix récits qui composent le recueil bousculent le lecteur et désorganisent son horizon d’attente comme peu de textes contemporains savent le faire. » (Fabrice Collin, Lire)

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Olga Tokarczuk, Le tendre narrateur. Discours du Nobel et autres textes, traduit du polonais par Maryla Laurent, Noir sur blanc 2020.

Ce petit livre rassemble le discours d’Olga Tokarczuk présenté pendant la remise du prix Nobel en décembre 2019, traduit pour la première fois en français, et d’autres essais proposés par l’écrivaine, tous inédits.

« Avec Tokarczuk, les Nobel n’ont pas seulement choisi une femme écrivain. Ils ont choisi une femme du siècle.  »

Didier Jacob, L’Obs

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Joseph Czapski, Terre inhumaine, traduit du polonais par Maria Adela Bohomolec, Noir sur blanc 2020.

L’un des plus beaux récits de guerre fourni par l’auteur de « Proust contre la déchéance ». Chef d’oeuvre de l’art d’essai impressionne par la sensibilité philosophique de son auteur, même plus de 70 ans après son écriture. Grand classique.

« Terre inhumaine est l’œuvre d’un homme qui a répondu avec élégance à des circonstances impossibles. »

Timothy Snyder, postface

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Eric Karpeles, Joseph Czapski. L’art et la vie, traduit de l’anglais par Odile Demange, Noir sur blanc 2020.

La plus complète biographie de Czapski éditée en France. L’auteur présente la vie fascinante de celui qui a consacré sa vie littéraire et politique à la Pologne qu’il n’a jamais pu, après la Seconde Guerre mondiale, revoir de son vivant. Le livre de Karpeles constitue dans ce sens un grand essai sur l’histoire de “l’autre Europe” du XXe siècle.

« Une biographie magistrale qui célèbre la mémoire d’un grand témoin du terrible vingtième siècle, peintre et écrivain, qui fut aussi un homme de cœur et de cran, humble et lumineux. »

Jean-Louis Kuffer, Carnets de JLK

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Yitskhok Leybush Peretz, Histoires des temps passés et à venir, traduit du yiddish par Batia Baum, Editions l’Antilope 2020.

Émouvantes histoires de l’un de plus grands modernisateurs de la littérature ashkénaze du XXe siècle. Avec un regard profond et généreux, Peretz lie les traditions et les coutumes au réel et l’imaginaire. Ce livre constitue la clef à toute une culture méconnue, pourtant impressionnante par sa richesse.

« Grâce à une langue très littéraire, Y. L. Peretz a su faire ressortir la puissance de la tradition juive et la diffuser dans la culture populaire. Il a transmis cette force enchanteresse en s’inspirant autant des superstitions que de sa connaissance approfondie des contes hassidiques. »

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Łukasz Wojciechowski, Ville nouvelle, traduit du polonais par Apolonia Stankiewicz, Editions ça et là 2020.

Présentée avec beaucoup d’humour dans le style d’absurde, la bande dessinée de Łukasz Wojciechowski, architecte polonais, raconte les grands espoirs, les immenses projets et enfin le pénible quotidien d’un groupe d’architectes travaillant sur les grands chantiers modernisateurs de l’époque. Drôle, cruel et fascinant.

« Lukasz Wojciechowski allie le fond et la forme dans un récit au propos parfaitement maîtrisé. Quelle puissance évocatrice, quelle mise en abyme, qu’un approche graphique plus traditionnelle n’aurait jamais permises. » dBD

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Charlotte Malterre-Barthes & Zosia Dzierżawska, Eileen Gray. Une maison sous le soleil, traduit de l’anglais par Nora Bouazzouni, éditions Dargaud 2020.

Cette bande dessinée contemporaine retrace la vie d’Eileen Gray, architecte et artiste design autodidacte, autrice du projet la villa E-1027, oeuvre de référence du design contemporain et de l’architecture moderne. Magnifiques illustrations de Zosia Dzierżawska.

« Ni biographie ni documentation pour initiés, Eileen Gray – Une maison sous le soleil immerge le lecteur dans des tranches de vie. » Nice Matin

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Revues Po&Sie no. 170 Europe, centrale 1 et 171 Europe, centrale 2, Belin éditeur 2020.

Revue Place de la Sorbonne no. 10, éditions Sorbonne Université 2020.

3 revues littéraires contiennent une portion des traductions de poètes polonais contemporains. Nous pourrons découvrir les poèmes de Ryszard Krynicki, Ewa Lipska, Wojciech Bonowicz, Krystyna Dąbrowska, Krzysztof Siwczyk (dans la traduction d’Isabelle Macor-Filarska, Po&Sie numéro 170), Grzegorz Kwiatkowski (dans la traduction de Guillaume Métayer et Zbigniew Naliwajek, numéro 170), Tomasz Bąk (dans la traduction de Michał Grabowski, Clément Llobet et Błażej Zarzecki, Po&Sie numéro 171), et Andrzej Sosnowski (dans la traduction de Błażej Zarzecki, Place de la Sorbonne numéro 10).

Sites des éditeurs : Po&Sie 170 / Po&Sie 171 / Place de la Sorbonne 10.

Evénément : Présentation à la Maison de la Poésie (28/11/2020)

Marianne Lohse, L’amant polonais, (auto-édition) 2020.

La loi martial imposée en Pologne en 1981 sépare les deux héros principaux, Eva et Julien, qui ne pourront se retrouver que des années plus tard. L’oeuvre de Marianne Lohse s’avère un roman au rythme haletant de littérature romanesque aussi bien qu’une chronique des transformations démocratiques en Pologne de l’époque du « carnaval de Solidarité ».

