Installation multimédia de Jakub Woynarowski Sol Salutis

2-3 décembre
18h00-20h00
projections toutes les 30 minutes : 18h00, 18h30, 19h00, 19h30.

Entrée libre (avec masque et pass sanitaire)
Réservation obligatoire: paris.info@instytutpolski.pl

Représentation permanente de la Pologne auprès de l’OCDE à Paris
136, rue de Longchamp
75116 Paris

Que nous disent les nombres ? Est-ce que notre approche rationnelle des systèmes mathématiques ou de froids calculs sont l’unique manière de décrire le monde ?

Il semblerait que l’aspiration pythagoricienne de maintenir l’équilibre entre les significations pratiques et symboliques des mathématiques prend une forme concrète dans la société technologique dans laquelle nous vivions. En guise d’exemple, nous pourrions prendre les structures des marchés financiers planétaires : un aspect non-rationnel apparaît ici comme primordial – le bon fonctionnement du système pourrait être affecté tant par une foi aveugle en le pouvoir des algorithmes que par une « crise de confiance » des investisseurs qui résulterait en un crash boursier.  

Un enchevêtrement similaire de la métaphysique et des mathématiques a été dépeint par le poète romantique polonais Adam Mickiewicz (1798-1855), il y a près de deux siècles, dans son Histoire du futur (Historia przyszłości. pol.). Les manuscrits des versions successives ont été détruits ou perdus, mais certaines informations restent accessibles dans la correspondance de l’auteur et dans ses notes. Nous savons donc que, dans sa vision utopique et romantique, des considérations futurologiques étonnamment justes sur les questions du développement de la civilisation humaine ont été décrites, des considérations qui devançaient les œuvres de Jules Verne et de Herbert George Wells de plusieurs décennies. La vision de l’écrivain englobait des descriptions très plausibles d’inventions technologiques encore inexistantes à son époque, telles des avions, des vaisseaux spatiaux ou des appareils capables d’enregistrer ou de transmettre l’image et le son. Entre les mécanismes planifiés, on trouve aussi les fibres optiques qui constituent une source d’inspiration pour l’installation multimédia de Jakub Woynarowski Sol Salutis (Soleil salvateur lat.), évoquant le système de miroirs ardents d’Archimède, censés réfléchir les « signes enflammés » de l’écriture solaire.

L’idée d’une transmission des « signes enflammés » grâce à un système de miroirs pousse à réfléchir sur le langage du futur. Adam Mickiewicz suggérait lui-même la possibilité de traduire les mots en valeurs numériques. C’est Zdzisław Kępiński qui le remarque dans son livre Mickiewicz l’hermétique (Mickiewicz hermetyczny pol.), ouvrage qui constituait un point de référence pour Jakub Woynarowski lors de la création de son installation.     

La narration de Sol Salutis se base sur un décodage graduel des sens cachés dans des combinaisons de textes et de nombres, des sens qui sont progressivement dévoilés aux participants du spectacle audio-visuel. On a affaire à un « appareil de réception » métaphorique qui permettrait la lecture et le décodage d’un signal venu du futur.     

Le moment de la grande première de ce projet n’est pas dû au hasard, il a lieu en décembre (le mois de naissance de Mickiewicz) et donc au moment du solstice d’hiver, célébré dans l’antiquité comme fête du Sol Invictus (Soleil invincible lat.)    

Le choix de la localisation porte lui-aussi un sens particulier, dans la mesure où l’événement est réalisé dans cinq villes européennes liées au poète Adam Mickiewicz : Paris, Vilnius, Rome, Istanbul et Cracovie. La réalisation du volet parisien est le fruit de la collaboration entre l’Institut Adam Mickiewicz, l’Institut polonais de Paris et la Représentation permanente de la Pologne auprès de l’OCDE, dans le cadre du programme culturel Le Romantisme polonais.

Jakub Woynarowski – est un artiste pluridisciplinaire, commissaire d’expositions et designer. Il enseigne à l’Académie des beaux-arts de Cracovie dont il est lui-même diplômé. Il est l’auteur du concept artistique de l’exposition du pavillon polonais lors de la 14ème biennale de l’architecture de Venise.      

Auteur/Commissaire : Jakub Woynarowski

Musique : Przemysław Scheller

Organisateur : Institut Adam Mickiewicz

Co-organisateur : Institut polonais de Paris

Partenaire : Représentation permanente de la Pologne auprès de l’OCDE à Paris

Financé par le ministère polonais de la Culture et du Patrimoine national

Port du masque et pass sanitaire sont obligatoire.

L’Institut Adam Mickiewicz – institution culturelle nationale dont l’objectif est de bâtir un intérêt durable pour la culture polonaise dans le monde. L’institut collabore avec des partenaires étrangers et initie un échange culturel international par le dialogue avec ses destinataires, en accord avec les prérogatives de la politique étrangère polonaise. L’Institut a réalisé et continue à réaliser des projets culturels dans 70 pays sur 6 continents, entre autres en France, Italie, Grande Bretagne, Russie, Israël, Allemagne, Turquie, États-Unis, Canada, Australie, Ukraine, Lituanie et Lettonie, mais aussi en Chine, au Japon ou en Corée. Dans le cadre de ses réalisations actuelles, l’Institut a présenté 38 programmes stratégiques qui ont été vus par 60 millions de spectateurs. L’Institut Adam Mickiewicz est supervisé par le ministère polonais de la Culture et du Patrimoine national.

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