23.05.2022 Bez kategorii, Cinéma, Histoire, Patrimoine & société

« Memories of The « 33 Pol » Land » un film documentaire de Sussan Shams

Projection en ligne du 23 au 27 mai 2022.

En 2015, les rescapés de la déportation d’un million de Polonais en l’URSS, par Staline, retournent en Iran, à Ispahan, la ville qui les avait accueillis les bras ouverts durant la Seconde Guerre mondiale.

thumbnail (1).jpg

Les mythes, les épopées et les livres d’Histoire nous racontent tous « la règne de la guerre » sur la terre depuis la nuit des temps. Si la paix reste un idéal humaniste, la guerre est bien une réalité triste qui se répète sans cesse.

Inscription à la projection : https://www.eventbrite.fr/e/331830653417

Présentation de l’histoire des déportations soviétiques de la population polonaise pendant la Seconde Guerre mondiale par le professeur Hubert Chudzio :

Que faut-il faire pour que l’humanité sorte de son cycle d’autodestruction ?

En effet, ceux qui oublient le passé se condamnent à le revivre. Or, la juste transcription et la transmission de l’Histoire sont des conditions sine qua non pour que l’Humanité prenne conscience de ses erreurs du passé. Mais, lorsqu’il s’agit de l’Histoire, il importe de comprendre comment naissent les discours historiques, et, quels contrôles subissent-ils.

Car, en effet, il faut en tenir compte que tous les films ou livres d’Histoire ne reflètent pas forcément la réalité des événements. Ces livres et ces films ont été souvent écrits et réalisés sous le contrôle des Gouvernements, un contrôle qui atteint son paroxysme sous les régimes totalitaires. George Orwell, dans son roman 1984, écrivait : Qui commande le présent, commande le passé. Qui commande le passé, commande l’avenir… Ces gouvernements ont l’intime conviction que, pour s’asseoir leur légitimité et leur pérennité, ils doivent écrire l’Histoire selon un scénario tronqué et manichéen avec des beaux rôles qui leur sont octroyés. En effet, l’Histoire a toujours été falsifiée sous les régimes totalitaires pour dissimuler leurs crimes contre l’humanité. Il en est ainsi pour une partie de l’histoire écrite sur la Seconde Guerre mondiale.

À la Seconde Guerre mondiale, conformément au Pacte germano-soviétique, la Pologne est partagée entre l’Allemagne et l’Union soviétique dont les troupes envahissent l’Est de la Pologne, le 17 septembre 1939. Les premières victimes sont les 217 000 prisonniers de guerre, capturés par l’URSS, après l’invasion. Presque tous les officiers capturés et une grande partie de simples soldats sont assassinés par les Soviétiques dans des massacres comme celui du Katyn. Mais si les prisonniers de guerre forment le groupe le plus touché par la répression

soviétique, les populations civiles ne sont pas épargnées pour autant. Environ un million de Polonais sont déportés vers l’Union soviétique où ils ont été soumis aux travaux forcés.

Même s’il en existe des documents historiques qui dénoncent les crimes de Staline envers les Polonais, durant un demi-siècle, cette histoire a été étouffée par l’URSS, mais aussi, par le régime polonais de l’époque, sous la domination communiste.

C’est pourquoi il nous a semblé nécessaire de revenir sur la trace du passé et de réaliser ce film lorsque, en 2015, les survivants de cette déportation retournent en Iran, le pays où ils avaient trouvé refuge, durant la Seconde Guerre mondiale, pour raconter leur odyssée.

Grâce aux témoignages et aux images d’archives, le documentaire relate ce tragique épisode oublié de l’Histoire.

Sussan Shams

Planifié Bez kategorii >Cinéma >Histoire >Patrimoine & société