« Ce récit évolue sur plusieurs années, décrivant avec une justesse historique remarquable les faits majeurs de cette révolution sociale. », Ghislaine LOUIS, Amazon.

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Iwona Chmielewska, Où se cache ma fille ?, traduit du polonais par Lydia Waleryszak, éditions Format 2020.

La narratrice du livre de Chmielewska prépare avec sa fille des animaux découpés de chiffons et autres tissus. Le jeu permet de présenter le personnage d’une fille timide aussi bien que d’exposer l’amour de la mère à l’enfant. Touchant, tendre et merveilleusement conçu.

« Avec délicatesse et tendresse, ce parent passe en revue tout ce qui constitue son enfant, sa singularité, ce qu’elle donne à voir, ce qu’elle dissimule, ce que l’autre perçoit, et ce qu’il ne distingue pas. », Les Mots de la fin.

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Michał Skibiński et Ala Bankroft, J’ai vu un magnifique oiseau, traduit du polonais par Lydia Waleryszak, éditions Albin Michel Jeunesse 2020.

L’idée du livre de Skibiński est simple : l’auteur propose des extraits d’un devoir-maison que son professeur lui a demandé de faire pendant les vacances d’été 1939 ; Skibiński avait alors 8 ans. L’effet est frappant grâce au style laconique du récit confronté à de belles illustrations d’Ala Bankroft.

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Madlena Szeliga, Emilia Dziubak, Le supplice de la banane et autres histoires horribles, traduit du polonais par Cécile Bocianowski, éditions Albin Michel 2020.

20 histoires terriblement savoureuses que nous propose Madlena Szeliga explore l’imaginaire de l’horreur et de l’humour. Face à l’insensibilité de l’homme à l’horreur des fruits et légumes (formidables illustrations d’Emilia Dziubak), ces derniers peuvent-ils songer à une vengeance aussi cruelle ?

« Chaque histoire est un véritable meurtre effroyable à prendre au second degré pour en frissonner de plaisir. » ladythat, Babelio.

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Découvrez aussi notre événement : atelier jeune public le 5 décembre 2020

– LIVRES À DÉCOUVRIR ET À REDÉCOUVRIR –

Andrzej Bart, La fabrique du papier tue-mouches, traduit du polonais par Erik Veaux, Noir sur blanc 2019.

Andrzej Bart retourne sur la figure de Chaïm Rumkowski, chef du Conseil juif au ghetto de Lodz, figure controversée dans l’histoire de l’holocauste. Donnant à son roman poignant une forme d’un procès fictif après les années, il place le lecteur du côté du jury de ce procès et démontre à quel point il est à la fois paradoxalement facile et impossible de juger les choix moraux de l’autre.

« Bart déplie une imagination débordante, sur fond d’histoire et de culture européenne, et confère au récit une poésie noire dont luisent les tragédies de Shakespeare et les romans de Dostoïevski. »

Jacques Franck, Arts libre

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Józef Mackiewicz, L’affaire du colonel Miassoïedov, traduit du polonais par Laurence Dyèvre, Noir sur blanc 2020.

Ce grand (par sa taille et sa qualité) roman dépeint le panorama des relations sociales du début du XXe siècle en Russie et les passions qui ont amené le pays tsariste à la révolution. L’auteur a l’œil pour le détail : il n’en omet aucun, tout en gardant un rythme vif des meilleurs romans policiers. Classique et novateur à la fois.

« L’auteur de ce roman documentaire écrit en 1962 relève le parallèle entre le capitaine français Alfred Dreyfus et son héros, colonel de l’armée tsariste exécuté pour espionnage au profit de l’Allemagne en 1915. Deux cas emblématiques de leur époque, relève Mackiewicz, (…) en pourfendeur de l’imaginaire historique collectif. » Books.

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Ksawery Pruszynski, Espagne rouge. Scènes de la Guerre civile 1936-37, traduit du polonais par Brigitte Gautier, Buchet Chastel 2020.

Jeune (à peine 20 ans) journaliste de “Wiadomości literackie”, Pruszynski passe plusieurs mois en Espagne ravagée par la guerre civile du côté républicain. Ses observations l’amènent à écrire ce livre, considéré par Ryszard Kapuscinski comme fondateur du reportage littéraire polonais. Pruszynski relate les horreurs commis, montrant qu’il n’y a pas de gagnants dans la guerre, tout en s’intéressant aux raisons qui ont mené les Espagnols à la plus grande crise humanitaire à l’aube de le Seconde Guerre mondiale. Analytique et passionnant.

« Les reportages du Polonais Ksawery Pruszynski, écrits en 1936-1937, associent sens de l’observation et sens de l’histoire. Un document de premier ordre. » André Loez, Le Monde.

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Jakub Kornhauser, La fabrique de levure, traduit du polonais par Isabelle Macor, éditions Lanskine 2018.

Ce recueil des poèmes en prose dévoile la passion du poète à parcourir le passé, le révolu et le non-dit. Les images d’antan ne sont pas claires, elles se dissipent dans les relectures du présent et les impressions qu’exercent les tableaux des peintres important pour le ‘je’ lyrique. Intellectuel et sublime.

« La fabrique de levure est la fabrique d’une conscience singulière qui s’impose chez un être riche d’une histoire avant même sa présence au monde ; une histoire marquée par la tragédie, visible en ses vestiges projetés sur un ciel intimiste. » Mazrim Ohrti, Poezibao.

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