Ces deux ouvrages inaugurent la collection de l’Institut Polonais de Bruxelles « Lire la Pologne / Czytać Polskę ». Son objectif est de faire découvrir au public international la richesse de la littérature polonaise, dans leur langue originale et traduits en français et/ou en néerlandais. La collection accueillera aussi bien des classiques que des œuvres contemporaines, afin de favoriser la circulation des textes et le dialogue entre les langues et les cultures.
Adam Mickiewicz (1798–1855), figure majeure du romantisme polonais, est l’un des auteurs les plus importants de la littérature polonaise. Dziady, l’une de ses œuvres fondamentales, mêle poésie, théâtre, traditions populaires et réflexion politique. Mickiewicz y évoque notamment un peuple privé de liberté et luttant pour préserver son identité, tout en interrogeant le rôle de l’artiste face à une communauté opprimée. Depuis près de deux siècles, l’œuvre inspire écrivains, artistes et metteurs en scène et continue d’occuper une place importante dans la culture polonaise.
Un travail éditorial mené à Bruxelles
La version française de l’œuvre a été traduite par Xavier Mottez, dont la collaboration a joué un rôle essentiel dans la réalisation du projet.
La publication des deux volumes a nécessité plusieurs étapes : préparation et vérification des textes, relectures successives, corrections, harmonisation typographique et création de la maquette. La mise en page a été réalisée par l’Institut Polonais de Bruxelles, avec une attention particulière portée au confort de lecture et à l’identité commune des éditions polonaise et française.
Une couverture de Roman Cieślewicz
Roman Cieślewicz – « Dziady », 1967
Pour les couvertures, l’Institut a choisi l’une des représentations visuelles les plus marquantes de l’œuvre de Mickiewicz : l’affiche créée en 1963 par Roman Cieślewicz pour Dziady au Théâtre national de Varsovie.
Roman Cieślewicz (1930–1996) est l’une des figures majeures de l’École polonaise de l’affiche et du graphisme européen du XXe siècle. Installé à Paris à partir de 1963, il a développé un langage visuel singulier, fondé notamment sur le photomontage, le collage et le détournement d’images.
Grâce à l’accord des ayants droit, cette affiche emblématique a pu être utilisée pour les deux éditions, leur donnant ainsi une identité visuelle commune.
Une impression robotisée chez Quartier Libre
Les livres ont été fabriqués à Bruxelles en collaboration avec la librairie Quartier Libre, au sein de son atelier d’impression QL PrintLab. Son robot-imprimeur, baptisé Gutenberg One, permet de fabriquer un livre à la demande en cinq minutes, le temps de boire un café.
À partir des fichiers numériques, cette technologie permet d’imprimer le texte et la couverture, puis d’assembler, de relier et de découper les ouvrages directement sur place. Cette méthode est particulièrement adaptée aux projets éditoriaux réalisés en petit tirage. Elle permet de produire uniquement les exemplaires nécessaires, sans devoir lancer un tirage à grande échelle ni constituer des stocks importants. Elle favorise également un circuit court : les ouvrages ont été préparés et imprimés à Bruxelles, en partenariat avec une librairie locale.
Avec Dziady / Les Aïeux, l’Institut Polonais de Bruxelles ouvre le premier chapitre de « Lire la Pologne / Czytać Polskę ». Cette nouvelle collection constitue un prolongement concret de sa mission : promouvoir la langue et la littérature polonaises en Belgique et les rendre accessibles à de nouveaux lecteurs.
Réalisé dans un cadre culturel et entièrement non commercial, ce projet contribue à faire connaître la littérature polonaise au-delà de ses frontières. Pour obtenir un exemplaire de Dziady ou des Aïeux, il suffit de contacter l’Institut Polonais de Bruxelles ou de s’adresser directement à la librairie Quartier Libre.
Découvrez un avant-goût du processus d’impression en cliquant ici.